-o
"o
*0
ft
DICTIONNAIRE GEOGRAPHIQUE
LA SUISSE
NEUCHATEL — IMPRIMERIE PAUL ATTINGER
DICTIONNAIRE GEOGRAPHIQUE
DE LA Sil SSE
PUBLIK SUIS LES AUSPICBS DE
LA SOCIETE NBÜCHATBLOISB DE GEOGRAPHIE
KT SOÜS LA DIRBOTION DK
CHARLES KNAPP MAURICE BOREL
PROFESSEUR A l'aCADEMIE DK NEUCHATEL CARTOGRAPHE
ET DE
V. ÄTTINGER
EDITEÜR
AVEC DES COLLABORATEURS DE TOUS LES CANTUNS
ILLUSTRE DE
NOMBREUSES CARTES, PLANS ET VUES DIVERSES
DANS LE TEXTE ET HORS TEXTE
TOME PREMIER
AA- ENGADIN E
NEUCHATEL
ÄTTINGER FR ER ES. EDITEURS
1002
Da
[4-
0)5"
t-l
JUL i i 1973
PREFACE
L'idee de faciliter l'etude de la Suisse par la publication d'un Dictionnaire n'est pas
nouvelle. Dillerents auteurs, ä diverses epoques, ont essaye de presenter uri tableau
geographique de notre pays. Tous se sont heurtes ä de serieux obstacles resultant entre
autres de l'absence de documents ou de la difficulte de se les procurer. Un travail tres
complet, et vraiment remarquable pour l'epoque, est le Dictionnaire geographique et sta-
tistique de la Suisse de Marc Lutz, dont la premiere edition date de 1836 et la derniere
de 1860. A cöte de ce seul vrai dictionnaire geographique de la Suisse, absolument vieilli
aujourd'hui, on peut encore citer, entre 1840 et 1850, les Historisch-Geographisch-Sta-
tistischen Gemälde der Schweiz, publies par Huber et G e ä Berne et Saint-Gall. Le prin-
cipal defaut de cet ouvrage est de ne guere s'occuper que des deux cantons ou il parais-
sait. Vers 1870, Max Wirth mit au jour une Allgemeine Beschreibung und Statistik der
Schweiz dans laquelle la partie physique est totalement negligee; il en est de rneme des
Schweizerkunde de H.-A. Berlepsch, en 1864 et 1875. Notons encore quelques Ortslexikon
dont le principal est celui de Weber, paru ä Saint-Gall, en 1887.
Precedemment, quelques autres publications avaient dejä donne des descrip-
tions plus ou moins exactes du sol helvetique. La premiere en date que nous ayons sous
les yeux n'est pas la moins interessante, c'est la Neue u. Vollständige Topographie der
Eydgnossschaft, de David Herrliberger, ä Zürich, et portant la date de 1754. Cet ouvrage
est illustre d'une maniere tres riche et tres soignee pour l'epoque.
L'ceuvre de Lutz formait donc le tableau le plus detaille que nous eussions de la
Situation geographique de notre pays. Nous avions songe tout d'abord ä la revision de
cette publication. Mais, des les premieres pages, l'impossibilite de cette revision s'est
manifestee ä nous. Nomenclature et textes, tout etait ä revoir de la premiere ä la derniere
ligne. 11 etait difticile qu'il en fut autrement si l'on reflechit aux transformations multiples
qui se sont accomplies en Suisse dans l'espace de cinquante ans : changements politiques
et sociaux, industriels et commerciaux, developpement considerable des Communications
par routes, postes et chemins de fer. Sur cent localites prises au hasard, Lutz pouvait
choisir une dizaine de noms meritant l'honneur d'une description. Aujourd'hui ces cent
noms fönt au moins l'objet d'une mention dans le Dictionnaire. Au point de vue de la
geographie physique, des changements non moins considerables sont la consequence
des etudes scientitiques qui se sont poursuivies avec tant de succes dans tous los domai-
nes, en partieulier en geologie, depuis environ un demi-siecle ; de l'achevement des
grands travaux eartographiques dont la Suisse a ete l'objet, et surtout de l'etude des
hautes regions dont l'alpinisrne a inspire le goüt : notre predecesseur ignorait les noms
de la plupart des eimes aujourd'hui connues de tous ; son ouvrage ne repose pas sur
les bases scientifiques qu'on est en droit d'exiger aujourd'hui d'un Dictionnaire geogra-
phique.
Ges constatations nous ont prouve la necessite d'entreprendre une oeuvre nou-
velle, sur des bases tres larges et d'un caractere aussi encyclopedique que possible. Ge-
pendant nous aurions peut-etre recule devant l'enormite de cette entreprise, sans l'appui
spontane que la Societe Neuchäteloise de Geographie nous a accorde ä la premiere
mention de nos projets. La decision qu'elle a prise d'attacher son nom ä notre ceuvre en
la prenant sous ses auspices, a ete pour nous un precieux encouragement et nous a deter-
mines ä marcher de l'avant avec courage.
Notre Dictionnaire aspireä donner une description precise, minulieuse raerae, mais
pratique, d'une consultation facile, de toutes les parties du territoire suisse, au point de
vue physique i montagnes, plaines, vallees, lacs, cours d'eau, etc.) aussi bien qu'au point
de vue social et politique (hameaux, villages, villes, communes, districts, cantons, Indus-
trie, commerce, population, etc.). La geographie est une science ä la fois analytique et
synthetique. Elle embrasse les sujets les plus divers : topographie, geologie, climat, flore,
faune, cultures, habitations, Organisation sociale, Industrie, commerce, histoire meme.
Son champ d'activite peut se resumer en deux mots : la Terre et l'Homme. Nous avons
cherche ä appliquer ce vaste program me ä la redaction de nos textes, en elaguant les
details insignifiants ou peu interessants.
Toutefois notre ceuvre n'aurait pas ete complete sans une adjonction devenue indis-
pensable ä notre epoque oü le goüt et l'habitude des representations graphiques sont
entres dans les mcßurs. La valeur scientifique de ces documents n'etant plus ä demon-
trer, la question de l'illustration du Dictionnaire a ete resolue de la maniere suivanle : au
point de vue cartographique, plans et cartes dans le texte, cartes en couleur hors texte ;
au point de vue documentaire et pittoresque, adjonction de vignettes dans le texte pour
tous les lieux et localites dont l'importance paraissait justiner cette mesure.
Mais 1'accomplissement d'un programme aussi ample aurait ete materiellement
impossible sans l'appui el'feclif de collaborateurs des plus capables ; les uns charges de
rassembler les donnees de collaborateurs locaux, les autres de rediger certains articles au
point de vue scientifique. Nous avons ainsi reuni une collaboration distinguee compre-
nant des collaborateurs locaux, des collaborateurs regionaux ou cantonaux et des collabo-
rateurs scientifiques. Nous les remercions encore tous ici vivement de leur devouement et
de leur fidelite.
La reunion des documents rassembles ou crees de toutes pieces par cette armee
de travailleurs n'a ete possible que par la creation d'un Bureau central dont l'organisa-
tion, croyons-nous, ne laisse rien ä desirer. Nous pouvons le declarer hautement, rien
n'a ete neglige pour faire de notre ceuvre une encyclopedie geographique nationale digne
de notre epoque, digne d'inspirer une entiere confiance ä tous ses souscripteurs, et desti-
nee ä rester, pendant de longues annees, une source utile ä consulter ä laquelle devront
avoir recours tous ceux qu'interesse l'etude de notre patrie. Comme touto oeuvre humaine,
eile est loin d'etre parfaite: le Supplement que nous publierons plus tard corrigera quel-
ques erreuys, döveloppera certains articles pourlesquels les donnees nöcessaires nous sunt
parvenues apres coup, en ajouteru de nouveaux. Teile qu'elle est, nous pouvons croire,
ä lire les nombreux temoignages qui nous sont parvenus de toute part, que notre but est
atteint et que le üictionnaire geograpbique de la Suisse est utile ä ceux qui sont appele's
ä le consulter.
Aux remerciements (jue nous devons ä nos nombreux et devoues collaborateurs,
nous en ajouterons d'autres non moins merites. Notre publication a pris une teile enver-
gure qu'elle a oecasionne des depenses considerables. Aussi, nous pouvons bien le dire,
le succes n'a ele possible que par l'appui elficaee des autoriles cantonales et föderales,
lesquelles, avec une constante bienveillance, n'ont cesse de nous temoigner le plus vif
interel, nous ont appuyes de toute maniere etont meme subventionne diverses categories
de fonclionnaires pour leur faciliter l'acquisition du Dictionnaire. Une teile attitude et de
tels encouragements sont un temoignage precieux de la valeur de notre publication.
N'oublions pas enfin les souscripteurs de la premiere heure dont la confiance nous
a, en partie, permis d'assurer les bases financieres de notre entrepiise. Nous esperons
voir leur nombre croitre regulierement et nous faisons encore appel ä toutes les bonnes
volontes pour nous permettre de realiser sans defaillance la täche que nous nous sornmes
assignee.
LA DIUECTION.
LISTE DES COLLABORATEURS
DU
DIGTIONNAIRE GEOGRAPHIQUE DE LA SUISSE
Prof. D r Aeppli, D r Emile Andre.
Pasteur Baechtold, Pasteur Baehler, Directeur Baumgartner, Cure Blaettler, F. Bichsel,
D r Billwiller, Prof. Brandstetter, D r Bretscher, Bibliothecaire Brunner, D 1 ' ßuomberger.
Archiviste Carl Gamenisch, L. Gourthion.
Pasteur De la Harpe, Bibliothecaire Diacon, Max de Diesbach, D r Oscar Dill, D r Emile
Dunant, Cuie A. Daucourt.
Prof. G. abEgg, Prof. Elzingre, A. Erni.
D r H. Flach, Prof. F.-A. Forel, D r L. Freivogel.
Prof. Gerster, Prof. D r 'de Girard.
Prof. Heyer, Prof. J. Heierli, Prof. D r Hess.
D r E. Imhof.
Prof. Henri Jaccard, D r Paul Jaccard, H. Jacottet, Ingenieur Jacot-Guillarmod.
Kollbrunner, Vicaire A. Küchler, E. Kühne, L. Kurz.
E. Lehner, D r Leuthardt, A. Liardet, D r Lugeon.
D r Mangold, Prof. Mariani, Archiviste S. Meisser, Prof. G. Mayer, chanoine.
Archeologue cantonal A. Naef, Statisticien E. Naef.
Prof. Oberholzer.
Directeur Alex. Perrochet, D r E. Pitard, Prof. L. Poirier-Delay.
Conseiller d'Etat Bebmann, Elisee Beclus, Prof. |E. Benevier, Secretaire d'Etat Bibi,
D r L. Bollier, Prof. W. Bosier, Depute aux Etats Arnold Bobert.
D' H. Schardt, D r Schenk, Prof. D r G. Schröter, D r Ct. Streun.
D 'Tarnuzzer, D r de Tribolet.
D r Walser, Cure Maurus. Waser, Prof. Wolff, Landamman Wyrsch, Prof. D r Bernard
Wyss.
Prof. D r Emile Yung.
D r Zeller, Prof. D 1 ' J. Zemp, D r Gomte Eberhard de Zeppelin, Prof. Zobrist, Becteur
Zollinger, D r E. Zollinger, etc.
LISTE DES ABKEVIATIONS
Pour faciliter la lecture du Dictionnaire, qous donnons i< - i quelques indications generales, ainsi
que la liste dos abreviations admises parla Directum.
Ordre alphabötique rigoureux. Dans los uoins composös, tols que Estavager-le-L&c, Estanayer-le-
Gibloux, Vuisternens-en-OgO''., le nom principal Beul determine La place de l'article.
Daus los noms composes, La premiere Lettre du nom principal Lndique La place de L'article : ainsi
Ober-iEgeri, Unter-iEgeri, ilgurent a la suite l'un de l'autre sous lettre A; — Saint, Sankt, Santo,
sous lettre S.
Dans les inots formes d'un nom commun et dun nom propre ou d'un adjeetif iouant ce röle. la
premiere Lettre du nom propre regira la place de l'article, ainsi Moni Rose figurera ä lt.
Les artielos de geographie physique, dosoriptions de cantons, de districts, precedent les artirlcs
so rapportant ä dos vules et sdllages.
Lorsque le meme aom s'appUque ä plusieurs localites de divers cantons, lesarticles se classenl par
ordre alphabötique de cantons ou de districts, ainsi Gorcelles (Berne), precede Gorcclles (NeucliAlol).
Nous nous röservons d'utiliser pour les courts articles, les indications fröquemment repetöes, ou
suivant les exigences typograpliiques, los abreviations dont voiei la liste :
c.
canton.
eh. de fer.
chemin de fer.
rh.-l.
chef-lieu.
Com.
commune.
D.
district.
E.
Est.
h.
habitants.
ha
ham.
hl.
kg.
hm.
Legende des sipes pniipi
.V"'
Tunnel
Höhe
L/mites d'Etat
Limites de Canton
Limites de District
Limites de Cerc/e
Limites de Commune
Chemin de fer
CA dfa \/o/e e'troite
Tramway
Grande route
ßouie
Chemin, sentier
Limites de Bassin
de Canton
heetare.
hameau.
hectolitre.
kilogramme.
kilometre.
metre.
maison.
i cartes in Dictionnaire i
,. ., Commune*.
Vi/'es Hameäux
m\ □
m ©
S ©
□ o
N.
0.
s.
tlg.
tlp.
vge.
vlle
CHEF-LIEU
Commune
Aulre/ Localztes
A/oms divers
Les chefs-lieux de Districts sont soulignes par an trau plein,
ceux de Cercles var un trait ponetae".
Nord.
Onest.
Sud.
telegrapbe.
telephone.
village.
ville.
texte et hors texte.
de plus de 5000 h?
de 2500 -5000 h?
de /OOO - 2500 Li-
de 500 - /OOO /t
de moins de 500 6
Hotel
Chateau
Fort
ßuint
Monument
Eg/ise
Pont
Champ deßatadle
Bain
Mine
Signa/
TABLE DES PLANCHES
Pages.
La Suisse, cantons et districts . 1
Plan historique des developpements
successifs de la ville d'Aarau . 9
Garte orographique de la Suisse . . 33
Garte geologique de la Suisse 49
Garte florale de la Suisse .... 57
Canton d'Appenzell 73
Agriculture et productions du sol du
canton d'Appenzell 75
Principales industries du canton
d'Appenzell 77
Ganton d'Argovie 85
Agriculture et productions du sol du
canton d'Argovie 89
Principales industries du canton
d'Argovie 105
Plan historique des developpements
successifs de la ville de Bäle . . 129
Ganton de Bäle 143
Agriculture et productions du sol du
canton de Bäle 145
Pages.
15. Principales industries du canton de
Bäle 153
J6. Ganton de Berne 193
17. Ganton de Berne : Regions agricoles
et principales productions du sol . 201
18. Reparation du Detail dans le canton
de Berne 205
19. Principales industries du canton de
Berne 209
20. Plan historique des developpements
successifs de la ville de Berne. . 217
21. Lac de Bienne 249
22. Bodan (Lac de Gonstance). . 281
23. Lac de Brienz 333
24. Garte du groupe du Gervin . . 425
25. Plan historique des developpements
successifs de La Chaux-de -Fonds . 465
26. Plan historique des developpements
successifs du chäteau de Ghillon. 485
27. Garte du groupe du Damma ... 581
28. Garte du groupe des Emmen . . 698
NOTE POUR LE RELIEUR
Le Tome I«r du Dictionnaire eomprend 44 feuilles, 28 planches hors texte
ci-dessus, et les XII pages de tete.
placer suivant la table
ERRATUM DU TOME F {
DU
DICTIONNAIRE GEOGRAPHIQUE DE LA SUISSE
(L1VRAISONS 1—44)
Un certain nombre d'exemplaires du tonie I<"' doivent etre corriges suivant la liste d'errata que voici :
AAR. l';iL;e 4, 2 e colonne, ligne 4. Lire : ...dont 440
km* de glaciers, etc.
AARBERG. Ligne Lausanne-Lyss-Soleure.
AARBOURG. Un certain nomine d'exemplaires de
l'edition franeaise indiquent l'altitude de 105 au Heu de
405 m.
ABESSES. Lire : Echandens.
ACH. A 8,5 km. de Saint-Gall.
/EGERI (OBER). Decouvertes de vieux tableaux au
Beinhaus.
/CLPELIKOPF. Sommet des cöntreforts de l'Alvier
et non de la chaine des Kurfirsten.
/EMSIGENALP (C. Obwald, Com. Alpnach).
AFFELTRANGEN, AFFOLTERN. D'apres des do-
cuments plus recents, ce mot est d'origine alemane et non
celte, et provient de Apfel et de tera (arbre, angl. tree).
AGIEZ. A siipprimer : Terminus du tramway electri-
que Chavornay-Orbe.
AIRE. Lire : AIRE.
ALBERTSWIL. Liune Gossau-Sulgen.
ALGENTSHAUSEN. Ligne Gossau-Wil.
ALLEE (Pinne de L').
ALLER (CROIX D'). Lire: Parblanche.
ALPES. Page 4:5, 1" col., ligne 29. Lire : Corno di
Campo.
Page 51, Vignette Plan d'un glacier : Lire : Crevasses
longitudinales.
ALTBRÜN. Lire: ALTBÜRON.
ALTDORF (C. Schaffhouse). A 7 km. N.-Ü. de la
Station de Thaingen.
ALVIER. Legende de la Vignette: Extremite S.-O. de
la chaine de l'Alvier [Ganzen).
ANDELFINGEN (IHstrict d'). Lire : Truttikon.
ANDELFINGEN (GROSS-). Remplacer : Ces sei-
gneurs s'etablirent ä Zürich, par: Andelfingen fut ache-
tee en 1431 par la rille de Zürich, qui en fit un bailliage.
ANDWIL (C. Saint-Gall). Ligne Gossau-Sulgen.
ANGELI CUSTODI. A 30 km. de la future Station
de Tirano.
ANNIVIERS. Page 70, col. 1, Iis;ne 26. Lire : Frilihorn.
APPENZELL (RH. -EXT.). Canton situe entre les
47°15' et47 D 28' de latitude N.
Page 72, 1™ colonne, ligne 1 : Au lieu de : Le Mittlern,
lire : La chaine centrale. — l le colonne, derniere ligne,
lire : Laufegg. — 2" colonne, ligne 7, lire : Sankt-Anton.
— 2 e colonne, ligne 13, lire : Fröhlichsegg. — 2 e colonne,
ligne 25, lire: Degersheim.
Page 73, 1" colonne, ligne 29 den bas lire : 2423 mm.
de chute d'eau. — 2° colonne, ligne 20 d'en bas, lire :
Lutzenberg; ligne 4 d'en bas. lire 3002 chevres.
Page 76, l ra colonne, ligne 25 d'en bas. Lire : -f- 7,5 .
Page 78, l' e colonne, ligne 12, lire : Haslen et Gonten.
APROZ. Lire : Gorges de la Prinze.
AQUILA. Lire : Brenno.
AREUSE. Ajouter aux affluents de gauche : la Noi-
raigue, et, ligne 21, au lieu de l'Urgonien, lire: VOxfor
dien marno-calcaire.
ARPILLES (DESSUS, DESSOUS). Lire: Ho-
chers des Ray es.
ARZIER-LE-MUIDS. Lire: la Chartreuse d'Oujon,
fondee en 1150 par Louis de Moni.
ASCHUEL. Habitants piotestants et non catholiques.
ASSENS. Lire : 625 m. Paroisse cornprenant Assens,
Etagnieres, Malapalud et Bioley-Orjulaz.
ASUEL. Col. 2. La derniere phrase doit etre modifiee
comme suit : « il fut partiellement detruit par le tremble-
inent de terre du 18 octobre 1356, puis restaure et enfin
brüle par les Bälois en 1374 ». Asuel etait une baronnie et
Tun des 4 grands liefs de l'Eveche de Bäle. Cette famille
a donne 2 eveques ä Bäle.
ATHEN AZ. Habitants catholiques et non protestants.
AU (C. Saint-Gall, D. Ober-Rheinthal). Le bureau
des postes, telegraphe, telephone et voiture postale indi-
ques ici appartiennentä AU, f'wter-Rheinthal.
AUBONNE (Rivit-re). Lire: Mala-Arrnarv.
AUBONNE (Ville). Ligne 17. Lire : Saint-Prex. Sup-
primer ligne 37 : et rendu ä la France,
ÄUGST (BASEL-). Lire : Gräce ä l'initiative de Rir-
mann, et dotee en 1893 par Handsehin.
AVERS (VALLEE D'). Page 113, col. 2, ligne 26,
lire : Passo della Duana.
BADEN (District de). Ligne 11, lire : La densite est
de 150 h. par km' 2 .
BAGNES. Ajouter en tete de la 2 e colonne, page 126:
En 1595 plusieurs villages furent empörtes; et ligne 3 : En
1894 et 1898 une poche, etc.
BALANDES (BOIS DES) (Com. Gingins et Chese-
rex).
BÄLE-Vili.e. Page 128, col. 2, corriger le tableau de
la reparlition des terrains comme suit :
Forets 3,9 km' 2
Vignes 0,7 »
Champs, pres, jardins 25,8 »
Terrain productif . . 30,4 = 81,9%
Bätiments 2,4 km 2
Rivieres, ruisseaux . 1,3 »
Voies ferrees, routes . 2,8 »
Roches, deblais. . . 0,2 »
Terrain improductif. 6,7 = 18,1 %
37,1 = 100 %
BALLENS. Ajouter: Ballens forme un cercle cornpre-
nant les communes d'Apples, Ballens, Berolle, Biere,
Mollens. En 1139Barlens.
BARCHETSEE. Lire: Ce sont de grandes mottes
arrondies d'un gazon de carex que les riverains detachent
XII
ERRATUM
il.'s bords et sur lesquelles ils se placent pour couper
V herbe de la rone cötiere.
BAS-MONSIEUR. Supprimer: Belle propriete ap-
partenanl ä la Sociätedes Sonneurs de La Chaux-de-Fonds.
BASSECOURT. Remplacer: Bassecourt fait parlie
de la paroisse de Boecourt, par : Bassecourt est une pa-
roisse catholique romaine. Ce village fut en grande parlie
brüte en 1871.
BASSERSDORF. Au lieu de Bassilodorf, lire : Bas-
silsdorf.
BATZENBERG. Bemplacer: Sur la pente 0. se trou-
vent les ruines d'un chäteau, par: Sur la pente 0. se
trouvait un chäteau donton ne voit plus trace.
BAU BERGALP. Aj outer : (C. Uri).
BAULMES. Ajouter : Baulmes forme un cercle com-
prenant les communes d'Abergement, Baulmes, Lignerol-
les, Rances, Sergey, Valeyres-sous-Rances et Vuitteba'uf.
BELFOND (DESSUS, DESSOUS). Ajouter: Pa-
roisse des Pommerats. Orphelinat de garcons dirige par
les soeurs d'Ingelbohl.
BELLERIVE (C. Vaud). Au lieu de: hab. protestants
de la paroisse de Montet, lire : des paroisses de Cotterd
et de Constantine, et ajouter : autrefois grand etablisse-
ment d'education pour demoiselles, aujourd'bui asile des
vieillards de la ßroye (districts d'Avenches, Moudon,
Payerne). Le chäteau, situe ä Cotterd,
BELLINZONE (Ville). Ajouter: Chapitre collegial de
12 chanoines avec un prevöt.
BELMONT (C. Vaud, D. Yverdon). Supprimer: tele-
eraphe.
BCRMEWEILER. Lire : BERMEVEILLER, V.
Baerswil.
BERNE (Canlon). Page 194, col. 1, ligne 18, lire:
Le niveau moyen est actuellement de 431 in. (au lieu de
434 m.).
BERNE (Ville). Page 218, col. 2, ligne 8, lire: Chal-
lande au lieu de Challan.
BIERE. Ajouter: Le premier rassemblement de trou-
pes eut lieu ä Biere en 1822. Les terrains ont une super-
licie de 180 ha. dont les trois cinquiemes appartiennent ä
la commune et le reste ä l'Etat de Vaud et ä la Confede-
ration. Sans quitter le terrain de manceuvres on peut tirer
jusqu'ä 4000 m.
BINNENTHAL. Page 256, col. 1, lignes 9 et 10 d'en
bas, lire : epidote et chabasite (au lieu de epivote et cha-
basie).
BLANCHE (COL DE LA DENT). Dans la legende
de la coupe geologique, lire: Senonien (Cretacique supe-
rieur) au lieu de Senerien et Cretacique, et Cenomanien
au lieu de Cinemanien.
BLENIO (VAL). Page 273, col. 2. Ajouter: Voir carte,
page 325.
BORNENGO (PASSO PIAN)(C. Grisons et Tessin).
Passage militaire. Voir Pian Bornengo (Passo).
BOSSY. Ajouter: Bossy appartint ä la republique de
Berne de 1536 ä 1567, puis ä celle de Geneve de 1590 ä
1601. C'est donc pour la troisieme fois, en 1815, que cette
localite devint suisse.
BOUDRY (MONTAGNE DE). Page 308, col. 2, li-
gne 19, lire Lanvouennes et non Lanvonennes.
BOUGE (MOULIN DE LA). Ajouter: Bonge, Ortho-
graphie defectueuse de l'atlas Siegfried. Le nom officiel est
Bouege. Au berge. Scierie. Douane.
BOURG-SAINT-PIERRE. Page 310, col. 2, ligne
12, lire 1889 et non 1899.
BOVERESSE. Remplacer: Quatre maisons d'horlo-
gerie, par: Fabrique d'outils d'horlogerie et de moteurs
divers.
BRASSUS(LE). Ligne 23, lire: Lionne et non Sionne.
BRAUNAU. Remplacer: De la paroisse de Tobel,par :
Braunan est une paroisse.
BREMGARTEN (District). Page 321, col 1, ligne 2,
au lieu de Nesslenbach, lire : Nesselnbach.
BREMGARTEN. Ajouter: Telephone. Chemin de fer
olectrique Bremgarten-liietikon. Patrie du pretre Conrad
Hoffmann, le defenseur des catholiques contre Zwingli ä
Zürich.
BRÜNIG. Page 350, col. 2, lire: (C. Berne, D. Ober-
hasli, Com. Meiringen), au lieu de (C. Obwald, Com. Lun-
gern).
BÜHL (C. Appenzell Rh.-Int.). Lire : Kellenberg, au
lieu de Killenberg.
BURSINS. Supprimer la phrase : de l'allemand Brust,
etc.
CAQUERELLE. Des renseigneinents nouveaux infir-
ment toute la fin de l'article. Le Supplement du Diction-
naire donnera une nouvelle redaction.
CERVIN. Page 425, col. 2, ligne 20 d'en bas, lire: le
Laquinhorn (4005 m.), au lieu de (4051 m.).
CHAILLY. Page 433, ligne 11, supprimer: En 940,
Carliacum.
CHALET A GOBET. Supprimer telegraphe, mais
ajouter telephone.
' CHAMBLON. Ligne 13 d'en bas, lire: 12-14° au lieu
de 12-40°.
CHAMPEX (LAC). Ligne 7 d'en bas, lire: Phoxinus
laevis au lieu de Phosinus lauris. Ligne 5, lire : Alona,
au lieu d'Atona. Ligne 4, lire: Anuraca, au lieu de Cau-
raca.
CHARDONNET (AIGUILLE DU). Ligne 11, lire:
1865, au lieu de 1895.
CHASSERAL (LE). Page 447, col. 2, ligne 13 d'en
bas, lire atratum, au lieu d'utratum. Ligne 10, lire: gla-
bratum, au lieu de gahratum.
CHÄTEAU-D'OZX. Page 453, col. 2, ligne 11 d'en bas,
supprimer : Symphitum tuberosum.
CHAUFFAUD-SUISSE (LE). Supprimer les trois
lignes: C'etait une, etc. et ajouter: Climat rüde, terrain
peu fertile, maigres päturages, un peu d'agriculture. Eleve
du betail. Poste de gardes-'frontiere, bureau des douanes.
CHAUFOUR (LE). Supprimer les 4 lignes: Climat
rüde, etc., et ajouter. C'etait une des limites du fief de
l'eglise de Bäle dite « la Chemie». Le Chapitre de Saint-
Ursanne en fut possesseur jusqu'en 1793.
CHAVANNES-DES-BOIS. Ligne 9, lire : Bonmont,
au lieu de Romont.
CHEVILLY. Ligne 11, lire Conflens, au lieu de Gon-
flans.
CHURFIRSTEN. Ajouter: Voir G. Baumgartner. Das
Churfirsleiigebiet, Jahresbericht der St. G allischen natur-
wiss. Gesells. 1901.
CLOS DU DOUBS. Supprimer la phrase: II n'en
est separe que par la profonde excavation au fond de la-
quelle serpente la riviere.
COIRE (Eveche de). Page 509, col. 2, ligne 9, rem-
placer les chiffres de la phrase : Tous ces chapitres Gri-
sons comprennent, etc., comme suit : comprennent 94
paroisses, puis Lichtenstein avec 10 paroisses; Schwyz
avec 18 paroisses ; Marche-Glaris avec 20 paroisses; Jri
avec 19 paroisses; Nidwald avec 7 paroisses; Obwald
avec 7 paroisses et Zürich avec 22 paroisses et stations.
CONTHEY (District). Page 524, col. 1, ligne 10 d'en
bas, lire: Superficie 22900 ha.
COURTETELLE. Remplacer: habitants catholiques
de la paroisse de Courfaivre, par: Courtetelle est une pa-
roisse. Grande et riche eglise.
DENEZY. Ligne 6, au lieu de Villars-le-Grand, lire:
Villars-le-Comte.
DENTS (LES). Col. 2, lignes 7 et 12: Altitude des
Doves-Blanches. au lieu de (3300 m.) lire: (3600 m.).
DIESSBACH (OBER). Ligne 16, au lieu de Ringen-
berg, lire : Kurzenberg.
IHCTIONNAIRE GEOGRAPHIQUE
DE LA SUISSE
AA
AA
AA. Nom de plusieurs cours d'eau de la Suisse centrale
et Orientale. Nousne citeronsque les principaux. Aa, latin
aqua; \ i t> i 1 allemand aha; gothique ahwa, riviere.
aa (G. Lucerne, I». Sursee). Deux ruisseaux, affl. S. du
lac de Sempach.
aa d'Engelberg (C. Nidwald). All S. du lac des Quatre-
Cantons, d'une longueur de :!(> km. et dont le bassin
mesure "2<i<* km*. L'Aa prend sa source pres du eol des
Suicncs, ä "i^lH) in., Iraverse l'Alpe de ce nom, puis la haute
vallee d'Engelberg, Kmxi m., qui forme son bassin de re-
ception ; eile en sorl par des gorges de •! km. de longueur.
A l'issue de ces gorges, 6U0 m., l'Aa sedirige du S. au N.
et sa vallee va s'clargissanl jusqu'a la petite plaine
de Stans cFoü, par un coude brusque au N.-E., eile
courl sc jeter dans le lac des Quatre-Cantons et y
former un delta assez importanl ; ses äff. sont sans
valeur; a droite, le Bärenbach, le Seklisbaeh el le
Buohölzbach. Le cours inferieür de l'Aa a ete cana-
lisö sur plus de 8 km.; eile es1 traversee par cinq
ponts principaux.
AA de Grüningen (C. Zurieh, D. Hinwil el Uster).
Gros ruisseau de 10 km., source pres de Grüningen,
coule du S.-E. au N.-O. äff S. du Greifensee.
AA de Hai.i.wii. (C. Argovie). Äff. S. de l'Aar, riv.
d'une longueur de 15 km .
ä partir du lac de Hall-
wil. Son bassin hydro-
graphiques'etend, auS.,
dans le c. de Lucerne et
mesure 290 km*, soit 170
km- pour celui de l'Aa
et 1,20 km s pour celui
de la Bünz, son seul et
tri's important äff. En
considerant la Wag {4
km.), qui relie le lac de
aa hi Righi (G. Schwyz). Torrenl de H> km., source au
Righi Staffel, I6im> m., coule de l'E. ä l'O. sous le nom de
Sagenbachaa, puis de liigliiaa. licpoussöe ä l'E. parl'ebou-
lement de Goldau, 515 in., eile va sc jeter, pres d'Arth,
dans le lac de Zoug. ti porits donl 2 de eh. de Ter Scieries.
aa de Sarnen (C. Obwäld). Äff. du lac des Quatre-
Gantons, Riviere torrentielle d'une longueur de 28 km.
(Lauibach, (i km., lac de L ungern, t> km., cours moyen,
5 km., lac de Sarnen, <i km., cours inferieür, 9 km.). Son
bassin mesure 400 km*.
Le torrentdu Lauibach, iliini la source sc (nunc au pied
de l'Arnifirst el qui sejette dans le lac de Lungern, forme
t<wr
WSWTipty
~~?7-->
m lac
Bassin .le l'Aa de Hallwil.
de lialdegg (4,:) km.), com-
me le cours moyen de l'Aa,
etla Ron (11.5 km.), tribut. du
lac de Baldegg, coinme son
cours superieur, la longueur
totale du cours principal
serait alors de 4'2 km. Les lacs
de Baldegg. 466 m., et de Hall-
wil, 452 m., forment deux
cuvettes successives, ilonl les
barrages glaciaires d'Ermen-
see et de Seon expliquent la
formation. L'Aa arrose la val-
lee de Lenzbourg et se jette
dans l'Aar pres de Wildegg,
oii eile reeoit la Bünz. 353 m.
I'i ponts, dont 'i de eh. de fer,
traversent son cours inferieür vi \i etablissements
triels ulilisent la force hydraulique de cette riviere.
C"-r
Bassins des Aa d'Engelberg et de Sarnen.
le cours superieur de l'Aa. Le lac de Lungern, 659 m., sc
deverse par un canal souterrain de 450 m. de long., creeen
1836 dans l'Aawasser, cours moyen de l'Aa et tribut. du lac
de Sarnen. 473 m. Au-dessous de ce lac, l'Aa est canalisee
surun parcours de 8 km., puis traverse en divaguant les ma-
rais d'Alpnach pour aller se jeter dans le lac d'Alpnach, 't37
m., dont eile adeja comblc de ses alluvions mir snrl'acc d au
moins 18 ha. Alf. de gauche: le Bundelbach, le Lauibach t\r
Gisvvil, le Forstbach, le grand Schlieren ; de droite: la petite
Melchaa et la Melchaa, gros torrenl venant du Melcfithal.
L'Aa compte i pemts principaux dont 1 de chemin de fer,
tous situes pres de Samen, fjnegrande parqueterie, dans la
meine region, utilise les eaux d'un canal lateral.
AA de Steinen (C. Seh wyz). Torrenl de 11,5 km , source
au Hochstuckli, 1566 m., passe par Sattel, Steinen et sc
jette dans le lac de Lowerz dont eile a fortement modilic la
forme par ses alluvions qui couvrent 17 ha. 3 ponts dont
1 de chemin de fer.
AA d'ÜSTER (C. Zürich, D. Hinwil et Uster). Bassin de
dict. geog. —1
2
AA
AAM
la Glatt, riviere de 11 km., emissaire du lac de Pfäffikon,
,">'il in., coule au S.-E., a traversles marais de Robenhau-
sen,puisä l'0.,pour aller sejeter dans le Greifensee, 439m.,
apres avoir traverse" I'importante localite dTJster. 16 ponts
dont 3 de eh. de fer. L4 Etablissements industriels. L'ecou-
lemenl du lac de Pfäffikon au Greifensee etant parfaite-
nii'iii regle 1 par une ecluse, la riviere constitue une f'oi'ce
motrice constante dont la chute >'st d'environ 1(X) m.
AA DB WiEGGITHAL (C. Schwyz). luv. torrentielle. äff. S.
du lac de Zürich, d'une longueur de 23 km., d'un bassin
total de 100 km*. Sa source
se trouve sur l'Oberalp, 1579
m.; l'Aa coule du S. au N.,
a travers l'Hinter wäggithal,
850 m., ei le Vorderwäggi-
thal, 740 m., qui forment
deu\ bassins superposes;
eile reeoit, ä gauche, le dan-
gereui torrent du Scblieren
ei le Kratierli ; a droite, le
?bsen venant du Trebsen-
tbal, apres lequel l'Aa pene-
dans des gorges elroites
2 km. de longueur, pour
deboucher ä Siebnen, dans
i plaine de la March qu'elle
a couverte de ses alluvions
sur une surface d'environ
15 ha. De Siebnen, l'Aa est
canalisee sur un parcours
de plus de 5 km. jusqu'au
lac de Zürich oü eile forme
un delta tres apparent.
Dans la March, l'Aa compte
CTf-ä^^-J 3 ponts importants et 6
%■ dans le Wäggithal ; sa force
hydraulique est utilisee pour
les fdatures de Siebnen.
Une grande compagnie a
l'intention, parait-il, de translbrmer en lac le Vorder-
wäggitbal en vue de la creation de f'orces motrices elec-
triques.
AA (In der) (C. Zürich, D. Hinwil, Com. Wald). Harn.
de 43 h. 795 m.
AA (ALP) (Obwald, Com. Kerns). 1770 m. Alpe
qui, avec le Melchsee-Alp et le Tannenalp, forment un
groupe de trois montagnes tres elevees, dans le fond de la
vallee du Melchthal, ä la frontiere du c. de Berne et ä l'ü.
du Hohenstollen. 11 chalets
avec une petite chapelle.
AABACH (C. Zürich, D.
Morgen). Gros ruisseau de 9
km., source pres de Schönen-
berg, 720 m. , coule entre la Sihl
et le lac de Zürich et se jette
dans ce dernier au ham. de
Käpfnach.7ponts dont 1 de eh.
de fer. 2 etabliss. industriels.
AABERN ALP(C.Schwyz,
D. March, Com. Innerthal). Pe-
tit groupe de chalets au fond
du Wäggithal, 1063 m.
AACH (C. Appenzell, R.-
Ext., I). Vorderland, Com.
Rehetobel). Moulin sur la Gold-
ach, 629 m. (brüle en 1898,
non reconstruit), remarqua-
ble par un barrage, au moyen
duquel l'eau de' la Goldach
est dirigee par un tunnel du
cöte nord de la montagne,
alin de fournir les f'orces mo-
trices necessaires pour elever
l'eau du lac de Constance jus-
qu'ä la ville de Saint-Gall.
Pour le rnomentetjusqu'äl'a-
chevementde cestravaux, l'eau
du lac est transmise ä Saint-Gall au moyen de la vapeur.
AACH (C. Thurgovie, D. Bischofszeil et Arbon;. Petite
riviere de 15,5 km., en partie canalisee, source pres
de Riet, coule a l'E. en suivant la ligne ferree Sulgen-
Romanshorn, passe par Engishofen, Ober et Nieder-Aach,
Amriswil et Aach, se jette" dans le lac de Constance pres
de Bomanshorn. 20 ponts dont 4 de ehem. de fer. Mou-
lins.
AACH (OBER, et NIEDER-) (C. Thurgovie, D. Bi-
schofszell). 1° Ober-Aach. Vge de 48 maisons outre 20
autres bätiments; il l'ait partie de la com. d'Amriswil et
forme, avec Niederaach et Haeusle, une commune scolaire.
145 in. A 30 min. d'Amriswil, Station de la ligne Romans-
born-W'interlliour. Depot des postes. Telephone. 269 h.
Agriculture. Industrie principale: la broderie. II y a aussi
une tannerie avec fabrique de tiges de boltes, ainsi qu'un
atelier de mecanique. A cöte de l'agriculture, la plupart
des habitants exercent un melier quelconque.
2° Nieder-Aach (D. Arbon) possede 14 maisons d'habita-
tion. 62 h. II la i t partie de la commune de Hefenhofen.
L'agriculture y esl pratiquee comme ä Ober-Aach.
AACH (C. Thurgovie, D. Arbon, Com. Romanshorn).
Ham. ä environ 3 km. de Romanshorn, sur la ligne qui
relie cette localite ä Frauenfeld et pres de la riviere l'Aacb.
422 m. Tous les habitants se vouent ä l'agriculture 33 b.
Depot des postes.
AADORF (C. Thurgovie, D. Erauenfeld). Com. et
beau village sur la Lützelmurg, Station de la ligne VVinter-
tbour-Saint-Gall. 529 m. Telegraphe ettelephone. La com.
compte 2650 h. dont 1250 prot. et 1400 catboliques. Le
cinqniemedela population environ exploiteplusieurs indus-
tries, le reste s'oecupe soit d'agriculture, soit de l'exeicice
de dilferents metiers. Depuis longtemps les f'orces motrices
de la Lützelmurg fönt marcher divers etablissements indus-
triels; Aadorf possede une filature de coton, un tissage,
une teinturerie, une imprimerie en rouge sur tissus, une
fabrique de fermetures de magasins, une de meubles, une
de limes et deux de broderies. Forets, vignes, grande
fromagerie. Vie sociale active.
La fondation de la localite remonte ä l'epoque de l'inva-
sion des Allernanes vers 400 a 500 de notre ere. Ses Pre-
miers seigneurs fonciers furent les sires de Linzgau
(Bade). Par faveur de Charlemagne, Ulrich de Linzgau'fut
cree comte de Thurgovie. Celui-ci fonda l'eglise et le
couvent d'Aadorf, qu'il plaga, ainsi que leurs biens, sous
l'obedience de l'abbaye de Saint-Gall. Apres les guerres
de l'Appenzell, cette derniere se vit forcee de vendre
Aadorf au couvent de Tänikon. Plus lard, le fonds de l'e-
glise devint la propriete du couvent de fiiili qui le ceda a
l'Etat de Zürich par les soins duquel la Reformation fut in-
Iroduite ä Aadorf.
Berqli5WckJ^%, Anken balli
$fzf
<•!>,/ JJ'J-ß
lffi*OberaarRoth h '
Cabane tfu ttuö alpin
Glaciers actuels de l'Aar.
AAMÜLE (C. Zotig, Com. Zoug). Groupe de maisons ä
l'O. de la ville, sur l'Aabacb, qui met en mouvement un
moulin et une scierie.
AAM
AAR
AAMÜHLE (C. Zürich, I). Ilc
will. Moulin Bur l'Aabach, 544 n
AAR (GLACIERS DE L').
glacier superieur, Oberaargletscl
glacier inierieur, Unteraargletscl
Le glacier supörieur, 2243 m. i
commence dans la zone des i
aantea masses de glacesau delä du Brünig, haut de 1000 in.,
elles descendirenl ensuite, par l'l nterwald, jusqu'au lac
des Quatre-Cantons. Pendanl la pgriode interglaciaire « i ■ i ■
•lieh/.
II s'<
gueurde 7 km. etmesure 10,49 km s de su-
perlicie. II est compris dans la vallöe situäe
entre la eröte du Löffelhorn et du Siedel-
horn au S. el la chaine formee par le
Scheuchzerhom el le Zinkenstock, qui le
-. oare du glacier infeneur au N. C'esl un
crevasses; sa langue terminale est petit
L'ömissaire de ce glacier sc reunit, dai
I' Aarboden, ä celui du glacier inferieu
Apres l'avoir monte" dans toute sa loi
gueur, on arrive sur le col de l'Oberaai
joch et ä la cabane du Club alpin suiss
dou Ion peut faire l'ascension du Pinsle
aarhorn. Au pied du glacier, l'Oberaai
alp (Aermliche Alp), quoique situee sur
lerritoire bernois, ne nourril que des Jonction des gl
bestiaux venus du Valais.
Le glacier införieur, 1879 m. ä sa base,
est, apres celui d'Aletsch, le plus long dos Alpes el l'un
dos pfusgrands. Superficie, 39 km 2 . II s'ötend au N. dela
chaine du Zinkenstock, parallelement au glacier superieur.
II osi alimente" par los neves du Finsteraar, de la Strahlegg
el du Lauteraar. C'esl ä l'Abschwung, 2490 m. ä sa base, ä
l'oxtri'inito do la chaine du Schreckhorn, que ceschampsde
aeige so reunissent e1 formenl le glacier införieur de l'Aar
propremenl dit, large de plus d'un km., et de 17 km. de
long. La proportion du neve au glacier est 1,35: I. Le gla-
cier interieur so distingue par ses moraines colossales, la
mediane SUrtOUt, lbrinee au piod de l'Abschwung par los
moraines laterales dos trois champs de neves el qui, vers
le bas du glacier, mesure 200 m. environ de largeur, sur
10 de hauteur.
Dos periodes glaciaires admises aujourd'lnii, l'avant-der-
niereet laderniere glaciation (grande et petite periodes gla-
ciaires) onl seules laisse" des traces. Les restes de la pre-
miere ne consistent, il est vrai, qu'en quelques debris de
moraines aux environs de Berne et au bord du lac de
Thoune (delta de la Kander). Duranl le cours de la grande
poriode glaciairo, le glacier qui s'avanoait jusqu'ä Berne
par la vallee de l'Aar. dejä existante, fut arröte par le gla-
insteraar et >lu I.auteraur, au pieil de
de la
me
renl |us
der du Rhone, qui ne cessait de grandir. Doja ä Thoune,
le glacier de l'Aar vint so heurter contre celui du
Rhone qui remplissait toute la Suisse centrale, entre les
Alpes et le Jura. Le glacier de l'Aar souleva alors ses puis-
siiivit, los glaciers de l'Oberland hernois sc
qu'ä leur limite minimale anlörieure. Lors ae la üerniere
glaciation, donl on peul sc faire une idee assez exaete gräce
l'Aar ci du Rhone so rencontrerenl de nouveau pro. de
Berne. Cette fois-ci, le glacier de l'Aar put conserver ses
positions. Ce n'est qu'aux environs de Kerne quo la lutte
entre los doux glaciers tourna tantöl ä l'avantage de l'un,
tantöl a l'avantage de l'autre. Lors de sa retraite definitive,
le glacier de l'Aar laissa, eomme temoin de son passage,
les nombreuses moraines qui donnent ä la vallöede l'Aar,
entre Berne et Thoune, son cachet particulier et ajou-
tent un si grand charme au paysage. Autant qu'on peut
en juger par la limite superieure des blocs erratiques,
l'epaisseur du glacier de l'Aar a 616, lors de la grande
glaciation dans le voisinage du lac de Thoune, de 900 ä
1000 m.
Le glacier inferieur de l'Aar est une Station classique
dos otudos glaciaires. Son abord facile, dopuis le Grimsel,
sa grandeur et sa formation typique, determinerent, dans
les annees I8ii)a 184(5, dos sawmts distinguos ä \ chercher
la Solution de differents problemes relatifsaux phenomenes
dont les glaciers sont le thoätre. Un aoüt 1840,
Agassiz, Nicolei, Desor, Vogt, de Pourtales et
Coulon construisirent a l'Abschwung, soiis
un bloc de la grande moraine mediane, une
cabane qu'ils decorerent du nom pompeux
d'lli'ilid dos Neucliätclois. Ce bloc s'etant
brise en deux, fut remplace, en 1844, par
le Pavillon Desor et la cabane Dollfus-
Ausset, appelee la Smala, eriges sur une
hauteur, ä gauche du glacier et ä 5 km.
environ en amont de sa base. Dollfus-Aus-
set, de Mulhouse, passa plusieurs etes des
annees 1844 ä 1864 sur le glacier, iit re-
construire ä neuf et solidement le Pavillon
qui prit son nom, et fit meine faire, pen-
dant toute une annee, de 1865 ä 1866, des
observations möteorologiques suivies. Les
rosultatsde ces etudes sont consignes dans
les ouvrages suivanls devenus classiques :
Louis Agassiz, Systeme glaciaire, 1 vol. avec
atlas, Leipzig et Paris,' 18-47. Dollfus-Aus-
set. Mtthh-i.ni.r pour Vetude des glaciers, 9
vol. avec alias. Paris 1864. Le Pavillon Doll-
fus primitif n'est i>lus aujourd'hui qu'un
monceau de ruines. A cöto s'eleve une cons-
truetion rdeente, cödee, en 1872, par la fa-
mille Dollfus au Club alpin suisse. Celle cabane, trans-
l'oi nioe on 18:14, est admirablement placee et tres souvent
utilisee. On part de la pour toute une serie d'excursions
dans le massif du Finsteraar et pour les passages du
AAR
AAR
Finsteraarjoch, de la Strahlegg et du Lauteraarjoch. Di-
sons encore que le naturaliste soleurois Hugi, dans les an-
n.vs 1827, 1829, 1830 el 1836-37, avail peneire dans les
Glacier de lÄarpendant la grande penodeglaciame.
Langue du glacier pendant la dernierepenode ul&ciaire.
Glaciers actuels du bassindel'Aar
Giacier du ffhöne pendant la grande penode glaciaire
Glacier du Rhone pendant la dernierepenode glaciaire.
Limite entre leGlacierdel'Aaretcelui du Rhone pres de
Thoune pendant la grande penode glacaire J^r, ,
Penudes historiques des glaciers de l'Aar.
oeves du Finsteraar. En 1827, i! batit une cabane au pied
meme de l'Abchswung.
Si le phenomene glaciaire est connu dans ses grandes
parVenetz, en 1829, ei par Charpentier en 1834. Le glacier
diluvien de l'Aar n'a öte que toul recemment l'objet d'une
excellente rnonograpliie : A. Haltzer, Der diluriule .\a>-
ijletxflicr. Beitrüqc :»/■ i/i-olot/. Karte tler Sc/nvei:. Lief.
30. Berne, L896.
AAR (Aark). Aflluent prineipal du Rhin qni parcourt
les canton de Berne, de Soleure et d'Argovie. Meme ety-
mologie qu'Aa. Le liassin de l'Aar, d'une superlicie de
171)17 km- dont 440 de glaciers, couvre les deux cinquie-
mes de la superficie totale de la Suisse. C'est le plus grand
Les al'lluenls prineipaux de l'Aar sont:
A gauche: La Lütschine, la Kander (et la Simme), la Sa-
rine (el la Singine), la Thiele (avec l'Orbe, l'Areuse et la
Broye), la Suze. la Dünnern.
.1 (trolle: La grande Emme, la W'igger, la Suhr, l'Aa
de Hallwil, la Keuss (l'Aa. la petite Emme, la Muotta, la
Lorze), la Limmat (avec la Sihl).
La longueur totale du eours de l'Aar est de 485 km.; sa
profondeur, en aval de Thoune, varie de1 ä 3 m.; pres de
Koblenz, eile atteint (i m. ; sa vitesse moyenne est de 1,5 in.
ä 2 in. par seconde. L'Aar peut se diviser en trois sections,
correspondant aux Alpes, au Plateau et au Jura.
I. Seclum nl/ieulre, du glacier de l'Aar ä Thoune. L'Aar
pivml naissance dans les deux glaciers du meme nom; la
brauche du glacier superieurest a une altitude de 2243m.,
celle du glacier inferieur de 1879 m. Elles coulent dans im
lil < mnniim. sc divisant en nombreux bras, a travers l'an-
cien lit plat et rocheux du glacier inferieur de l'Aar (Aar-
boden el Spilalboden). Pres de l'hospiee du Grimsel,
l'Aar, grossie de l'el'lhient du lac du Grimsel, se preeipite
dans la gorge du Spitallamm, qu'elle a creusee dans la
masseduJuchlistock (258(im.) et du Spitalnollen(1981 m.).
Dans edle fraction de son cütirs, oü l'ancien chemin
ä mulels et la route actuelle ont ele tailles dans le roc,
l'Aar est comme enseveHe, une grande parlie de IVte,
dans la neige provenanl des avalanches. Un ancien lit de
l'Aar passail, ä la droite du Nollen, a cöte" de l'ernplacement
de l'hospiee actuel et du lac et penetiait dans la vallee du
Hasli proprement dite, en franchissant un eol peu ideve
(1900 m.) entre le Nollen et le pied du Nägelisgrätli.
'origine des moraines et des I Ce passage, en raison de la securite qu'il
itdans(li's]-i'-gi(insd('pourvues avalanches, est encore suivi, pendant l'hive
lignes, ci si, entre autres.
ratiquesqui setrouvent
actuellement de toul glacier, est bien Stabile dans ses gran-
de- lignes, on le doit aux observations faites dans le Valais
offre contre les
ver, par les tou-
ristes qui visitent le Grimsel. Au delä, l'Aar, douee d'une
grande force d'erosion, coule dans une gorge profunde,
AAR
Uli
jusqu'au gradin de la
que (laus le petil bass
ga
deck, iic sc calmanl quelque peu
In Raterichaboden. Elle recoit, .1
le Bächlisbach, issu du glacier du mö nom, et,
droite, le Gelmerbach, descendanl en cascadc du Gelmer
Bee. Le gradin de la Handeck esl tres caracteriatique. le sol
de la vallcc s'abaissant, par.une pente abrupte, de 140 m.
C'esl lä que la riviere forme la chute de la Handeck, de
'i(iin. de hauteur : l'Aerlenbach, sortie du glacier d'Aerlen,
tomhedans le me gouüre. Autrefois, il fallail payer 1 r
contempler la chute, maia depuis l'ötablissemenl de la
i'oulc, eile esl accessible ä tous. Jusqu'ä Innertkirchen,
l'Aar conserve son caraclere torrenticl. Elle coule, dans le
llasli, entre d'abruples pnroia de granil qui ne secartenl
quelque peu qu'ä Gutlannen; mais, pres d'Innertkirchen,
la vallcc s'ötale en un large baasin D'abondants affluents,
sortia du Gadmenthal el de l'Urbachthal, reposant, iOO m.
plus haut, (laus im,' cuvette rocheuae, apporlenl ä l' \.ir le
tribut de leurs eaux. L'Aar abandonne les formalions geo-
logiques primitives pour en II er ilans la y.one lies Alpes Cal-
caires sep
lollal,"
I II,
roi di
ilca
Ires dure, le Kirchet, relrecit sin-ulicrcincnl la valläe.
L'Aar y a perce une gorge elroite (Lamm) un vrai canon.
Par un pndnomene singulier. l'Aar n'a nullemenl creusö
celte gorge dans la partie la moins clcvcc du iles d'äne que
forme la röche el que snii in roule. Le glacier diluvien <lc
l'Aar, donl Ics döoris morainiques jonchenl encore le
Kirchet, peul l'avoir dötourne, du cöle" de l'E., deceaillon
deja coinmence. Ce SOnl Ics relchres gorges de l'Aar. pres
de Meiringen. Rendues accessibles, res gorges sont une des
grandes attractiona de ("Oberland. Tot ou tard, la grande
roule snivra Ics gorges, aiin d'eviter la longue et fastidieuse
in, mii ',■ par dcssiis la crete du Kirchet.
Les bassins el gradins d'Innertkirchen, de Guitannen, de
la Handeck et de Räterischsboden remontent aux epoques
glaciaires, ce que prouve le l'ail qu'ila sc Irouvenl aus en-
droits de la vauee au llasli ,>ii des glaciera lateraux venaienl
sc sonder a l'ancien glacier de l'Aar et oü, auiourd'hui en-
core, les torrents qui remplacent ecs placier« clisparus vien-
ncni sc jeter dans l'Aar. Au sortir des gorges, l'Aar, tou-
jours rapide, gagne le lac de Urion/., en passant par Mei-
travers tesalluvions que,
ringen, 011 son lit a ete corrige,
sur une distance de 10 ki
geur de -2 km., eile a
la gorge de
deposeesdans le fond de la vallcc. II ful un temps oü le lac
de Brienz venait baigner Ics llancsdu Kirchet. Serpentant
paresseusement sur ces terraina de tranapqrt, les inondanl
completement ä l'epoque des crues, la riviere tranaformail
ie e arais. Avec 1 appui de la Conföderation,
lux de correction furenl entrepris.de 1866 ä 1875,
' 1-2,7:. km. lue pen
3)36 ",„> pennet ä l'Aar de ileposor toutes ses alhnions
dans le lac de Brienz. Ces travaux ont coüte fr. I 208000.
L'Aar a ete, plus tard, canaliaee en 1 nt, dana le baaain
d'Innertkirchen. A partir du lac de Brienz, 566 m., l'Aar
perd son caraclere de torrent. Son parcours est, jusqu'ici,
de 36 km. pour 1677 in. de chute.
Le lac de Brienz, d'une longueur de 14 km., d'un bleu
venlätre, est encaisse dans une vallee longitudinale, entre
la chaine cretacee du Brienzergral el Ics penteR abruptes
du Faulhorn, compose de terrains jurassiques el des Uancs
duque) descend en cascades le Giessbach. A son extrömite
Lütachine qui traversait autrefois le Bödeli el que les
chanoines d'Interlaken ont derivee dans le lac pour l'em-
pc-hi ir d'inonder la contree.
(in nomine Bödeli la plaine parsemee de construetions
qui s'ctcnd entre les lacs de Thoui I <lc Brienz el qu'onl
creee les puissahts eines il'.i 1 1 u\ ions de l,i , Lulschine et
du Lombach, venus l'un du N., Lautre du S. A sa sortie
A.MI
AAH
du lacde Brienz, l'Aar longe d'abord le Brienzergrat, puis
traverse obliquement le Bodeli et. evitant le cöne d'allu-
vions du Lombach, eile forme le lac de Thoune, apres un
parcours de5 km., corrige' en partie en vue de l'etablisse-
menl du porl d'Interlaken.
Los communes d'Interlaken etd'Unterseen utilisent, pour
des installations industrielles, la force motrice provenant de
Im differencede Diveau, 6,2 m., qui existe entre lesdeuz lacs.
Le lac de Thoune, de 18 km. de longueur, est moins en-
caisse' que le lac de Brienz. II recoit deux affluents assez
importants: le Lombach, qui Grode fortemenl les schibtes
eocenes du Habkernthal, et la Kander, dont le delta ne
date que de 1714. Jadis, la grande tnoraine de Strättlingen
l'eloignait du lac, ce qui l'obligeait ä sc deverser dans
\.n . cu aval de Thoune. Los crues violentes de la Kander
ont dctermine le canton de Berne a deriver cette riviere
dans le lac de Thoune. Lors des travaux preliminaires, les
sondages du lac ont l'ail decouvrir, sur remplacemenl du
delta actuel, un delta plus ancien, provenant de l'6poque
oi'i la Kander n'avait pas encore ete deriveepar la moraine.
\ lexl rennte du lac de Thoune, l'Aar est regularisee par
um' ecluse de 3 m.
2. Section du Plateau, de Thoune ä Aarbourg. A Thoune,
l'Aar sort de la region alpestre pour entrer dans celle du
Plateau, qu'elle traverse jusqu'au pied du Jura et dont eile
longo ensuite les chaines jusqu'ä Aarbourg. G'est une con-
hee raollassique, ä siratilications horizontales, modelee par
les glaciers des epoques glaciaires et par les rivieres de
l'epoque actuelle. Tantöt i'un, tantöt lautre de ces carac-
Canaux d
Ui is predomine, tantöt iis se confondent, ce qui donne une
grande variete d'aspects au cours de l'Aar. Ces caracteres
ont en outre determine l'emplacement des localiles.
En aval de Thoune, l'Aar traverse l'Allmend, recouvert
jadis par les eaux du lac. Elle reyoit, ä droite, la Sulg, tres
violente en temps d'orage, tandis qu'ä gauche, une foret, le
Kandergrien, s'eleve a l'endroit oü, jusqu'en 1714, la
Kander deversait ses Hots bourheux dans l'Aar. Pres de la
Station d'Uttigen, la colline du Thungschneit indique l'an-
cienne rive N. du lac de Thoune.
La vallee de l'Aar s'etale en un lit de gravier d'environ
1 km. de largeur, oü la riviere coulait en nombreux mean-
dres; aujourd'hui eile est endiguee et longe le Belpberg, ä
gauche de la vallee. De vastes etendues de terrains et les
marecages de Belp ont ete conquis ä la culture. Ces der-
niers sont lirnites, au N., par des moraines et des ainas de
graviers, au travers desquels l'Aar s'est frayee un passage
jusqu'ä Herne, distante de 3 km.
Outre les affluents dejä inentionnes, il y a lieu de citer,
entre Thoune el Berne, le Rotachen et le Kiesenbach, sur la
rive droite, et la Gürbe, sur la rive gauche. Entre Thoune
el Kerne, la vallee de l'Aar, plate et large, est fermee par
les moraines de Berne. Son aspect a ete modifie aux epo-
1 1 in s glaciaires. Le troncon suivant, de lierne ä Aarberg, a
une physionomie toute difförente. Formant de nombreux
meandres, la riviere s'est creuse", dans le gres de la region
mollassique, un lii profond, revetant parfois le caractere
d une gorge. Au N. de lierne, l'Aar decrit une boucle de
9 km. de longueur, dont l'ouverture, de 500 m. de dia-
metre, esl tournee ä l'O. Cette deviation et cet empiete-
ment sur le bassin de la Sarine n'ont pas toujours existc.
Lorsque leglacierdu Rhone s'avancaitjusque dans levoi-
sinage de Herne, les eaux du glacier de l'Aar s'ecoulaient
vers le N., dans la direction de .legenstorf, Ul/.enslort el
Wangen, oü coule actuellement l'Emme, dont la large val-
lee est certainement un ancien lit de l'Aar. II en est de
meine de la vallee tpii s'etend de Münchenbuchsee a Lyss.
Sa largeur et sa profondeur lenioignenl d'une puissance
d'erosion donl la riviere actuelle ne serail pas capable. Ce-
pendant, la deviation a l'O. du cours de l'Aar doil elre
anlerieure aux ('poques glaciaires. et l'Aar, refoulee nio-
mentanement par la moraine au N. de Herne, a repris,
apres la disparition du glacier du Rhone, son ancien cours
que, des lors, eile n'a plus abandonnc. Tres encaissee el
di'crivant de nombreux meandres, l'Aar serpente a travers
la mollasse et, apres avoir recu la Sarine, eile se diriec
vers le N., oü eile entre dans la plaine du Seeland. Cette
plaine, appelee aussi le Grand Marais, n'est qu'une frac-
tion du vaste bas-fond qui s'etend d'Entreroches, pres de
La Sarraz, jusqu'ä Soleure. Elle comprend les trois lacs de
Morat, de Neuchätel et de Bienne, avec la vallee de la
Broye. Comme les dilTerencesde niveau sont insigniliantes :
Enti-eroches 445 m., Soleure 430 m., sur une distance d'en-
viron 100 km., que l'Aar a accumule pres de Hiiren de
grandes quantites de galets, les inondations et la transfor-
mation de tout le bas-fond en un lac immense elaient
assez frequentes avant la correclion des eaux du Jura. Le
manque de pente ohligeait l'Aar ä se trainer paresseuse-
ment, ä parlir d'Aarberg, divisee en de nombreux bras
formant une niultitude de meandres, le long de l'extremite
Orientale du Grand Marais, dans la direction de Hiiren,
oü eile etait rejointe par la non moins paresseuse Thiele.
Au milieu du XVIIl e siecie on eut dejä l'idee d'entre-
prendre des travaux de correclion, en vue d'empecher les
inondations provenant des crues de l'Aar et des longues
periodes de pluies. La grande inondation de 1816 engagea
legouvernementbernoisälaireetudierlaquestiüii du regime
de l'Aar par 1'ingenieurbadoisTulla ; mais,nepouvantcomp-
tersur l'appui d'autres cantons, Berne nevoulut pas entre-
prendre seul de longs et coüteux travaux. Les evenements
politiques qui suivirent lirent perdre de vue cette question.
Elle ne fut reprise qu'en 1834, epoque oü de nouveaux pro-
jets furent elabores par Lebwel. En 1835 surgit, pour la
premiere fois, l'idee emise par Merian, de detourner l'Aar
dans lelac de Bienne, afin d'attenuer l'amplitude des crues
et d'empecher l'accumulation de galets pres de Büren. En
1839, l'Etat de Berne remit cette entreprise ä une
societe par actions qui s'adressa ä l'ingenieur grison La
Nicca. Apres des etudes approfondies, La Nicca formula,
en 1842, les propositions suivantes: 1° Abduction de l'Aar
ä partir d'Aarberg, par Hagneck, dans le lac de Bienne;
2» ecluse ä la Rappentluh, pres Aarberg, destinee ä laisser
passer letrop-plein des eaux dans la vieille Aar; 3° cana-
lisation de l'Aar et de la Thiele, de Nidan ä Büren ; 4° cor-
rection de la Thiele superieure et de la Broye inferieure;
5° drainage du Grand Marais. L'idee de Merian, reprise
par La Nicca, ne fut pas executee tout de suite. Dilferentes
complications surgirent : expertises complementaires. mo-
difications subsequentes, dil'licultes linancieres, defautd'en-
tente entre les cantons interesses, projets de corrections
partielles, guerre du Sonderbund. Ce n'est qu'en 1863 que
le Conseil föderal donna son approbation au projet La
Nicca et Bridel et proposa daecorder une Subvention de
4 760 000 francs sur un devis de 14 000 000 de francs. Ine
Opposition, dirigee par le genöral Ochsenbein, tenta de faire
i'chouer le projet, mais l'entente entre cantons se fit, en
1867, et l'Assemblee föderale vota une Subvention de
5000000 de francs. Commence en 1868, le canal de Hagneck
fut ouvert dix ans plus tard : en 1889, un dernier troneon,
le canal Meinried-Büren, etait acheve. Cette correction,
dont les travaux durerent ainsi vingtans, a tenu ses promes-
ses. Des lors, les inondations ont cesse, et le vaste territoire
du Grand Marais, ainsi que la vallee de la Broye superieure,
ont ete rendus ä la culture. Les frais se sont eleves ä
17 400 000 francs. A la verite, le canal Nidau-Hüren est un
peil Irop etroit, de sorte qu'en temps de crue ou de pluies
persistantes, le lac de Bienne monte ä tel point que la
Thiele passe ä l'etat d'aflluent du lac de Neuchätel, dont les
rives exondees sont alors submergees. On espere parer ä ces
inconvenients en etablissant une ecluse entre les lacs de
Neuchätel et de Bienne, en tronconnant l'Aar pres d'Aar-
AAK
AAR
berg el en corrigeanl le meandj ntre Büren et Soleure.
He Soleure, 429 m., ä Aarbourg, 392 m., l'Aar suii le
pied du Jura, sa pente devienl plus rapide; eile forme
comme des sauls, a Attisholz, en aval de Soleure, ä Wynau
ei en amont d'Aarbourg. < In a deja installe, ä ces deux der-
iiiris endroits, des usines electriques ; une Installation ana-
logue esl projetöeä Attisholz. Pres de Wangen, l'Aar tra-
verse l'extremite de la moraine du glacierdu Rhone, de la
derniere pöriode glaciaire. Ces < l < ■ l > i- i ^ onl meme refoulö
la riviere de son lii primitif, la vallöe de la Dünnern, vers
ollen, et Ini ont imprime son cours actuel. Sur le parcours
Soleure-Aarbourg, tes principaux affluents de l'Aar sont:
la Grande Emme, la Langeten, la Pfaffnern ei la Wigger.
Sur le parcours Bienne-Aarbourc se groupenl d'impor-
tantes localites : Büren, Solenn', Wangen, Aarwangen et
Aarbourg.
üanscette section de son cours, l'Aar, constituanl une v&-
ritable voie de communication, a döterminö 1'emplacement
de ces localiles.
3. Section jurassienne, d'Aarbourg ä l'embouchure. Pres
d'Aarbourg, l'Aar se dirige vers le N. et traverse, par une
cluse, la cnaine meridionale du .Iura, entre Born ei Engel-
berg. A ollen, 386 in., oü eile recoil la Dünöern, eile re-
gagne la vallöe qu'elle suivail primitivement, avani la der-
plaine du Niederamt, oü l'on utilise, pour des Etablisse-
ments industriels, sa force motrice. Enaval d'Aarau, l'Aar
recoil la Sühr et, pres de Wildegg, l'Aa, du lac de Hall-
wil. Coulant vers le N., l'Aar traverse deux chainons du
Jura, dont l'un porte le chäteau de Eiabsbourg. A partir
de Schinznach, eile suit la direction N.-E., longe la pit-
toresque petite ville de Brugg, recoit, en aval. ses deux
principaux affluents, la Reuss et la Liinmat. De Lauffohr
a Koblenz, l'Aar traverse encore les larges chainons du
.Iura, Lei tres rapproches les uns des autres. Dans sa vallee
inferieure, large de 3 km., l'Aar a aussi ete canalisee sur
un parcours de 7187 m., de Böttstein ä l'embouchure. Elle
se deverse dans le Rliin par une pente de 1,2 %o. Le
conlluent est ende Koblenz et Waldshut. Au conlluent,
le Rhin, dont le volume d'eau est moindre (425 m :1 par se-
conde), parait se jeter dans l'Aar (508 m 3 ).
AAR (OBER et UNTER) (C. Berne, D. Seftigen,
Com. Belp). Deux fermes et moulin au pied du Belpberg,
pres du pont de Hunziken.
AARAU (District d'Argovie). Superficie 10,438 ha.,
chef-lieu du district et du canton : Aarau. 13 communes :
Aarau, Biberstein. Buchs, Densbüren, Ober-Entfelden,
Unter-Entfelden, Erlisbach, Gränichen, Hirschthal, Küt-
tigen, Muhen, Rohr, Suhr. Population, 23,345 h., 2488 bä-
timents, 4383 menages, 19 215 protestants, 1581 catholiques
et 55 israelites.
Ce district, coupe en deux parties inegales par l'Aar, est
limite, au N., par le district de Laufenburg, ä l'O., par le
canton de Soleure, au S.-O., par le district de Zofingue, au
S.. par le district de Kulm, ä l'E., par les districts de
Brugg et de Lenzbourg. La rive gauche de l'Aar est mon-
lagneiise etl'aitpartie de la region jurassique. Le sous-sol
de Tautre rive est forme de mollasse; le terrain est mame-
lonne. Les coteaux du .Iura produisent d'assez bon vin,
mais ensuitede mauvaises recoles, la viticulture adiminue
ces dernieres annees. L'agriculture, le commerce et I In-
dustrie sont les principales ressources du district. Les ter-
rains arables sont fertiles et eultives avec le plus grand
soin. Arbres fruitiers, eleve du betail.
Le territoire comprend : ha.
Champs 2439,5
Prairies 2375,2
Vignobles 193.2
Terres ä litiere 137
Forets 4117,3
Terrains steriles comme röutes, carrieres,
rivages sablonncux, digues 1175,8
Total . 10438
Les forels, qui oecupent ä peu pres la moitie du sol pro-
dnetif, appartiennent en majorite aux communes et a l'Etat.
Ün exploite les roches jurassiques comme pierres ä bätir
ou pour la fabrication de la chaux, du gypse et du cirnent.
La fabrication du eiment a pris un developpement con-
siderable, On abandonne de plus en plus la eulture peu
remuneratrice des ceröales ,
indiisiiie slaitieres. Les chan
t^e district d Aarau
itatislique du betail donne les releves comparatifs
Betes ä cornes .
Chevaux
Porcs. ... .
Chevres ....
Moutons ....
Ruches d'abeilles
1876
3875
328
1321
1173
26
1109
1833
108
1435
50S6
43-4
1736
1805
55
1753
Aarau et les localites voisines formen t le centre d'indus-
tries aussi variees qu'actives. Les principales sont Celles du
coton, soit filatures, teintureries et tissages, la fabrication
de rubans de soie avec ses parties detachees; fahriques de
chaussures et d'elastiques, de eiment et de tuyaux en gres,
de machines, de vernis; l'industrie electrique, les arts gra-
phiques, la lithographie et l'imprimerie, la fabrication
d'inslruinents de mathematiques et de geodesie; fonderie
de cloches, menuiserie de batiment, fabriques de brosses,
filatures de chanvre et de lin, fours ä chaux et ä plätre,
inoulins et scieries. Environ 2000 ouvriers domicilies ä la
campagne gagnent leur vie dans les fahriques du chef-lieu.
Parmi les etablissements philanthropiques, il y a lieu de
mentionner: l'Hopital cantonal ä Aarau, inaugure en 1887.
En 1897 on y a soigne 1746 malades ; l'Hospice pour enfants
faibles d'esprit ä Biberstein, fonde en 1889. Nombre des
pensionnaires : 47; l'Ecole de sourds-muets ä Aarau, nom-
bre des eleves : 32, la maison des diaconesses ;i Aarau.
Deux lignes de eh. de fer traversent le district de l'E. ä
l'O., la ligne Brugg-Aarau-Olten et la ligne Lenzbourg-Zo-
fingue, ces deux lignes sont reliees par l'embranchemenl
median Aarau-Suhr. Cinq routes principales relient le
chef-lieu du district aux cantons et aux districts voisins.
AARAU. Ville, chef-lieu du canton d'Argovie, chef-lieu
de district, ä81 km. N.-E. de Berne (Lat. N. 47°
23', 31". Long. E. Paris, 5 42', 45"), sur la rive
droite de l'Aar, bätie en terrasses sur les pentes
du Distelberg ei i\u Gcenhard (410 m.), en face
du Hungerberg; a 1388 m. d'altitude. Station
des lignes Ölten - Zürich, et Aarau -Zotingue
8
aar
AAH
7S3I h. Siege des autorites du canton d'Argovie, siege d'un
arrondissemenl postal.
Place d'armes föderale, Aarau possede deui arsenaux.
deux gran-
des caser-
nesneuves,
e d'in-
fanteri e.
pe de
ca valerie,
avec place
d'exercice
el de lir au
Schac hen
ei une au-
laGeh-
ren, com.
'Erlisbach.
Aarau est
une ville
d'aspect
presqueen-
tierement moderne. II ne lui reste, du inoyen äge, que ta
tour Rore, formant actuellement la porte centrale de l'hötel
de ville, lf Schln'ssli, surunroc isole, le Stieberthurm, le
Haldenthor, la Fontaine de la Justice, et quelques pignons
decorea de vieilles peintures. Parmi les constructions mo-
dernes, on pent eiler le bätiment du gouvernemenl ei
celui du Grand Conseil, entoure d'un jardin anglais.
Nombreux etablissements d'instruction. Vaste College
renfermanl les classes primaires; ecole normale (semi-
naire d'institutrices), ä cöte de laquelle se trouve le Musee
d'bistoire naturelle, liibliotheque canlonale, dans le bäti-
ment du Grand Conseil (80 000 volurnes et500 manuscrits).
Cabinel des monnaies, dans le bätiment du Musee indus-
triel (plusieurs milliers de pieces, dontla grande majorite,
d'origine romaine, provient de WindisclO'ancienne Vin-
donissa). Musee industriel, construit pres du bätiment
de l'Ecole cantonale, et coinprenant, outre les produits
industriels. des collections ethnographiques, des antiqui-
tes, des tableaux et de beaux vitraux provenant du cou-
vent de Muri. Le ineine bätiment löge une ecole profes-
Bionnelle cantonale. Höpital municipal,äla Halde, occupant
le ci-devant couvent des Augustines de Scluennis. Höpilal
cantonal, avec 260 lits, pavi'llonset baraques pour le trai-
tement des maladies contagieuses.
Aarau possede de nombreuses industries, entretenues
par de puissantes forces motrices naturelles et pardesusi-
nes ölectriques. Les eaux del'Aar, captees
au inoyen de trois grands biefs, fournissent
une force de 1500 chevaux, et le ruisseau
qui traverse la ville fait marcber plusieurs
moulins et machines.
Pabrication de rubans de soie, introduite
des le XVIII' siecle par Jean-Rodolphe
Meyer(f 1813). Pilature de coton. Fabrica- ,
lion de tissus laine et coton. Tressage me- :.•_
canique de la paille et du über. Fonderie lar
declocbes. Fahrique de ciment, la plusan-
cienne de la Suissc. Poterie, autrefois re-
putee, oü l'on fabrique aujourd'hui des
tuyaux de canalisation, des tuiles. des ca-
tefles. Fabrique de produits chimiques, de
vcrnis, de cire ä cacheter. Teinturies de
soie, de laine et de paille. Fonderies, ate-
liersdi' ini'caniciens,d'armüriers,deserru-
rerie arlistique. Fabrication de pieces pour
inslallalions electriques et de compas.
Brasseries, fabrique de cbocolal, conlise-
rie. Imprimerie, lithographie, reliure.
83 Bocietes dont voici les principales :
S. Arlistique (Kunstverein), d'llistoire,
des Sciences naturelles, d'Agricullure, des
Ingenieurs et Arcbitectes, des Commer-
cants, au noinbrc de deux, du Club alpin, des Voyageursae
commerce, des Artisans (Handwerker und Gewerbeverein).
Parmi les societes d'utilite publique, mentionnons : l'Of-
fice des etrangers (VerUebrsverein), la Societe des habi-
lants, celle de secours et de culture intellectuelle.
Au point de vue religieux, la population, de 6699 bab. en
1888, eomprenait 5377 prot, 1264 cath., 58 appartenant ä
d'autre cultes ou n'en professant aucun. Cette population
elait repartie dans 710 niaisons, occupees par 1497 menayes.
En 1900, environ 8000 bab. occupenl 1500 bätiments.
L'origine d'Aarau remonte probablemenl ä l'^poque
merovingienne; c'est ä cette epoqiie (ju appartiendraienl
la tour Rore et le Schlcessli. En 9-20, c'etait dejä une place
fortifiee. Tombee au pouvoir des comtes de Uabsbourg el
plus tard des ducs d'Autriche, eile combattit dans les
premieres guerres contre les Confederes. Conquise par
Herne en 1415, seshabitants eurentä lutter pendant um cer-
tain temps contre la noblesse qui tenait pour TAutricbe.
Le 25 janvier 1798, la diete des XIII cantons se reunil
pour la derniere fois ä Aarau. Le 2 Cevrier, la ville plantail
im arlire de liberte et se proclamait independante de
Berne. Elle devenail peu apres le siege provisoire du
gouvernement de la republique belvetique et, apres l'Acte
de Mediation de 1803, le chef-lie'u du nouveau canton
d'Argovie.
Aarau a donne naissance ä Jean-Rod. Meyer (1739-1813),
introducteur d'industries nouvelles, fondateur de l'ecole
cantonale. Francois-Xavier Bronner (1758-1850), auteur
d'idylles, prof'esseur ä l'ecole canlonale, bibliotbecaire can-
tonal, arcbiviste de l'Etat, a ecril un excellent ouvrage
sur le canton d'Argovie. Albert Rengger( 1764-1835), ininis-
Ire belvetique. Augustin Keller (1805-1883), boinine d'Etat
distingue et pödagogue. Vital Troxler, prof'esseur et pu-
bliciste. Abraham-Em. Frcehlicb, tabuliste. Tanner, poele.
Jacob Frey (1824-1875), auteur de nouvelles suisses. Kurz,
professeur ä l'ecole cantonale. Le D r Rochbolz, antiquaire.
Le D' Rod. Bauchenstein, recteuret pbilologue. Jean Her-
zog, bomme d'Etat, fondateur d'industries. Le general
Herzog; le conseiller föderal Frey-Herosee. Le conseiller
national Feer-llerzog, une autorite en fait de questions
monetaires. Ferd.-Rod. Hassler (1770-1843), Ingenieur
distingue, cbef du Service du Coasl Survey des Etats-L'nis
d'Amerique. Le conseiller federal D 1 Emile Welti.
L'historien et romancier Henri Zscbokke, ne ä Magde-
bourgen 1771, a vecu ä Aarau la plus grande partie de sa
vie; il y est mort en 1848. La ville lui a eleve un niunu-
ment, ainsi qu'ä Augustin Keller.
AARBERG (District de Berne). Superficie 15370 ha.
Population en 1900, 17424 ämes, soit 109 b. par km-'.
Chef-Heu : Aarberg. Le district est compose des 12 com-
munes politiques suivantes : Aarberg, Bargen, Gross» Hol-
ten), Kallnach, Kappelen, Lyss, Meikircb, Niederried,
Radelfingen, Rapperswil, Scbüpfen et Seedorf. Bargen
forme une paroisse avec Aarberg, Niederried en forme
vue d Aarau.
une aulre avec Kallnach. Le district se trouve principa-
lement dans le triangle forme par l'Aar et le Lyssbach ;
neanmoins, il empiete au N., de Lautre cöte de l'Aar,
sur le Grand Marais et comprend en outre, ä l'E. du
Lyssbach, le pays mamelonne jusqu'ä la base du Bucbegg-
berg, dont le centre est occupe par le Frienisberg, 826 in.
kl
^
SJ ^
ml
H^
IM
..'
u
^ Q-
AAK
AAR
(l'iiltiLiitl**. La depression la plus
U9 in. Le canal de Hagnecfi m
d'Aarberg. Les 16788 h. occu
■ui 2407 maisons et formen
89 mönages, pour la plupar
pagnards.
La majorite" de la popu'
9t protestante; on cort
o.-)l personnes exercenl d
,a
le .hi ponl de l \.n el qui
■essemble i une grande placi
^
ilteurs, 1734 sont occupöi
ms ditl'örentes industries.
La principale occupation (
i population est I agricu
,1 Ml
Le seil, Cor
nifiii argil
de L'äpoqui
du Rhone)
remarquable. La partie supd-
rieure du Frienisberg est cou-
verte de belies forets de pins
ei de liciivs. Les terres pro-
duetives se döcomposent com-
me suil :
Champsetjardins. 01173 ha.
Pres et vergers. . 3460 o
Forets 4 167 o
Total. 14300 ha.
soil le 93 "„ de la totalite du
sol. Les champs sont affectes
aux eultures suivantes :
Cereales ....
Betteraves ....
Fourrages artiüciel:
. . 2460 1
. . 1707
. . 23(19
Divers" 137
Le district d'Aa
jlise
?rg.
Somme egale 6673 ha.
Ensuite de la fondation dune fabrique de sucre ä Aar-
berg, la eulture de la betterave prendra une plus grande
extension. En 1898, les lerres arables ont donne lesrende-
ments suivants : Quintaux de luu kg.
Cereales 19,80 par ha.
Betteraves et choux-raves 360— »
Fourrages artificiels . . 81,30 »
Bon l'oin de pres ... 100 — »
ce qui est tres satisfaisant.
La statistique du betail presente les cbiffres suivants :
1876 1886 1899
lieies ä cornes . . 6682 844-2 9498 '
Chevaux 1 101 117-2 1221
Porcs 4484 5733 7898 ,
Chevres 2435 2992 2746
Moutons .... 2434 1937 927
Buches d'abeilles. . 1303 1775 1527
L'industrie la plus importante du district est
eonstiluee par les labriquesd'horlogeriede Lyss.
II y a des luileries ä Schupfen, Lyss, Rappers-
wil, Aarberg et Radelfingen, qui tiienl leur ma
liero premiere des nombreuses glaisieres de la
contrle. A Lyss, une grande usine produit des
pierres ä bätir artificieiles en ciinent. Le district
fonde degrandes esperances sur l'introduction
de l'industrie sucriere avec le concours de
l'Elat.
Le district d'Aarberg est traverse par deux
voies ferrees, savoir celle de Bienne-Lyss-Berne
el celle de Morat-Aarberg-Lyss-Neu-Solothurn.
Les roiites les plus importantes et de I re classe
soni celles de Berne-Aarberg-Bienne et Aarberg-
Anel-Neucbatel.
AARBERG (C. Herne). Com. et chef-lieu du
district du meine nom. Cette petite ville est
sur la rive droito de l'ancien lii de
immediatement au-dessous de sa deri-
tlans le canal de Hagneck, a 458 m.
>mpte 128 mais., 251) meuage> el 1:1/2 li.
dont 1200 protest., 7 cath. et 28 israelites.
Hans sa Inline primitive, la ville consisle en
ii, ce dernier ci-devapt resi-
mais depuis Longtemps siege
ale.
■ la ligne Palezieux-Payerne-
des routes de Neuchätel, de
s'elevenl
deine des colnles d'Aarbi
de l'administration prefe
Aarberg est une statin
Lyss. C'est aussi le carre
Herne, de Moral, de Soleure et de Bienne;
L'industrie des hötels, autrefois tres tlorissante, i
bien decline" depuis la creation des chemins de Ter
neanmoins le nombre des cafes-restaurants a plutöt aug
mente.
Marches importants de betail el de ble. Fabrique desu
cre, la seulc en Suisse, fondeeen 1898. Capital, I 500000 fr
Traitement journalier de 3500 kg. de betteraves. Onespen
pousser la produetion jusou'ä 7000 lig. 250 ouvrier
sont oecupes ä celle l'alincal ion (|iii produit le sucre cris
tallise, le pile, la cassonade. L'Etat de Berne s'est interessi
a celle
10 cent
Comi
rempai
ainsi qi
ticum a
Herne
•prise et paie au:
)rime par 100 kg.
iriosites, H j a tout pres de la ville de vieux
iinii sous le ii. ji 1 1 de e Bargener Schanzen -.
ä traces dune voie romaine, qui reliail \.ven-
illee de l'Aar inferieure. En 1351, la ville di
i Aarberg d un de ses comtes.
III
AAR
AAR
rbourg (Aarbur«), Villcdu canton d'Argovie,
district de Zofingue, sur la rive droite de ['Aar,
ilans im delile de la rivieiv, ä 'lÜÖ in d'alli-
tude. 2300 h. Point de bifurcation de voies
ferrees, dun cötö sur Lucerne, de l'autresur
Berne. Bureau des postes, te"16gr. ei teleph.
Los monuments les plus remarquables d'Aar-
bourg sind la forteresse ei l'eglise, avec ses
diu\ campaniles, toutes deux construites sur
vi 1 , la nom eile euli>e, a\ ee ses clochers elances.
Ecole secondaire mixte; pensionnats de jeunes gens et
dejeunes Blies. Etablissement de correction pour jeunes
gareons dans l'ancienne forteresse.
Jadis, le transport des marcbandises par eau, des vins
vaudois en particulier, etait, pour Aarbourg, une source
de revenus ainsi que le llottage des bois de marine. Aujour-
d'hui, des industries nouvelles se sont implantees dans
cette ville : tricoterie, filature et tissage, chemiserie, bros-
serie, soieries, fabriques de meubles, vannerie, chaudron-
nerie, cartonnage, cigares, appareils electriques, appareils
de mecanique.
Entouree de murailles vers Tan 800, Aarbourg doit son
origine au bürg dont eile porte le nom. Commandant, non
seulement la voie navigable de l'Aar, mais encore la route
qui reunit le Gothard au Jura, son importance strategique
est teile que les Romains avaient dejä edifie un castel sur
son ernplaceinent.
Les barons d'Aarbourj; possedaient, outre la ville et le
chäteau, le village d'Oftrigen et de nombreux domaines.
Ville et chäteau passerent successivement sous la domina-
tion des comtes de Frohbourg, des fils d'Albert I er (1299),
de la famille noble des Kriechen, de Berne enfin, en 1584.
Ceux-ci construisirent la forteresse (1660), dont les rem-
parls out ete en partie demolis et qui, avant d'etre vouee
ä sa destination actuelle, a ete utilisee comme arsenal,
puis comme penitencier cantonal.
Aarbourg et les localites de la vallee de la Wigger (ä
l'exeeptiun de Zufiniiue) furcnt enges en bailliage jusqu'en
1798, epoque ou l'Argovie devint independante.
Incendiee deux fois, en 1818 et en 1844, la ville a ete
rebätie chaque fois plus belle qu'auparavant.
AARHOF ou RUGACKER (C. Ar^ovie, D. Brugg,
Com. Villnachern). Maison de campagne sur la route de
Schinznach, devenue maison oü Ton traite les maladies
par la priere.
AARINSELI (C. Soleure. U. Soleure, Com. Selzach).
L'Aarinseli se trouve ä env. 4 km. au-dessus de Soleure,
une nouvelle ile au-dessous de la precedente est en train de
se former. Superficies 8 ha. Dans le voisinage de la vieille
ile un bac rehe les deux villages d'Altren et de Leuzingen.
Ilans l'ile existe une source permanente, dont l'eau pro-
vienl .du Rümbberg. L'ile appartient ä une seule famille.
AARMÜHLE. Partie du village d'Interlaken, entre ce
village ei le Petit Rü^en. Cette designation a ete of'ficielle-
inent siippiimee en 1891. Voir Interlaken.
AARON (CHEZ). Ilameau de la commune de L'AB-
havi; DEJOüX, Voir ce nom.
AARÜTI (C. Zürich, I). Bülach, Com. Olattfelden). 358
in. Ilameau de 16 mais., 98 h., a 3 km. de Glattfelden,
Station de la ligne Zürich- Eglisau. l'ne brasserie.
AAR WANGEN (ÖISTRICT de Berne). Superficie 16 000
ha. Chefs-lieux, Aarwan^en (siege du tribunal, du secre-
taire de la prefecture et de l'office des poursuites) et Lan-
genthal (prefet et reeeveur de district). 26 communes :
Aarwangen, Auswil, Bannwil, Bleienbach, Busswil bei
Melchnau, Gondiswil, Gutenburg, Klein-
dietwil, Langenthai, Leimiswil, Lotzwil,
Madiswil, Melchnau, Obersteckholz, CE-
schenbach, Beisiswil, Roggwil, Rohrbach,
Rohrbachi;raben, Bütsciielen, Schüren,
Schwarzliiiseren, Thunstetten, Untersteck-
holz, Lrsenbach, Winau. En 1888, il y avait
26,757 h., dont 26,471 protestants, 209 ca-
tholiques et 62 israelites; 167 h. par km 2 .
Le district d'Aarwangen possede la po-
pulation la plus dense du canton apres
eeux de Berne et de ßienne. Elle habite
3273 maisons et forme 5531 menages.
Ce district est en majeure partie forme
des bassins moyen et inferieur de la Lange-
ten et des collines qui les entourent; au
N., ä partir de Langenthai et dans la direc-
tion de l'Aar, le territoire est generale-
ment plat. Le district est limite, ä l'E., par
'es cantons de Lucerne et d'Argovie, au N.,
iar le canton de Soleure et le district de
Wangen, a l'O., egalement par le meine
district, au S., par les districts de Berthoud
et de Trachselwal. Vu la fertilite du sol,
l'agriculture et specialement la production
du fourrage le long de la Langeten, forment la principale
occupation de la population. La superficie du terrain cul-
<>"--.0el* e rb,ch k .'J'JW^VA \/Ä A (
Le district d'Aarwangen.
tive (ä l'exclusion des forets) etait, en 1895, de 9966,30 ha.
dont 7063,30 ha. pour les champs :
AAR
AM!
II
ri.mirs en cöröalea 2467,70
« en tubercules el racinea . 1547,30
■• en prairies artificielles . . . . 2924
» en Ugumea, lin ei chanvre . . 124,30
Les prairies couvrenl um espace de . 2903
Bl les forets, en 1867 W93.50
Le recense nl du bötail donne lea chillres suiv
L876
9461
1886
12726
044
Y.m
2771 i
1254
2717
963
6291
2740
1141
2615
produil 7815,6 quintaux de
Betes ä cornes
Chevaux .... 707
Tons 25915
Chevres .... 3056
Moutons .... 903
Ruches d'abeilles L988
En 1894, 36 fromage
Fromage, pour la plup
Le district estaussi tres industriel ; l'industrie va encore
sc developper, par suite de ['Etablissement d'une iisine
eiectrique a Winau, sur l'Aar, et d'une usine hydraulique
en construetion ä Bannwil. Les industries principales sont :
des tissages mecaniques, des fabriques de toile ei de mi-
laine, de'machines, de chicoree, de inline, de tapia, de car-
bure de calcium; tuileries, blanchisseries, moulins, com-
merce de fromage et de materiaux de construetion.
II y a un höpital de district ä Langenthai.
Le district est traverse par le chemin de fer Berne-Her-
iogenbuchsee-01ten,et par la ligne Langenthai- Wohlhusen.
Six routes principales se soudenl ä Langenthai et fönt de
cette localite le veritable centre du district.
La ville de Berne acheta, en 1432, la seigneurie d'Aar-
wangen de Guillaume de Grünenberg, et mit, de cette
maniere, son territoire en cornmunication avec l'Argovie,
conquise par eile en 1415. Elle y ajoula, en 1480, le reste
du district, par voie d'aehat aux sires de Luternau.
AARWANGEN (C. Berne, D. Aarwangen). 440 m.
Un des cliet's-lieux du district. Village bäti sur trois ter-
rasses, pres de la rive droite de l'Aar, traversee ici par un
pont neuf en fer, a 4 km. au N. de Langenthal ; bureau des
postes, halte de la voiture postale Langenthal-Niederbipp,
telegraphe et telephone. Joli village avec un vieux chäteau
qui a ete transforme et oü siegentles autorites judiciaires
du district. 250 mais., 1793 h. Les habitants s'oecupent
principalement d'agriculture et exercent aussi differents
metiers; il y a un moulin a cylindres et une menuiserie
mecanique. L'ancien grenier ä ble a ete converti en asile
cantonal pour jeunes gens. Les communes de Bannwil et
de Scliwarzhäusern appartiennent ä la paroisse d'Aarwan-
gen. Le chäteau a ete jadis la residence des comtes d'Aar-
wangen, puis des baillis bernois.
AARZELG (HINTER et VORDER) (C. Berne). Par-
ties d'Interlaken au N. de cette localite", pres de l'Aar. llin-
teraarzelg est groupeeautour de la brasserie llorn. Vorder-
aarzelg est uroupee autour de la brasserie Hofweber.
AARZIEHLE ou MARZILI (C. Berne). Faubourg de
Berne, 115 mais. contenant 349 menages et 1576 h. II est
situe dans un bas-fond de la vallee de"TAar, expose aux
brouillards, au S. de la ville ä laquelle il est rat-
tache par un funiculaire. Un pont en fer relie
les deux rives de l'Aar. Usine ä gaz et hydrau-
lique pour le Service de la ville; fabrique de
billards, atelier de reparalion de telegraphes,
Etablissement de bains puhlics. Vue splendide
de la facade S. des palais federaux.
AASTUDEN ou AASTAUDEN (C.
Schwyz, D. March, Com. Wangen). Partie ou
village de Wangen au bord de l'Aa, ediliee sur
un terrain aulrefois sterile et couvert d'arbus-
tes (Stauden).
AATHAL (C. Zürich, I). Ilinwil, Com.
Seegraben). 5(18 in. Village sur l'Aabach. 19
mais., 408 h. Importantes filatures et tissa-es
decoton. Bureau des postes. Telegraphe. Station
de la ligne Zurich-Rüti.
AATHAL (C. Zürich, I). Winterthour, Com.
Elgg). 510 m. Fabrique de moteurs electriques, lourhage
de fer sur la Lützelmurg, pres Aadorf (Thurgovie).
AATHAL (HINTER et VORDER) (C. Zürich, l>.
Hinwil). 687 m. Groupes de II maisons et fabriques de la
commune de Wald, dans la vallee de la Iona.
AATHALMÜHLE (C. Saint-Üall. 1). Siint-Gall-See,
Com. Saint-Gall-Kapelle). 2 maiaona du hameau de Neu-
haua. Anciennemenl moulin äur I ^abach.
aawangen (C Thurgovie, I». et Com. Frauen-
feld), tout pres de l.i limite zurieoise, Sc compose de
5 peliles localiles, savoir: Aaw an-eli avec .- lis,. rl eure,
Hut/enwil, F.iedthal, Häuslenen (öcole), Burg ei Moo
240 li. donl 24 catholiquea. Agriculture ei ölevage de
bestiaux. 3 carrieres de B able el une de luf. A Friedthal -
trouveun lavage de döchets decoton, qui Bonl utilisäe pour
li' nettoyage des machines, Ecole primaire avec bibliothe-
que, Depots postaux ä Aawangen el Häualenen
Tonte la commune d'Aawangen appartenail jadis au
COllVelll de K l'ell/l I IILLCIl . Clllllllle ll'Uniins ile erlle i|inl|lli-
loml
lallliniise, I). Schatl'hoii
la com. de Neuhauaen. d
'Hill
ine pait, la cloche de l'ecole, l'öghae
lemise ä ileul'eil [851 el, daulie part, la enisse ablial i.ile
SCulptee dans i
AAZHEIM
Propridtd rural
considerable, appartenanl autrefois ä I höpital de Schaf-
I se. Elle fut vendue en 1556 ä l'abbö de Rheinau, qui
en lit sa residence d'ete. Depuis 1838, ce domaine esl
devenu propri^te" de la commune de Schaffhouse.
AAZOPF (C. Schwyz, D. Schwyz, Com. Arth). II. au
a l'embouchure de l'Aa, pres d'Arth, sur les bords du lac
de Zoiii^.
AB (C. Berne, I». Oherhasli). I'etit ruisseaii de inontagne,
auN.-O.de Grindel wald. Il forme une jolie cascade et esl
un hui depromenade tres frdquenteä I h.V^de Grindelwald.
ABBAYE (L') (C. Fribourg, D. Sarine, Com. Vuister-
nena en Ogoz). 835 m. Hameau situe au pied N. <\u Gi-
liliiux. 125 h.
ABBAYE (L') (C. Fi iluuirg, D. Gruyere, Com. Sorcns).
SI5 in. Domaine avec dependances situe non loin de l'an-
cien couvenl d'Humitimont, dont il faisait partie jusqu'en
1580. II appartienl depuis lors au College Saint-Michelde
ABBAYE (L') (C. Vaud, I). La Valhv). L'une des trois
communes de la vallee de .loux, oecupant le territoire
entre la rive Orientale des lacs de .loux et de Brenet et une
ligne qui suitde pres la crete relianl la Den1 de V
Mont Ferret. Ce territoire a unesui
de :I5 km 2 , com-
priae entre les allitudes de 1008 in. et 1653 m. ; il est essen-
tiellement couvert de päturages et de foreta, et, dans la
partie inferieure, de quelques champs et pres. Peu de four-
rages, surtoul des cereales.
La populalion (1350 h.) habite une zone assez etroite
touchantau lac de .loux. Elle se groupe en plusieurs ha-
meaux, entre aulres les Bioux, chez Aaron, chez Gros Jean
et les villages de l'Abbaye el du Ponl, ce dernier ä Textre-
mite N. du lac.
L'activite de cette population se porte sur l'industrie
laitiere et l'exploitation des forets. L'exploitation agricole
proprement dito est restreinte.
L'horlogerie oecupe aussi une bonne partie des habi-
tants, mais dans une proportion moindre que dans d'au-
tres parties du district. Coutellerie aux Bioux.
Vue de l'Abbaye de Joux.
Cette commune a ete formee en 1571. Auparavant la
communaute du Lieu comprenait toute la vallee de
Joux.
ABBAYE (L) l Vaud. D. La Vallee). 1015 m. Vge dans
la com. decenoin, ä 8 km. N.-E. du Sentier (9,3 km. par
route) et ä 2,3 km. S. du Pont, sur la ri\e Orientale du lac
ABB
ach
de .loux et sur la route du Pont au Brassus. 185 h. l'n
service de voiture postale et de navigation ä vapeur (ceder-
nier peudanl l'öte) le relie avec les autres localites de la
vallee. Le village a 6te on partie detruit par un grand in-
cendie en 1833. Immediatemenl au S. du village coule
le ruisseau de la Lyonne (ou Lionne, Lionnaz). Quoique
d'un parcours tres restreint, ce ruisseau est sujet ä de Portes
crues. A.u-dessus, et pres de sa source, se trouve l'entree
des grottes nommöes Chaudieres d'Enfor, remarquables
par leur etendue et les aspects divers sous lesquels elles
so presentent.
Cet endroittire son nom et son origine d'une abbaye de
chanoines de saint Norbert de Pr6montre\ Le monastere
tut fondö vers LI26 par libal II, sire de La Sarraz et de
Grandson. Cette abbaye fut oomme'e d'abord « Leona » puis
Domus Dei f>. En 1149 on rencontre le nom de o Abbatia
Lacus Cuarnensis » qui se maintient encoreau XIII'- siecle.
Pendant le XII 1 siecle, l'abbaye aequit des domaines
nombreux dans le pays de Vaml et subsista jusqu'a la Re-
formation. A cette epoque l'öglise (qui datedu XIV? siecle)
devint paroissiale ä la place de celle du Lieu qui l'elait
pour les deux localites. Plus tard celle-ci formerent deux
paroisses s6pare"es. La tour est le seul reste de l'ancien
monastere.
ABBAYE DE BEVAIX (C. Neuchätel, I). Boudry,
Com. Bevaix). Ferme et vignoble appartenant ä l'Etat de
Neuchätel. Ancienne abbaye fondec en 998 par un seigneur
du nom de Rudolphe; eile dependait du cloltrede Bomain-
mötiers et de l'ordre de Cluny. En 1531, lors de la Refor-
mation, ce domaine revint ä l'Etat ; la porte du teinple de
Bevaix, de pur style roman, provient de cet abbaye.
ABBAYE DE HAUT-CRET (C. Vaiul. D. Oron).
Groupe de inaisons sur la rive gaucbe de la ßroye, t'aisant
partie de la commune de Tavernes. Voir Haut-Cret.
ABBAYE DE ROSSENGES (L>) (C. Vaud, D. Mou-
don). 7(K) in. llam. principal de la com. de Rossenges et ä
0,5 km. N.-O. du harn, de ce nom ou passe la route de Mou-
don ä Montpreveyres, et ä 2,3 km. S.-O. de Moudon 54 h.
ABBAYE DE SALAZ (C. Vaud, D. Aigle, Com. Ollon).
Ancien monastere, aujourd'hui maison d'habitation et
In ine ä 3,5 km. de la Station de Bex, ligne Lausanne-
Brigue. On v exploite des carrieres de gypse.
ABBERGGLETSCHER (G. Valais, D. Viege). Nom
donne ä deux glaciers paralleles ; le plus important, celui
du midi, descend du Brunneggborn (384(5 in.) dans la
vallee de Saint-Nicolas, jusqu'a 2690 m. On monte par la
branche S. en 6 h. 30 min. de Saint-Nicolas au Brunn-
eggjoeli (3383 in.) d'oü on passe ä Gruben dans la vallee
de Tourtemagne en 3 heures.
ABDORF (C. Argovie, D. Laufenbourg). Nom d'Ober
Herznach. Voir Herznach.
ABENDBERG (C. Herne, lt. Inlerlaken). 1139 m.
Ramification du Morgenberg et du Därligengrat, au S.-
(»., et ä 2 heures d'Interlaken par un che min muletier.
Point de vue avec hötel-pension tres frequente. Cbapelle.
De 1'liötel Bellevue, un sentier mal trace traverse la mon-
tagne ä travers des foröts süperbes, et mene en 1 h. 15 .i
Saxeten, dans la vallee du meine nom.
Vers l'annee 1840, un docteur Cuggenbühl y avait fontle
une Institution pour les cretins ; eile ne subsista pas long-
temps
ABENDSMATT (C. Bäle-Campagne, D. Waidenburg,
Com. Lampenberg). Fermes et pension.
ABERGEMENT (L') (C. Vaud. I). Orbe). 654 in. Vge
et -om. ä4,5km. N.-O. d'Orbe,au pied du MontSuchet etsur
la route de Haiilmesä Lignerolles. l'aroisse de Rances-Val-
leyres. 53 raais. et 250 b. Com. 296 h. Population essen-
tiellement agricole. Scierie rnecanique. A 3 km. de la Sta-
tion des Six-Fontaines, ligne d'Yverdon-Sainte-Croix.
ABERGEOT (C. Fribourg, D. Gruyere, Com. Montbo-
von). 1259 m. Chalet et montagne du meme nom pres de
la IVontierc vaudoise. Vue splendide sur la vallee de la
Gruyere et du cöte du col de Jaman.
ABERGIRE (C. Fribourg, 1). Guyere, Com. Tour-de-
'J'rcine). 1089 m. Chalet et päturage du meine nom situes
au pied N. du Moleson, a proximite de l'ancien couvent de
la Part-Dieu. Belle vue sur la Basse-Gruyere, le Gibloux
el le -Iura.
ABERIEU (PORT DE l_')(C. Valais. D. Montbey.Com.
Port- Valais). 384 in. Groupe de maisonsau bord du Rhone.
ABESSES ou ABBESSES (LES) (C. Vaml, I).
Morges). 445 in. Croupe de maisons de la commune d'E-
cbandens a 3,08 km. de ce ällage. Vignes.
ABFRUTT (C. Uri, Com. Goeschenen). 1 157 m. llam.
d'environ 25 mais. et 90 h., ä 20 minutes de Goeschenen,
sur la rive gauche de la Reuss de Goeschenen.
ABIN (LANGENBERG) (C. Berne, D. Laufon). Monta-
gne boisee du canton de Rerne, districts de Laufon et
IJeleinont, s'etendant entre les villages de Soyhieres et de
Liesberg; largeur 1 km. sur 4 km. de longueur; allitude
maximale, 7.V2 m., au N.-E. de Soyhieres.
Sur loversantN. passe la route de Soyhieres-Resel ä Lies-
berg, au S., la montagne est longee par la Birse et le
cheinin de fer de lleleinonl a Hälc Les plus beaux points
de vue sont aux Ordons (700 m.) et au roc Rolle (692 in.).
ABISEGG (C. Appenzell; Rh. -Int.). 880 m. Groupe
de maisons de la commune de Rüti, pies d'Appenzcll,
sur le Hirchberg.
ABLÄNTSCHEN (C. Berne, I). Gessenay). 1303 m.,
Village de la com. de Gessenay dont les 213 maisons eparsi-s
oecupent les llancs de la petite vallee d'Ablänlselien.
Le groupe principal entoure la cbapelle, au N.-O. de la
vallee; cette derniere, arrosee par la .laun (.logne), ap-
partient geographiquement au bassin de la Sarine. Ine
mauvaisc route ä chars conduit, en efl'et, directemenl ä
Bellegarde (Jaun), canton de Fribourg, 6 km., tandis que
des sentiers ä travers des päturages relient seuls la vallee
d'Ablantschen ä celle de Gessenay par les cols faciles de
Grubenberg, (1650-hi.) et de Birren (1794 m.), et au Sim-
menthal par le Jaunpass. (1511 m.) Une bonne route car-
rossable traverse mainlenant ce col de Boltigen ä Jaun,
mais pour l'atteindre depuis Abläntschen il faut descen-
dre presque jusqu'a Jaun. Abläntschen est domine au N.-
O. par les aiguilles rocheuses des Castlosen (1995 in.).
ABLE. Voir Pont D'ÄBLE.
ABONDANCE (COL D'). Voir Pas de MOBGINS.
ABORDAGE (L') (C. Vaud, D. Lausanne). Maisons de
la commune de Pullv, au bord du Leman.
ABSCHLACHT (C. Valais, D. Viege, Com. Visperter-
minen). 1946 m. Harn, ä 45 min. au-dessus de Visper-
terminen ; c'est une prealpe tres produetive, avec quelques
habitations, etables et granges.
ABSETZE (C. Soleure, D. Baisthal, Com. Holderbank).
Groupe de maisons situees ä l'O. du village d'Holderbank,
sur la pente du Haucnstein.
ABTWIL (C. Argovie, I). Muri). 539 m. Com. et vge
sur les pentes du Lindenberg, ä 5 km. d'Oberrüti. Station
de la ligne Lenzbourg-Rothkreuz. 53 mais., 325 h. catho-
liques. Depot postal. Syndicat agricole, fromagerie. Sta-
tion de cheinin de fer ä Oberrüti.
ABTWIL (C. Saint-Gall, D. Gossau). 645 in. Hain, de
la commune de Gaiserwald, 399 h., ä 4 km. de Saint-Gall.
Bureau des postes et telegraphe. Amiculture.
ACACIAS (LES) (C Geneve). 380 m. Localite de crea-
tion recente, situe entre Carouge et l'Aire; partagee en-
tre les trois communes de Carouge, Plainpalais et "Lancy;
fait partie de la banlieue de Geneve. Station des lignes de
eh. de fer ä voie etroite Geneve-Carouge et Geneve-Lancy.
ACH (C. Saint-Gall, D. Rorschach). 415 m. Harn, de la
commune de Tubach, ä 2 km. de Saint-Gall. 73 h.
ACHEN (C. Saint-Gall, D. Rorschach). 504 m. Harn.,
com. Morswil. 48 h.
ACHENBERG (C Argovie, D. Aarau). 716 m. Monta-
gne sur la route de la Staffelegg, signal, au N. du village
de Küttigen. Le pied est eultivo en vignes, le hautest boise.
ACHENBERG (C. Argovie, D. Zurzach et Klingnau).
Ferme avec auberge et cbapelle de N. D. de Lorette, lieu
de pelerinage. Le 14 mai 1814, 30 personnes de Böltstein,
qui se rendaient en pelerinage ä Achenberg, se noyerent
dans l'Aar.
ACHER et ACHERLI (de Acker, champ). Nom de
nombreuses petites proprietes de la Suisse centrale.
ACHERBERG (C. Uri, Com. Bürglen). Montagne de
993 m., entre Bürglen el Spiringen, au N. de la route du
Klausen. 23 mais., 123 b.
ACHERBIELEN (C. Valais, D. Brigue). 885 m. Col-
line ä 30 minutes au-dessus de Brigue. Chalets entre les
communes de Ried-Termen et Brigue. Ancien corps de
garde oü l'on allumait des feux en guise de signaux^en
temps de guerre et de troubles politiques.
ach
ADE
13
ACHEREGG(C. Unterwald, 11. Slansslad). A l\'xt r.'-n i i !.'•
E. du Lopperberg et ä l'entree du lac d'Alpnach. Depuis
im temps iiiiiin ; iiiori;il, jl s'j trouve une auberge pour les
bateliers, *>n \ conslruisit, en [860, un pont-levia pour
pelier les deux rives du lac. Des lors ce pont-levis a fait
place ä un pont tournant. Carriere. Traces de ruines dun
vieux chäteau.
acherli (C. Uri). :>lo ä 57(1 in Groupe de maisonsde
Im ei iiinc de Schattdorf. 186 h.
achermühle (C. Lucerne, H. Hochdorf, Com. Es-
ehenbach). 450 tn. Moulin pres de la roule cantonale,
Station Eschenbach.
ACHERN «:. Valais, I). Rarogne). 1340 m. Hameau de
la commune de Birchen. 55 h.
ACHSELBERG (C. Schwy?). 2160 in. Massif rocheux
au S. de Muotathal ; le pic denude de l'Achselstock, en est
la sommili'' principale.
ACHSEL! (('.. Cialis, Com. Sool). 1413 in. Chalets aveC
terrasse sur le chemin de Sool ä l'alpe Fässis. Beau point
de vue.
ACHSENBERG. Voir AXENBERG.
ACHSENFELS. Voir ÄXENFELS.
ACHSENFLUH. Voir AXENFLUH.
ACHSENSTEIN. Voir AXENSTEW.
ACHSENSTRASSE. Voir AXENSTRA.SSE.
ACHSETEN (AUSSER et INNER) (C. Herne, D.
et Com. Frutigenf. 1300 in. Hameau dans la vallee d'Eng-
stligen. 47 mais., 223 h.
ACHSLEN (C. Saint-Gall, I). et Com. Tablat). Hameau
de 35 h. sur la route dt' Saint-Gall ä Rehetobel, ä 30 mi-
nutes de Saint-Fiden, Station de la ligne Saint-Gall-Rors-
ehach. Agriculture et arboriculture.
ACHTELSASSGRAT (C. Herne, D. Oberhasli). Arete
pocheuse de 1993 m., au N. de la vallee de Gadmen ; tres
beau point de vue.
ACKER (C. Saint-Gall, I). Ober-Toggenburg). Hameau
de la commune d'Ebnat, 85 h. Le nom d Acker (champ) est
donne a un grand nombrede fermes de la Suisse Orientale.
ACKERLI (C. Herne, II. Herlhoudl. 'l fermes dans la
commune de Wynigen, ä 4 km. au N. de ce village.
ACKERMANNSHUB (C. Thurgovie, pres de Steine-
brunn, I>. Arbon, Com. Neukirch). Croupe de maisons ä
20 min. de Neukirch, grande ferme.
ACKERN (C. Herne, D. et Com. Frutigen). Groupe de
30 maisons, comprenant 127 h.
ACKERSTEIN (C. Zürich). Maison de campagne pres
de Zürich, bätie avec les materiaux fournis par un seul bloc
erratique (sernifite).
ACLA. Ce nom, frequemment employe dans les Gri-
sons (Haute-Engadine), peut etre rapproche des Mayens du
\alais, des Voralpen ou Maiensasse de l'Oberland hernois.
Acla derivedu latin accola, et designe des chalets hätis par
des etiangers ä la commune, ou simplement des biens par-
tieuliers joütant les villages et les biens communaux. O-n
les utilise au printemps, pour le betail, avant de monter ä
l'alpe et en automne, en redescendant de l'alpe. Ce serait
alors le « Voisinage », comme on dit dans le Jura. Dans
la Haute-Engadine, les eommunes rurales s'appellent en-
core aujourd'hui vicinantim ou sclarinaunchas, c'est-ä-
dire des « voisinages «.
ACLA (C.Grisons, D. Heinzenberg). 1250 m. Ferme dans
la com. de Tenna sur la route de "Versarn ä Safien. 31 h.
ACLA (C. Crisüns, J). Vorderrhein). Hameau de 9 mai-
sons et chapelle, com. de Medels sur la route du Lukma-
nier. 1476 m. 36 h.
ACLA MARTIN (C. Grisons, D. Vorderrhein). 1250 m.
Croupe de maisons sur le cöte droit de la vallee, com.
de Truns.
ACLA SILVA (MEIERLI) (C. Grisons, I). Maloja).
1800 m. Restaurant d'ete tres frequente ä l'E. du lac de
Saint-Moritz, com. de Saint-Moritz.
ACLAS (C. Grisons, D. Vorderrhein). 500 m. Groupe de
mayens sur le cöte gauche de la vallee de Somvix, com.
de Disentis.
ACLAS SEURA, DAFORA et DAVEINS (C. Gri-
sons, I). Albula). 1795 m., 1694 m. et 1707 m. Forment
ensemble les Aelas d'Alvagne. Mayens, com. d'Alveneu.
ACLENS (C. Vaud, I). Morges). 466 m. Vge et com. ä
0,5 km. N. de Morges. Station de eh. de l'er a Vufflens la
Ville, 2.5 Um. Depot des postes. Voiture postale Morges-
Cossonay. 308 h. Com. 333 h. Agriculture el vignes. Vil
läge deja mentionne en 1002. II existail dans le voisinage
un village nomine Saint-Christophe.
aclertobel ic. Grisons). Gorg obel gorge,
ravin) laterale de la vallee de Safien, formanl limite i ntre
les eommunes de 'Pelina el \ei--am, les diStrictS de ll'iii-
zenberg et de Glenner.
Par suite de l'etl'ritemenl du haue d ardoise sur lequel
passail la route de Safien, il se produisail de frequents
glissements de terrain, de Borte qu'il a fallu construire un
tunnel pour parer ä cel inconvenient.
acletta iC. GriBons, h. Vorderrhein). 1291 m.
Hain, de ( .t maisons el chapelle. 51 h. C de Disentis, ä
l'o. du village de Disentis, a l'entröedu joli vallon d' Acletta
qui seiend jusqu'au pied du Piz d'Acletta.
acletta (col D') (Acletta Pass). (C. Grisons, II.
Vorderrhein). 2790 m. Col situe" ä l'O. du Piz d'Acletta et
conduisant de la vallee d'Acletta au Brunigletscher, ä
travers le Bündtnergrat.
ACLETTA (PIZ D') (C. Crisons, |i. \'orderrhein). Pic
de 2017 in., au N.-O. de Disentis (vallde du Rhin antörieur),
dans le massif de l'Oberalpstock, au fondde la vallee d'A-
cletta, sur la erole qui eouil du Hriinni l'ass ä l'E. el
l'Acletta l'ass a l'( I.
ACLETTA (VALLEE D') (C. Grisons, D. Vorder-
rhein). Joli vallon qui s'buvre au pied du l'i/, d'Acletta
(2917 in.), du Piz Cavardiras (2005 m.) et du Piz Aull
CMK\ m.) et descend jusqu'au hameau d'Acletta (1291 m.)
uii il s'ouvre sur la vallee du Rhin anterieur.
ACLEX (C. Vaud, II. I'ayernei. Quelques maisons sin-
le territoire de Combremont-le-Grand, ä 2,5 km. N.-E. du
village.
ACQUA(ALL*)(C.Tessin,II.Leveiilina.C< 1 |ii.Hedn tlo).
liospice a 1605 m., pres Airolo, auberge frequentee par
les touristes qui passent le Nufenen et le San Giacomo.
ACQUA (PIZ DELL') (C. Grisons, I). Inn) Pic de
3127 m. et petit val ; ils touchent la frontiere d'Italie auS.
de Zernetz.
ACQUACALDA (C. Tessin, I). Hlenio, Com. Olivone).
Auberge avec pension l'requenti'e par les touristes <|ui pas-
sent le Lukmanier et le val l'iora.
ACQUADICE(MONTI ALL)(C. Grisons, I). Moesa).
1368 m. Petit groupe de maisons avec chapelle, commune
de Rossa.
ACQUA ROSS A (C. Tessin, D. Blenio, Com. Lottigna).
Val Blenio. 530 m. Hameau de 121 h. ; grand etablisse nt
de bains. Eaux aeidulees, ferrugineuses, arsenicales. He-
pöt des postes. Telegraphe, voiture postale pour Biasca
1 heure et demie.
ADAGHEGLIO (C. Tessin, II. Locarno). 960 m. Petit
hameau dans le val d'Üsola, commune de Brione-Verzasca.
ADDOUX (LES) (C. Fribourg, D. Gruyere, Com.
Gruyeres). 715 m. Maisons du village d'Epagnj situees au
borii de la route cantonale. En creusant les fondements
du bätiment qui sert actuellernent d'auberge, on deeouvrit,
en 1824, huit squelett.es humains des epoques prehistori-
ques.
ADELBODEN (C. Berne, 1). Frutigen). Vge a 1357 in.
Com. de l'Engstligenthal; sa Situation sur le Haue gauche
de la vallee et sa belle exposition en ont fait tine Station
climalerique en vogue depuis quelques annees. Bu-
reau des postes, voiture postale. telegraphe et lelephone.
Vieille eglise avec une vieille fresque du moyen äge. 156 h.
Com. 1564 h. Agriculture, tissage de la soie, fabrique
de boites. Pensions d'etrangers. On peut se rendre d'Adel-
boden ä la Lenk par le passage tres l'acile du Hahnenmoos,
1954 in., ou monter ä l'Engstligen Alp, d'ou Ton pmit
faire l'ascension du Wildstrubel (3253 in.) ou passer ä la
Gemmi par le col pierreux de la Rothe Kumme (2()32 m.).
ADELBODEN (C. Lueerne, D. Willisau, Com. Wy-
kon). 445 m. Vge sur la route cantonale de Zotin^ue a Hei-
den dans la vallee de la Wigger, 28 mais.. 261 h., d 150
catholiques et 111 protestants. Depend de la paroisse de
Heiden. Une bonne partie des habilanls sunt agriculteurs
et ouvriers dans les fabriques de Zofingue. Dans le voisi-
nage, le chäteau de Wykon, actuellernent pensionnat i\<-
demoiselles. Beau poinl de vue. Station de Heiden ou de
Zofingue, de la ligne Olten-Lucerne.
ADELBODENSCHWAND ou SCHWAND. Partie
du village d'Adelboden, C. Herne. Voir ce nom.
14
ADE
ADU
ADELBODEN (VALLEE D') (C. Hörne, D. Fruti-
gen). On donne comtnunement ce nom ;i la partie supe-
rieure de l'Engstligenthal oü so trouve le vi Hage d' Adelboden.
C'esl une dos plus riantes vallees i\c l'Oberland bernois,
et une dos plus visitees par les touristes dans la belle Sai-
son. Elle abouti tau massif du Wildstrubel, qui luiimprime
im caractere grandiose.
ADELGOS (C. Berne, D. Frutigen, Com Reinisch).
Hameau de 6 maisons, Höh. Fabrique (l'alluinetles.
ADELRAIN (C. Borne, I). Frutigen, Com. Reinisch).
Hameau de 75 h., pres de Frutigen. Fabrique d'allumettes.
ADELWIL (C. Lucerne, U. Sursee, Com. Neuenkirch,
paroissedeSempach). 525 m. Hameau de 9 maisons, 65 h.,
chapelle pres de la voie du chemin de fer, ä 1 km. de la
Station de Sempach.
ADERBOGEN (C. Uri, Com. Wassen) Groupe de
chalets dependant du hameau de Bei der Kapelle dans le
Meienthal et au bord de la Meienreuss.
ADEREN (C. Fribourg, D. Morat). Colline de 519 m.
au N.-E. de Morat. Point de vue asse/. etendu et qu'on d6-
signe comme le quartier-general du comte de Romont,
allie de Charles-le-Temeraire, lejour de la bataille de Morat.
Äderen figure avec Bois-Domingue et le Mont de Courge-
vaux dans les armoiries de Morat.
ADETSWIL (C. Zürich. D. Hinwil). 730 m.Vge et com.
de 70 maisons et 520 h. A 15 min. de la Station de Bärets-
wil, ligno en construction, de Verikon ä Bauma. Actuelle-
meiit voiture postale Bäretswil-Bauma et Baretswil-Wetzi-
kon. Elevage du betail. Tissage de la soie comme industrio
domestique. Tuilerie, four a chaux.
ADISWIL (C. Lucerne, D. Sursee, Com. Gunzwil,
paroisse de Münster). Hameau sur la rive droite du Winon,
067 m., 45 h. Agriculture. Poste ä Münster. Station Hitz-
kirch.
ADLEMSRIEDK, Berne, I). Ober-Simmenthal,Com.
Boltigen). Hameau de 88 h. au centre du Simmenthai, ä
20 ininulos de lioltigen, sur un coteau de 1047 m. bordant
la rive gauche de la Simme. Adlemsried estdejä rnentionne
dans une charte de 1276.
ADLENBACH (C. Glaris, Com. Luchsingen). 570 m.
Partie S. du village de Luchsingen dans la vallee de la
Linth, 239 h. Station de Luchsingen de la ligne Glaris-
Linthal. Filature et tissage de laine et decoton. Fabrique
de carton.
ADLER (C. Bäle-Campagne, Com. Pratteln). Montagne
boisee de 528 m. connue sous le nom de Madion. Traces
de ruines au sommet.
ADLER (GLACIER DE L') (ADLERGLETSCHER) (C. "Va-
lais, [). Viege). Glacier de3 km. partant du col de l'Adler
a 3798 in. et so deversant ä 2900 tn. dans le glacier de
Findelen, au pied O. du Strahlhorn, vallee de Saint-Nico-
las. II est situö entre la paroi dos Biinpfischwänge, au N.,
et l'Adlerhorn.
ADLERHORN (C. Valais. II. Viege). Rio de 3993 in. qui
s'eleve sur l'arete S.-O. du Strahlhorn, ä l'E. de Zermatt.
■ ADLERPASS ou COL DE L'AI-
GLE (3798 m.). Lr: premiere caravane
qui le traversa, en 1849, lui donna le
nom de Rimpfischgrat, et la seconde, en
1853, colui de col Iniseng, mais il est tou-
jours appele aujourd'hui col de l'Aigle
parce quo Wills, en 1853, trouva sur le
sommet memo une plume d'aiglc Ouverl
enlre le Rimpfischhorn, au N.-E., et le
Strahlhorn, au S.-O. II est probable que
le passage de Saas ä Zermall par le gla-
cier d'Allalin, dont fönt mention plusieurs
anciens ecrivains, est plutöt l'Allalinpass
(3570 m.) que l'Adlerpass. En tout cas,
i'Adlerpass a ete certainement alleint de-
puis la vallee de Saas, le8 aoüt 1849, par
le eure Imseng, de Saas, aecompagne
dun chasseur de chamois, et, le jour
suivant, la premiere traversee complete
jusqu'ä Zermall tut aecomplie par
le professeur Ulrich, Lauterburg et
Gottlieb Studer. De Mattmark au col,
5 heures; de lä ä Zermatt, 4 heures, en
Loh t 9 heures. La descente de la premiere
pente de glace sur le versantde Zermatl
oll're seule quelque difficulte ä un griin-
peur peu experimente.
ADLETSHAUSEN(C. Zürich, D. Hin-
wil). Harn, de la com. de Grüningen. 45 h.
ADLIGENSWIL (C. Lucerne, D. Lucerne). 540 m. Vge
et com. ä 3 km. d'Ebikon, Station de la ligne Lucerne-Rolh-
kreuz, et ä 3 km. de Meggen, slation de la ligne Lucerne-
Art. Depot des posles. Voiture postale pour Lucerne. Te-
lephone. 575 h. Sol fertile. Agriculture, i'ruits et commerce
de bestiaux.
ADLIHUBEL (C. Berne, D. Aarwangen). Trois t'ormos
pres de Reisiswil, commune de Melchnau, au pied du
point de vue Hohwacht.
ADLIKON (C. Zürich, D. Andellingen). 450 m.Vge.
214 h.; com., 501 h. ä 2 km. d'Andeltingen, Station de la
ligne Winterthour-Schairhouse. Bureau des postes. Tele-
phone. Les habitants s'oecupent de viticulture, d'agricul-
ture et d'eleve du betail.
ADLIKON (C. Zürich, D. Dielsdorf, Com. Regens-
dorf). 439 m. Vge ä 1,5 km. de Regensdorl', Station de la
ligne (Erlikon- Wettingen. 120 h.; ecole, petit vigno-
bie.
ADLISBERG (HINTER) (maison forestiere) (C. Zü-
rich, Zürich V). 665 m. Restaurant champetre tres frequente
pendant la belle saison. Champs d'essais de FEcole
forestiere du Polvtechnicum federal.
ADLISWIL (C. Zürich, D. Horgeo). 447 m. Vge de 1589
h. com. 2876 h., des deux cutes de la Sihl. Station de la ligne
de la vallee de la Sihl. Poste et telegraphe. Le territoire de
la commune comprend 699 ha. Agriculture, importarrtes
filature de coton, tissage de la soie. Pres et forets, quelques
vignes.
ADREY (L') (C. Fribourg, D. Gruyere, Com. La Roche).
780m. Nom donne a une partiede la commune de La Roche,
appelo quartier de l'Aarey, environ 70 habitations, tres
eparses, 219 h.
ADREY (EN L') (C. Fribourg, D. Gruyere, Com.Vua-
dens). 873 m. Deux domaines avec fermes au pied N.-E. des
Alpetles et ä proximite des bains des Colombettes.
ADULA (C. Grisons). Les anciens ecrivains ont donne
le nom d'Adula Mons on Alpes Adulse au massif mon-
tagneux dans lequel le Rhin prend naissance et plus spe-
cialement aux passages qui traversent les Alpes par le
Gothard, le Lukmanier, le Saint-Bernardin et le Splügen.
Aujourd'hui on entend, par le « Massif de l'Adula », la moitie
Orientale des Alpes lepontiennes, soit celle qui s'etend du
Gothard au Splügen et qui forme la limite entre les Grisons
et le Tessin. Ce massif renferme ainsi les trois sources du
Rhin. On donne, en particulier, le nom d'Adula au groupe
eulminant, celui du Rheinwaldhorn. Ce massif, assez con-
siderable, est encore peu parcouru par les touristes, quoique
AI)U
.k<;k
ses aommets el ses glaciers meritenl d'attirer ['attention.
Le Brand massifde l'Adula sc compose de plusieura massifs
h\ ■ \ \C*' . -}».; '■■■-.ife.i.',
jjitflhernwalcÜ'iorn «?- ■ .J^-r'' *
v I-. .» >\;.
Massif de l'Adula.
plus petits: I" Le massif coinpris entre le Gothard ei le
Lukmanier, cimes prineipales : le Badus ou Six Madun,
3931 in. le Pizzo Centrale (30015 m.) et le Piz Blas (3023 in.)
Le lUiin anterieur prend naissance au pied N. du Badus et
le Hhin moyen ou de Medels au pied S. du l'i/ Blas. 2° Le
massifde- Medels, entre le Lukmanier et le col de la Croina ;
cimes prineip. : le Piz Medels (3203 m.) et le Scopi (3200 m.)
3" Le massif du Rlieinvvaldhorn, entre la Greina et le Saint-
Bernardin. Son sommet le plus eleve et le Rheinwaldhorn
ou Piz Valrhein, 3398 m. (escalade en 1789 par le moine
Placidus ä Spescha, de Disentis); d'autres cimes remar-
quables sont: le Güferhorn (3993 in.) le Vogelberg (3220 m.)
et le Zervreilerhorn (2899 m.j; le Piz Terri (3151 in.) et le
Piz Aul (3124 m.) s'elevent sur des cretes qui prolongent ce
massif vers le N. Au pied oriental du Rheinwaldnorn et
dans le glacier le plus etendu de ce massif (qui en contient
plus que les autres groupes de ce meme massif) se trouve
la source du Rliin posterieur, la branche la plus conside-
rable de ce lleuve; tout pres de la s'eleve la cabane
Zapport du Club alpin suisse ; c'est le point de depart le plus
coinmode pour faire l'ascension du Rheinwaldborn, 3 b..
par l'arete N.-E., depuis la Lentalücke, 2954 m. Ce dernier
col est le verkable passage entre le vallon de Zapport et
celui de la Lenta, car le nom « d'Adulajoch » qui figure dans
l'atlas Siegfried est place trop au N. et doit indiquer seule-
ment Fendroit oü se reunissent les aretesN.-E. et N.-O. du
Rheinwaldhorn. Si Ion fait l'ascension ä partir d'Olivone
(route du Lukmanier) ä l'O., il faut coucher dans les chalets
au fond du val Carasina et monter de lä par le glacier de
Bresciana au Rresciana Pass (3190 m.) d'ou Von gravil
l'arete N.-O. 4° Le massif des doloinites de Splügen est un
petit massif calcaire tres bien dessine, qui s'eleve au N. du
village de Splügen, entre la vallee de Safien et le village
d'Andeer; point eulminant, FAlperschellihorn, (3045 m.)
Sur la Prolongation de ce massif, au N., se trouve le Piz Be-
verin (3000 m.) belvedere bien connu. 5" Le massif du Tarn bo,
entre le Saint-Rernardin et le Splügen, eime culminante, le
Piz Tambo (3276 m.) point de vue süperbe et facilement ac-
cessible en 3 h. depuis le sommet du Splügen. Dans la haute
vallee du Rhin posterieur, ainsi que dans les vallons deVals
et de Safien, les habitants parlent l'allemand; ils descen-
dent d'une colonie valaisanne qui y einigra au XIII e siecle.
ADVERSAU (L')(C.Vaud). Riiisseau, petit aftluent de
la Baie de Ciarens, rive g. (bassin du Leman). Parcours 1,5
km., emb. ä 2 km. en amont de Brent (com. du Chätelard).
/EBLETEN (C. Zurich, I). Meilen). 400 m. Croupe de
10 maisons de la com. de Meilen, ä 20 min. de la Station
Meilen, ligne Zurich-Rapperswil. 68 h.,Vignoble.
/EBNET (OBER et UNTER) (C. Soleure, D. Rals-
thal, Com. Ramiswil). Deux fermes. L'Ober /Ebnet appar-
tient au couvent de Saint-Joseph, ä Soleure.
/EBERSBUHL ou EBERSBUHL (C. Bcrnc, II. Sef-
tigen, Com. Burgistein). Hameau de 4 maisons, 30 h.,sur
le chemin de Wattenwil.
/ebnit, aussi ebnit ou ebnet (C. Berne, D. Sef-
tigen, Com. Burgistein). Ham.de8mai8.,90h.,agriculteurs.
/EBNIT (OBER el UNTER» u EBNIT (C. I in,
I). Trachselwald, Com. Sumiswald). 855 m. Ham. de |0
maisons el 79 h. dependant du village de Wasen.
/echerli (C. Lucerne, l>. I. meine. Com. V'itznau).
'i7'^ in. Maisons au bord du lac <\<-* Quatre Cantons, sta-
liun a Vitznau.
/echerli-alp (C übwaldel Nidwald, C Kerns).
l'iOO m. Alpe riel n pälurages, situde ä l;> b. sur du
col entre Kerns ei Dallenwil, Bur la pente du Stanser-
hörn, Combal entre les Nidwaldiens el les Francais en
1798
/ECKENMATT ou ECKENMATT IC. Keine, |l.
Schwarzenbourg, Com. Wahlern). 664 m. Hameau de 30
wasser. \ I b. de Törishaus, Station de la ligne Fribour«
Berne. Voiture postalede Berneä Schwarzenbourg. Moulin.
/edelwil (C. Appenzell, Rh.-Ext., D. Hinterland).
8(10 m. Hameau de 128 h. Com. de lleri.au (4 mais.), de
Schwellbrunn (0 mais.) el de Waldstadl (2 mais.), sur la
route de Herisau ä Schwellbr ; traverse" \>.<v la Glatt.
Belle campagne. Tissus el broderies. L'origine du hameau
doit etre ancienne, son nom vienl du vieux mot allemand
Adalo.
_ /EDERMANSDORF IC. Soleure, 1). Balslbah. :',7:. in.
Cum. et vge de 476 II.. ä km. de la roininune de llalslbal.
possede de grandes Forets sur les pentes du Weissenstein
et du Hauenstein. Bureau des |»>sies. Nahe de la voiture
postale Balsthal-Moutier. Agriculture el eleve du beiail.
Fromagerie, commerce de porcs. Grande fabrique de po-
teries: on extrail l'argile >\u Weissenstein; fabrique de
Miueles
\l.
'.derniaiisdoif possede dans le
insi qu'un pelerinage fröquentd
zendorf formenl une sc
esl a Matzendorf, mais
Horngraben une chapelli
en l'honneur de sainl Antome.
/EFFENBERG (C. Scbwyz, I). March). Fermes faisanl
partie de la commune d'Altendorf.
/EFFL.IGEN (C. Berne, 1). Berthoud). 499 m. Vge el com.
554 h., a 2.5 km. de Kirchberg, dans la plaine, sur la rive
gauche de l'Emme. Sc rattache ä la paroisse de Kirchberg.
Station du chemin de fer de FEmmenthal. 50 mais.,
490 h. Bureau des postes et b'lephone. Agriculture. Fa-
brique de laine artiticielle. Fromagerie.
/EGERI (LAC D') (C. Zoug, bassin de la Reuss). 728
m., surface 7 km., longueur 5,5 km., largeur 2 km., pro-
fondeur 82 in. Charmant lac alpestre. ä Festrennte" S.-O.
duquel s'eleve abrupl le Kaiserstock d'i2S m.i. avec ses
grandes forets. La rive Orientale est dominee par le Saint-
Jostenberg el le Morgarten. l'ne belle route !<• long du lac'
conduit dans le canton deSchwyz. <>n passe aupres d'une
16
JEGE
MLP
jolie chapelle, situee ä l'extremiie S.-E. du lac, pres des
maisons de Hauptsee, oü les dernieres recherches ä ce
sujel placenl la ceMebre bataille de Morgarten, en lieu et
place do-- hauteurs de ce nom. Le lac, tres poissonneux,
abonde en truiles; depuis 1890, un bateau I vapeur fait
V'Lie du lac dVEgei-i.
le service des rives, Une quantite deruisseaux alimentent
le lac, les deux principaux sonl : sur la cöte N., le Schluen-
bach, et sur la cöte 0. le Hüribach. Le lac d'.Kgeri se de-
lerse du cöte" du N. dans le lac de Zoug, par la" Lorze.
/EGERI (MITTEL) (C. Zoug). llanieau de 109 h., com-
mune d'Unter /Kgeri, entre ce village et Über .Kgeri, avec
une petite chapelle, qui est ornee d'un remarquable ta-
lilean du peintre zougois .Moos, representant le combat du
Gubel. Depot des postes, telephone.
/EGERI (NEU) (C. Zoug). 686 in. Gros hameau sur la
Lorze, 2 ponis sur la riviere. 208 h. dans les communes
de Menzingen et d'Unter .Kgeri. Ce hameau est situe ä
l'enlreedes gorges sauvages de la Lorze. De la deux routes
conduiscnl, l'une dans l'.Kgerithal, l'aulre a Menzingen et
au village montagnard de Neuheim. Soierie, fahr, de Co-
lon. Voiture postale de Zoug ä Unter-, Kgeri. Depot des
postes, telephone.
/EGERI (OBER) (C. Zoug). 739 m. Com. situee sur le
Schluenbach et au bord du lac d'.Kgeri, a 2 km. auS. d'Un-
tei '.Kgeri, ä 7 km. de la Station de Sattel-/Egeri etä9,5km.
de feile de Zoug. Bureau des postes. Voiture poslale Zoug-
Sattel. Telegraphe et telephone. Helle eglise qui conlient
un chieur de style gothique. Le village est le plus ancien
de la vallee d'.Kgeri. La commune compte environ 1900h.,
le village env. 700. La conlreeest tres l'ertile. Les agricul-
ieiirs s'occupent aussi bien de l'industrie laitiere et froma-
gere que de l'öleve du betail. II y a, en outre, des scieries.
200 ouvriers sont occupes ä l'industrie de la soie. Ober
.Kgeri a compte comme personnages celebres: Christian
Ilen, capitaine du XVI e siede; Billeter, chroniqueur du
XVII' siede; Heinrich, ambassadeur francais au XVIII 1 '
siede. C'est sur le territoire de cette commune que se
trouvent les champs de bataille de Morgarten (1315) et de
Saint-, lost (1798). Une route de inontagne congluit par des-
sus le Katen au Biberbrücke.
/EGERI (UNTER) (C. Zoug). 730 m. Com. de 2440 h.
et village paroissial de 1261 h., sur la Lorze et au bord du
lac d'. Kgeri. Voiture poslale Zoug-Sattel. Postes, telegra-
phe, telephone. Village tres industriel, grande fabrique
de eolon, belle carriere. Agrieulture. On y remarque une
eglise gothique moderne et un beau College. Au-dessus
du village se trouve la pension Waldheim. Entre Ober et
l'nter .Kgeri, sur une hauteur s'eleve le Sanatorium
construil par la Societe d'utilile publique de Zürich pour
les enfants scrofuleux. Pres du lac, la celebre maison de
Santa pour enfants du l> r lliirlimann, qui diiige aussi le
Sanatorium.
/EGERIRIED. Marais forme par la Biber sur le terri-
toire d'Ober JEgeri et limite au S.-E. par la ligne de
chemin de l'er, au S., par lesjardins de Bolhenthurin,ä l'O.,
par le territoire de Morgarten et, au N., parcelui de Saint-
.lost. Une dizaine de maisons sont eparses sur ce territoire
el se repartissent entre les communes avoisinantes. Leurs
habitants se li\ rent ä l'agriculture, mais surtout a l'exploi-
tation d'excellente tourbe qu'ils conduisent jusqu'au lac de
/.mich. II s'vlroiive aussi une fabrique de litiere de tourbe.
/EGERSTEIN (C. Heine. I». Oberhasli, Com. Guttan-
nen). Kroupe de maisons a 30 minutes au-dessous de Gut-
tannen, sur la rive gauche de l'Aar.
/EGERSTENGRABEN ou WEIDLIGRABEN (C.
Berne, D. Seftigen, Com. Burgistein). 780 m. Hameau de
9 maisons sur le chemin de Watten wil a Burgistein. Baic
de Kirchenthurnen. A 2,5 km. de la Station de Pfanders-
niatt, ligne du Giirbethalbahn.
/EGERTEN (C. Argovie, I). Zolingue, Com. Kdlliken
et Safenwil). 503 m. Hameau de 120 h. ; signal pres de
la foret. Station a Safenwil, 1,5 km.
/EGERTEN (C. Herne, 1). Aarwangen, Com. Wynau).
152 m. Village dans une plaine, entre la Station de Bogg-
wil et le village de Wynau. 621 h.
/EGERTEN (C. Berne, L). Ilaul-Simmenthal). Village
de 561 h., la plus forte agglomeration de la commune de
Lenk. 115 maisons et nombreux chalets.
/EGERTEN (C. Berne, ü. Nidau). 438 m. Com. el vge
de 577 h. au bord du cana) de l'Aar, ä 4 km. S.-E. de
Bienne, paroisse de Bürglen. Un pontsur le canal l'unit a
Briigg, commune jumelle de la rive gauche et Station du
chemin de fer Bienne-Berne. Agrieulture, arboriculture,
horlogerie, fromagerie.
/EGERTEN (C. Kribourg, D. Singine, Com. Brunis-
ried). 870 m. Croupe de 4 maisons situees sur la route de
Tavel ä Planfayon, ä 7 minutes de Brunisried.
/EGERTEN (C. Claris, Com. Hüten). Croupe de mai-
sons avec dependances rurales dans le petit village d'Un-
terbilten.
/EGERTEN (C. Soleure, D. Halsthal). Hameau de la
commune de Halsthal, situe sur une colline ä 1 km. de
Baisthal; 33 h. Agrieulture.
/EGERTEN (C. Soleure, D. Olten-Gbsgen). Hameau de
cinq proprietes rurales, de la commune de Vinznau, ä 1
km. du village, dans un val eleve. 35 h.
/EGERTLI (C. Zürich, D. Borgen). 465 in. Hameau de
107 h. de la com. deThalwil.Vinnes. Station aThalwil, 500m.
/ELAPASS ou COL D'AELA (C. Grisons). 2760 m.
Passage ä l'O. du Piz d'.Kla. 11 mene de Bergün par la ca-
bane d'/Ela du Club alpin suisse au hameau de Naz sur la
route de l'Albula, mais peut etre employe comme passage
entre Bergün et Tinzen, quoiqu'il ne soit ni le col le plus
direct entre ces deux endroits ni le point le plus bas
dans la crete rocheuse entre le Piz d'Aela et le Tinzenhorn.
/ELA (CABANE D«) (.Elahutte) (C. Grisons). 2201 m.
Cabane du Club alpin suisse, situee dans le val Spadlatscha.
entre le Piz d'/Ela et le Tinzenhorn. C'est une cabane ou-
verte, amenagee pour dix personnes. On fait de lä les as-
censions du Piz d'.Ela (3340 m ), du Tinzenhorn (3132 m.),
du Piz Michel (3461 m.) et de 1'iEla Pass (2762 in.).
/ELA (PIZ D*) (C. Grisons). Sommite de 3340 m. ä
l'intersection des districls de Plessur, de l'Albula et d'O-
ber-Landquart. L'ascension du pic se fait depuis Bergün.
/ELGÄU (C. Berne, D. Interlaken, Com. Habkern).
1780 m. Groupe de chalets au pied du Hohgant. Le meine
nom est donne ä plusieurs groupes de chalets ä l'O. du
Tannhorn, dans le Brienzergrat.
/ELGÄU ALP (C. Obwald, Com. Alpnach). 1581 m.
Groupe de chalets dans le petit Schlierenthal.
/ELGGI ALP (C. Obwald, Com. Sachselen). 1647 m.
Tres belle alpe avec 10 chalets et une chapelle. Une nou-
velle route conduit de Sachselen ä ^Elgi et de lä un sen-
tier passe sur le Abschütz, puis sur le Hohenstollen et
aboutit au Frutt.
/ELPELIKOPF (C. Saint-Gall, D. Werdenberg). 1645
m. Petit sommet des contreforts de la chaine de l'Alvier, au-
dessus de Flums. Signal geodesique. Un chalet, l'.KIpeli-
hütte (1620 m.), se trouve au N. du sommet.
/ELPELTISPITZ (C. Grisons, D. Ober-Landquart).
Pic de 2690 m. au N.-E. de Klosters (Prätigau). II forme
l'extremite O. de la chaine sau vage qui separe le val Ion
de Schlappin de la vallee de la Landquart en amont de
Klosters.
/ELPLI(C. Saint-Gall, D.Ober-Toggenburg, Com. Sankt-
Johann). Groupe de chalets au pied du Siintis dans la val-
lee de la Säntisthur.
/ELPLIHORN (C. Grisons, D. Plessur). Pic de 28-40 m.
situe aux sources meines de la Plessur, au S. d'Arosa. II
domine ä l'E. le pälurage appele l'.KIpli, mais est lui-meme
/ELP
.ks<:
17
doniiiit'' par sis deux voisms, le Rothhorn d'Aroaa ei le
Rothhorn de Parpan. Ascension facile.
/ELPLIHORN (C. Grisons, I). Landquart). Pic de
3010 id., massif de Monstein, au S. de Daves, ('.'est le poinl
culminant de ce massif, qui s'öleve au N. du Ducan
Pass. Facilemenl accessible en :i ou 'i h. de Sertig Dörfli,
Monstein et Spinabad en gagnant l'aröte S. Belvödere
/elplilücke (C. Herne, I). Oberhasli). Passage,
environ '2750 in. jusie ä l'O. ilu Petit Diamanstock (2790 in.)
BUr l'arete qui le relie an Grand Dianianstoek (.'!ir>l in.).
Ce col fait communiquer le glacier de Bächli avec le gla-
cier de Gruben.
/ELPLISEEHORN (C. Grisons, I). Plessur). Pic de
2723 in. de la chainc de l'Arosa Uolhliorn, (|iii s'eleve im-
medialeinent an midi d'Arosa et du lac d'.EIpli, landis que
ÄLPLISTOCKiC Kerne, I >. < Iherhasli). Pic de 2895
in., a 1'0. de la ronle du passage (In Grilnsel el sur la erele
i|ni separe les vallons d. Erlen ei de Bächli. ()n y lrouve
iles cnstaux.
/emelsberg (C. Saint-Gall, Ü. Ober-Toggenburg).
1181 in. Montagne de la com. de Krummenau, comprise
enlre deux all', de la Tlnir. Les penles sonl COUverteS de
ferines el de cilllnres.
iEMISEGG (C. Saint-Gall, 1). Unter-Toggenburg).
Croupe de maisons ile la commune de Saint-l'elerzell.
/EMLIGEN (C. Berne, D. Konolfingen). 620 m. Harn.
de la com. de Stalden, sur la route de Berne-Münsingen
ä Langnau et ä distance egale (1 Km.) des stalions deTä-
gertschi et de Konolfingen de la ligne Berne-Lucerne. En-
/EMLISHCWAND (G. Obwald). Partie de lacom.de
Kerns, dependanl de Wisserlen, au pied du Stanserliorn.
16 mais., 60 h.
/EMSIGENALP (C. Obwald, Com. Alpnacli). 1350
in. Chalets sur la ligne du Pilate, oü se trouve im garage
avec une machine hydraulique destinee ä elever l'eau an
sommet du Pilate.
/ENERHOLZ (IM) (C.Soleure, I). Balsthal, Com. Lau-
persdorf). 552 m. Harn, de 22 mais., situe sur le versanl
septentrional du Weissenstein. A 4 km. de Balsthal, Station
de la ligne ( Knsingen-Balstha I, voitureposta le Moutier-Bal s-
Ihal. Agriculture, prairies. 143 h., la plupartdesjeunesgens
travaillent dans les etablissements metallurgiques de la
Cluse.dans les fabriques de papieret desoieriesde Balsthal.
/ERENBOLLIGEN (C. Berne, 1). Aarwangen). 670
in. Gros ham. de la com. d'Auswil, dans le vallon du Frei-
bächli, a 3 km. de Rolirbach, Station de la ligne Langen-
llial-Wohlhusen. Telephone. Environ 80 h., Industrie lai-
tiere et fromagere.
ÄRGEREN (.Erckrnracii). (C. Fribourg.) Appellation
alleniande de la Gerine. Voir ce nom.
/ERGERTEN (C. Uri, ( !om. Bealp). Chapelle el chalets,
a 2 km. au S.-O. de Bealp, sur la Reuss.
/ERLEN (GLACIER D') (.Erlengletscher) (G. Berne,
D. Oberhasli). Petit glacier sur les llanes du Graugrat,
a l'O. de la Handeck, sur la route du Grimsel ; s'ouvre sur
le vallon d'.Erlen, parcouru parle ruisseau du meme nom,
all', de l'Aar. A une alt. de lb85 m. se trouvent les chalets
de l'.F.rlen-Alp, domines au S. par l'.Krlenhorn, 2454 m. ;
un peu en amont de ces chalets, la vallee se bil'urque: un
vallon conduit au glacier de Gruben, lautre, le Binderthal,
ä celui d'. Erlen. L'un ou l'autre de ces glaciers conduisenl
a la cabane de Gauli du Club alpin suisse, au fond de la
vallee d'örbach. Le Bitzlipass (3050 m. env.) fait commu-
niquer le glacier d'.Frlen avec celui de Gauli.
/ERLENHORN (C. Berne, I). Oberhasli). Sommite
rocheuse de 2454 m., a l'O. de la Handeck. A ses pieds se
lrouve r.Frlenalp d'ou sort l'.Frlenbach, qui se jette dans
l'Aar ä la Handeck, dans le meme gouffre que l'Aar : le
contrasle des eaux blanehes de 1. Erlenbach et de l'eau
grise de l'Aar est saisissant.
/ERMIGHORN (C. Berne, I). Frutigen). Sommel de
2457 in., de la chaine separant la vallee ile Kandersleg du
Kienthal, vue splendide sur le massif de la Blumlisalp.
L'ascension s'en fait de Frutigen, du lac Bleu ou de Kan-
dersteg, par l'alpe de Giesenen, et du Kienthal par la
Bacbalp (4 ä 5 heu res),
/ERNEN (OBER- el NIEDER-) (C. Valais, I). Con-
ehes). I Ulli in. Cum. el vge dans une belle silualion au-
dessus de la rivegauchedu Rhone el vis-a-vis de Fiesch, ä
:! h, 30 min. de |; ( siaiiun de Brigue, ligne du J.-S. Bureau
des postes. T616graphe el telephone, :i7.">h. pour le village el
120 pourla commune, tousagriculteurs.Carrieresd'ardoise.
L'öglise renferme divers objets ayanl appartenu au celebre
eardinal Mathini Sehinner, enlre aulres des hahits Bacer
dotaux ei une fori helle coupe d'or emaillö.
/ernergalen (C. \al.n-, 1 1. Conches), 2480 ni.
Grand plateau couverl de pälurages qui Betend entre la
vallöe du Rhone et le vallon de Kappen. Galen ''si un nom
eiiminuii dösignant les larges croupes enlre les vallöea et
les Kummen ou com bes.
/esch, /eschi. In grand nombre d'endroits de la
Suisse Orientale el centrale portenl le nom d K-eh, soil
simple, seil en COmpOSitiOD avec (|ueli|ile Suffixe. Ces lirii\
liraient leur appellation des frönes (Eschen) donl ilsötaienl
planles.
/esch (C. Argovie, D. Zofingue). 124 m. Ham. de la
com. de Rothrist, vallee de la Wigger, ä 2 km. de la Sta-
tion de Zolingue (ligne Ollen-Lucerne) ; depend du bu-
reau des posles de Strenyelbach. 35 h. La pluparl des
habitantS travaillent dans les l'ahriques de Zofingue.
/ESCH (C. Bäle - Campagne, I». Ariesheim). 322 in.
Com. et. vge sur la Hirse. Station de la ligne Delrmont-BAIc.
Telegraphe, trdephone. L'ecole occupe ['ancien chäteau de
la famille de Klarer, originaire de eetle localid'. 1867 h..
en majorite catholiques, 250 inaisons. Fabriques, scieries
et. distillerie. Vignes.
/ESCH (C. Lucerne, I). Hochdorf). 187 m. C el vge.
sur le Vorderbach, au bord ^n lac de llallwil, ä 2 km. de
Musen, Station ,de la ligne du Seethal. Voiture postale
Fahrwangen-Geliingen. Telephone. 030 h. et 104 mais.
Agricullure, elevage du betail, vignoble. Scierie, moulin,
tressage de la paille.
/ESCH (C. Tri, Com. d'Unterscbäclien). Main, de HO
chalets du Sehaehenllial. ()n designe aussi sous ce nom la
vallee en amont d'Unterschächen. Belle cascade du Slauhi.
tres visible de la nouvelle route du Klausen.
/ESCH (C. Zürich, D. Hinwil). Ham. de la com. de
Fischenthal, Station de Steg (Slag), ligne du Tössthal-
bahn. 69 h. Eleve du betail, hroderie.
/ESCH (C. Zürich, I). Morgen). 689 m. Ham. de 4 mais.
Com. Schönenberg, ä 2 km. de cette Station (ligne Zu-
rieh-Bicliterswil). Eleve du betail.
/ESCH (C. Zurieb, U. Uster, Com. Maur). 632 in. Cros
ham. ä 4 km. de la Station Uster (ligne Zurich-Küti-Rap-
perswil). Bureau des postes, 384 h. Eleve du betail, tis-
sage de la soie.
/ESCH (C. Zürich, D. Winterthour, Com. Neftenbach).
440 m. Hafri. a 1 km. de la slation de Bettungen (ligne
Winterthour- Schatl'house), 160 h. Vignes, earriere de
gres. Le nom de « In der Burg » apparait comme designa-
tion territoriale. On ne sait cependant rien d'un chäteau
ni dune famille feodale de celte localite, sinon qu'en
1254 un 0. de Asche est cite comme temoin ä Bussnang,
en compagnie du comte Hartmann l'Ancien de Kybourg.
/ESCH (C. Zürich, D. Zürich). 545 m. Com. et Vge su,
I Ksrhenbach, ä 3 km. de Birmensdorf, Station de la
ligne Zurich-Zoug. Depot des postes. Com. 312 h., vge 268.
Agriculture et eleve du betail. Le tissage de la soie oc-
cupe le tiers de la population. Les Romains avaient deja un
etablissement ä la Halde. Une famille patricienne de la
noblesse zurieoise tirait son nom de cette localite. L'exis-
tence d'un chäteau ä cet endroit n'est cependant pas prou-
vee.
/ESCHAU (C. Berne, D. Signau). 696 m. Ham. de la
com. d'Eggiwil, au bord de l'Emme, ä 4 km. de Signau,
Station de la ligne Berne-Lucerne. Depot des postes. Voi
ture postale Signau-Rothenbach. Telephone, 35 h. agricul-
teurs.
/ESCHBACH (C. Berne, I). Berthoud). 735 m. Groupe
de mais. de la com. de Hasle, sur le versant N. de We-
gissen, ä 4,5 km. de la Station Hasle-Ruegsau, ligne Ber-
thoud-Thoune. 44 h. agriculteurs. Fromagerie.
/ESCHBACHBÜHL (C. Zürich, D. Fsler). Ham. de
la com. de Maur. sur l'.Esehbach, ä 2 km. du Greifensee,
ä 5 km. de la Station de Scliwerzenbacb (ligne Zurich-
Rüti-Bapperswil). Ancienne Station lacustre, pilotis, armes
dr celte epoque. Vergers.
im t. geoo. — 2
18
iESC
ASCHEN (C. Appenzell R.-K., 1). Hinterland). 880 m.
Hain, de la com. de lluiulwil, ä 4 km. de cette localite
ei Bur la route Hundwil-Urnäsch. 170 h. Eleve du betail
ei tissage a la main.
/ESCHER (C. Appenzell R.-L, Com. Schwende). 1461
m.Auberge ä 10 km. d'Appenzell, pres de "Wildkirchlein,
tres frequentee en &t& par lea touristes. Sejour pour conva-
lescents.
/ESCHEREN (HINTER, VORDER) (C. Borne, I).
Aarwangen, Com. Melehnau). 590 m. 5 maisons avec une
anborge t'aisant partie ilu village de Melehnau.
/ESCHI ou ESCHI (C. Berne. 1). Frutigen). 859 in. Com.
et vge paroissial sur la eroupe d'une montagne qui s6parc
la vallee de la Kandcrdn lac de Thoune, a 4,5 km. de Spiez,
Station du chemin de Ter de Thoune a Interlaken. Voiture
postale Ksehi-Spiez. Toloyraphe et telophone. Commune
[195 h., vge 183 h. Eleve du betail, hoteis et pensions.
Station climatique bien connue. .Eschi etait le sejour de
predilection de l'excellent peintre des Alpes Baud-Bovy,
qui l'a illustre. L'eglise, qu'on voit de loin, ollVe un pano-
rama etendu et varie\ I In en attribue la fondation ä la bonne
reine Berthe (X° siecle). Anciennement, le village, avec la
contree avoisinante, formait ce qu'on appelait le pays
d'. Eschi ; La population avait sa banniere et ses Statuts par-
ticuliers.
/ESCHI (C. Nidwald, Com. Hergiswil). 660 m. On en
distingue trois : le haut, le bas et le petit. Ce sont des pro-
prietes particulieres dans la montagne au-dessus d'Her-
giswil. Le canton d'Unterwald compte de nombreuses
fermes portant ce nom.
/ESCHI (C. Soleure, D. Kriegstetten). 515 m. Com-
mune et village sur la route de Soleure ä Herzogenbuch-
see. A 2 km. de la Station d'Inkwil, ligne de Soleure
a Herzogenbuchsee. Bureau des postes. 346 h. (41 protes-
tants.) Agriculture, terrain tres fertile. Tourbieres vors le
lac d. Eschi avec rosh>s de construetions lacustres.
/ESCHIRIED (C. Berne, I). (•'rutigen, Com. yEschi).
1001 in. Gros harn., pres du lac de Thoune, ä 6 km. de
Spiez, Station de la ligne Thoune-Inteiiaken. Environ '250
h. Kleve du betail.
/ESCHISEE (Lac h'.E.sciii). Voir Biir<;a:schisee.
«SOHLEN (C. Berne, I). Konolfingen). 800 ä 1100 m.
I'aroisso de Diessbach. Cette commune ne comprend que
des maisons eparses sur le llanc meridional de la petite
valloe de Diessbach, limitöe au S. par les hauteurs boiseos
de la Sehal'egg. A 2,5 km. de Diessbach, Station du chemin
de fer electrique Berthoud-Thoune. Voiture postale Diess-
bach-Linden-Heimepschwand. Telephone. 340 h. Agricul-
ture, elevc du betail. Sur le territoire de la commune se
trouvent les ruines du chäteau de Diessenhery detruit par
les Bernois le 31 mars 1331.
/ESCHLEN (C. Herne, I). Thoune, Com. Sigriswil).
750 m. Vge sur la rive N. du lac de Thoune, a environ
ÄFF
7,5 km. de Thoune, et ä 2,5 km. de Gunten, Station des
bateaux ä vapeur du lac de Thoune. Depot des postes ä
(liinten. 400 h. Agriculture.
/ESCHLENBERG (C. Frihourg, D. Singine). 764 m
Hain, de la com. de Saint-Ours (Sankt- Ursen), paroisse
d'Alterswil, situö ä 2 km. d'Alterswil, au bord du Gotteron,
5 mais. et 45 h.
/ETIGKOFEN (C. Soleure, I). Bucheggberg). 608 m.
Com. et vge au sommet du Bucheggberg, ä 9 km. de la
Station Büren, ligne Herzogenbtichsee-Lyss. Voiture pos-
tale Soleure-SchnotUvil. Depot des postes. 150 h. protes-
tants. Paroisse .Etingen-Müldedorf. Agriculture. Caniere
sur le Schöneberg.
/ETINGEN ou /EUGEN (C. Soleure, D. Btfchegg-
berg). 497 m. Com. et vge sur la route de Soleure ä Bahn,
ä6 km. de la slalion dTtzensdorf, ligne de Soleure a Ber-
thoud. Döpöl des postes. 200 h. La commune comprend le
rillage de Brittern et compte 302 h.
/ETSCHENRIED (('.. Nidwald). Territoire compre-
nant 5 fermes sur le contrefort S.-O. du Bürgenstock, d'oü
l'on a une vue süperbe sur tont le hassin de l'Aa d'Engel-
berg. .Etschenried appartient en partie ä la Commune
d'Ennetburgen, en partie a celle de Stansstaad-Obburgen.
£TTENBERG (C. Argovie, I). Muri, Com. Muri).
564 m. Fermes sur une hauteur au S. du hameau de Muri-
Langdorf, ä 1,5 km. de la Station de Muri, ligne Wildegg-
Arth-Goldau. Prairies. En hiver, tressage de la paille.
/ETTENBERG (C. Fribourg, D. Singine). 1607 m.
Sommite denudee, rameau du Kaisereck, entre la Singine
chaude et la Singine froide. Divers chalets sur la montagne
portent le ineme nom.
/ETTENSCHWIL (C. Argovie, D. Muri, Com. Keren-
berg). 493 m. Petit vge sur la pente Orientale du Linden-
berg, 3 km. de la Station de Sins, ligne Wildegg-Arth-
Goklau. Depot des postes, 234 h. Agriculture. Industrie
domestique du tissage de la soie, tressage de la paille pen-
dant l'hiver. Commerce de betail.
ZEUGST (C. Zürich, D. Aflbltern). 700 m. Com. et vge
sur les tlancs de l'/Eugsterberg, ä 3 km. de la Station
d'Affoltern (ligne Zuricn-Zoug). Depot des postes. 599 h.
Agriculture et tissage de la soie. Pres de cette localite se
trouvent les bains de W'engi.
/EUGSTEN (OBER et UNTER) (C. Berne, D.
Schwarzenbourg, Com. Rüschegg). 905 in. Un des ha-
rneaux qui composent la com. de Hiischegy. Agriculture.
/EUGSTERBERG (C. Zürich, D. AHoltern). 830 in.
Colline boisee, dont les contreforts bordent les rives O. du
Türlersee, haute valloe de la Beppisch qu'un de ses eboule-
monts prehistoriques a cornblee en partie.
/EUGSTERTHAL (C. Zürich. D. AHoltern). 513 m.
Nom de la valloe superieure de la Reppisch, a l'O. de l'Al-
bis et einbrassant toutes les maisons autour du Türlersee.
Station d'Affoltern ä 4 km. (ligne Zürich - Zoug), 281 h.
Manufacture, tissage de la soie, ancien couvent de fommes
dans la inaison appeloe encore le Kloster.
/EUGSTISRIT (C. Saint-Gall, D. Werdenberg, Com.
Sennwald). Harn, au pied du Hohenkasten, ä 2 km. de
la Station de Salez, ligne Sargans-Altstätten. Bureau des
postes. Telephone, voiture postale 2 fois par jour Gams-
Salez. 200 h. protestants. Agriculture, commerce de bois,
hroderies. Pendant la guerre de Souabe (1499), ce village a
ete completernent detruit par les Imperiaux.
/EU LI ii AU ELI (C. Appenzell R.-Ext., D. Hintorland,
Com. Urnasch). 1113 m. Groupe de maisons habitees seu-
lement rote au f'ond de la vallee d'Urnäsch.
/EWIL (C. Saint-Gall, D. Unter Toggenbourg, Com.
r >anters\vil). 800 m. Harn, dans une Situation idyllique,
vue süperbe sur la vallee de la Thur, s'etendant du Hörnli
ä Wil en Thurgovie, ä 3 km. de la Station de Bütschvvil,
ligne du Toggenbourg. Bureau des postes. 56 h. protes-
tants et catholiques. Tissage de la soie, broderies.
/EZIKOFEN (C. Berne, D. Aarberg, Com. Meikirch).
649 m. Harn, forme de trois groupes de maisons entre
Kirchlindach et Meikirch, ä 5 km. de Schupfen, Station
du chemin de fer de Berne a Bienne. Environ 50 habi-
tants.
AFFEGRIST (C. Saint-Gall, D. Werdenberg, Com.
Garns). Harn, sur un contrefort septentrional du Säntis.
ä 2 km. de la Station de Haag-Garns, ligne Buchs-Bor-
schach. Agriculture.
ÄFF
AFP
19
AFFEIER 011 VIVER (C. I'risons, D. Glenner, Com.
( Ibersaxen). Harn, snr la rive droite du Rhin antärieur. D6-
p.'ii des poBtes. 28 li. Agriculture.
affeltrangen (C. Thurgovie, I). Munchwilen).
Com. ei vge situe sur la route de Wil (Saint-Gall) ä Con-
Btance, dans la haute vallöe de la Lauche, äff. de droite
de la Murg, ä 7 km. de Wängi, Station de la ligne de Wil
a Frauenfeld et de Weinfelden, ligne de Romanshorn ä
Winterthour. Bureau des postes. Telegraphe ei lelepl ■.
2 servicea postaux desservent la localite: 1° Märstetten-
Affeltrangen-Mätzingen ; 2 3 Weinfelden-Affeltrangen-Wil.
Une Station de eh. de fer sera etäblie »Ifs que la ligne Con-
stance-Weinfelden-Wil, depuis longtemps projetee, de-
viendra une röalite". Ce village possede une 6col« secoadaire.
La population s'oi'cupe d'agriculture, de eulture des arbres
fruftiers et de broderie. A la commune d'habitants d'Affel-
trangen appartiennent Bollsteg, Eisenegg, Kreuzegg, Näge-
lishub et Reuti. Elle constitue, avec Märweil, tme paroisse.
Lecloehet de l'eglise, i'n forme d'aiguille, est Tun des plus
beaux de la contree. La commune municipale d'Affeltrangen
comprend Äffeltrangen, Zetzikon, Märweil et Buch avec
1230 h. (900 protestants et 333 catholiques).
Parsuitedu voisinagede Saint-Gall etiles relations indus-
trielles t|iii se sont etablies avec cette localite*, le village a
gagne. en bien-etre et en elegance.
En 779, Immo, et en 798 le comte tsenbart, lirent don ä
l'abbaye de Saint-Call de biens situes ä Affeltrangen.
Celle-ci reeut, en meme temps, la juridiction du village,
mais Fabbe Rumold la donna, ä la findu XIII- siecle, ä la
commanderie de Tobel qui venait d'obtenir du comte Frede-
ric de Toggenburg la dime d'Affeltrangen. A la suppression
de la commanderie de Tobel, cette dime echut ä l'Etat.
AFFELTRANGEN (C. Zürich, D. Hinwil, Com. Ilin-
wil). 534 m. Harn, ä 2,5 km. de la Station de Bubikon,
ligne de Zürich a Rüti. Marais.
AFFELTRANGEN, AFFOLTERN. Ces noms ont
une origine commune dans l'alemane apfcl et de tera
(arbre) lieu plante de pommiers. Aileltrangen est compose
de Affaltra et de wanga, eminence. All'oltern vient du
datif pluriel Affaltrun: vers les pommiers. Le pommier
etait primitivement rare dans ces contrees et les lieux oü
il croissait etaient remarques.
AFFOLTERN (District du Canton de Zürich). Su-
perticie de 11 195 ha. Population 13268 ämes, soit 122 h. par
km'. Chef-lieu : All'oltern (am Albis). Le distrief se compose
des 14 com. politiques suivantes : .Eugst, All'oltern, Bon-
sletten, Hausen, Hedingen. Kappel, Knonau,Masch\vanden,
Mettmenstetten, Obfelden, Ottenbaeh, RifTerswil, Stallikon,
Wettswil. Situe entre l'Albis et la Reuss, il est Limite* ä l'O.
par le canton d'Argovie, au S. parcelui de Zoug, ä l'E. par
le district de Horgen et au N. par celui de Zürich.
Le district comprend les pentes occidentales de la chaine
de l'Albis, le val de la Reppisch avec le lac de Türlen (Tür-
leisee), la vallee de la Jonen. A l'O., la frontiere est mar-
quee par la Lorze et, apres sa jonetion avec la Reuss, par ce
dernier cours d'eau. Les collines qui separent les vallees
sont l'ormees de croupes doucement arrondies et composees
de molasse recouverte partout d'assez puissantes moraines
provenantdel'ancien glacierdela Reuss, lorsde latroisieme
periode glaciaire. On y trouve des moraines de fond et de
nombreux blocs erratiques. De cette epoque clatent egale-
inent les grands marais de Rifferswil, de Mettmenstetten,
de Bonstetten, qui ont ete formes par les eaux retenues par
les moraines lors de la t'usion des glaciers. Le val de la Rep-
pisch olt're un grand contraste avec les vallees voisines; la
Heppisch s'est cieuse, entre les moraines laterales et l'AI-
liis, apres la troisiemeglaciation, une nouvelle vallee, encore
assez prolbnde : de lä, les parois abruptes, denudees, et les
nombreux glissements de l'Albis et de l'iEugsterberg. La
tnajorite des habitants est protestante; le district compte
cependant 1070 catholiques et 2 israelites.
Les terres se decoinposent comme suit:
Vignes 120 ha.
Champs et jardins 2162 »
Pres et vergers 5093 »
Marais 1006 »
Forets 2709 o
11090 ha.
Lavigneestendeclin; la eulture proprementdite est, toute
Proportion gardee, considerahlc; le prairies ei l'6*levage
du bi'-tail consliluenl la principale lichrssr du (hslriii. Les
villages du s. ecoulenl teure produits ä la fabrique de lail
condense* de Cham, <tu\ du N. le vendenl dans la ville
de Zürich.
La statistique du bötail donne les chiffres Buivants:
1876 L886 1896
BÄtesäcornes 5203 6567 7429
Chevam 296 309 495
Porcs 1493 1859 1672
Chevres 872 672 445
Mi ms 108 56 3i
Ruches d'abeilles 1299 1521 2089
L'industrie esl importante, surtoul celle de la soie. tanl
coinme travail dans les manufactures que comme fabri-
cation domestique.
Outre le icsrau des nomluviiscs roulcs locales, il faul
signaler deuxvoies importantes: l'ancienne route de Zoug
l,e district d'Affoltern.
(Zueerstrasse), reliant diiectement Zürich ä Zoug ä travers
l'Albis par Hausen ei Kappel, et la ligne ferree de Zuricli-
Affoltern-Zoug.
AFFOLTERN (GROSS) ou GROSSAFFOL-
TERN (C. Berne, I). Aarberg). 511 m. Vge et centre de la
com. de ce nom, dans la l'ertile et riante cuvette du haut
plateau, ä droite de la vallee du Lyssbach, ä 2 km. de la
Station Suberg-Grossaffoltern de la ligne Rerne-Rienne.
Bureau des postes. Telegraphe et telephone. 90 mais. et
environ 500 h. La commune politique, avec Ammerzwil,
Kaltenbrunnen, Kosthofen, Krummen, Suberg, Ottiswil,
Vorimholz et Weingarten, compte 1700 h. Cereales et four-
rages, eleve du betau. Plusieurs moulins, deux scieries.
fabrique d'huile, une distillerie.
AFFOLTERN (C. Berne, D. Trachselwald). 800 m.
Com. et vge, sur une colline entre Huttwil et Berthoud dans
rFinmentlial, au point de Separation des eaux entre l'Fmme
et la Langeten, ä 10 Um. de la Station de Huttwil (Langen-
thal-Huttwil), ä 7 km. de celle de Hasle-Ruegsau, ligne de
l Emmenthal. Voiture postale entre les deux slations Hasle-
Huttwil. Telegraphe, telephone. 1142h. Agriculture, tissage
de la toile comme industrie domestique.
AFFOLTERN AM ALBIS (C. Zürich, D. All'oltern).
500 m.Com. et vge sur la Ionen. Station dela ligne Zurich-
Zoug. Rureau des postes, voiture postale Affoltern-Muri.
Telegraphe, telephone. 2779 h. Agriculture, eleve du be-
tau, industrie de la soie ei du coton. Le village s'est agrandi
considerablemenl depuis l'installation d'un etablissement
de eure suivant la mt'thode Kneipp. Eglise avec un clocher
liali sur les plans du crlebre architecte Semper. Affoltem
90
ÄFF
possede quelques monuments de l'age de la pierre, des tu-
niuli de la periode de Hallstatt et des ruines romaines.
Dos vassaux du baron de Schnabelburg prirent le nom
d'AJToltern. lls appartenaienl probablement ä la classe des
paysans libres ei ue residaient pas dans un chäteau, mais
daiis iiiio metairie, La suzerainete du village, qui etait echue
ä l'Autriche, passa, en 1415, par la conquete du bailliago
übte, ä la ville de Zürich. Allöltern pritune partaclive au
mouvemenl populaire de 1804, connu sous le nom de
Bockenkrieg. In obelisque a ete eleve ä la memoire des
chefs de ce mouvement : Schneebeli, Willi et Häberli, exo-
cutes le 25 aviil 1804. Lieu de naissance du D r Jacques
Dubs, conseiller national, de 1848-54. conseiller aux Etats,
de 1855-61, conseiller föderal, de 181)1-72. Trois Ibis Pre-
sident de la Confederation. 1864, 1868, 1870.
AFFOLTERN BEJ ZÜRICH ou BEI HffiNGG (UNTER U.
Ober)(C. Zürich, I). Dielsdorf). 457 in. Com. et vge ä 6 Um.
de Zürich, pres du pelit lac de Katzen, Station de la
ligne (Erlikon-Seebach-Wettingen. Bureau des posles, te-
legraphe, telephone. 1424 h. Beaucoup de tumuli de la pe-
riode de Hallstatt. Ruine romaine pres d'Althoos. Pres
d Ober-Atloltern, toinbeaux franco-allemanes. En 870, le
village porte le nom d'AH'altrahe Les personnages nom-
mes Lülhold, lierchtold et Burckhard d'AH'altrahe, dans
les chartes du nioyen äge, peuvent aussi bien etre des
paysans libres que des ministeriaux de la maison de Regen s-
lieiger. On n'y trouve pas de veslige de chäteau. Le village
soutl'rit beaucoup des guerres de l'an 1799.
AFFOLTERN (MOOS) (C. Berne, D. Aarberg, Com.
Rapperswil). 590 m. Vge ä droite de la route München-
buchsee-Bapperswil, entoure de bois de trois cötes, ä 3
km. de la Station de Münchenbuchsee, ligne Berne-Bienne,
21 mais., 141 h. Agricullure.
AFFORETS (LES) (C. Vaud, D. Aigle). Bochers sur
la route d'Aigie au Sepey. Gisemenls de fossiles liasiques.
AGAREN ou AGARN (C. Valais, D. Loueche). 637 m.
Com. et petit vge, dans la vallee du Rhone, ä 2 km de la
Station de Souste, ligne Brigue-Lausanne. 279 h., belies
prairies. En 1798 et 1799, cette localile a ete complelement
detruite par les Francais. En mars 1899, un incendie, allume
par des enfants, a presque entierernent devaste le village.
AGARONE (C. Tessin, D. et Com. Locarno). 350 m.
Hameau sur la rive droite du Tessin. A 3 km. de la Station
de Reazzino, ligne du Gothard, au milieu de süperbes vignes
et de beaux chätaigniers. Population intermittenle; en hi-
ver, la localito compte 130 h. et en etö 60, principalement
femmes et enfants. Culture de la vigne, elevage du betail.
AGASSE ou AGACE (C. Berne. 1). Courlelary). 1461
m. Sommet en partie boise au S.-S.-E. de Villeret, domi-
nant la gorge pittoresque de Comlie-Grede. Le torrent qui
coule au fond de ce profond ravin recueille les eaux du
versant N. de la parlie la plus elevee de Chasseral. Beau
point de vue sur la vallee ae Saint-Imier.
AGASSIZHORN (C. Berne, D. Interlaken). Pic de
3956 m., au N.-O. du Finsteraarhorn et separe de celui-ci
par l'Agassizjoch (3850 m.). Cette sommile fut baptisee en
1840 par Desor en lhonneur de son savant ami Agassiz.
Panorama remarquable, d'oü l'on apereoil en meme temps
le village de Grindelwald et l'hospice du Grimsel.
AGASSIZJOCH (C. Berne, D. Oberhasli). 2850 m.
Passage entre l'Agassizhorn et le Finsteraarhorn. Accessi-
ble depuis le Finsteraarjoch ä l'E., par un couloir abrupt,
et depuis le Fiescherfirn, ä O., en montant les neves de la
pente du Finsteraarhorn. Premiere traversee en 1866. ün
s'en sert pour faire l'ascension du Finsteraarhorn depuis
Grindelwald.
AGASUL (C. Zürich, D. Pfaflikon, Com. Illnau). Harn,
a 3 km. de cette derniere Station, ligne Effretikon-Hinwil.
71 k.
AGERSTENBACH (C. Thurgovie, I). Kreuzungen,
Com. Ermatingen). 410 m. Ham. sur l'Agerstenbach, au
bord de l'Unter See, lac de Constance, ä 1 km. d'Erma-
tingen, Station de la ligne Schallhouse-Constance. Ager-
stenbach n'etait, au XVIII'' siecle, qu'une sorte de cou-
vent que le College des .lesuites de Constance avait fait
bätir comme residence d'ete, non sans une vive resistance
de la part du corps ecclesiastique thurgovien quicraignait
que l'Ordre ne s'rtablit tout ä fait dans le pays. L'expulsion
des .lesuites le delivra de ses craintes. Des lors, le bäti-
ment fut habite par une ou deux familles, mais tomba en
AGN
ruines et fut delruit complelement en 1892. A sa place
s'elevent deux maisons habitees par deux familles, l'une
protestante, l'autre catholique. Separe seulement par le
ruisseau, mais appartenant deja a lacom. de Tribollingen.
se trouve la fabrique d'orgue « Seelhal ».
AGES (ES) ou AYGES (C. I'ribourg, D. Sarine, Com.
Avry-sur-Matran). Alt. 628 in. Hain, ä 1 km. de la Station
de Malran, ligne Fribourg-Berne. 62 h. de langue fran-
AGETTES (LES) (C. Valais, D. Herens), 1200 m.
Com. et vge sur le versant S. de la vallee du Rhone, ä 4
km. de Sion. Depot des posles. 278 habitants catholi-
ques.
AGHER (MONT D') (C. Grisons, D. Moesa, Com.
Cauco). 1472 m. Alpe et chalets. Inhabites.
AGIEZ (C. Vaud, D. Orbe). 528 in. Com. et pelit vil-
lage ä 3 km. de la Station d'Orbe, ligne Yverdon-Lau-
sanne, et ä 4 km. de la Station de Croy, ligne Lausanne-
Pontarlier. Terminus du tramway electrique Chavornay-
Orbe. Depot des postes. 279 h. Vignobles (vins rouges).
Exploitation de carrieres de pierre blanche, calcaire urgo-
nien, qui peut etre sciee ä la main et jaunit avec le
temps; produclion annuelle 4000 m 3 , dont une partie s'ex-
porle hors de Suisse.
AGIONE (AJONE) (C. Grisons, D. Moesa, Com.
Cäuco). 1891 m. Alpe, chalets, ruisseau et vallon du val
Calanca se terminant ä Cauco.
AGITTES, AGETAZ, AGESSE, etc. Ces noms
signifient päturages de printemps et d'automne.
AGITTES (LES) [C. Vaud, D. Aigle). Päturage avec
quelques chalets (propriele particulicre), habites seule-
ment en juin, juillet et aoüt, situes ä 1 h. 30 min. de Cor-
beyrier, vge auquel il est relie par une route ä voituresde
construclion recente et d'un reel pittoresque, et par deux
sentierr dont Tun, celuide la Sarse, est assez vertigineux.
La route entre dans le päturage au col des Ruvines (1607 m.)
d'ou l'ont jöuit dune vue splendide sur le massif du Trient,
la Dent du Midi, la plaine du Bhöne et surtout la nappe
bleue du Leman; la route doit aller un jour jusqu'aux
päturages d'Ayerne (on y travaille) et servir ä l'exploita-
tion des grandes forets de l'Etat dans cette commune; pour
l'heure, un cäble aerien fait descendre les troncs ä Roche.
Les Agittes sont dominees au S.-E. par des letes rocheuses
appelees Sex des Nombrieux (1806 m.) et Sex de la Sarse
(1629 m.). Des Agittes on peut gagner Roche directement
par un etroit sentier. Flore interessante en juin. Butd'ex-
cursion classique de Corbeyrier el d'Aigie.
AGLIASCO (C. Tessin, D. Locarno, Com. Berzona).
Petit ham. estival ä 1100 in. d'alt., sur le flanc oriental du
Pizzo della Croce, habite de juin ä septembre. 8 etables.
AGLO (VANTS D') (C. Valais, D. Entreinont). ürlho-
graphe Vants et non Vents, ce qui signilie le Rochers des
Aigles. Pics de 2823 in. et 2854 m., ä l'O. du col de Fenetre
(Val Ferret), sur la frontiere d'Italie, et qui relient le
Mont Fourchons au col de Fenetre d'oii l'on domine toute
la partie superieure du Val Kerret. Beau point de vue.
AGNAS (AU) (C. Ürisons, D. Maloja, Com. Bevers).
1710 m. Maison isolee sur la route de Bevers ä Ponte. Ce
nom signifie « aux Aunes ». Cet endroit fut jadis le siege
de l'assemblee politiqueetjudiciaire de la Haute-Engadine,
en amontet en avalde la FontaineMerla, tout pres des Agnas.
AGNELLI (PIC D') (C. Grisons, D. Albula). 3209 m., au
N. du Col du Julier. Sommite neigeuse, la plus ineridionale
du beau massif d'Err, accessible de la veduta de Julier,
3 h., plus facile encore du Flexsattel. Gravi dejä en 1835
par un des ingenieurs topographes de la carte Dufour;
c'est un signal trigonometrique de premier ordre, souvent
visite partes officiers du genie suisse. II dornine au S. la
Fuorcla da Elex (3053 m.), ä l'E. le col d'Agnelliet au N. le
val d'Agnelli qui descend jusquepresdu sommet du Julier.
AGNELLI (VAL D') (C. Grisons, D. Albula). Vallon
descendant du pic d'Agnelli sur le col du Julier.
AGNO (C. Tessin, D. Lugano). 282 m. Com. et vge
sur le Vedeggio, au fond du lac Ceresio (lac de Lugano), ä
6 km. de la Station de Lugano. Voiture postale de Lugano-
Sessa et Lugano-Novaggio. Bureau des postes, telegraphe.
Eglise collegiale. 723 h. Chapitre de chanoines. La loca-
lite perd en moyenne, chaque annee, 80 jeunes gens qui
vont s'elablir dans les pays etrangers ; eile compte 300 de
ses ressortissants en Amerique et en Afrique. Lieu de nais-
AGN
AK;
21
cour de Russie.
AGNONE (Pizzo D') (C. Grisons, l>. Moesa). Pic de
2195 n>. etalpe de la vallöe di Cama, entre Bellinzone et
Chiavenna. La so ite" nommde Pizzo d'Agnone,
_!.">:i."> in., sur la carte Dufour, est le Sasso della Paglia.
AGNUZZO (('.. Tessin, D. Lugano, Com Muz-
Mno). 305 in. Harn, ä I km. de la route d'Agnö ä
Lugano el ä 4 km. de cette derniere ville. 60 h
Grand vignoble, forte emigration.
AGOULLIONS (C Vaud, D. La Vallee). Chale
acarte" de la com. de l'Abbaye.ä 2,5 km. du vgl
du Pont, sur une colline boisee ä 1217 m., limitan
a l'O. le lac Brenet.
AGRA (('.. Tessin, D. Lugano). 559 m. Com. e
vge au pied du Mont Croce. Iti'i h. Vignoble. L'emi
gration est considörable.
AGRISWIL (AGRIMOINE) (('.. Fribotirg, D
Lac). 501 m. Com. et Vge sur la rive -audio de li
Biberen. ä 'i km. de Cbietres ou de Cnarmey, Sta-
tion de la Ligne Morat-Lyss. KiT h. de langue alle-
mande ei protestants. Paroisse Baumettes. Agricul-
ture el dleve du belail
agro (C. Tessin, I». Locarno). Ruisseau, vallor
et - pe de chalets aboutissant au Val Verzasca
au S. du Gagnone, ä l<> km de Lavertezzo, habite
seulement pendant röte" par une quarantaine d<
personnes. Eleve du betail, fromagerie.
AGRONE(C Tessin, I). Maggia,Com. Bignasco). :
Croupe de chalets a 1620 in., a l."> km. de cette der- *5
niore localite. Alpage d'ete, vaches et grand trou- |
peau de chevres, fromagerie.
AGSCHWEND (C. Schwyz, I). Einsiedeln), 947
in. Ferme et pont sur le Grossbach, all", de la Sihl.
AGTEBODEN (C. Valais, I). Conches, Com. Gesehe-
nen). 1410 m. Croupe de chalets ä 1 km. de Gesehenen et
ä l'entree du Trützithal.
AGUAGLIOULS (PIZ) (C. Grisons, I). Maloja). Pic
de 3126 in. au S. du val Roseg. Sur le versant N. se
trouve, entre les glaciers de Roseg et de Tschiera, le
contrefort de l'Aguagliouls ('2676 m.) ou « .lardin », pente
couverte de gazon et de fleursoü paissent en"eV des mou-
tons bergamasques et but favori de Promenade des touristes
ou sejour ä Pontresina. Le motladin <r</!/ar/^si<,'nifieaiguille.
AGY (AGIEZ) (Enghsberg) (C. Fribourg, D. Sarine).
603 m. Croupe de maisons de la commune de Granges-
Paccot, ä 2 km. N. de Fribourg. Beiles maisons de cani-
pagne. Paroisse Civisiez. Vestiges d'un ancien chäteau de
la famille d'Englisberg. Combat le "21 mars 1448 entre les
Savovards et Moratois et les Fribourgeois.
AHORN (C. Saint-Gall, D. Gossau, Com. Strarubenzell).
704 m. Fennes au pied X. du Menzel, colline tres boisee,
ä 2 km. de la Station Bruggen-Saint-Oall. 70 h.
AHORN (IM) (C. Valais, I). Loeche). Croupe de cha-
lets de la com. d'Oberems (Voir Ems).
AHORN (IM) (C. Valais, I». Viege, Com. Kisten), Croupe
de chalets, dans la vallee de Saas, sur une pente rapide,
rive droite de la Viege de Saas. En ete, la Station la plus
rapprochee est Stahlen (ligne Viege-Zerrnatt) ä 7 km., et en
hiver Viege, ä 16 km. Uu simple sentier relie ce village ä
Schmieden. 40 h. Eleve du betail.
AHORNALP (C. Claris, Com. Näfels). 1405 m. Alpes
el chalets au pied du Schinherg, dans une vallee laterale
de l'Oberseethal, ä 8 km. de Näfels ; habite" seulement
l'ete par des faucheurs.
AHORNBERG (C. Schwyz, 1). Schwyz, Com. Lo-
\verz).771 in. l'ermes sur le tlanc N. du Highi (Bülerberg),
AHORNENBODEN (C. Lucerne, D.Entlebuch, Com.
Romoos). 903 m. Ferme ä 10 km. de Wohlhusen, Station
de la liune Berne-Lucerne. Paroisse de Romoos.
AHORNMUNTER .OBER I Herne. |). Haut-Sim-
menthal). Chalets de la com. de Zweisimmen, sur la pente
occidentale du Bundschlergrat. Päturage.
AHORNLI (C. Schwyz,' I). March). 1270 m. et 1317 in.
Chalets du Yordervväuüithal,
AI (TOUR D') (C. Vaud, 1». Aigle. Com. Leysin). Soin-
met de 2334 m. au pied duquel se trouvent le petit lac et
les chalets d'Ai, 1800 in. Montagne en forme de dent, for-
mte par les calcaires massifs gris, du.lurassique supi'-rieur;
ins caracteristique, visible de la plupart des localitesdes
bords du Löinan, ■< 'S heures N. de Leysin. Admirable
poinl de mio, l'r < -< | < 1 1 ' 1 1 1 1 1 1 < - ■ 1 1 M-ih' de Leysin donl c'est
t'excursion classique. In etroil sentier, parfois iros ver-
30 min. La vue est particulieremenl interessante sur lo
lac I.enian. dun cöte, et, de l'autre,sur la chaine du Mont-
Blanc, le Combin, le Cervin, los .Misehahol el los liiablerets.
Flore alpine tres interessante. Station de la rare Cruci-
fere Pötrocalle des Pvrenees.
AIGLE (District' du canton de Vaud) 'i2873 ha.
21222 h., soit 43 h. par km- ; compose de 15 com., Aide,
Bex, Chessel, Corbeyrier, Gryon, Lavey-Morcle's, Leysin,
Noville, Ollon, Or t-Dessus, Ormont-Dessous, Rennaz,
Koche, Villeneuve, Yvorne, groupees en ä cercles : x\i-
gle, Ollon, les Ormonts, Hex, Villeneuve, compris dans im
triangle dont les angles seraient Samfr-Maurice, l'Olden-
horn et Veytaux. On l'appelle, dans le canton de Vaud, le
grand district.
Region essentiellemenl montagneuse, dont les sommites
les plus elevees sont : les liiablerets, 32'i2 in.; l'Oldenhorn,
312t in.: le Grand-Muveran, 3061 in.; la Dent de Mordes,
2980 in.; le Tarent, 2551 m.; la Pare de Marnex ou Tor-
nette, 2543 m. et, outre ces derniers, la Croix de Javernaz,
le Chamossaire, les Tours d'AV et de Mayen, le Chaussy et
les Rochers de Naye. Les principales vallees de ce disi'ricl
sont celles de l'Avancon (des Plans de Frenieres et d'An-
zeindaz),de la Gryonne, de la Grande Eau ou des Ormonts,
de I Kau froide el de la Tiniere.
Les 18048 h. de ce district, pour la plupart agriculteurs,
oecu pent 3266 maisons et foniient 4531 mimages; on compte
17 030 h. protestants, 1588 h. catholiques et 8 israelites.
La principale oecupation de la Population est l'agricul-
ture ou, plus exaetement, l'eleve du hi'tail et l'exploitation
des forets dans les montagnes.
Los terres produetives se decomposenl comme suit:
Champs et jardins, pres et vergers, 11050 ha.
Forets II 500 ha.
PAturages 19 500 ha.
I'roduit des terres arahles en 1898; 659 ha. de vignes
ont donne 23 100 hectol. valant 1 590000. Les autres cul-
tures ont fourni une valeur de fr. 3400 000, sans compter
le produit des foröts.
La statistique du betail presente les chififres suivants :
1876 1886 1896 1900
Betes ä cornes . 8877 10192 10050 11787
Chevaux .... 890 946 1059 1270
Porcs 2696 3022 4774 2767
Chevres .... 3354 3301 4090 2683
Moutons. . . . 3059 2956 2787 2639
Ruches dabeilies 961 L165 1274 1135
A1G
Nombreux syndicats agricoles et societes de vignerons. ] Bureau des poste
L'industrie est representee par les salines de Bex, les plus I Aigle-Sepey-Leysin, Ai
anciennes de la Suisse(39300pm.en 1899); les importan- i pey-lHablerets-lMHon-C
tes carrieres de marl.iv de Saint-Triphon et d'Arvel (Vil- i phe, telephone.
4?'W
AIG
tote des lignes : Aigle-Üllon-Villars,
Sepey-Chäteau-d'CEx, Aigle-Se-
y, Aigle-Corbeyrier. Telegra-
Le district d'Aigle.
leneuve); les fabriques de plätre de Bex et Villeneuve, de
chaux et ciment de Roche ; papeterie, meunerie et fabri-
que de pätes alimentaires ä Bex ; grandes scieries ä Bex et
Aigle; parqueterie, brasserie, meunerie, brosserie, filature
de laine, etc., ä Aigle; et surtout par le commerce des vins
recoltes dans la contree.
Mais l'industrie la plus importante de ce district est cer-
tainement celle des etrangers qui, chaque annee, aflluenl
par milliers dans les stations de villegiature suivantes:
Hotel Byron (Villeneuve), Aigle, grand hötel des Bains
(eau salee et eau-mere), Bex (bains, aerotherapie, eure
de raisins), Leysin-Feydey (stat. d'hiver et d'ete pour poi-
trinaires), Corbeyrier, le Sepey, la Comballaz (eau sulfu-
reuse), Ürmonts-Dessus (hiver et ete), Chesieres (Station
d'hiver et d'ete), Villars, Gryon, les Plans de Frenieres,
Lavey-les-Bains (eau sulfureuse chaude et eau mere), outre
nombre de hameaux de montagneoü l'on vient passer une
partie de I'ete en pension ou dans un chalet loue ä cet eilet.
Le district est desservi par la ligne de Lausanne ä
Brigue, puis par le chemin de fer electrique de Bex-Be-
vieux-Gryon qui se prolonge sur Villars, et celui d'Aigle-
Feydey, sans parier du projet de chemin de fer Monthey-
Aigle-Sepey qui se poursuivra un jour par le Pillon pour
rejoindre ä Gessenay la ligne de Thoune-Chäteau-d'CEx.Un
chemin de fer electrique a cremaillere relie Ais?le ä Levsin.
AIGLE (.Elen) (C. Vaud). 420 m. Com. et Ch.-l. duD.
du meme nom, situe sur la rive dr. du Rhone.
|~ ~&4& iCompte, en 1888, 3540 h. (3181 protestants, 349
5ftf catholiques), 423 mais. En 1900, 3897 h. La ville
,}J d'Aigle proprement dite se trouve principale-
ment sur la rive gauche de la Grande-Eau, ä
'--.'^V'V^ ' '" sl "' ' ll ' ,:l valb'e d«'s Ornionts. Kllr i'Sl en
^* J **' grattde partie bätie en marbre de Saint-Triphon.
La ville d'Aigle est connuc
par lesvignobles quel'on cul-
tive aux environs et qui four-
nissent un vin estime, riche
en alcool. Ses foires, particu-
lierement Celles d'automne,
sont tres frequentees ; en oc-
tobre, on y compte jusqu'ä
1000 totes de betail.
Aigle possede le tribunal
du district, une agence de
la Banque cantonale, un col-
classique et industriel,
une parqueterie (100 ouvriers),
quatre scieries, une fdature,
deux imprimeries, deux jour-
naux ; eile fabrique de la
chaussure renommee, des
brosses, de la biere, du bit-
ter. Cette ville est la patrie
du compositeur de musique
Gust. Doret, du peintre Fred.
Rouge, du romancier Samuel
Cornut, etc., eile s'honore
egalement des noms de Beat.-
Ph. Vicat, des 1741, profes-
seur de droit ä l'Academie
de Lausanne, d'Abram-Louis
Decoppet, botaniste distingue,
collaborateur du grand Haller
dans son Histoire des planten
suisses, du landamman Da-
vid-Franrois-Rodolphe Clavel
(1767-1837), des freres Ch. et
Fred. Veillon, du botaniste
Jaccard, auteur d'une remar-
quable Flore du Valais, etc.
Aux environs, belle source
de Fontanney, deversant les
eaux collectees dans les cal-
caires du tlancS.-E. du Massif
d'Ai', notamrnent des bois du
plateau de Leysin, et qui four-
nit ä la ville d Aigle une eau abondante et d'une exquise
fraicheur. Depuis le printemps 1900 la ville est traversee
par un tramway electrique qui relie la gare du Jura-Sim-
plon ä la Station du nouveau chemin de fer electrique
Aigle-Leysin et le grand hötel des Bains d'Aigle situe au
lieu dit « le Fahy ». On trouve ä Aigle une eglise protestante
nationale, une eglise libre, une eglise allemande(ancienne
eglise St-Jacques oü precha Farel)et une eglise catholique.
Etablissements de bienfaisance. Comitede secours pour
les indigents, fonde en 1863; infirmerie du district d'Aigle,
ouverte en 1867, possede 20 lits ; environ 180 malades par
annee ; eile depend de la generosite du public charitable;
bourse allemande, dont les interets sont repartis entre les
pauvres ; siege de l'orphelinat des Alpes, en faveur de l'en-
fance abandonnee dans le I ei arrondissement ecclesiast.
(districts d'Aigle et du Pays-d'Enhaut, plus les cercles de
la Tour et de Montreux); Caisse d'epargne et de prevoyance,
fondee en 1835, etc.
Aucun ecrivain latin ne fait mention d'Aigle, mais la
localite existait certainement ä cette epoque, comme le te-
moigne les restes d'aqueduc, les medailles, les abondants
debris de poterie et de briques decouverts dans les vi-
gnes qui entourent le chäteau. En 1835, on a meme mis
au jour, aux environs, un eimetiere cellique d'une cen-
taine de tombes.
La premiere mention d'Aigle, AUium, d'oi'i le nom patois
d'^4(7iedonne ä la ville et de Jacques d'Aille aux habitants,
ligure dans une Charte de St-Guerin, eveque de Siön, 1138-
1143. La localite appartint successivement ä plusieurs fa-
milles. Thomas, comte de Savoie, concede, en 1231, la sei-
gneurie d'Aigle a la famille de Saillon ; les nobles de
Chivron, Tavelli, la Tour, etc., y avaient aussi des fiefs.
Dans la seconde moitie du XP siecle, la seigneurie d'Aigle
AIG
AIR
23
passa par un inariage des Saillon a ja farnille de Compe;
Thorens qui la posseda jusqu'ä ta cbnquele bernoise, e
1475. Le chäteau, pille ei brüle par les Bernois, l'nl rebä
et devint, jusqu'en 1798, la residence du gouverneur d<
avoisinantes. 2 h. de Bauin
Club Alpin Suis8e de cetti
table d'ori
c de 'i km., ä pic .in
pour lea contreet
le Sainte-( Iroix. Le
icalite' a etabli une
Moni de Bai es,
extremite t. de*
AIÜUILLE
NAIRE (L') (C
DE SAINT-TAN-
Valais, D. Saint-Mau-
Petil sommel de 1870 m., i l'E.
■oupe de la Denl du Midi, qui do-
Samt-Maurice au S.-ü. ei qui s'e-
au-dessus de Mex. i h. de Saint-
icepar Mex ei les chalets de Planney.
Splendide point de vue aur le versant \-
E. dela C de 1'Esl delaDentdu Midi,
la vallöe du Rhone ei le Grand Combin.
AIGUILLON ICOL DE L') (C.
Vaud, I). Yverdon). 1-287 .... Passage de
•il (>. de I'Aiguillon de Baulmes.
aino (C ll.-isuMs, I). Bernina, Com.
ischiavo). 1071 m. Petil village sur la
c droite du Poschiavino ei sur la route
la Bernina, ä 2 km. au N. de Poschiavo.
ipötdes postesä San Carlo. Voiture pos-
leugne de Samaden-Bernina-Poschiavo-
e. Ele
bien
i mandements d'Aigle. Aujourd'hui le pittoresque edifice
renferme les prisons de district. L'hötel de ville date de
1640.
AlGREMONT (C. Vaud, I). Aigle, Com. Ormont-Des-
sous). Ruines du chateau sur une colline de 1390 .... A 15
min. du ham. des Voetes, sorte d'eperon boise qui domine
la route du Sepey ä Ormont-Dessus. 11 ne reste plus qu'un
pin de murqui se dresse solitaire au inilieu d'une foret de
sapins. La lögende y voit des tresors Caches et les paysans
de la contree ont fouille ces decombres dans l'espoir de les
i eli ouver. La colline est formee par un terrain detritique
du l'lysch, classique par los enormes blocs de granit, dits
o blocs exotiques », qui paraissent provenir du versant S.
des Alpes.
En 1321 le comte de Savoie cede ä Guillaume de Pont-
verre le droit de rendre la justice aux Ormonts; c'esi pro-
bableinent ;'. la suite de cet evenement que son lils A\ moii
lil liiHir ce chäteau, qui tut detruitvers 1476 par les monta-
gnards de Chäteau d'(Ex, de Gessenay et des Ormonts,
diartu's de s'opposer au passage des Lombards, allies du
duc de Bourgogne.
AIGUE NOIRE (A !_■) (C. Vaud, D. Aigle). 1183 m.
Croupe de 30 maisons ä Ormont-Dessus, rive droite de la
Grande Eau, sur le chemin qui conduit de l'Hötel des Dia-
blerets au Creux de Champ, partie sup. de la vallee des
Ormonts, hnmediatement au pied du Sex Rouge, ä 15 min.
du dit hötel. Plus on moins habite suivant le moinent de
lannee, gräce aux habitudes nomades des Ormonans. Ce
noin est du ä l'existence d'une source tres pure, fraiche et
abondante, courant sur un sol noir (Aigue noire = Eau
noire).
AIGUEROSSE (C. Vaud, 1). Aigle). 1304 m. Ruisseau
et chalets, sur le chemin de Glion ä Solelex.
AIGUILLE (L') (C. Rerne, D. Franehes-Montagnes,
Com. des Bois). 831 .... Rommet boise. L'Aiguille s'eleve
imraediatement au S. du Moulin de la Mort et domine le
Uoubs. Quelques l'ermes isolees s'echelonnent au S. de ce
soni.net, par 781 in., sur Tun des embrancheinents de la
roule de Riaufond aux Rois.
AIGUILLE (POINTE A L') (C.Vaud, D. Aigle). Som-
metde 1936m. ,entre la vallee de laTiniere et cellede l'Eau
froide. Dentelure sans importance de l'arete qui relie la
Pointe d'Aveneyre au signal de Malatrait, ä 15 min. S.-O.
du Pertuis d'Aveneyre, lequel est ä 3 h. 45 de Villeneuve,
par le chemin qui remonte le vallon de la Tiniere. Jolie
vue, plus complete du Malatrait.
AIGUILLES DE BAULMES (C.Vaud, D. Grandson).
Chainon du Jura au S. de Sainte-Croix fermant au N. le
vallon de Baulmes. Le point culminant, appele parfois l'Ai-
guillon, ä 1563 m., le signal au sommet, 1520 m. Les
gne sous le noin de San (.arlo, que loule
la haute partie de la commune de Poschiavo, divisee en
[rois fractions, Aino, Borgo et Squadra di basso.
La fraction Aino, qui s'etend sur une longueur de 5 km.
du pied de la Bernina, en aval, jusqu'ä Poschiavo (Borgo)
COmprend les sept localites suivanles: Aino ou San Carlo,
Angeli Custodi, Pedcosta, Pedemonte, Privilasco, Rivacie
et Sommaino. La fraction Aino compte 629 h. de langue
italienne, qui demeurent dans 99 maisons.
AINT A SOM CIERFS (C. Crisons, D. Münsterthal,
C. Cierfs). 1735 m. Ham. sur la rive droite du Rammbach,
ä 1,5 km. de Cierfs. Voiture postale de Zernez ä Santa
Maria. 41 h. protestants et parlant le romanche. Prairies.
AIRA (C. Valais, I). Mailigny, Com. Saxon). 992m. Ini-
portant ham. de 160 h. Tour datant du moyen äge. Arbo-
riculture et jardinage en grand pour la fabrique de con-
serves alinientaires de Saxon. Carrieres de marbre etardoi-
sieres.
Ai'RE (C. Geneve, Rive droite). 422 m. Ham. coinpose
de plusieurs groupes de maisons de la com. de Vernier,
quelques maisons dans la com. du Petit-Saconnex. Non
loin du Rhone, bac sur ee lleuve, ä 1,5 km. de la Station
de Chätelaine du eh. de fer ä voie etroite Geneve-Vernier.
36 niais., 152 h. catholiques et protestants. Vignes le long
du Rhone, plantes fourrageres, cereales, legumes, carrieres
de sable et de gravier.
AIRE (L*) (C. Geneve, Rive gauche). Petite riviere tor-
rentielle, all', de l'Arve, rive gauche. Source pres du village
de Neydens (Haute-Savoie), au pied du Mont Saleve, ä une
alt. approximative de 700 m. Son parcours est de 17 km.
dont 10 sur territoire suisse. Sur une longueur de 1600 m.,
entre le village de Certoux et la frontiere francaise, eile a ete
canalisee et rectifiee. L'Aire se jette dans l'Arve ä un demi
km. du confluent de l'Arve et du Rhone, au pied de la
colline du Rois de la Rätie, ä une alt. de 375 m. 12 ponts
sur le territoire suisse. Non.breux äff. Les prineipaux, tous
sur la rive droite, sont l'Arande, en territoire franeais, le
Voiret et l'Eaumorte, sur le territoire du eanton de Geneve.
Son bassin est de 92 km- dont 28 en Suisse.
AIRE-LA-VILLE (C. Geneve, Rive gauche). 384 in.
Com. et vge non loin du Rhone. Paroisse. l'onl sur le
Rhone ä 368 m. ; ä 2,5 km. de la Station de Vally, chemin
de fer ä voie etroite Geneve-Chancy. Depot des postes.
Telegraphe et telephone. 59 niais., 186 h. catholiques. Ce-
reales. plantes fourrageres.
AIRETTE (L') (C. Valais. I). Conthey). Chalets de la
com. d'Ardon. Station estivale ä liOO m. d'alt. sur la rive
droite de la Lizerne.
AIROLO (Eriel) (C. Tessin, I). Leventine). 1179 m.
Com. et vge au pied du Gothard,ä l'entreeS. du grand tun-
nel. Station. Bureau des postes, telegraphe. 1628 li. Eleve
u
A.IA
ALB
du WtaiJ et industrie laitiere. Belle bourgade, rebätie
apres le terrible incendie de 1877, au pied de la grande
Vue d'Airolo avan
ls;is
Sejour d'ele prefere des touristes italiens. ()n a construit
de grandes Ibrlifications au N. d'Airolo, sur les flancs du
Gothard et principalement ä Fondo del Uosco. pour defen-
dre l'entree du tunnel du Gothard du cöte de l'Italie.
Le 28 decembre 1898, ä 2 h. du matin, une masse d'ä
peu pres 500000 m 3 se detacha du Sasso Rosso au-dessus
L'ebouleinent d'Airolo en 1898.
d'Airolo et ensevelit 10 maisons dont l'Hötel Airolo; une
partie des ruines ont ete detruites par le feu. Trois per-
sonnes furent tuees. 15 ha. de forets et 20 ha. de helles
prairies furent couvertes par des blocs de rochers.
AJANO (C. Grisons, 1). Moesa). Ruisseau, vallon, alpe
et chalets de la rive droite du val Traversagna. Le vallon
aboutit au S. au Passo di Camedo qui conduit de Suisse
en li.ilie au val Gravedona.
AJARLO (C. Tessin, I). Maggia, Com. Maggia). 1376m.
Hain., oecupe seulement pendant Tele.
AJOIE (L'). Voir PORRENTRÜX
AJÜZ (('.. Grisons, I». lim). Ce nom, qui veut dire cirae
pi6, est porle par deux sommets de la ISasse-Engadine.
plus eleve (2707 in.) esi ä l'extremite N. du massif de
S.-E. de Schills, le second (2754 in.), im peu
plus au N.-E., imiiiediatement ä l'E. de
Remüs.
ALABARDIA (C. Tessin, D. Locarno,
Com. Piazzogna). Hain, au bord du lac
Majeur, a 2 km. S. de Nazzaro. Station
de la lignedu Gothard (Bellinzone-Luino).
ALBANA (PIC D') (C. Grisons, 1).
Maloja). Pic de 3104 in. formant le con-
trefort S.-E. du Piz Julier, au N.-O. de
Silvaplana.
ALBANA (C. Grisons, I). Maloja, Com.
Silvaplana). 1937 m. Chalets au-dessus du
vge de Campler, habites en ete. Au S.
une maison est appelee Albanella.
ALBAGNO (C. Tessin, D. Bellin/.one,
Com. Montecarasso). 1650 ä 2200 m.
Chalet et päturage dans le val de Monte-
Carasso, ä 18 km. de Bellinzone.
ALBAGNONI (COSTA DEGL') (C.
Tessin, D. Lugano, Com. Arogno). Mont.
hoisee de 1371 m. sur la frontiere ita-
lienne, dernier chainon du Monte Gene-
roso du cöte du N.-O., au-dessus d'Aro-
gno.
ALBANO (MONTE) (C. Tessin, I).
Bellinzone). 1975 m. Sommite sur la fron-
tiere italienne, au haut du val Morohbia.
Un sentier traverse l'arete frontiere au
pied S. du Monte Albano et conduit dans
la vallee italienne de Dongo.
ALBASE (C. Valais, D. Martigny, Com. Martigny-
Combe). 1749 m. Chalets au-dessous de la Croix-de-Bovine.
ALBEGG (C. Schwyz, D. Einsiedeln). 912 m. Maison
de la vallee de l'Alp. Un couventde religieuses y sera ins-
talle sous peu.
ALBEGL1A (C. Tessin, D. Riasca). Alpe et chalets,
au S. desquels un sentier de bergers tra-
verse, par la Forcarella d'Albeglia (2114
m.), une Croupe rocheuse au S. du val
I'ontirone,sur les flancs du PizzoMottone.
Habites seulement pendant l'ete.
ALBENBRUNNEN (C. Valais, 1).
Viege, Com. Zenggen). 964 in. Chalets
sur le ilanc gauche de la vallee du Rhone,
a 4 km. de Viege.
ALBENRIED (C. Valais, D. Rarogne).
Petit vge situe au point de croisement des
districts de Rarogne et de Viege, de
sorte que la limite entre les deux passe
au inilieu du village. Jolie localite, en-
touree de forets de rnelezes et de sa-
pins, de champs, prairies et vergers.
Arbres fruitiers, surtout des cerisiers,
pruniers et pommiers. La eulture la plus
importante est Celle du ble. Du village
brüle en 1899, il ne resta qu'une mai-
son et la chapelle. Depuis des maisons
en pierre ont remplace les cabanes de
bois.
ALBERA (C. Tessin, I). Mendrisio,
Com. Bruzella). Fermes ä 824 m. dans le
val de la Grotta.
ALBERENBERG (C. Saint-Gall, 1).
Rorschach, Com. Mörswil). 624 m. Hain, ä
2 km. au S. de Mörswil et ä 4 km. environ
de la Station de ce village, sur la ligne Saint-Gall-Ror-
schach.
ALBERIGLIA (C. Grisons, D. Moesa , Cercle Ca-
lanca, Com. Buseno). 745 m. Chalets inhabites au bord de
la Calancasca, sur la route de Buseno ä Arvigo, val Ca-
lanca.
ALBERO (COSTA DELL') (C. Tessin, D. Bellin-
zone, Com. Sanl'Antonio). Croupe de chalets et d'etables
de la valle Maggina, ä 1 heure de Sant'Antonio et ä 3 h.
de Giubiasco, Station du Gothard. Habites en ete.
ALBERSWIL (UNTERDORF, Ouerdorf) (C. Lucerne,
ALB
ALB
25
w
km
w
tu).
Langentb
tu, Blation
ii. et petil vge sur Im Wigger, ä 3
du cli. de Per, ligne de Wohlhu-
Depdt des
,.,,„
posies, teiephone, voiture
postale Willisau -Nebikon a Burgrain. Orphelinat. 439
Ii. s'occupanl de l'öleve des bestiaux ei de fa fabrication
du fromage. Grand moulin. Commerce de farine el de
grains. Ruines du chäteau de Kasteln, öleve" en 1682 par
Henri de Sonnenberg et detruit dans la fluerredes paysans.
albertswil (G. Saint-Gall, D. GoBsau, Com. Gos-
s;uii. 02-2 in. Harn, ä 2 km. de la Station d'Arnegg el ä 2
km. de celle de Gossau, ligne Gossau-Fraüenfela. 50 h.
^griculture, eleve du betail, belle fromagerie, arbori-
enlture.
ALBERTUSCIO (alpe DELL*) (C. Grisons, D. Ber-
nina). 2087 in. Alpe el chalets de la com. de Poschiavo, au
S.-K. du l'iz/.o ili Sassinlioiie.
ALBERWIL (C. Fribourg, lt. Singine, Com. Guin).
584 in. Groupe de maisons sur Im rivedroitede la Sarine,
i i km. de la Station de Guin.
albeuve (C. Fribourg, D. Gruyere) 767 m. De alba
(3293 in. i el se dirige sui
siiperieiirs sonl a 2700 in
Vue d'Albeuve.
aqua, eau blanche; devrait s'ecrire Albivue, comme d'au-
tres localites de la meine contree: Neirivue, Saussivue,
Rogivue, elc. Un des plus grands villages de la Gruyere.
Sur la rive gauche de la Sarine et sur la route de Bulle
a Montbovon, ä 13,3 km. de la Station de Bulle, ligne Bulle-
Etomont. Bureau des postes, voiture postale Bulle-Chäteau-
il'(Kx. Telegraphe, teiephone. Eglise bätie en 1879. La
commune d'Albeuve comprend le village meme et les
« Sciernes ». 75 niais., 508 h. catholiques. Agriculture,
Fabrication du fromage et surtout elevage du betail, trois
grandes foires par annee (janvier, naars et octobre). La
commune possede 566 tetes de betail bovin, de race pie-
noire.
Albeuve lit partie du comte de Gruyere. 11 appartint plus
lard aus eveques de Lausanne et depuis 1555 au canton de
Fribourg. Ce village fut detruit par un terrible incendiele
20 juillet 1876. 165 bätiments sont devenus la proie des
llammes, 450 personnes environ t'urent sans asile, il ne
resta que 5 petites maisons. Hans la montagne derriere
Albeuve, appelee la Grosse Frasse, se trouve un gouffre
tres profond, en forme d'enlonnoir, de 12 m. de circon-
ference.
ALBEUVE (L') (C. Fribourg, 1). Gruyere). Ruisseau
descendant du Moleson, traverse le bois d'Albeuve et se
jette dans la Treme, au-dessus du vge d'Epagny.
ALBIGNA (C. Grisons, D. Maloja). Ruisseau du Val
Bregaglia, emissaire du glacier d'Albigna, aupiedduquel
il forme la jolie Cascata dell'Albigna, pres des chalets si-
lues a '2064 m. L'Albigna se jette dans la Mera ou Meira
a Vicosoprano, apres un cours de 6 km.
ALBIGNA (GLACIER D') iC. Grisons, It. Maloja).
Glacier de 4,5 km. d'etendue et 11 km s de superficie,
qui prend son origine sur la crete de la frontiere italienne
t l L . la Ciuia di Castello (3400 m.)ä la Cima della Bondasca
Bregeglia au N. Les nevöa
ase ä 2100 m. ll esl bordd
(>. par la cliaine du Cacciabella, tandisqu'ä I'E. il recoil
les petits glaciers de Castello e1 de Cantone, descondanl
des ciiues de ce num. Hans l'aröte S. de la frontiere
italienne s'ouvre un passage, la Forcella di San Martino
ou l'asso di Zocca (2743 m.), entre le Monte di Zocca
(3179 m.) el le point 3050 m. Ce passage conduit ä Morbe-
gno dans la Valleline. <tn a donnä le nom de col d'Albigna
a l'echancrure neigeuse (env. 3180 m.) au N. della Cima
della Bondasca, qui l'ail co ini(|iier le glacier d'Albigna
avec le glacier el le val Ion de Bondasca. imis deux sur le
versant suisse.
albikon (C. Saint-Gall, lt. Alt-Toggenburg, Com.
Kirchberg). 741 m. Harn, de 57 h. sur la routede Kirch-
herg a Fischingen, a '2 km. de Kirchberg.
ALBIN (C. Vaud, I). Lavaux, Com. Forcl). Hain, a I
km. de la Corne-de-Cerfs. 4 km. de la stati le Chätil-
lens, ligne Palözieux-Payerne-Morat.
alb'inasca (C. Trssin, lt. I.eveni ine). 1293m. Par-
tie de la com. d'Airoio, Albinasca-Bedrina,
a lentree du Val Bedrelto. A 2 km. d'Ai-
roio. 35 h.
ALBINEN (ARBIGNON) iC. Valais, II.
Loeche) Com. el vge, öglise a l'277 m. au
N. de Loeche. 380 h. Les chalets sont ex-
Iremement serres les uns contre les autres,
laut l'espace reserve au village est res-
treint. La Station la plus rapprochee esl
Loeche, distante de 7 km. On parvienl
a cette localite par des sentiers tres rapides
qui partent de Loeche el de Varen. Un
aulre sentier tres connu, celui des Echel-
les fixees contre une paroi de rochers,
haute de plus de 100 m., conduit ä Loe-
che-les-Bains. Le village ne compteaueune
auberge, aueun magasin, pas meine un de-
bil de sei. Eleve du betail, commerce de
bois.
ALBINENGO (C. Tessin, D. Leven-
tine, Com. Airolo). Chalets ä 1 km. d'Airoio,
sur la route du Gothard. Hab. pendantl'ete.
ALBIO (C. Tessin, I). Mendrisio, Com.
Riva San Vitale). 586 m. Fennes sur les
tlancs du San Giorgio. A 3 kin. de Riva
San Vitale.
ALBIONASCA (VAL D') (C. Grisons, It. Moesa). Val-
lee laterale gauche du val Traversagna, descendant de la
Cima di Cugn (2237 m.), oü se rencontrent les frontieres
iles Grisons, du Tessin et. de l'Italie. Elle se termine ä l'alt.
de KtOd m. La route de Roveredo au l'asso de San .lorio la
traverse dans loute sa longueur et la quilteau pied <>. dt*
la Cima di Cugn. La riviere qui traverse la vallee et se
jette dans la Traversagna porte aussi le nom d'Albionasca,
ainsi que des chalets ä 1314 m.
ALBIS (C. Zürich, D. Affoltern). Extremites S. de la
chaine de l'Albis, entre le col du meme nom et les yoryes
de la Sihl. Signal du Bürglen (918 m.) et duGütsch (915 m.).
ALBIS (CHAINE DE L') (C. Zürich). I.ongue de 16
km., cette chaine s'etend du S.-S.-E. au N.-N.-O., entre la
vallee de la Sihl et celle de la Reppisch. Sur presque tonte
son etendue, eile präsente une arete des plus elroites. Ses
sonimets otl'rent une vue süperbe. Ce sont: l'Uetliberg
(873 m.), la Baldern (813 m.), l'Albishochwachl (880 m.), le
Biirglen (918 m.) et l'Albishorn (Gütsch), 915 m.
Toute la chaine se compose de couches de l'epoque ter-
tiaire, presque horizontales, faiblement inclinees vers le
N. ; la masse principale est forinee de mollasse, puis vien-
nent quelques hancs denagelfluh (poudingue), ainsi que de
nomhreuses mais peu importantes couches de marne. Sur la
crete se rencontrent encore, en maints endroits, comme a
l'Uelliberg, ä l'Albishochwacht, au Bürglen, ä l'Albishorn,
des restes de la formation de la premiere periode gl;i-
ciaire. On trouve des moraines de fond a cailloux stries,
surmontees de couches de graviers tres puissamineiil
comprimees, formant de la nagellluh quaternaire, appelee
nageliluh vacuolaire (löcherige) qui est plus recenteel sou-
venl plus dure que celle du terliaire. Les forines abruptes
de l'arete de l'Albis, ses parois denudees, les glissements
qui se produisent sur les {\cus llancs, prouyenl qu'icj la
26
ALB
ALB
formation de la chaine esl recente el pas cncore terminee.
Apres la creation de la grande vallee principale (vallees
du lac de Zürich et ile la
Reuss), l'Albis s'eleva en um»
colline de mollasse, pareille
au Zürichberg, mais, arretes
par les moraines du gla-
cier de la Linth de la troi-
sieme glaciation, la Sihl et la
Reppisch se creuserent de
Douvelles vallees en rongeant
de plus en plus l'arete etroite
de l'Albis.
Bibliographie : A. Wert-
stem, Geologie v. Zürich u.
Umgebung. A. Heim, Ge-
schichledes Zurichsee (Neu-
/ahrsblatt d. Zeh. natf. Ges.)
A. .Eppli, Erosionsterrassen
und Glazialschotter (mate-
riaux pour la carte gcologi-
quede laSuisse).
ALBIS (OBER et UN-
TER )i < '.. Zürich, D. Morgen).
578 m. Mais, de la com. de
Langnau. Unter Albis, Ober,
793 m. Unter Albis est distant
de 14 km. de Zürich, de 5 de
Langnau, Station du chemin
de fer de la vallee de la Sihl,
Ober Albis se trouve plus
haut, au sommet du col. Ce
sont deux auberges habitees
en ete. Station climaterique.
Telephone.
ALBIS(ROUTE DEL')
(C. Zürich). Ce passage, le
plus important ä travers l'Al-
bis, relie la ville de Zürich a
celle de Zoug, par la vallee
de la Sihl, Langnau, atteint
par de nombreux zigzags le
sommet du col de l'Albis et
redescend sur Hausen et
Kappel. Avant l'etablissement
des eh. de fer, cette voie en-
globait presque tout le com-
merce entre Zürich et la
Suisse centrale. C'est par
cette route que les Schwyzois attaquerent, en 1444, les
Zurichois et que ceux-ci marcherenl, en _
1531, contre Kappel.
ALBISBRUNN (C. Zürich, D. All'ol-
tern, Com. Hausen). 630 m. Etablisse-
ment hydrotherapique tres important et
tres frequenle ä 7 km. de Metttnenstet-
ten, ligne Afl'oltern-Zoug, et ä 1 km. de
Hausen. Voiture postale Mettmenstet-
ten-Hausen ; en ete, omnibus Hausen-
Albisbrunn. Position abritee, grandes fo-
rets dans le voisinage.
ALBISGÜTLI (C. Zürich, D. Zürich, i
Com. Zürich). 476 in. Auberye et jardin
tres frequentes, sur le chemin prineipal
de TUetliberg, ä 3 km. de Zürich. A 200
in. se trouve le Stand de la Societe de
tir de la ville de Zürich, construit avec
lous les perfectionnements modernes.
ALBISRIEDEN (C. Zürich. I). Zü-
rich). 438 m. Com. et vge ä 5 km. ä l'O.
de Zürich (gare). Bureau des posier. I.a
com. coinpte 766 h., le vge 582 : 664
protestants et 93 catholiques. Agriculture,
eleve du betau. Diverses industries be-
m'licient du voisinage de Zürich.
Ruines romaines pres de Galgen ainsi
que des ruines franco-allemanes. Vers 820,
Albisrieden «'tait appele Villula juxta
montem Albis nomine Rieda. Au I\ e siecle, Charlemagiu
en fit don au chapitre de la cathedrale de Zürich. L'avoue
rie d'Albisrieden appartinl plus tard ä la famille noble des
Mülner. Le vge souffrit beaueoup de la guerre en 1799.
ALBLIGEN (C. Beine, I). Schwarzenburg). 704 m.
Com. et vge pres de la Sarine, dansune belle Situation, a 5
km. de la Station de Flamatt, ligne de Berne a Fribourg.
Bureau des postes, voiture postale 3 Ibis par jour Fribourj,'-
Flamatt. Telephone. 650 h. prot. Agriculture et eleve du
betail. A 3 km. d'Albligen se trouvent les ruines de Gras-
burg. Plus presencore, les carrieres de Plattenbruch-Ruch-
mühlbruch.
ALBONAGO (C. Tessin, D. Lugano, Com. Vi^anello).
465 m. Harn, sur le llane ü. du Monte Bre, ä 2 km. de
Lugano. 20 h. Vignoble.
ÄLBONELLO(C. Tessin, I). Mendrisio, Com. Cabbio).
Ferme et alpage dans la vallee de Muggio, 800-1140 in.
Chalet connu par la fabrication de ses petits fromages ap-
peles robbioli.
ALBRIS (PIZ) (C. Grisons, I). Maloja). Pic de 3166 m.
ä l'E. de la route de la Bernina, au S.-E. de Pontresina,
immediatement au midi du belvedere repute du Piz Lan-
guard dont il est separe par la Fuorcla de Lanimard. Un
alpage et des chalets a 2450 in. portent le meme nom.
ALBRISTEGG (C. Berne, D. Haut Simmenthal).
Sommet de 2125 m. Contrefort N.-O. de l'Albristhorn.
ALBRISTHORN (C. Berne). Sommet de 2764 m. sm
la frontiere des districts de Frutigen, Haut et lias Sim-
menthal. Point eulminant de la chaine du Niesen, s'elevant
au-dessus d'Adelboden. Facilement accessible de cette lo-
calite par la Krinde, de la Lenk ou de Saint-Stephan. Tres
beau panorama.
ALBRUN (COL DE L') ou BOCCHETTA D'AR-
BOLA (C. Valais, 1). Conches). 2410 m. Passage impor-
tant du Haut-Valais, situe entre l'Ofenhorn (3242 in.) au
N.-E. et l'Albrunhorn au S.-O., reliant Fiesch et Binn,
par la vallee de Binn avec la vallee de la Devera et
Domo d'Ossola. II faut compter de Fiesch ä Binn 2 h. 45
min., au col de l'Albrun 6 h., ä Devera 8 h. Ce passage,
connu deja au moyen äge, a ete traverse par des troupes
en 1425. On y voit les restes d'un vieux chemin pave. Si,
de ce col, on veut aller ä la cascade de la Tosa, il faul
franchir encore le col de Vannino ou Scatta Minojo, ce que
Ton i'ait tres souvent.
ALBRUNHORN ou MONTE FIGASCIAN (C.
Valais, D. Conches). Pic de 2880 m., se dresse au S.-O. du
col de l'Albrun, ä la frontiere italienne, facilement acces-
sible du col de val Deserta, ä l'E., en 1 h. 15 min. Dominc
d'un cöte la jolie vallee de Binn et de l'autre la vallee de-
solee de val Deserta.
ALBULA (C. Grisons). Biviere, äff. prineipal du Bhin
posterieur. Longueur 36 km., le bassin mesure 950 km 2
Cot de l'Albula.
(Albula 331 km" 2 , Julia 325 km 2 , Landwasser 294 km j ).
Source pres du col du meine nom, par environ 2070 in.,
ALB
ALM
27
forme le petil lac de Palpuogna ei
cascades. La riviere esl coupöe p
tale. Au-dessous de Bergün, I
abrupte de Bergüner-Stein. A !•
deacend par une sene de
usieurs fois par la route
Albula traverse la gorge
snr sc termine bod pre-
ralt, pour l
qui bc tri
Campell 1 1
bonne roi
mier bassin de reception oü eile s'est grossie de quelqu
gros ruisseaux, de gauche l'Ava da Mulix, de droite
Tischbach, le Tuorsbach et le Stulserbach. De Filisur ä
Tiefencastel, la vallee s'elar^it ; au-dessus d'Alvaneubad
l'Albula recoit de droite (1158 m.) la Landwasser, puis, a Tie-
fencastel, de gauche (839 in.), la lulia, deux. all', presque
aussi considerables que le cours principal. A partir de
Tiefencastel, l'Albula se creuse un lit encaisso entre des
rochers ä pic (Schynschlucht) : a Solis; le pont de pierre
est ä 76,5 m. au-dessus du lit de la riviere, qui recoit ici,
de droite, le Heidebach, puis s'enfonce dans les Jorges du
Schyn, d'oü eile nesort que pour aller se jeter ;i Zollbrücke
dans le Rhin posterieur (602 in.). Au-dessus du conlluent,
une iniportante filature utilise la lbrce motrice de la riviere.
ALBULA (COL DE L') (C. Grisons, 1). Albula ei Ma-
loja). In des deux passages principaux par les(juels on pe-
netre de Coire dans la Haute-Engadine. II etait deja connu
en 1251 , date de la construction par l'eveque de Coire du chä-
teau de Guardaval. Ce chäteau commandait le passage oü
l'eveque percevait un peage sur les voyageurs. Le noin pa-
;i premiere fois, en 1349, bous la forme d llbi li n
usfor ii 1451 '-n ['Allbaien que Tschudi ei
572) changerenl en Albula da blanche), i ne
!.■ carrossable, donl la partie supärieure a &t6
construite en 1805, quitte celle
Julier a Leu/ et remonte la
riviere de l'Albula en traver
mni Alvaneu. Filisur ei Ber-
gün jusqu'ä l'hoepice sur le
so ict du passage. (2315 m).
( '.<•[ i'lalilissemenl dale du XI V'
siecle. Le col osi domine' au
N. par le Piz Albula OU Piz
l fertsch (3273 m. i que I on es-
ealade facilemenl en 3 h. La
descente iusqu'ä Ponte (9 km.
de I'hospice ei 43 de Lenz) Be
äil rapidement. Le chemin
de ferde la Haute-Engadine,
qui doil §tre termine" en 1903,
issera bous l'Albula. Actuel-
eiuenl, les Iravaux de perce-
ment du tunnel ont deja nun
mence.
La region superieure fournit
au botaniste nombre de plan-
tes alpines interessantes, entre
autres qucl(|ties especes eir-
cumpolaires tres rares dans la
region alpine, telles sont: Ca-
rex Valdii, Alsine bifiora, To-
/ietdia borealis, en particulier.
ALBULA (DlSTRICT du
Canton des (Irisons). Le dis-
Irict d'Albula est l'une des 14
juridictions du canton des Gri-
sons. II comprend les cer-
clesd Alvaschein, Beifort, Ber-
gün, überhalbstein. II a pour
mites, ä FE. et au S., la
Haute Engadine, ä 10., la val-
ee du Rhin posterieur et, au
N., le Schanligg. Le district
est cornpose des 27 communes
suivantes : Alvaschein, Mons,
Mutten, Obervatz, Stürvis, Tie-
fencastel , Alvaneu , Brienz,
Lenz, Schmitten, Surava, Ber-
lin, Filisur, Latsch, Stuls,
Wiesen, Conters im Ober-
halbstein, Manuels (Marmo-
rera), Mühlen (Molins), I'ra-
sanz, Reams, Roffna, Salux,
Savognin, Stalla (Bivio), Sur
et Tinzen. 7841 h. en majori te
romanches, peu d'Italiens et
d'Allemands, tous catholiques
sauf les habitants du cercle
de Bergün, de la commune
de Mutten et dune partie de
a commune de Stalla. La population vit presque exclusi-
vement de l'eleve du betail, en partie aussi du roulage
ä travers les passages de l'Albula et du .1 ulier conduisant
dans FEngadine. En quelques endroits, l'industrie des
clrangeis se developpe dune maniere rejouissanle. Autre-
fois, on exploilail quelques mines dans le cercle de Beifort,
inais, depuis de longues annees, elles sont abandonnees.
Le district d'Albula esl tres riebe en heaules naturelles.
La stalistique du betail donne les chiffres suivants:
1876 188(1 1896
Betes ä cornes . 69-28 6813 6225
Chevaux . . . 312 309 362
Porcs .... 1007 981 1329
Chevres . . . . 4107 3850 3713
Moni, ms . . . 71X5 7022 8316
Ruches d'abeilles &85 080 830
Ine seule grande route traverse le 1). d'Albula, celle de
Coire ä Silvaplana par le Julier. Une autre route, relianl
Thusis et la vallee du Bhin anlcrieur ä la Haute Engadine.
acquierl de l'importance par le passage du Co! de l'Albula.
28
ALB
ALE
albumo (C. IVs-.in. ii. Lugano. Com. Corticiasca).
1(»70 in. Harn, sur la rive gauche du Cassarate, ä 16 km.
de Lugano, la Station la plus proche. 118 h. ßleve du betail,
les hommes einigrent en qualite de chaudronniers.
alchenflüh (C. Berne, D. Berthoud, Com. Rüdli-
gen). Gros Iimiii. sur la rive gauche de l'Emme, vis-ä-via de
Kirch Ihm--, village auquel il est reite par im pont. Station
de Kirchberg, ligne de lEmmenthal. '203h. Cereales et prai-
ries artißcielles. Deux fabriques de materiaux de ronstruc-
lion et une fahrique de piment. Lieu de naissance de.lean
Weber (1828-1878), conseiller d'Etat, directeur du Gothard,
ALCHENSTORF (OBER, UNTER), (C. Berne,
lt. Berthoud). 510 m. et 502 m. Vge, com. el paroisse de
Koppigen, ä 8 km. N. de Berthoud, dans une plaine tres
ferlile, ä 3 km. de Wyningen, ligne Berlhoud-Herzogen-
buchsee. Bureau des postes, voiture postale Wyningen-
Koppigen. 615 h., cereales et prairies artißcielles.
ALDESAGO (C. Tessin, 1). Lugano, Com. Bre). 58(1 in.
Ham. au milieu des vignes. Magnifique vue sur le lae de
Lugano. 150 h. dont la plupart emigrent eonime macons
pendant 8 mois de l'annee.
AL DI LA DEL PONTE (C. Tessin, D. Lugano, Com.
Torriceila el Taverne). Hain, sur la rive gauche du Vede-
yio.al km. de la Station de Taverne (ligne du Gothard) 50h.
ALDUR (C. Grisons, Ü. Unter-Landquart). Chalets de
la com. de Fanas. Inhabilis.
ALEGI (C. Yalais, D. Barogne, Com. de Blatten). Pre-
alpe (mayens). 16110 in., a 5 heures de la Station de Gam-
pel, ligne duJura-Simplon. Habitceseu lernen) pendant Fete.
ALESSES et HAUT D'ALESSES (C. Valais , D.
Saint-Maurice, Com. Dorenaz). 896m. Village et groupe de
chalets ä 1909 m. Paroisse d'Outre-Rhöne. Ardoisieres
appreciees dont les produits sont transporles ä Dorenaz
au moyen dun cäble aerien. Village habite uniquement
par des carriers. 19 maisons. 115 h. Le Haut d'Alesses est
a 2 h. 15 au-dessus et se compose de päturages et de cha-
lets pitloresques occupes spulement pendant l'ete. Sentier
eonduisant aux lacs de Fully.
ALETSCH (GLACIER D') (C. Valais, D. Brigue).
Le plus vaste glacier de tonte la chaine des Alpes. D'apivs
les donnees du professeur Heiin, de Zürich (dans sa Glet-
scherkunde, p. 46 et 73), sa superlicie (a l'exclusion de ses
aftluenls) est de 128,99 km- dont les neves oppupent 99,54
et le glacier proprement dit 29,45. La longueur du glacier
est de 24km., dont les neves occupent7,5 et . sa largeur, au
milieu de son cours, est de 1800 m. II se terminea l'alt'. de
1353 m. Les dimensions de ses deux affluents les plus im-
portants sont: qlacier d'Ober Aletsch, superlicie 30 km'-'
(dont 23,89 km- de neves), glacier lui-meme, longueur 4,55
km., l'extremile inl'erieure est ä l'allitude
de 1863 m. ; glacier de Mittel Aleisch, su-
perlicie 10,45 km- (dont 7 de neves), longueur
du glaeier lui-meme 4,25 km., altitude de
l'extremite inferieure, 2326 m. La superlieie
totale du glaeier d'Aletsch, y compris ses
deux grands affluents, est de 169,45 km-,
dont 39.5 sont des glaeiers. le reste etant des
neves. Le grand glacier d'Aletsch prend son
origine a l'endroit qui a ete nomine la
Place de la Concorde de la Nature», par
M. Ilardy, en 1859. «De la, dit-il,on apereoil
de chaque cöte une helle route el un dorne
magniliqiie» (l'eaks, Passes et Glaeiers,
1™ serie, p. 292). En eilet, c'esl lä que se
reunissent les quatre grands neves qui ali-
mentent ce glacier süperbe: ils viennent de
la Lcrtschenlücke ä l'O. (c'esl le neve le
plus considerable), de la Jungfrau et de la
chaine des Fiescherhörner (ce dernier neve
porte le nom special de I« Ewigsehneefeld »)
au N.-O. et de la Grünhornlücke au N.-E.
.luste a l'angle E. de ce Square grandiose
s'elevent la cabane de la Concordia (2847 m.)
et '.out prea le nouveau pelit hötel de mon-
tagne, bati par M. Cathrein.de l'Eggishorn;
Tun ou lautre sert de point de deparl pour
l'ascension de toutes les eimes et les pas-
sagea autour du grand glacier d'Aletsch,
aussi bien que pour lesascensionsdu Finsteraarhorn e
l'Agassjzhom, en Iraversant la Grünhornlücke jusqu'
I neiges superieures du glacier de Fiesch. Apartirdela Place
I de la Concorde, ce (leuve immense de glace se deroule
Les glaeiers d'Aletsch.
I majestueux et pirsque ä niveau vers le S.-E., entre les
I chaines paralleles du Dreieekhorn ä l'O. et du Wanne-
Partie superieiiri'
horn a FE. A l'endroit ou il se dirige vers le S -O., se
trouve sur son bord E. le celebre lac de Marjelen, 2367 in.
ALK
ALG
29
(Voir l'article special.) Ce lac repose dans une i »« i i t »• exca-
vation barröe par le glacier lui-möme ; il sevide de temps
cn temps au moyen ae canaux Souterrains. II est certain
se jette dans le Rhone im peu en amont de Brigue. Ces
eines, qui et:iieiil etiles .1 I Venu li'ini'ii! ilu lac ile M ;i i- 1 • - 1 • - 1 1
par dessous le glacier, ne se produironl plus, on peul l es-
pörer, ensuite dea travaux de correction apportes ä ce lac
e„ 1895 (voir Marjelen).
ALETSCH ALP (C. Valais, D. Brigue). Maigre pätu-
rage, resserre" entre le erand Glacier d'Aletsch el le glacier
'Ober Aletsch, immeaiatemenl au N. et en dessous de
hötel Belalp. II s'\ troure deux groupea de chalets siiues
I7(i(i el 1707 III.
ALETSCH (CABANEO'OBER)(C. Valais, D.Brigue).
abane construite en Inno par la section de La Chaux-de-
Is ,l.i Chi
2670 in. sur le
Kiesel,. Presque vis-a-vis de ce lac,
sa rive droite, sun aftluent principal le Glacier de Mittel
Aletsch, descendant entre l'Aletschhorn et le Dreieckhorn.
A remarquer, surtout des bords du lac de Marjelen, Ja mo-
raine immense du glacier, moraine qui, vne d'Eggishorn
oii de L'hötel Belalp, ressemble si bien a une ronte carros-
sable que les touristes ine\periinentos demandent quel-
quefois des voitüres pour aller visiter le glacier. C'est ä
Belalp que le physicien anglais Tyndal s'installa pour
faire l'etude du glacier et qu'il lit plusieurs decouvertes
importantes dans'le domaine scientilique.
Le grand glacier coule rnaintenant enti'e les contreforls
de l'Aletschhorn ä l'O. et la chaine de
l'Eggishorn ä l'E.,se dirigeant de plus en
plus vers le S.-E. Ln route, il recevail au-
trelbis, sur sa rive gauche encore, les gla-
ces du glacier d'Ober Aletsch (descendant
du Nesthorn et de l'Aletschhorn), mais
aujourd'hui cel aftluent s'est tellement
raccourci que ses rnoraines seules vien-
nent toucher le glacier principal. Le gla-
cier principal depasse, toujours sur sa rive
droite, les deux groupes de chalets sur
l'alpe d'Aletsch, pres desquels on a l'habi-
tude de faire passer des mulets, se ren-
dant de l'hötel Belalp a la Rieder Alp, ä
travers le glacier, traversee d'un genre
peu cominun dans les Alpes. On peut
constaler ici combien le glacier s'est re-
tire pendant les dernieres annees, car il
a laisse derriere lui des dalles de rocher
polis, par lesquelles il laut ä present
aescendre pour arriver sur la glace, tan-
dis qu'il y a peu annees la glace tou-
chait l'herbe el les arbressur les bords. Le
recul varie de 5 ä 10 m. par an. Contraire-
uient a im grand nombre de glaciers des
Alpes, celui d'Aletsch n'a pas montre la
crue de lin du XIX L ' siecle commencee en
187.") et rnaintenant a peu pres lerininee.
(l'orel, Lugeon el Muret, Les variations
p&riodiques desglctfiers des Alpes.) En aval, l'inclinaison
du glacier devient de plus en plus grande, el il se termine
(mais le spectacle est loin d'etre aussi beau qu'autrefois)
dans la gorge sauvage et profonde de la Massa, nom du
torrent fougueux qui sort ici du glacier el. apres im trajet
tres court mais assez dangereux, car il deborde souvent,
i suisse. Elle s'öleve a une altitudede
•n.it s.-o. du Fuashom Cid-Js m.) qui
ivance dans le glacier d Ober Aletsch el serl de poinl de
■pari pour l'aseeiisioii de tonte ■; les ei nies au loiir du glacier
ober Aletsch, surtoul l'Aletschhorn, le Fusshom el le
Nesthorn. Elle est eloi^nee de -1 heurus de l'hötel Belalp.
ALETSCH (COL DE WIITTEi.) (( 1. Valais, Il Brigue)
Passage diflicile ä travers la ereieenire l'Aletschhorn et
Satielliorn (HT'iti m.i (|ui l'ail communiquer les glaciers
■ Mlltel Aleiseh el d Ober Aletsch.
ALETSoH (COL. D'; (C. Valais, I). Brigue). Nom
l'on a prODOSe" de donner au Beichgral actuel, mais qui
est aujourdhiii allrihue au cid neigeux, env. :!(i;il) in.,
Ouvert entre l'Aletschhorn au S.-O et le Dreieckhorn au
N.-E.
ALETSCH (LAC D') (('.. Valais, I). Brigue). Nom
autrefois domnä an lac bien coniiu de Marjelen, au bord
E. du grand Glacier d'Aletsch (Voir M.kr.iki.kn).
ALETSCHHORN (C. Valais, 1). lirigue). 4182 m.
Deuxieme cime en all. des Alpes Bernoises. Elle s'öleve
juste ä la jonction des trois branehes du glacier d'Aletsch,
et fut gravie pour la prämiere Ibis en 1859 par. r'.-P. 'Wir-
ken. Aujourd'hui, on en fait l'ascension ordinaiiv de
l'hötel Belalp ou de la cabane d'Ober Aletsch par le glacier
d'Ober Aleiseh el l'arcle S., ou par le glacier de Miltela-
letsch ei l'Aletschjoch. Le panorama dont on jouit depuis
le soiiiiuet est im des plus beaux des Alpes.
ALETSCHHORN (PETIT) (C. Valais, 1). Brigue).
Nom donne ä une cime neigeuse (environ 3750 m.) qui
s'eleve sur l'arete 0. de lAlefschhorn, entre cetle cime et
le Sattelhorn, 3745 m.
ALFERMEE (C. Berne, D. Nidau, Com. Üaucher-Al-
fermee). Vge dans une Situation pittoresque, sur la rive
j gauche escarpee du lac de Bienne, a 4 km. de Bienne et
de Douanne. La siation de cetle derniere localite est la
plus proche. -20 mais et 1 10 h. Vignohle. Dans le voiainage
se trouve um' grande carriere de calcaire.
ALGABY (C. Valais. D. Brigue). 1240 m. II. ou. sous
le village de Simplon, a lentree du Laquinthal.
30
ALG
ALGENTSHAUSEN (C. Saint-Gall, D. Unter-Tog
geiibuig, Com. llenau). 565 in. PetitgVge ä 3 km. d'Uz
wil. Station de,eh. de fer ligne de Gossau-
Wil. Depot des poslos. Telephone. 50 ä 60
maisons, 250 h. protestants. Paroisse de
Niederuzwil. Agriculture. Broderie et tis-
sage.
algerie ((".. Berne, D. Delömont).
460 in. Petit vallon, presei pftturages, pres
Delemonl.
ALGIER (C. Argovie, D. Bremgarten,
Com. Zulikon). Hain, de 7 mais.. ä 2,5 km.
de la Station de Bremgarten, sur la ronte
de Bremgarten ä All'oltern.
ALGISMOOSSCHÄCHLI (C. Berne,
D. Signau. Com. Trüb). Maisons isolees
du Brandöschgraben, a 3 km. au N. de
Trüb.
ALIKON (OBER et UNTER) (C. f*
Argovie, D. Muri, Com. Meienberg). 2 ham.
sur le versant E. du Lindenberg, l'un a 533
in., lautre a 485 m. A 3km. de la Station
de Sins (limie Lenzbourg-Wohlen-Roth-
kreuz). Ensemble : 298 h. Prairies, elevage
du Detail. Tressage de la paille, Industrie
domestique.
ALLAINE (C. Berne, D. Porrentruy)
All', de droite du Doubs, dune longueur de
05 km. dont 28 en Suisse. L'Aliaine nait dans la
röche, sur le versant N. de la derniere chaine du Jura.
Sa source principale est dans les environs de la frontiere
alsacienne, par 600 m. d'alt. L'Aliaine coule directe-
ment ä l'O. et traverse Cbarmoille et Miecourt. A Alle,
d'oü eile tire son nom, l'AUaine reeoit le torrent d'Asuel
qui descend des Malettes et des Rangiers par 700 m.
d'alt. A Porrentruy, 425 m., l'AUaine, grossie du Baca-
voine et du Creugenat, prend les allures d'une riviere re-
guliere, fait une boucle tres prononcee et coule paresseu-
sement au N.-O., decrivant une infinite de meandres au
fond d'unevallee rianteet fertile, bordee de süperbes forets
de hetres et de coniferes. L'Aliaine quitte le Jura et la Suisse
en aval de Boncourt, 370 m., et entre en France ä Delle ou
eile est plus communement connue sous le nom d'Allan.
A Joncherey, eile reeoit laCoeuvate grossiede la Vendline,
venues egalement du district de Porrentruy ; ä Sochaux,
eile reeoit la Savoureuse qui passe ä Beifort, puis eile longe
Montbeliard au S. ou eile recueüle encore les eaux de la
Liserne qui passe ä Hericourt et se jette dans le Doubs en
aval de Vougeaucourl. Le canal du Rhone au Rhin em-
prunte partiellement le lit de l'AUaine. D'un debit tres va-
riable, l'AUaine draine, en Suisse, un territoire d'environ
225 km 2 .; au printemps et en automne, eile inonde regu-
lierement les plaines fertiles qu'elle traverse, c'est pour-
quoi lescommunes riveraines, de concert avec le Gouver-
nement bernois ont elabore un projet complet de canali-
sation depuis Porrentruy jusqu'ä la frontiere francaise.
19 ponts, dont 7 de eh. de fer, franchissent l'Allaine.
Plusieurs etablissements industriels utilisent la force hy-
draulique de cette riviere dont les truites saumonees jouis-
sent dune grande reputation.
ALLALIN (GLACIER D') (C. Valais, D. Viege). Le
glacier d'Allalin prend son origine au pied de la paroi N.-E.
du Rimpfischhorn et sur le versant N. du Slrahlhorn et du
l'luchthorn, ä une altitude moyenne de 3400 m. II descend,
entre Tarete N. du Fluchlhorn et l'Allalinhorn, vers la
vallee de Saas ou il se termine pres du lac de Mattmark, ä
une altitude de 2100 m. On le traverse pour atteindre
l'Allalinpass.
ALLALIN (HINTER) C. Valais. D. Viege), Crele de
3465 m. au N.-E. de rAllalinhorn, separant les glaciers de
l'ee et de Hohlaub.
ALLALINHORN (C. Valais, D. Viege). 4034 m.
Sommite glaciaire de la chaine des Mischabel, entre les
alle.es de Saas et de Zermatt d'un cöte. et les cols de Fee
et d'Allalin de lautre, de laquelle descendent, a l'E.. les
glaciers de Hohlaub et d'Allallin et ä l'O., celui de Melli-
chen. On le gravit frequemment, suitout depuis Saas-Fee
et par le col de Feeou Feepass, en 8 h. de Fee et en 7 h. 30
de la Taschalp. Panorama grandiose, analogue ä celui du
Dome des Mischabel. Kxcursion a la mode. Premiere
ascension le 28 aoüt 1856 par un Anglais, M. Arnes, avec
deux guides.
ALLALINPASS ou COL D'ALLALIN (C. Valais.
D. Viege). 3750 m. Fait eommuniquer les deux vallees de
Saas et de Zerrnatt. II relie l'alpe et l'hötel de Mattmark a
la Täschalp et ä la Station de Täsch sur la ligne de Viege
ä Zermatt. De Mattmark au Col, 5 h., ä Täsch, 9 h. Ce col
est assez facile, et c'est probablement le premier passag«-
fraye ä travers la crete. On a essaye de rattacher le mot
Allalin ä la langue arabe, mais cette etymologie estdenuee
de tout fondement.
ALLAMAN (C. Vaud, D. Rolle). {Ad Lemanum = vers
le Leman). 405 m. Com., vge et paroisse de Perroy. Station
de la ligne Lausanne-Geneve. Tete de ligne du tramway
electrique Allaman-Aubonne-Gimel. Rureau des postes".
334 h. Vignoble. Relle foret. Vastes etablissements de pisci-
culture de Roveray. Chäteau historique, residence des fa-
milles de Menthon, de Cerjat, de Gentils, marquis de
Langallerie et de Sellon ; propriete actuelle de cette der-
niere famille. Maubert y ecrivit ses Mrmoires et probable-
ment son Testament politique d'Albennii.
La mere du comte de Cavour, rninistre de Victor-Emma-
nuel, ('illustre Champion et fondateur de l'unite italienne.
appartenait ä la famille de Sellon et habita Allaman.
ALLAMANDS (LES) (C. Vaud, D. Pays d'En Haut,
Com. Rougemont). Ham. sur la route du Gessenay dont les
maisons forment comme la contination du village de
Rougemont. 155 h.
ALLAMONT (C. Valais, D. Monthey). Sommet de
1S93 m. Embranchement du Grammont entre ce dernier et
la Suche, au N. du lac de Tanay qu'il domine directement
de ses parois rocheuses. Un sentier y conduit depuis le
hameau de ce nom. Point de vue varie.
ALLE (Hall) (C. Herne, D. Porrentruy). 450 m. Com. et
vge de langue francaise, ä 4 km. E. de Porrentruy, sur
l'AUaine, dans une region fertile. Rureau de poste, halte
de la diligence Porrentruy-Mieeourt. Telephone. Station du
chemin de fer Porrentruy-Ronfol. Joli village de 240 mais.
et 1238 h. catholiques, qui s'oecupent surtout d'agricul-
ture, d'horlogerie et de commerce de bois. Chäteau des
nobles de Valoreille. Son eglise date du XIII'' siecle. Quel-
ques antiquites romaines dans les environs.
ALLEE (PIGNE DE L*) (C. Valais, D. Sierre). 3404
m. Sommet neigeux sur la crete entre les glaciers de Zinal
et de Moiry, au haut du Val d'Anniviers. Ce nom, qu'il
faudrait ecrire Pigno de la Lex, signifie : Dent de peigne
de la Lex (Lex, Lue, Luig, etc. = pente de cailloutis avec
de rares gazons oii peuvent encore paitre des moutons).
Ascension assez souvent feite de Zinal en 6 h. par l'alpe de
la Lex et le col de la Lex ; vue grandiose sur le bassin du
glacier de Zinal. Immediatement au N.-O. du Pigne de
l'Allee s'ouvre le col neigeux de l'Allee (env. 3100 m.) qui
mene au glacier de Moirv par l'alpe de l'Allee (2466 m.) ä
Zinal.
ALL
ALL
,-:i
ALLEGRETS DESSOUS, DESSUS (L')JC. Iii
bourg, l>. Gruyere). 1374, 1175 m. Fermea du val de Mo-
irlon, au pied de la Denl de Brenlaire,
ALLEMANOS (CRET DES) (C. Neuchätel, D. Yal-
de-Travers, Com. Saint-Sulpice). Petiteso lite" de 1166
in. au N. <lt' Saint-Sulpice.
ALLENBERG (C. /.mich, l>. llinwil, Com. Bäretswil).
* h >7 iii. Groupe de maisons sm- une terrasse, ä 2 km. E. de
Bäretswil. Station la plus rapprochee llinwil, ligne Zurich-
llinwil. 32 h. Eleve du be"tail.
AULENBERG (('.. Znricli, I). Meilen, Com. Männedorf).
190 in. Hameau ä 1,5 km. E. de Männedorf. Station de la
ligne Zurich-Meilen-Rapperswil. 158 li. Vignes.
ALLENLÜFTEN(C. Herne, D. Laupen, Com. Muhle-
berg). 642 m. Hameau ä l'E. de la Sarine, sur l'ancienne
route Berne-Gümenen-Morat, ä 2 km. de Rosshäusern,
Station de la ligne Berne-Neuchatel. Bureau ile puste a
Gümenen. Telephone. 48 h. Agriculture, 61eve du bätail.
allens (C. Vaud, li. ei Com. Cossonay). Petit village
sui' la route de Morges. 18 mais.. 115 n.
allenwil (C. Berne, D. Aarberg, Com. Schupfen).
Hameau dans le vallon de l'Allenwilbach. a 2 km.
■phoni
521 ni
de la Station de Suberg, ligne Berne-Bienne. T«
Knviron 100 h. Agriculture.
ALLENWIL (C. Zürich, I). Pfäfflkon, Com. Bauma).
800 in. Groupe de maisons dans la vallee de la Toss, ä 3
km. de Bauma, Station de la Tössthalbahn, ligne Winter-
thour-Rüti-Rapperswil.
ALLENWINDEN. Nom de plusieurs fermes de la
Suisse Orientale. L'origine de ce nom s'explique d'elle-
iiienie. (Allenwinden = ;'i tous vents.)
ALLENWINDEN (C. Thurgovie, D.Münchwilen.Com.
Au), 910 m. Croupe de maisons dans une belle Situation,
vue splendide. A 7,5 km. de Steg, Station du Tössthalbahn.
Voiture postale de Fischingen-Sirnach. Cet endroit est
visite en ete par un grand nombre d'etrangers et est de-
venu une Station climatique. La comtesse Ida de Toggen-
burg resida quelque temps dans le voisinage.
ALLENWINDEN (C. Zoug, Com. Haar). 707 m. Kam.
pres de la Lorze, au point cuhninant de la route postale de
Zoug ä /Egeri, entre le Zougerberg et le (Jubel, pres des
i^or^es pittoresques de la Lorze, ä 5 km. de Zoug. Voiture
postale Zoug-Ouorageri. Telegraphe, lelephone. Hemar-
quable chapelle et beau bätiment d'ecole. Route historique
suivie par les Chevaliers de Leopold d'Autriche, avant la
bataille de Morgarten (1315).
ALLENWINDEN (C. Zürich, D. Affoltern, Com.Kap-
pel). 591 m. Hameau de 31 h. 1 km. de Kappet.
ALLENWINDEN (C. Zürich, 1). llinwil, Com. Gos-
sain. 539 m. Hameau de 49 h., ä 2 km. de la Station de
Wetzikon, ligne Zurich-Uster.
ALLER (CROIX D') (C. Valais, I). Monthey). Som-
met de 1850 m. sur l'arete N.-E. du Gramont, appelöe
Hochers Parblanche. Vue süperbe sur le Leman.
ALLERHEILIGEN (C. Soleure. D. Olten-Gosgen,
Com. Hägendorf). 974 m. Maisons et chapelle sur l'Aller-
heiligenberg, crete jurassique. Signal.
ALLERHEILIGEN (C. Soleure, D. Soleure-Lebern,
Com. Granges). 572 m. Hameau avec eglise, ä 3 km. de la
Station de Granges, ligne ßienne-Soleure, au pied du .Iura.
12 mais., 144 h. Signal.
ALLEVES (C. Valais, I). Entremont). 1440 m. Ancien
petit hameau sur les bords de la Dranse. Nest plus habite
depuisune trentaine d'annees; les maisons sont en ruines.
ALLEVES (L') (C. Valais, D. Herens). Combe, alpeet
chalets ä 2218 m. du val d'Herernence. Les chalets sont
admirablement situes sur un petit plateau a l'issue de la
combe, au pied S.-E. du Metailler, sur la rive gauche de
la Dixence, a 1 heure 15 min. du nouvel hötel de Prazlong,
qui est ä 4 heures de Sion par Vex.
ALLEVEYS (LES) (C. Vaud, D. Cossonay. Com. La
Sruraz). Bois taillis au S. de l'hospice de Saint-Loup. Gise-
ment d'ossements fossiles eocenes dans des crevasses side-
rolithiques.
ALLEX (L>) (C. Vaud, 1). Aigle, Com. Bex). 430 m.
Quartier de Bex, sur la rive gauche de l'Avancon, loealite
d'assez pauvre apparence. Papeterie. Le mot Allex, qui
devrait s'ecrire La Lex, rappeile le voisinage d'un eboulis
situe sur la rive gauche de la riviere.
ALLFLUH (C. Berne, I). Interlaken). 1427 in. Gros ro-
cher qui domine au N. le hameau de Duftbach, lequel Be
trouve au N.-O. du village de Grindelwald.
ALLIAZ (BAINS DE L') (C. Vaud, D. Vevey). 1044
m. Commune et paroisse de Blonay, entre les Pleiadea el
le Moni Folly. ä l'extremite superieure du vallon de la Baie
de Ciarens, a 10 km. de Vevey, par Blonay. Hains, eaux
sulfureuses froides. Hötel avec aependances au fond dun
vallon isole. Chaque annöe, depuis 1893, au moia d'aoüt,
Kte champötrede la mi-öte". Au moia de mai, le vi n e I
blancde narcisses. Bureau des postesä Blonay. Ces bains,
li ii|iirlile-, des le XV e siecle. t'uiiiil aliandoliiK's pendanl
longtempB et reconstruita aeulemenl en 1813. Le Bite est
un peu si'vere, mais les environs offrenl dejolis paysagea.
On visite, pres de 14, le « Scex que pliau ji (le rocher qui
pleut), d'ou degoulte Consta m m de l'eau suintanl de
i'inti'rieur de la montagne.
allieres (LES) (C. Frib 'g, D. Gruyere, Com.
Montbovon). 1110 m. Hameau dans la vallöe de l'Hongrin ;
a 500 m. au-dessus, les lermes «litis Pres d'Allieres BOnl
situees a la l'rontiere du canton de Vaud, au pied de la
hent de Jaman, sur le passage de Montbovon a Vevey.
Chapelle. 7 mais., US h. Agriculture et eleve du iM'lail.
ALLISWIL (C. Argovie, l>. Lenzbourg, Com. Bonis-
wil). 494 m. Petit village au bord du lac de Hallwil. Sta-
tion a Boniswil (I km.), ligne du Seethal. Bureau des posles,
voiture postale de Boniswil a Fahrwan^eii. Tcleyiaphe, te-
lephone. 116 h. Agriculture, tressage de la paille, taoac,
commerce de vin.
ALLMANN (C. Zurieh, It. llinwil). 1083 in. Snminile
lioisee, la plus haute de la chaine du Bachtel. Signal ä 1003
m. mais qui n'olhe aueune vue remarquable ä cause des
grandes forets qui l'entourent. Pres du sommet, ferme de
l' Allmann, ä 942 m.
ALLMEIND (C. Saint-Gall, I). Lac, Com. Iona). 416
in. Groupe de maisons sur la lona, faisant partie du vil-
lage de lona. Station de Rapperswil. Voiture postale de
Kappel, 200 h. Industrie du coton, broderie. Agriculture.
ALLMEND, ALLMEIND, ALLMENT. Ce nom,
tres frequent en Suisse, designe des territoires qui sont h
proprieti' de corporations, de communes (allmeind=com-
munaux) et tlont l'origine remonte fort loin, probablement
a liiiimigration des Allemanes. Alors, en eilet, le pays etait
la propriete de tous. Les premieres proprietes particulieres
se formerent peu ä peu dans les vallees voisines, tandis
que les territoires primitivement oecupes demeuraient la
propriete - commune des ayants-droit. Dans la suite, cer-
tains allmend l'iirent partages entre ces ayants-droit, mais
c'est le plus petit nombre. Un des Allmend les plus carac-
teristiques est l'Allmend de Schwyz, ancien pays. (Voir
Schwyz.) Un grand nombre de fermes ou de groupes de
maisons ont conserve le nom d'Allmend en devenant pro-
priötes particulieres.
ALLMEND (C. Berne, D. Thoune). Plaine de 2,5 km.
sur 1,5 km. ä l'ü. de la ville de Thoune. L'Allmend forme
une partie de la plaine qui commence au lac de Thoune
et ä l'Aar et s'etend jusqu'aux collines de Thierachern et
d'Utendorf. L'Allmend sert aux exercices de la place d'ar-
mes fetlerale de Thoune, principalement d'artillerie. Pres
de la ville se trouvent lescaserneset les ditlerentsetablisse-
ments militaires. Dans la partie gauche de l'Allmend s'e-
levent les vastes etablissements qui appartiennent ä la fa-
brique de munitions et aux ateliers de construetion d'armes.
Depuis une trentaine d'annees, l'Allmend a ete utilise
comme place d'exercices et de maneeuvres. Precedemmenl.
c'etait aussi un camp dans lequel se donnerent les pre-
miers cours d'instruction militaire diriyes par le general
Dufour (alors colonel). Le lieutenant d'artillerie Louis-
Napoleon Bonaparte, plus tard empereur des Francais,
suivit un de ces cours.
ALLMEND (C. Soleure, D. Baisthal, Com. Neuendorf).
440 m. Hameau de 18 mais. et 82 h. pres de la route d'Ol-
ten ä Soleure. a 'A km. de la Station d'Härkingen, li^ne
Soleure-Olten.
ALLMEND (C. Soleure. II. Olten-Ciisgen, Com. Gunz-
genj. 427 in. Hameau sur la route de Gunzgen ä Aarbour«.
21 mais., 132 h.
ALLMEND (C. Zürich, D. Meilen). 555 in. Maisons de
la commune d'Erlenbach, a 1,5 km. d'Erlenbach, Station
Zürich-Meilen.
ALLMEND (C. Zürich, D. Meilen, Com. Küssnacht).
39
ALL
ALN
Hameau i I knule Küssnacht, ligne Zürich-Meilen. 52 h.
Vignobles.
allmend (C. Zürich, l>. Meilen, Com. Männedorf).
(83 m. Groupe de maisons ä I km. de Männedorf, Station
de ia ligne Zürich-Meilen. 88 h. Vignes.
ALLMEND (C. Zürich, I». Zürich, Com. Wollishof'en).
126 in. Grande prairic des deux cötes de Ia Sihl qui sert
de place d'exercices et de tir. Nombreux restaurants tres
frequenles en ele.
ALLMEND (ü. Zürich, D. Zürich, Com. Zurich-Flun-
tern), Sur Ia route de Zürich ä Dübendorf. Surle col, deux
auberges tres frequentees en e"te". Nouvelle place de tir.
ALLMEND (AN DER) (C. Berne, I). Bas-Simmen-
tlial, Com. heutigen). 615 m. Village sur Ia rive gauche de
Ia Kander. a 3,5 km. de Gwatt, Station du chemin de fer
de Thoune ä Interlaken. 110 h.
ALLMEND KAPELLE (C. Zoug, Com. Walchvvil).
1025 m. Chapelle sur le Zougerberg, au pied du Gross-
mattstallen, au milieu du Walchwilerallmend.
ALLMEND (ZUGER) (C. Zoug). Plaine en partie tres
l'ei'tile, en partie marecageuse, entre Zoug, Baar, Stein-
haufen et Cham.
ALLMENDEN (C. Berne, I). Bas-Simmenthal, Com.
Erlenbach). 830 m. Hameau sur une colline bordant Ia
rive gauche de la Simme. 96 li. s'occupant de l'eleve du
betaii.
ALLMENDHUBEL (C. Berne, D. Interlaken). 1938
m Petite sommite pres de Murren. But de promenade et
point de vue.
ALLMENDINGEN (C. Berne, I). Konolfingen, Com.
Bubigen). Village sur le plateau de la route de Berne-
Thoune, ä 2 km. de Buhigen. Station de la ligne Berne-
Thoune. Telephone Environ 300 h. Agricullure. Chäteau
de la famille de May.
ALLMENDINGEN (C Berne, D. Thoune). 576 in.
I'etit village de la commune de Strättlingen, ä 3 km. de
Thoune, sur la plaine de 1'Allmend. A 2 km. de la Station
de Gwatt, ligne Thoune-Interlaken. Bureau des posles,
voiture postaie Thoune-Stocken. 620 h. La pluparl des ha-
bitants travaillent dans les fabriques föderales de Thoune
(munitions, armes). Une petite partie de la population
s'occupe d'agriculture.
ALLMENSBERG (C. Tliurgovie, I). Arbon, Com.
Hemmerswil). Hameau. Voir Ai.mensberg.
ALLMENT (C. Berne, I). Seftigen, Com. Ober-Wich-
trach). 558 m. Groupe de fermes, pres de l'Aar, apparte-
nant partie ä la commune de Kiesen, partie ä celle de
Wichtrach, ä 1 km. de la Station de Kiesen, ligne Berne-
Thoune.
ALLMENT (C. Berne, D. Seftigen, Com. Rueggisberg).
757 in. Croupe de fermes sur la rive droite du Schwarz-
w.isser, a 12 km. de Kiesen, Station de la ligne Berne-
Tboune.
ALLOGNYS (C. Vaud, D. Pays d'Enhaut). Maisons
eparses le long de la Sarine et faisant partie de la com-
mune de Bougemont et de celle de Chäteau-d'CEx.
ALLONDÖN (L') ou LA LONDON (C. Geneve).
649-357 m. Aflluent de droite du Rhone. Source au pied
du Mont Colombier, ä Na/, (departement de l'Ain). Par-
cours de 17 km. dont 6 sur territoire suisse. Se Jette
dans le Rhone, un peu en amont du village de La
Plaine, commune de Dardagny. Principaux at'lluents : sur
la rive gauche, le Journan, tout entier sur le territoire
t'rancais; sur la rive droite, le Misseson et la Roulavaz.
Son bassin est d'environ 138 km' dont 18 seulement ap-
parliennent ä la Suisse. 5 ponls sur territoire suisse, dont
I de chemin de fer.
ALLSCHWIL (C. Bäle Campagne, I). Ariesheim). 287
in. Com. et vge situe ä l'O. de la plaine du Bhin, a 4,3 km.
ä l'O. de Bäle, Iraverse par le Miihlebach qui, plus au N.,
se perd dans les terrasses inferieures non loin du lleuve.
Bureau des postes, telegraphe, telephone. Voiture postaie
Bäle-Allschwil (5 courses par jour) et Allschwil-Schönen-
buch (2 courses). La commune politique d'Allschwil se
divise en trois quartiers: Allschwil, Mühlweg (formant
ensemble le village d'Allschwil) et Neu Allschwil (voir ce
nom). Elle compte environ 3200 h. et 430 mais. Allschwil
seul environ 2500 h. et 360 inais. L'ancienne eglise du
village sert a la communaute des Vieux-Catholiques, tandis
qne les Catholiques-Bomains en ont construit une nou-
velle. La population s'occupe principalement de l'eleve
du betail et d'agricullure j les erreales, poinuies de terre
et legumes sont les cultures dominantes. Quatre grandes
fabriques mecaniques de briques, de tuiles et de poteries
s'elevent sur la haute terrasse qui touche ä Lösslehm.
ALLSCHWIL (NEU) (C. Bäle-Campagne, D. Arles-
heim, Com. Allschwil). 279 m. Village sur la route de Bäle-
Allschwil, ä 2,5 km. de Bäle (gare du Central-Suisse). Bu-
reau des postes, telephone. Voiture postaie Bäle-Allschwil.
Environ 700 h. protestants et calholiques. Petite eglise ap-
partenant ä la communaute protestante. Etablissement de
lavage chiinique, un pour la preparation et la vente des
cuirs, 7d'horticulture; menuiserie mecanique. Unegrande
partie de la population trouve de l'occupation ä Bäle. Neu
Allschwil est de fondation recente, la premiere maison, la
Bohrershof, a ete bätie en 1859.
ALLWEG (C. Nidwald, Com. Staus). 515 m. Hameau
et chapelle, petit col sur la route de Stans ä Kerns, ä 2 km.
de Stans et a 1 km. du Rotzloeh, Station des bateaux ä va-
peur sur le lac d'Alpnach. 150 h. La chapelle a ete erigee
ä la memoire de Struth Winkelried, le vainqueur du Dra-
gon, et ä celle d'Arnold de Winkelried, le heros de Sem-
pach. C'est ä Allweg que le 9 septembre 1798 eut lieu le
principal combat entre les Nidwaldiens et les Francais:
cet evenement sera commemore par un monument. Bans
le voisinage, les ruines du chäteau de Botzberg (1307.)
ALLWINDEN (C. Saint-Gall, D. Lac). 750 m. Fermes
de la commune de Sankt-Gallenkappel, au-dessus du ha-
meau de Hueterswil, sur le versant O. du Köbelberg, ä 5
km. de la Station d'Uznach.
ALMAGELL (C. Valais, 1). Viege). Com. et vge, eglise
ä 1679 m., dans la vallee de Saas. A 45 minutes de Saas-
Im-Grund et ä 4 heures 15 min. de Stalden, Station de
Viege-Zermatl. 190 h. A l'E. du village s'ouvre le vallon
d'Almagell dans lequel se trouve l'Alpe d'Almagell (2225 m.)
que domine au N. l'Almagellhorn (3332 m.). Le noin de
Col d'Almagell est quelquefois donne ä un col (3244 m.) au
fond de ce vallon, qui conduit au vallon italien d'Antrona;
mais ce passage est mieux connu sous le nom de Col d'An-
dolla ou Portje.
ALMAGELLHORN (C. Valais, D. Viege). Pic de 3332
m. ä l'E. d'Almagell et separant le vallon d'Almagell de
celui de Furgg.
ALMATRO(CTessin,D. Lugano). 1360-1650 m. Ferme
et alpage de la commune de Sala, dans la vallee de Ca-
priasca. 20 km. de la Station de Taverne, ligne du Gothard.
ALMATROL (C. Tessin, 1). Lugano, Com. Capiallo).
Fraction du village de Capiallo, ä 10 km. de Lugano, halle
de la voiture postaie Tesserete-Lugano. 58 h.
ALMENS (C. Grisons, 1). Heizenberg). 790 m. Com. et
vge dans la vallee de l'Hinterrhein. Leruisseau d'Almenser
Tobel passe au N. du village. A 6 km. de la Station de Bodels,
chemin de fer Coire-Thusis. Depot des postes. 49 mais.,
226 h. (150 Romanches et 75 Allemands; 145 protestants,
81 catholiques.) Culture des prairies. Arbres fruitiers.
ALMENSBERG (C. Appenzell Rh. -Ext., D. Vorder-
land, Com. Walzenhausen). Groupe de maisons au N. de
cette commune, sur la route de Rheineck, ä 1 km. de la
Station de Walzenhausen, ligne Rheineck-Walzenhausen.
Orphelinat et maison des pauvres de la commune de Wal-
zenhausen. Agricullure et tissage de la soie. La tradition
pretend que le nom primitif Almannsberg provient du fait
que des guerriers Allemanes se sont retires dans cette loca-
lite apres la victoire des Francs, ä Tolbiac (496).
ALMENSBERG ou ALLMENSBERG (C. Thurgo-
vie, D. Arbon, Com. Hemmerswil). 450 m. Hameau ä 3 km.
d'Amriswil, Station de la ligne Romanshorn ä Frauenfeld.
57 h. protestants.
ALMENSBERG (C. Thurgovie, D. Münchwilen, Com.
Wuppenau). 660 m. Hameau ä 5 km. de Wil, Station du
chemin de fer de la ligne de Saint-Call ä Winterthour.
Voiture postaie Wil-Weinfelden. 3 mais., 19 h. catholiques.
Culture des prairies. Rroderie.
ALNASCA (C. Tessin, I). Locarno, Com. Prione). Ha-
meau sur la rive gauche de la Verzasca, ä 18 km. de la
Station de Gordola, ligne du Cothard. 138 h. Eleve du be-
tau. La population emigre en Californie.
ALNASCA ALPE (C. Tessin, D. Locarno). I500-1920m.
Alpage de la commune de Gerra- Verzasca, dans la vallee de
Verzasca. 28 km. de la Station de Gordola, ligne du Gothard.
ALN
MV
aunasca (poncione D')iC. Tessin, I). LocarnoJ.
ommel de 2298 m. dans le Val Verzasca, ä [*E. du village
ALOSEN (C. Zoii^, Com. ( >her-.Kgeri I. Ol I
ir le Schluenbach, ä2,5 km. d'Ober-jEgeri. Sm
Main.
route
alpestre d'/Egen a Biberbrücke el Einsiedeln. Pendanl
l'ere, depöt des postes el voiture postale /Egeri-Biber-
alouettes (cret des) (C. Vaud, I». Orbe).
KITS in. Petite montagne boisöe, au N.-E. du Lac Brenet,
.in pied de laquelle se trouve la source de l'Orbe.
ALP (C. Schwyz). Petite riviere torrentielle de 19,5 km.,
äff. de la Sihl. Source au Schwarzenstock par 1460 m. en
viron, coule du S. au .V, en arrosanl la jolie vallöe d'Alp-
ihal, passe par Einsiedeln (887 m.), oü eile est canalisee sur
un parcours de 2 km. el va se jeter dans la Sihl, 786 tn.,
apres avoir recu, de gauche, la Biber el traversö, en une
courte clmie. le pied (>. du Hohe Rhone. 6 ponts donl I de
chemin de fer coupent le cours de l'Alp el 'i Etablisse-
ments industriels utilisent ses eaux.
ALP, ALPE. L'origine de ce mot peut §tre trouvöe avec
le plus de certitude dans [ecelte Alp = h&ut, hauteur, d'oü
II a ele appliquä au\ haiils alpages el ä la chaine des Alpes.
Grimm cherche cette origine dans le latin albus, blanc.
ALP ARIN (C. Saint-Gall, I). Werdenberg). Chalets de
la com. de Sevelen, ä 1521 m. Sur la penteN. de l'Alvier
2337 m.). A Kl km. de la Station de Sevelen. Habites seu-
lement pendanl l'ete\ Fabrication de beurre el de fromage.
ALPARENO (('.. Tessin, D. Maggia). I094 h. Ham.de
la com. de Peccia, dans le Val ili IVccia. Kahrieation du
fromage ä päte molle appele della Paglia.
ALP BELLA (COL ou CUOLM D*)(C linsons. II.
hin). 2698 m. Col fröquente au S.-O. du Gribellakopf, fai-
sani communiquer la vallee de Samnaun avec la vallee
ih ■ Paznaun dans le Tyrol.
ALP (COL ou CUOLM D') (C. Grisons, I). hui). 2799
in. Col pcu frequenle et assez penible cpii traverse l'arele
s.-o. du Piz Mondin, faisant ainsi communiquer le vil-
lage de Schieins dans la Basse-Engadine avec la vallee de
Samnaun.
ALP (MOTTA D*) (C. Grisons, D. Innl. 2113 m. Ma-
melon entre le Piz Mondin et Martinsbrück.
ALPELEN (C. Uri, Com. Sisikon). 1383 et 1421 m.
Groupede chalets au-dessus du hameau de Hiemenslalden,
dans le vallon du meine nom, qui debouche ä Sisikon sur
le lac des Quatre-Cantons.
ALPELEN (LAC D') (ÄLPELENSEELll (C. Uri, Com.
Sisikon). 1546 in. Petit lac alpestre dans la vallee d'Alpe-
len, au pied N. du Rophaien.
ALPELER (C. Nidwald). 2420 m. Contrefort oriental
du Hohbrisen qui domine la jonction des vallons de Sulz
el de Gitschen ; tous les deux affluents de l'Isenthal (Uri).
ALPENROSE (C. Grisons, D. Ober-Landquart, Com.
Davos). 1830 in. Mnisons et anborge sur la route de Davos-
Dörfli a Süs dans le Flüelathal, ä 5 km. de Davos-Dörfli.
ALPENWIES (C. Grisons, D. Heinzenberg, Com. Va-
lendas). Chalets ä 1647 in. au S.-E. du hameau de Carrera.
ALPERSCHELLIHORN (C. Grisons, I). Hinter-
Rhein). Soinmet rocheux et pointu de 3045 in.; point cul-
minant du curieux petit massif dolomitique (Alpes Adules)
qui s'eleve au N. du village de Splügen, entre la vallee de
Sahen et le village d'Andeer. Au S.-E. de ce pic s'ouvre le
col d'Alperschelh (2764 m.) qui l'ait communiquer les val-
lons de Stutz et de Steilen.
ALPES. Les Alpes formen! un puissanl arc de cercle
qui s'etend, sur une longueur de 1200 km., de Savona, pres
de Genes, jusqu'a Vienne ; leur largeur moyenne est de
180 km. ; leur superlicie est de 220,000 km 8 ! La hauteur
moyenne, c'est-ä-dire celle qu'atteindrait le massif en-
lier s'il etait ramene au meine niveau, sur tonte son eten-
due, est de 1400 in. La region alpestre est bornee de trois
cotes par des plaines : ä l'O. par la plaine du Rhone, au S.
par celle du l'o, ä l'E. par les plaines du Danube. Au N.
les Alpesse continuent parle Plateau suisse, souabe et ba-
varois qui s'etend de Oeneve ä Linz avec une elevatum
moyenne di' 100 ä 000 in. tandis. que le pied S. des Alpes se
trouve a une altitude de 200 m. Le versant S. est, pour
une double raison, plus abrupt que le versant ;N., il descend
plus bas et est, en meine temps, plus etroit : ainsi la dis-
tance horizontale entre le Monl-Hose et lüella esl de iö km.,
•s VlpeB orlen-
tenant cornpte
; esl Inen prefö-
la difference d'altitude de \ll-l m., par consöquent la d&-
diviie esi de 9,38%, soii ."> 22'. Sur le versanl ,\., la <li-
lance du Mont-Rose a Berne esl de 115 km., la difference
d'altitude 4098 m., ce qui donne une jlivite de 3,48%
ou de I .Vi'.
A. UROGRAPHIE. La.division des Alpes est difförente
Buivant qu'on se place .m poinl de vue geologique ou au
point de vue orographit/üe, Les geologues ne distinguenl
longitudinalemenl que dem partiea principales les Alpes
occidentales. de Savona ä la ligne Rhemthal (jusqu'a
Reichenau) Greina-Tessin-Lac Maje
lales, depuiS Celle ligne JUSqU ,i \ lei
de l'orographie, la division en trois
rable : o) les Alpes occidentales, «
Arve-Mont-Blanc-vallöed'Aoste; b) les Alpes centrales," de
cette ligne jusqu'a la Reachenscheideck el la vallee de
l'Adige; c) les Alpes orientales, de la vallöe de l'Adige jus-
qu'au Danube pres de Vienne, Dans cette division, chaque
partie se Irouve difförenciee de la maniere suivante : les
Alpes occidentales se composenl d'une Beule chaine princi-
pale sans grandes valläes longitudinales, les vall6es trans-
versales j dominenl d'une facon absolue; les Alpes cen-
trales forment ä l'O. deux, ä l'E. trois chalnes paralleles
avec de grandes vallees longitudinales de premier ordre ;
les Alpes orientales enfin, comptenl l! ä 5 de <jes chalnes
paralleles clont le uomhre va en augmenlanl de l'O. a l'E.
avec le memo nomhre de \alli'es longitudinales.
Pour la Suisse nous n'avons ä nous oecuper que des
\lpes centrales eomprises enlre les deu\ haslions angu-
laires du Mönt-Blanc et de l'Ortler. La division orogra-
phique de ce groupe est indiqui'e par les grandes li^nes de
la carte. Une premiere Separation est constituee par le sil-
lon longitudinal qui se dirige du S.-O. au N.-E. et qui est,
en meine temps, une ligne de di'inarcation geologique; eile
commence par la vallee de Chamonix, continucpar lecol
de Bahne, la vallee du Rhone, de Marligny a la l'urka, la
vallee d l'iseren, l'oheralp, la vallee du Rhin anli'rieur
jusqu'a Coire; de lä, eile suit la vallee transversale du
Rhin jusqu'au lac de Constance. On obtient ainsi deux
grandes chalnes qu'on peut appeler Alpes septentrionales
el Alpes moridionales. I"n second sillon principal se dirige
perpeiidieiilaireinenl au premier; il est forme par les val-
lees de la Reuss et du Tessin. Nous avons ainsi, dans les
Alpes centrales, quatre grandes sections qui correspondent
en partie aux denominations usuelles : Alpes Bernoises,
Glaronnaises, Valaisannes el Crisonnes, maisqui embras-
sent chacune un territoire un jieu plus grand que celui
qu'on dösigne d'habitude par ces noms.
I. Section Noiiii-Oi i:st. (Alpes Bernoises au sens largo
du mot.) Elle comprend les huit groupes suivants ; 1.
Croupe de la Ueul du Midi. 2. Croupe du Wildhorn.
:i. Croupe du I- insleraarhorn. 4. Groupe du Dainma. 5.
Groupe du Chablais. 6. Croupe de la Sarine et de la Sim-
me. 7. Croupe des Einmen. 8. Croupe de l'Aa. Les quatre
premiers constituent la chaine principale et rentrent dans
les Hautes Alpes, tandis que les quatre derniers sont
moins oleves et sont plutüt des Prealpes. Les trois groupes
du Wildhorn, du Finsteraarhorn et du Damma forment
ensemblo les Alpes Bernoises au sens ordinaire ou res-
treint. lei se retrouve ä un haut degre l'asymetrie des
versants. La ligne principale de partage des eaux se tient
lullt pres du Rhone; du cöte S. il n'y a que de petites val-
lees abruptes, tandis que, du cöte N., donl la pente est plus
douce, se sonl l'orinees un grand nomhre d importantes
vallees Iransversales. C'est ce qui ressorl aussi des chif-
IVes suivants : la distance horizontale, entre le Wildstrubel
et Sierre, est de lOkm., la ditlerence d'altitude de 2728m.,
ce qui donne une deelivite de 27,28 %OU de 15 ,16'. I'ar
contre, la distance du Wildstrubelä Berne est de 65 km.,
la difference d'altitude de 2730 m., ainsi la deelivite n'esi
que de 4,20",,, soil 2°, 20'.
1. Groupe dela Dent du Midi". Limites : ä l'O. la vallee
de l'Arve, au S. celle de Chamonix et le col de Bahne, a
l'E. le Rhone depuis Martigny :i Monthey, au N. une ligne
passanl par le val d'llliers jusqu'au Cid de Coux puis par le
Col de Galeze jusqu'a Samoens et Cluses (Arve). Au S.. a
quelque distance du col de Balme, une route carrossable
♦ Ce groupe a ete omis sm- la carte annexee ä la liv. 2 du
DiClionnaire. Nos lecteurs voudront bien l'ajouter eux-memes
.•il suivaot les limites indiquees ci-dessus.
mar. GEOG. — 3
34
ALP
ALP
conduit en Yalais par la Tete-Noire ; au N. de celle-ci
s'elevent les Aiguilles Monges (2966 in.), Ic Buet (3109 m.).
ä la frontiere suisse le Ruan (3078 m.) ei la Dent du Midi
(3285 in. i. Tont ce groupe präsente le caractere de la haute
montagne el renferme de nombreux, mais petits glaciers.
i. Croupe du Wildhorn. Limites: ä l'O. la vallee du
Rhone en remontant jusqu'a Martigny, au S. cette meine
vallee de Martigny a Loeche. au N. une ligne passant par
Kandersteg. Adelboden, le llalineninoos ( 1952 in.), la Lenk,
le Daubenpass (2040 m.|, Lauenen, Chrinnen (1065 in.),
Gsteig, le col de Pillon (15(12 m.), les Ormonts et Aigle. Ce
massifesl constitue' par la chaine suivante: Dent de Mordes
,2972 iu.\ Grand M.everan (30C.1 n,.), Pas de Clieville ('203(3
m.), Diahlerets (3251 m.), Col du Sanelseh (2246 in.), 'W'ild-
horn (3268 m.),Col du Rawil (2421 in.), Wildstrubel (3258
in.), la Gemmi (2302 m.). Ces alliludes montrent que la
chaine präsente le caractere dun mur uniforme; entre les
sommets de 3000 ä 3300 m., se trouvent des cols de 2000
a 2100 in. ainsi beaueoup plus eleves que la depression qui
separe ce groupe de celui de la Sarine et de la Simme.
Ensuite de sa hauleur, le groupe du Wildhorn renferme
de nombreux glaciers, mais leur extension demeure pas-
sablement inferieure ä celle des glaciers du groupe suivant
parce qu'ici la chaine ne se developpe pas en largeur.
3. Groupe du Finsteraarhorn. Ce groupe constitue le
massif le plus puissant de hautes montagnes dans la section
des Alpes septentrionales. II ne forme pas seulement un
mur gigantesque connne le groupe precedent, mais il s'e-
tend tellement en largeur qu'il renferme un espace süffi-
sant pour le developpement d'une des plus importantes
masses glaciaires. Ses limites sont : ä l'O. la vallee de la
Kander jusqu'a Kandersteg et la Gemmi (2302 m.);au S. la
vallee du Rhone jusqu'a Gletsch; ä l'E. le Grimsel (2165 in.)
et le Hasli, au N. les lacs de Brienz et de. Thoune. Une
ligne passant par Kandersteg, Murren, la petite et la
grande Scheidegg, divise ce groupe endeux partiesqui dif-
i'erent par les car'acteres physiques et geologiques. La partie
septentrionale moins elevee se compose uniquement de
roches sedimentaires (calcaires et schistes) et revet des
formes plus adoucies, tandis que la partie meridionale
formee presque exclusivement de roches cristallines, heris-
see de dents et de pointes, presente le type le plus parfait
de la haute montagne.
aj La partie meridionale renferme un grand nombre de
sommets celebres. Immediatement ä l'E. de la Gemmi
commence la chaine principale, Balinhorn (3688 m.), Pe-
tersgrat, Breithorn (3779 in.), Jungfrau (4167 in.), Mönch
(4104 m.), Eiger (3975 m.), Schreckhörner (4080 in.), Wet-
terhorn (3708 m.). Dans cette crete, les coupures les plus
profondes sont le Lötschenpass (2681 m.) (du Gas lern thal
au Lötschenthal) et les vallees par lesquelles debouehent
le glacier inferieur de Grindelwald (entre l'Eiger et le Met-
tenberg) et le glacier superieur de Grindelwald (entre le
Schreckhorn et le Wetterhorn). Au N. de cette chaine prin-
cipale se trouve, vers l'O., un commencement dededouble-
ment: le Doldenhorn (3647 m.), la Blümlisalp (3670 m.)
et le Gspaltenhorn (3432 m.) sont separes de la chaine
principale par un sillon longitudinal oecupe ä l'O. par le
glacier de la Kander et ä l'E. par celui du Tschingel. La
chaine meridionale est plus importante que celle du N.;
separeede la chaine principale par le sillon Löstschenthal-
Grosser Aletschfirn, eile a pour principales sommites le
Bietschhorn (3593 m.), l'Aletschhorn (4198 in.), le Finster-
aarhorn (4275 in.), l'Öberaarhorn (3634 m.), le Siedelhorn
(2890 m.). Comme la chaine principale, la chaine meridio-
nale ne presente de profondes coupures que lä oü les gla-
ciers se dirigent vers le S., c'est-ä-dire au grand glacier
d'Aletsch et au glacier de Fiesch (Valais).
Le groupe du Finsteraarhorn se composant ainsi, dans
toute la partie qui appartient aux Bautes Alpes, de deux ä
trois chaines paralleles, renferme un grand nombre de
hautes vallees qui sont oecupees par de grands glaciers.
Nous trouvons ici 16 glaciers de premier ordre ou glaciers
de vallee parmi lesquels nous citerons ceux de la Kander,
du Tschingel, de Grindelwald (inferieur et superieur), de
Rosenlaui, de Gauli, d'Unteraar et d'Oberaar, avee ecoule-
ment vers le N., et ceux de Lötschen, d'Oberaletsch, de
Mittelaletsch, le grand glacier d'Aletsch et celui de Fiesch
avec ecoulement vers le S. En outre, il y a plus de 100 gla-
ciers de second ordre ou glaciers suspendus, de sorte que
les champs de neige et de glace du massif du Finsteraar-
horn couvrent une superficie d'environ 500 km-.
b) La partie septentrionale est, comme nous l'avons in-
dique, separee de la precedente par la ligne Kandersteg-Pe-
liteet Grande Scheidegg. Elle renferme des vallees presque
completemenl transversales, comme Celles de la Kander, de
la Kien et de Lauterhrunncn. Aussi les cretes se dirigent,
en general, du s. ;m N., par exemple du Gspaltenhorn au
Schilthorö (3297 m.) et au Morgriilierghorn, (2251 in.). De
meme entre les deux Lütschine : Lauberhorn (2475 m.),
Tschuggen (2523m.), Männlichen (2345 na.); de ces trois
sommets, surtout depuis le dernier, on a, ensuite de leur
Situation favorable, une vue imposante sur les grandes
sommites Jungfrau, Mönch, Eiger. Au N.-E. de ce
groupe, comme eonsequence, la direction des lacs de Brienz
ei de la vallee de la Lütschine noire, la crete longitudi-
nale est preponderante, amsi la chaine Faulhorn (2683
i.), Schwarzhorn (2930 m.).
4. Groupe du Dann
Limites : a l'O. le Hasli et la Grim-
sel, au S. la Furka et la vallee d'Urseren, ä l'E. la vallee
de la Reuss jusqu'au N. d'Erstfeld, au N. le col des Sure-
nrs-Kiigelberg-.lochpass-Genthal. Ce groupe est geologi-
quement la continuation directe de la partie meridionale du
groupe precedent; il presente les meines caracteres quant
a l'elevalion etäla formation glaciaire, mais avec de moin-
dres dimensions. Comme les deux vallees transversales,
Celles du Hasli et de la Reuss sont assez rapprochees, la
ciete transversale S.-N. predomine dans la forme du ter-
rain ; il y a, entre les cretes longitudinales et les erötes
transversales, le meme rapport qu'entre les petites vallees
longitudinales, Gadmentlial, Genthal, Maienthal (en par-
tie) et les grandes vallees transversales de l'Aar et de la
Reuss. Les sommets les plus eleves sont, du S. au N., le
Galenstock (3598 m.j, le Dammastock (36:30 m.), les Thier-
berge (3343 in.), le Sustenborn (3512 m.), le Titlis (3239 m.).
Celle chaine principale, outre les cols qui en forment les
limites : la Furka (2436 m.) au S., le Joch (2208 m.) et les
Surenes (2305 m.) au N., ne presente qu'une seule breche
profonde, le Sustenpass (2262 in.), qui relie le Gadmentlial
au Maienthal. Par cette coupure sont constitues deux
centres glaciaires, le Dammastock et le Ullis; du pre-
mier partent, outre de nombreux glaciers suspendus, le
glacier du Rhone au S., celui du Trift au S.-O., le Stein-
gletscher au N. et le Kehlegletscher ä l'E. Le Titlis et son
prolongement au N.-E. : Spanniuter, Schlossberg etc.,
n'ont que des glaciers de deuxieme ordre.
5. Alpes du Chablais. Limites : ä l'O. la vallee de l'Arve
de Cluses en aval, au S. ligne de Cluses-Samoens-Col de
Galeze-Col de Coux-Val d'Hliers-Monthey, ä FE. le Rhone
de Monthey en aval et au N. le Leman. Les vallees trans-
versales (Rhone, Dranse) sont ici predominantes, elles
forment une crete principale qui se dirige au N. le long de
la frontiere suisse, depuis le Col de Coux, et a pour sommets
prineipaux les Hautforls (2406 m.), les Gornettes de Bise,
(2439 in.), et les Dents d'Oche (2225 m.). Les autres parties
de ce groupe se trouvent tout entieres sur le sol savoisien
entre la Dranse et l'Arve, elles presentent des sommites
analogues, mais un peu moins elevees.
6. Groupe de la Sarine et de la Simme. Limites : ä l'O.
le Leman et la vallee du Bhöne jusqu'a Aigle; au S. Or-
monts, col de Pillon, Gsteig, Chrinnenpass, Lauenen, Dau-
benpass, Lenk, Hahnenmoos, Adelboden, Kandersteg; a
l'E., vallee de la Kander, l'Aar jusqu'a Uetendorf; au N.,
un arc de cercle tres ouvert passant par le Gurnigel, Gug-
gisberg et Bulle jusqu'a Vevey. Tout ce groupe forme le ta-
lus septentrionai du massif n» 2, il presente des altitudes
bien moins elevees et n'a, par consequent, ni neves, ni gla-
ciers. Les formes sont, en general, moins abruptes que dans
les Hautes Alpes, ce qui provient aussi, en grande partie, de
la presence du Flysch qui est souvent peu dur et peu
ivsistant (voir Geologie). La plupart des pentes sont cou-
vertes de gazon ou de f'orets, lä du inoins oii de recents
glisseinenls ou d'autres causes n'ont pas detruit la couver-
ture vegetale. Malgre ce caractere adouci des formes, ce
groupe est, au point de vue orographique, plus fortement
decoupeque les Hautes-Alpes situees plus au S. Tandis que
les zones de roches similaires se dirigent de l'O. -S.-O. ä
l'E. -N.-E., suivant Taxe principal des Alpes Bernoises, la
forme exterieure est donnee par les vallees transversales
du Bhöne, de la Sarine, de la Simme et de la Kander, mais
ALP
il laut remarquer que, pour la meme riviere, la vallee
longitudinale alterne frequemment avec la vallee trans-
versale ainsi le Pays d'Enhaut est une section de vallee
longitudinale, il en est de meme pour la vallee de la
Simme, entre Boltigen et Wimmis. Les vallees susnom-
mees divisenl tout le groupe en 3 sections :
a) Entre Rhone et Sarine. Nous trouvons ici les Tours d'Ai
et de Mayen (2323 m.), les Rochers de Naye (2343 m.y, ä
I E. de Montreux, puis, plus au V. ta Denl de Lys (2045m.)
et le Moleson (2005m.).Le Moni Gibloux qui se trouve au
pied de ce groupe est mollassique et appartient par conse-
quent au Plateau.
b) Entre Sarine et Simme. La Sarine se dirigeant ä 1*0.,
dans le Pays d'Enhaut et la Simme ä l'E., pres de Bolti-
gen, ces deux rivieres laissent entre dies la place süffi-
sante pour une chaine d'une certaine longueur, savoir : le
Vanil Noir (2386 m.), la Denl de Brenlaire (2356 m.i, la
llent de ltulh(2238 m.),le Kaiseregg, le Canterisl ("2177 in.)
et le Stockhorn (2193m.). AuN.de cette chaine, qui se dis-
tingue par des dents de rocher tres hardies (Stockhorn),
il n'\ a plus que des sommets ä l'ormes adoucies comme
laßerra (1724 m.); viennent ensuite lescollinesdu Plateau.
c) Entre Simme et Kander. Les deux rivieres ont modele
une erete principale allant du S. au N. et se terminant au
s. par l'Albristhorn (2764 m.), au N. par la belle pyramide
du Niesen (2366 in.).
7. <>' rou pe lies h'nuin'H. II est limite orographiquement
iu S.-O. par les lacs (le Thoune et de Brienz, au S.-L.
par le Brünig (1004m.), la vallee de Samen, les lacs d'Alp-
nach el de Kiissnaeht (liras du lae des Ouatre-Cantons),
au N.-E. par une partie du lac de Zoug et enfln, au N.-O.,
par la ligne de la Reuss et de la Petite Emrne jusqu'ä
Escholzmatt, puis, de la, par Schangnau ä Stefusburg.
Malgre le caractere prealpin de ce massif, malgre les val-
lees transversales, ou coulent la Grande et la l'etile Knnne
dans la partie superieure de leur cours, ce sont les chai-
nes longitudinales (pii dominent ici. II y en a deux :
(/) llrien/ergrat. lirien/errothhorn (2351 in.), Gummen
(2006 in.), la erete s'abaisse ensuite ä l'E., jusqu'au Brünig,
(1004 in.) et se continue dans le groupe 7. Au N. de cette
chaine le Giswilerstock (2098m.) forme im bastion avanee.
hl Sigriswilergrat (1938m.), Scheibe (1936m.), Hohgant,
(2199 in.), Schrattenfluh (2009 m.l, Schafmatt (1980 m.),
Gnepfstein (1926m.), et Pilate (2070m). Toutesces sommites
forment une seule chaine qui est eoupee par la Grande
Krnme en amont de Schangnau et par la Petite Emme ä
l'liildi. Au N.-O. de ce massif se trouve, dans le Plateau,
la puissante masse de Nagelfluh de la region du Napf.
8. Groupe de l'Aa. 11 est limite au S.-O. par le llasli,
au S. par la ligne .lochpass-Surenenpass, a IE. par la
grande vallee transversale de la Reuss (qui passait priini-
tivement par les lacs d'Uri, de Lowerz et de Zoug), au N.-O.
par l'Aa de Samen, les lacs d'Alpnach, de Kussnacht et de
/oui;. La vallee transversale de l'Aa d'Engelberg f'ait une
profonde coupure dans ce massif, le Melchthal est im peu
moins important. Nous avons ainsi, ä l'O., deux cretes
allant du S. au N., l'une partant du Hochstollen (2484 m.),
I'autre du Graustock (2663 in.), cette derniere se termine
par le Stanzerhorn (1900m.), aux llancs escarpes.
Entre l'Aad'Engelberg et la Reuss il ya encorede la place
pour des chaines longitudinales. La plus meridionale est
celle de l'Urirothstock '(2930 in.), puis, en allant vers le X..
on trouve celle du Rrisen (2406 in.), Ober- Bauenstock (2120
in.)etduSch\valmis(2218 m.), Nieder Bauenstock (1923 m.).
A droite de l'Aa le Buochserhorn (1809 m.) correspond au
Stanzerhorn. Au N. de l'embouchure de l'Aa d'Engelberg
s'elevele bürgenstock (1132 m.)dont la Righihochfluh (1913
in.) est la continuation directe sur la rive droite du lac des
Ouatre-Cantons. A cette derniere se rattache orographique-
ment la masse de Nagelfluh du Righi (1800 in.), quoique
d'apres la röche qui lacompose eile appartienne au Plateau.
Les groupes septentrionaux (i et 7 n'ont pas de neiges
persistantes, mais le 8 me a, dans la chaine de l'Uriroth-
stock, quelques petits neves et glaciers. Les parties de ce
groupe situees plus au N. presentent aussi le caractere
des Prealpes, cependant, quoi que ce soit la Vegetation qui
domine, on y rencontre encore frequemment de haute?
parois de rochers, par exemple au bord du lac d'Uri.
II. Section Nord-Est. {Alpes Glaronnaises au sens
large). Entre les Schöllenen et le Rhin ä Maienfeld, entre
AM»
85
la ligne Oberalp (2052 m.i, vallee du Rhin anterieur, el la
ligne Zoug- Wädenswil-Wattwil-Trogen-Rheinegg, se trouve
im massif qui est, au poinl de vue geologiq i orogra-
phiipie, la continuation de la section N.-O., quoiqu'il lui
soit un peu inferieur en longueur el en hauteur. Nous
trouvons ici aussi, au s., une chaine principale ayanl i < > ■ 1 1
ä l'ail le caractere des Ilaules-Alpes. landis (jiie Jos chai-
nes situees au N. Bonl (fecoupees par les rivieres et reu
iivn! dans les Prealpes. Le veraant N. de toute cette sec-
tion est egalemenl moins abrupt que le versanl S., ainsi la
distance horizontale du Tödi ä Trons est de lo km., la dif-
ference d'altitude 2763 m., ce qui donne une declivite" de
27,63 ",, ou de !■">' 27 '. Du Tödi ä Rappers wil, la distance
esi de 50km., la difference d'altitude 3214 m., d'oü resulte
une declivite de 6,43 % ou 3 'ni'. Cette section se divise
en deux groupes meridionaux : 1° groupe du Tödi; 2°
groupe de la Sardona ; et deux groupes septentrionaux ; 1°
groupe de la Sihl ; 2" groupe de la 'I hur. Les deux groupes
meridionaux forment ensemble cequ'on designe habituelle-
nient comme Alpes i llaronnaises au sens restreint du mot.
1. Groupe du Tödi, Limites : A l'O., la vallee de la Reuss
jusqu'ä Andermatt, au S., le col d'Oberalp el la vallee du
Rhin anterieur jusqu'ä [lanz.äl'E. leeol de Panix (2407 m.),
la vallee de la Sernfl et celle de la Linth jusqu'ä Glaris,
au N. le Klniithal, le col du Pragel (1543 in.) et la vallee
de la Muotta jusqu'ä Brunnen. Le massif du Tödi corres-
pond, par son caractere. ä celui du Finsteraarhorn ; il se
COmpOSe aussi de trois chaines paralleles.
a) La chaine meridionale a comme sommites principales
le Piz Giuf (3098in.i avec la merveilleuse pyramide du
Bristenstock (3075 m.j comme bastion avanee\lu cöte N.,
puis roberalpslock (3330m.), le Todi (3623m.), le Riferten-
stock (3426 m.l et le Hausstock (3156 m.). De ce dernier
pari, vers le N., entre les vallees de la Linth et de la
Seinll, une erete transversale portant le Karpfstock
(2798 in.). Celle chaine meridionale ne presente qu'un petit
nombre de breches peu profondes, ce sont le kreuzlipass
qui relie la vallee de Maderan a Sedrun dans la vallee du
Rhin anterieur, le Brunnipass (2736 m.) entre les deux
meines vallees, le Sandalppass (2780 in.) de Linthal ä Di-
sentis, le Kistenpass (2590 m.) de Linthal a Brigels el
enlin le col de Panix (2407 m.) a la limite E. du massif
reliant la vallee de la Sernft a celle du Rhin. Les hautes
altitudes expliquent l'existence de grands glaciers : ceux
de Puntaiglas (prononcez Pountelyese) et de Frisal des-
cendent vers le S. Ms sont plus nombreux du cöte N. ;
le Brunniijelseher dehouche dans la vallee de Maderan,
le Sandfirn, les glaciers de Biferten, de Limmern et du
C.ries (descendant du Selbsanft) döbouchent dans la vallee
de la Linth. Les deux glaciers les plus iinportants sont le
glacierde lluli et le Claridenfirn ; le premier s'ecoule dans
la vallee de Maderan et le second dans celle de la Linth ;
ils se trouvent dans le sillon longitudinal qui separe la
chaine S. du chainon central.
bi Chaine centrale. Elle renfernie la Petite Windgälle
[2988 in. i, la Claude Windgälle i3189 m.), le Scheerhorn
(3264 in. i. Llle est bornee äu N. par les deux vallees longi-
tudinales du Schächen et de I l'rnerboden qui sont reliees
par le col du Klausen (1692 m ). Puis vient
c) La chaine septentrionale qui s'etend, en largeur , jus-
qu'ä la vallee de la Muotta, au Pragel et au Klönthal. Au
bord du lac d'Uri s'elevent le Rophaien (2082 m.) et le
Frohnalpstock 1 1922 m. ),suivis a IL. du Rossstock (2463m.)
et de la Schächenthaler Windgälle (2709m.) d'oii part, se
dirigeanl ä l'E.-N.-E. et löngeant le col du Klausen et
lTJrnerboden, l'arete des Marenberge (2100— 2700 m.). Un
peu au N. se trouvent le Pfannenstock (2572 m.), la Sil-
bern (2314 m.) et enlin le Glärnisch (2920 m). Ce dernier
sciil a un petit glacier; par contre, la region de la Silbern
aux Marenberge et ä la Schächenthaler Windgälle est la
region de lapiaz la plus sauvage et la plus etendue de la
Snisse et peut-etre de tout le Systeme des Alpes.
2. (iriiiijic ile la Sardona. II est borne ä l'O. par le
groupe 1, au S. et ä l'E. par la vallee du Rhin, au N. par
les vallees de la Seez et du lac de Wallenstadt. La chaine
principale est au S., eile est la continuation de la chaine
S. du groupe 1 et renferme comme principales sommites :
le Vorab (3i)2r>iii.), le Saurenstock (Sardona) (3056 m.), le
Ringelspitz (3249 m.) et leCalanda (2808 m.). Cette chaine
esttraversee par deux cols, celui du Segnes (2626 m.) qui
36
ALP
ALP
Massif de la Jungfrau (cöte N.
Ischtngelh'-
Wandelhom
Mldgers t ft.<ji/
ihofin
Faulhorn
^'-jaBpWr^SS3
m&m
-
?yj^@
*
m^
."'' -«*
:^
--v^^
w^
^r^ißg
^$P~ .'^BH
_ ' ^
F»fT"»
^fTT '
S -=5bü
jP^SgäSc*^
® ^5f^
..• . j
ii)
Massif du Faulhorn.
conduit de la vallee de la Sernfl ;'i Flims,et leKunkelspass
qui, par une breche descendant ä 1351 m.. relie la vallee
de la Tamina ä Reichenau. On ne trouve plus ici que
quelques petits glaciers, le Bündnerbergürn sur le Vorab
el le glacier de Segnes sur le Saurenstock.
Les autros chaines et sommites de ce massif se rattachent
assez naturellement au Saurenstock. Une crete separee de
la chaine principale par le Kalfeuseithal se dirige au N.-E.
vers les Graue Hörner (2847 m.), une seconde va direcle-
ment au N. jusqu'au lac de Walenstadt portant le Spitz-
ALP
ALI'
M
Hintere Thierbergt
"-^"'•' äM
■"■ •
<f ■ ■
CspeauMome Um/ des Artics D'deLys
Berns D' de Bourga D^e^ollieran l/amlNoir M' r rij D^deCor/eon
*rt %,
Gruupe de la Sänne et de la Sinn:
Alpes au N. du Maderanerthal (Gr. du Tödi).
PizS^rjnca Segnespsss Tschingelhörner
Groupe de la Sardor
SMüen (2505 id.). I<> (lulim-n rill-Jit m.i. l.> Schild (2287 m.),
te Frohnalpstock (2128 m.), le MiirtschiMistmk (2442 m.).
Bette derniere crete transversale a eteentamee, ä l'O. e1 ä
IE., par de nombreuses vallees laterales ä celles de la
Beruft et du Kliin et presente plusieurs braches <|ui sonl
utilisöes comme passages, par exemple, le Foopass (2235
in. i et le Risetenpass (2188 m.). conduisant tous deux de
l,i vallöe de la Sernft dans celle de Weisstannen (vallee
superieure de la Seez).
;_!. /.<• groupe de la Sihl esl borne ä l'O. p;ir l'ancienne
88
ALP
ALP
vallee primitive de la Reuss: lacs d'l'ri, de Lowerz et de
Zoug, au S. par la valteede la Muotta ei le Klönthal, ä l'E.
par la Linth, au X. par le lac de Zürich et la ligne Wä-
denswil-Zoug. Ce groupe a, dans toute son etendue, le ca-
ractere des Präalpes. Les vallees transversales y dominent
contrairement ä la structure geologique; ce sont la vallee
de la Reuss ä la limite 0.,puis celles dela Biber, de l'Alp,
de la Sihl, de l'Aa du Wäggithal et entin, ä la limite E., la
vallee de la Linth. C'est pourquoi il n'y a qu'au S. une
chaine continue allant du S.-O. au N.-E., celle du Forst-
berg (2216 m.). Drusberg (2281 m.), Rädertenstock (2295
in.), \Yiggis (221(jin.), Rautispitz (2285m.); les autresmon-
tagnes forment essentiellement des cretes transversales al-
lant du S. au N. ; au Forstberg se rattachent le Roggenstoek
(1777 m.), les Mythen (1903 in.), le Rossberg (1582 m.); au
Drusberg, entre la Sihl et l'Aa : le Fluhberg (1588 m.),
l'Aubrig (1702 m.) ; au Rädertenstock : le Zindlenspitz
(2094 in'.), le Schieilberg (2046 m.), le Köpfenstock (1902 m.).
4. Le groupe de la Tltiir est tres netteinent delimite au
S. par les lacs de Zürich et de Walenstadt, ä l'E. par le
Rheinthal; au N.-O. il passe peu ä peu ä la region mollas-
sique ; on peut ici indiquer corame limite approximative
la ligne Rapperswil-Wattwil-Trogen-Rheinegg. La riviere
la plus hnportante, la Thur, partage ce massif en deux :
a) la chaine des Churlirsten, entre le lac de Walenstadt
et le Toggenburg ; b) le massif du Sänlis, entre le Toggen-
burg et*le lac de Constance.
a.) La chatne des Churfirsten coinmence ä l'O. par le Leist-
kamm (2102 m.) et s'etend ä l'E. en une crete primitive-
ment continue le long du lac de Walenstadt. Mais cette
crete a ete si bien ebrechee par les torrents du versant N.
qu'il en est resulte une dentelure comprenant au moins
dix sommets dont le plus eleve, le Hinterruck, atteint
2309 m. Puis la crete s'incline vers le S.-E. et s'eleve
au Sichelkamm ä 2270 m., a l'Alvier ä 2363 m. ; ensuite
eile s'abaisse et se termine ä 1833 m. par le Gonzen.
Le versant S. du cöte de la vallee de la See/, et surtout
au-dessus du lac de Walenstadt est Fun des plus escarpes
et des plus sauvages des Prealpes ; du Leistkamm ä Quin-
ten la dilTeience d'altitude est de 1680 m. pour une distance
horizontale de 2 km., ce qui fait une declivite de 84% ou
de 40° 2'. Le versant N. du cöte du Toggenburg a une pente
beaucoup plus douce. Au N.-O. du Leistkamm se trouve la
combe d'Amden, celebre au point de vue geologique
corame par son caractere pittoresque. Viennent ensuite le
Mattstock, qui s'eleve a 1954 m., et la masse de poudingue
du Speer et du Schänniserberg (1954 m.); avec cette der-
niere, nous arrivons de nouveau ä la limite du Plateau.
b) Le massif du Säntis presente, en general, plus de
concordance entre les formes exterieures et la structure
geologique que la plupart des autres regions alpines, il
ressemble un peu en cela au Jura. On distingue aisement
trois chainons principaux, allant tous du S.-O. au N.-E.
et qui enferment entre eux de petites vallees longitudi-
nales : le chainon S. comprend le Kreuzberg (2083 m.), le
Hohen Kasten (1799 m.) et le Kamor (1762 m.). Dans le chai-
non central se trouve l'Altmann (2435 m.) et dans le chai-
non N. le Säntis (2504 m.) et l'Ebenalp (1600 m.). De meme
que le Speer se rattache ä la chaine des Churfirsten, ici le
Gäbris (1250 m.), se rattache aux chainons du Säntis.
Nous voici arrives au terme de la division des Alpes sep-
lentrionales. Les traits communs ä la section N.-O. et ä la
section N.-E. des Alpes centrales sont donc les suivants;
tle Sallanches ä Maienfeld, c'est-ä-dire de l'Arve au Rhin,
s'etend, en droite ligne, surune longueur de 250 km., une
chaine de montagnes porlant le caractere des Hautes Alpes
avec de nombreux sommets de 3 ä 4000 m. et plusieurs de-
passant 4000 m. Les passages qui traversent cette chaine
principale sont, la plupart, au-dessus de 2000 m.; outre les
deux vallees frontieres (celles de l'Arve et du Rhin), les
vallees du Rhone et de la Reuss forment seules de profon-
des et importantes coupures. Les Prealpes s'appuient, au
N., sur les Hautes Alpes, separees de celles-ci par de peti-
tes vallees longitudinales, des cols, etc. ; leurs plus hauts
sommets se trouvent, sauf quelques exceptions, entre 2000
et 2500 m. d'altitude, quelques-uns seulement approchent
de 3000 m. En general, la vallee transversale domine dans
les Prealpes ; il est rare qu'une chaine se continue sur une
grande longueur corame dans les Hautes Alpes ; les Preal-
pes sont donc beaucoup plus morcelees. Sur toute la li-
mite N. enfin, les Prealpes passent peu ä peu au Plateau
de sorte qu'une delimitation rigoureuse n'est possible que
pour la gvologie, niais pas pour l'orographie.
III. Section Siid-Ohf.st. (AI/x's Valoisruuiex au sens
large). Elle se divise en cinq groupes : 1. Croupe du Mont-
Blanc. 2. Croupe du Cervin. 3. Croupe du Monte Leone.
4. Groupe de la Sesia. 5. Groupe de la Maggia. Les trois
Premiers groupes constituent ensemble ce qu'on appelle
habituellement les Alpes Valaisannes (sens restreint).
1. Groupedu Monl-Blanc. II est borne au N. parla vallee
de Chamonix et lecol de Ralme, ä l'O. par une ligne allant
de Saint-Gervais ä Bourg-Saint-Maurice (dans la Haute-
Isere), au S. par le Petit Saint-Bernard, la vallee d'Aoste
jusqn'ä Aoste, ä l'E. par le Grand Saint-Bernard et le val
d'Entremont. La Suisse n'en possede qu'une petite partie,
la plus grande partie est sur territoire francais ou italien.
C'est exclusivement une region de Hautes Alpes qui ren-
ferme la plus haute sommite des Alpes et de l'Europe, le
Mont-Blanc (4810 m.). Ce massif s'etend du S.-O. au N.-E.
sur une longueur de 50 km. ; entre ses nombreux et hardis
sommets (aiguilles) ne sont pas moins de 20 glaciers del e '
ordre et 30 ä 40 glaciers de 2 e ordre. Les plus grands du
cöte N. sont le glacier de Trelatete, de Miage francais, de
Bionnassay, de Taconnaz, des Bossons, la Mer de Glace,
le glacier d'Argentiere et du Tour, tous sur territoire fran-
cais, et le glacier du Trient qui est suisse; du cöte S. on
a les glaciers de l'Allee Blanche, du Miage italien, de la
Brenva, du Triolet, du Pre de Bar, de La Neuvaz et de
Saleinaz (ces deux derniers sont sur sol suisse). Au S.-E.
du Mont-Blanc, le col Ferret (2492 m.) conduit dans le val
Ferret et au S.-E. de cette breche s'eleve, ä la frontiere, le
Pic de Dronaz (2949 m.), puis vient l'antique et celebre
passage du Grand Saint-Bernard (2472 in.).
2. Groupe du Cervin ou Alpes Pennines. II est borne au
N. par la vallee du Rhone, ä l'O. par le val d'Entremont
et le Grand Saint-Bernard, au S. par la vallee d'Aoste
jusqu'ä Chatillon, puis par une ligne passant par Gres-
sonay-la-Trinite et le col d'Olen dans la vallee d'Anzasca
jusqu'a Pie di Mulera, ä l'E. par le val d'Ossola et le
Siinplon (2010 m.). Ici, corame dans les Alpes Rernoises, se
trouve une chaine de Hautes Alpes de laquelle rayonnent,
vers le N., de nombreuses chaines laterales separees par
les vallees des aflluents du Rhone. Les principales sommi-
tes sont le Velan (3765 m.), le Grand Combin (4317 m.), le
Mont Collon (3644 m.), la Dent d'Herens (4180 m.), le Cervin
( H.S2 m.), le Breithorn (4171 m.), le Mont Rose (4638 m.), le
Strahlhorn (4191 m.), le Weissmies (4031 m.). Presque de
chacun de ces sommets partent des ramifications vers le
N., plusieurs de ces chainons lateraux portent des sommets
qui le cedent de fort peu en hauteur aux sommets princi-
paux. Les vallees laterales formees par ces chainons se ter-
minent ä peu pres toutes par des passages conduisant au
S., mais ces passages sont presque tous, ensuite de la
grande elevation de la chaine principale, des cols de gla-
ciers. Les plus importants sont, ä partir du Grand Saint-
Rernard en allant vers l'E., le col de Fenetre (2786 m.),
au fond du val de Bagnes, le col de Collon (3130 m.), au
haut du val d'Herens; le col du Theodule (3322 m.) par-
tant de Zermatt et passant par le glacier de Theodule, tous
trois conduisant dans la vallee d'Aoste; le Passo dei Mon-
delli (Monte Moro, 2481 m.), de la vallee de Saas dans
celle d'Anzasca, enfin le Simplon (2010 m.), qui seul forme
une breche profonde.
Parmi les chainons lateraux, celui qui, du Grand Combin,
se dirige au N., entre le val d'Entremont et le val de Bagnes,
compte plusieurs sommets depassant 3000 m., comme, par
exemple, le Mont Rogneux (3066 m.; le plus grand glacier,
le glacier de Corbassiere, se trouve du cöte de la Dranse.
Les sommites entre le val de Bagnes et le val d'Herens sont
encore plus importantes, la Ruinette (3879 m.), le Mont
Pleureur (3706 m.), le Mont Fort (3330 m.), le Pigne d'A-
rolla (3801 m.), la Pointe de Vouasson (3333 m.), etc.
Parmi les glaciers, on peut citer ceux d'Otemma, de Bre-
ney, de Gietroz dans le val de Bagnes, el ceux d'Arolla et
de Ferpecle dans le val d'Herens. Du Cervin part, vers le
N., entre les vallees d'Herens et de Saint-Nicolas, une
masse triangulaire qui est ensuite fendueen fourchette par
les deux courtes vallees d'Anniviers et de Tourtemagne. Sur
le chainon occidental s'elevent la Dent Blanche (4364
m.) et les Becs de Bosson (3160 m.), sur le chainon cen-
ALP
ALP
39
iral les Diablons (3612 m.), sur lcelialnon oriental leRoth-
horn de Zinal (4223 m. ),le VVeisshom (4512 m.), le Schwan
hörn (3207m.)- A partir du Mont-Rose, entre les vallees de
Saint-Nicolas et de Saas, sfifiul la chaine des Mischabel
avec l'Allalinhorn (4034 m.), le Dom (4554 m.), l'Ulrichs-
hom (3929 in.), etc. Le fond des dcux vallees esl celebre
par ses nombreux el majestueux glaciers : autour de Zer-
matt, par exemple, se trouvent le glacier de Zmutt, celui
de Furggen, celui deGorner forma par la röunion de sepl
autres glaciers, et celui de Findelen. Le massif du Mont-
Rose, au sens restreint, compte 15 grands glaciers ti en-
viron 120 glaciers suspendus. Enfin entre la vallee de Saas
et la route du Simpfon part du Weissmies, se dirigeant
iits le Rhone, une crete portant, entre autres, le Fletsch-
lioru, 4391 m.
I.es ramilications S. de la chaine principale sont plus
ecourt£es, elles s'abaissent rapidement et se trouvent
toutes sur le sol Italien.
3. Le groupe du Monte Lfm/r' se rattache au Fletsch-
horn dont il est separe* par lecol du Simplon. II est hörne
au S. par le val d'Antigorio (vallee supericiire de la Tosa),
le col de Nufenen (2440 m.), ei le val Bedretto ; ä l'E. par
le Saint-Gothard, au N. par la vallee d'Urseren, la Furka
et la vallee du Rhone jusqu'ä Brigue. Cr grou] st rela-
tivemenl simple; il se pompöse d'une chaine principale
avec de courtes ramifications au N. et au S. Les sommit£s
les plus importantes sunt : le .Monte Leone (35(55 in.), le Hfl -
senhorn (3183 in.), l'Ofenhorn (3270m.), le Pizzo Rotondo
(3197 in.) (au N. de celui-ci, comme pousse en avant vers
la Furka, le Mutthorn (3103 in.) et, presque directement au-
dessusde la route du C.othard. la l'ihhia (2742m). A travers
cettechaine le llittcrpass (3274m.) et l'AIhrunpass (-2410m.),
conduisent de la vallee de Binn dans celle d'Antigorio; au
N.-K. se Irouve im triangle de passages, le col de Nufenen
(2440m.), qui relie le Haut-Valais au Val Bedretto, le col
de San-Giacomo (2300 m.) reliant le val Bedretto ä celui
d'Antigorio et le col du Gries (2446 in.), ramenant du val
d'Antigorio, dans la vallee du Rhone. Les glaciers, nioins
etendus que ceux de la region du Mont-Rose, se groupent
autour du Monte Leone, de l'Ofenhorn et du Pizzo Rotondo.
'i. Groupe de In Sesia. II est hörne au N. par la ligne
Chatillon-Gressoney-la Trinite-col d'Olen-vallee d'Anzasca,
a l'E. par la Tosa et le lac Majeur, au S. par la plaine du
Pö, ä l'O. par la Doire Baitee. II renferme donc les rami-
fications meridionales du Mont-Bose qui diminuent de
hauteur ä mesure qu'elles s'eloignent de la chaine princi-
pale. II est sillonne par la Sesia et ses affluents et est si-
tue tout entier en Italic.
5. Groupe de la Maggia*. Enferme entre la Tosa ä l'O.,
le col de Nufenen et le val Bedretto au N., la vallee du
Tessin au S. et ä l'E., ce groupe presente, comme peu
d'autres, la predominance des vallees transversales. La
plus grande est le val Maggia ; le val Verzasca est plus
court, mais a la meine direction. Ces divers vallees sont
separees par des cretes transversales qui, partant de la
liinite N. du groupe, se dirigent vers le S. et sont soiiven
hifurquees par de petites vallees laterales.
a) Üne de ces cretes eommence au col de Nufenen par
le Basodino (3276 im), et continue par le Sonnenhorn
(2788 m.), le Pizzo Pioda (2660 in), le Pizzo di Madaro
(2250 m.) ä l'E. le Pizzo d'Alzasca (2261 m.), le Pioda di
Crana (2426 m.) ä l'E. le Pizzo Ruscado (2006 m.) ; puis
la valle di Vigezzo et le Centovalli forment im sillon eon-
tinu au S. duquel s'elevent encore le Monte Giove (2201 m.),
la Cima della Laurasca (2192 m.) et le Ghiridone (2134 m.).
Toute la region entre la Tosa et la Maggia est ainsi occu-
pee par cette crete et ses ramilications.
b) La crete entre la Maggia et le Tessin eommence par
le Cristallina (2910 in.), suivi a l'E. du Poncione di Ves-
pero (2714 m.) ; la direction change alors et la crete de-
vient transversale. Au Piz Carnpo Tencia (3049 m.), eile
se bifurque et embrasse entre ses deux rameaux ie val
Verzasca. A l'O. se trouve le Monte Zucchero (2737 m.), et
ä 1'extremite, pres de Locarno, le Pizzo diTrosa (1866 m.).
A l'E. de la meme vallee, nous rencontrons encore les
sommets du Mezzogiorno (2704 in.), de la Cima di Gag-
none (2510 m.), et le Gaggio (2268 m.), a l'O. de Bellinzone.
• Les deux groupes du Monte Leone et de la Mar/gia sont
souvent reunis sous le nom A' Alpes Lepontines nu Liponlien-
nes.
Comuii' on le voit, les sommets du groupe de la Maggia
siini presque toua entre 2000 et 3000 m., il- n'ont, ä peu
d'exceptions prös (Basodino, Campo Tencia), ni neiges
persistantes, ni glaciers. Mais n- serait ui rreurque de
sc repräsenter leurs formes analoguee i Celles des raon-
tagnes de meme altitude dans les Alpes septentrionali
La forma tion appartenanl exclusivemenl aux rqches cris-
tallines, la plus grande abondance <!«■ pluie e( par cons6-
quent la plus grande l'orce d'erosion oni produit, möme
entre 1000 etaOOOm. d'altitude, des formes abruptes el
escarpees qu'on ae rencontre sur le cöte" N. que dans la
region des Hautes Alpes. Les montagnes ont conserve ici
dans leurs formes, jusqu'ä la liinite de la plaine, le carac-
tere baut-alpin.
III. Section Sud-Est. (Alpes grisonnes au sens large.)
La strueture esl deja ici plus compliquee e( se rapproche
de celle des Alpes orientales : au heu dune seule chaine
principale, il y en a deux, separee-, par la valle« longitu-
dinale de rinn. Ces deux cnalnes forment six groupes :
I. Gl pe de l'Adula. 2. Al[>es septentrionales d'Kngadine.
3. Croupe de la Plessur. 4. Croupe du Rhätikon. 5. Alpes
meridionales d'Engadine. 6. Alpes de Lugano. Les cini|
premiers groupes constituenl ä pm pres ce qu'on designe
liahiliielleinenl (au sens resl reinl ) c me Alpes grisonnes.
1. Groupe de l'Adula. II esl hörn«' au N. par l'Oberalp
et le Bhin anlerieur, a l'l I. par le Saint-! rOthard et le Tessin,
au S. par une ligne allanl de Ciuhiasco, par le col de San
■lorio (1956 in.), ä Gravedona ; ä l'E. par le val Maira jus-
qu'ä Chiavennä, le val San Giacomo, lecol du Splügen et
la vallee du Bhin posterieur jusqu'ä Beichenau. Contraire-
menl ä ce qui a Heu dans les Alpes septentrionales, la
chaine principale ne forme pas une ligne droite, mais une
ligne brisee. Les principales sommites sont : iinmediale-
menta l'E. du Saint-Cothard, le Pizzo Centrale (3003 m.);
ä la source du Rhin ant6rieur, le Badus ou Six Madun
12931 m.), le Seopi (3200 m.), le Piz Medel (3203 m.), le
Rheinwaldhorn (Ädula) (3298 m .), le Piz Tambo (3276 m.).
Celle chaine principale se distingue encore par ses nora-
breuses brecnes des chalhes contmues des Alpes bernoises
ou glaronnaises; sur le petit espace entre le Gothard
(2114 m.) et le Splügen (2117 in.), nous trouvons la route
du Lukmanier (1917 in.) , le sentier qui traverse la Greina
(2360 m.), et le Bernardin(2063m>). Comme dans les Alpes
valaisannes, de nombreuses cn'les transversales se deta-
chent au N. et au S. de la crete principale, separees par
les profondes vallees que se sont creusees les rivieres. Üu
cöte S., une de ces cretes, portant le Pizzo di Molare (2583
m.), separe la Leventine du val Blenio; une 2 me separe
le val Blenio et la Leventine du val Calanca, eile part du
Bheinwaldhorn et porte. entre autres, le Fil du Bemia (2915
m.L le Torrento alto (2948 in.), le Poncione di Claro (2719
m.); une3 me crete partant egalement du inassif du Rhein-
waldhorn, separe les vallees de Calanca et de Misoeco, avec
les sommets Pizzo di Muggia (2963 m.), Fil di Canano (2770
m.). Enfin une 4"' e crete transversale, partant du Piz Tambo,
s'allonge entre le val Misoeco et le val San Giacomo et porte
le Pizzo Pombi (2971 m.), le Pizzo di Padion (2633 m.), le
Pizzo di Cresem (2578 m.), le Pizzo Campanile (2595 m.). Au
N., on trouve de courtes cretes transversales des deux cötes
du val Medels ; il y a, par exemple, ä l'O. le Piz Muraun
(2899 in.) ; ä l'E. le Piz Terri (3331 m.), le Piz Cavel (2944
m.). Les cretes qui partent du Bheinwaldhorn sont plus
longues, par exemple celle qui longe ä gauche la vallee du
Bhinanterieuretqui porte le Fanellahorn (3122m.), leGrau-
horn (3002 m.), le Piz Beverin (3000 m.). et le Heinzenberg.
L'extension des glaciers est, dans tout ce groupe, beau-
coup plus restreinte que dans les Alpes valaisannes; les
petits glaciers sont en grand nombre, ainsi au Scopi et au
Rheinwaldhorn, mais aueun d'eux ne pourrait se mesurer
avec le glacier du Bhöne, par exemple.
2. Alpes septentrionales de l'Engadine. Elles sont bor-
nees ä l'O. par le Splügen, au S.-E. par la ligne Bregaglia-
Maloja-Engadine, au N.-E. par une ligne traversant direc-
tement de Finstermünz dans la vallee de Pat/.naun, au
N.-O. par la vallee de Patznaun, celle de Davos et l'Albula.
Dans ce groupe, domine la chaine principale qui, du Su-
rettahorn (3025 m.), se dirige d'abord vers le S.-E. jusqu'au
Piz Stella (3129 m.); de lä, eile suit, ä une petite distance le
sillon Bregaglia-Engadine et se distingue parsa richesse en
passages carrossables. A partir du Piz Stella, viennent le Piz
;n
ALP
ALP
Alpes de Glaris, vue de l'Est.
^^^^^^v^
■ ÄMft^?.
^^^^^^^^^^p^ä|^^^^^^^^g
Le Säntis et les^montagnes d'Appenzell (Groupe de la Thurl
r
M(Dolent
Gldcier d'Angentiere. Tour Hoir
Darre
Planereuse Portalet
. -f i
11
w ^j^V^ggSJ
Groupe du Mont-Blauo iversant sui
Chaines bordant la vallee de Bagnes
ALP
ALI'
41
Massif du Moiit-Rose-Cerviii.
Schalfhorn Weisshorn
AUalinhorn RImpPisch* Strahlh?
Chaine des Mischabel (Valais).
Croupe de la Maggia lAlpes Lepuntiues).
H
ALP
ALP
Marcio (2906 m.) le sentier Ires mal entretenu du Septimer
2311 m. i. le Pia Lagrew (3170 m.)i le passage du Julier
2287 in.', le Ph Julier (3385 m.i. le Piz d'Krr (3395 in.), I«'
passage de l'.Uhula (2313 m.). le Pi/ keseli (3417 m.i. le Col
de laScaletta (2619m.), le Piz Vadred (3234 m\ la routede
la l'luela i2'i05 m.i. puis la Silvretta avec le Piz Linard
(3416 m.), le Piz Buin (3264 m.), le Fluchthorn (3396 m.),
etc. In grand nombre de erstes transversales sedetachenl
an \. de cette chatne principale el formen! de petites
vallees laterales: les plus importantes sont Celles qni, s£-
(2909 ni.), le Furkahorn ('2728 in.), le Schiahorn (2720 in.), la
Weissfluh (2668m.). Devanl le Schiahorn passe le col de
Strela (2377 in.), qui conduit du Sehanfigg a Davos. De la
Weissfluh pari a ro. une ramifleation sur laquelle le Hoch-
wang s'eleve encore ä 2482 m. ; unecn'te se dirigeant du
Len/.erhorn vers le S. porte le Rotlihorn (2901 m.i et le
Weisshorn (2777 in.) ; a l'O. deeelle-ci vient la vallee seche
de Churwalden-Lenz et plusä l'O. encore se dresse, pres-
que isoli'\ le Stätzerliorn (2576 m.).
4. Groupe du Rhätikon. Le Rheinthal a l'O.. le Prättigau
Rheinnaldh?
Groupe de la B
parant la vallee d'Avers de eelle d'Oberhalbstein, portent le
Piz Platta (3386 m.), et le Piz. Curver (297.5 m.)\ celle du
Piz d'/KIa (.3320 m.) et du Tinzenhorn (3132 m.), entre
l'Oberhalbstein et Bergün.
II ressort des chillres d'altitude qu'ici, eornrne dans le
groupe I, on a des forrnes de Hautes Alpes. Le developpe-
inent des glaciers dans cette chaine est un peu plus impor-
tant, le Piz d'Err, le Piz Kesch et surtout le groupe de la
Silwelia ont d'assez grands neves et glaciers.
3. Le (/rrm/ie ilf In I'lessur, borne ä l'O. par le Rhin poste-
rieur et i'Albula, au S. par la vallee de Davos. au N. par la
Landquart et a l'O. par la vallee du Rhin, n'est pas seule-
menl plus petil. mais aussi inoins eleve que les precedents
et revet essentiellernent le caractere prealpin. T,a chaine la
plus haute setrouveau S.-E.,elle comprend leLenzerhorn
au S. et la vallee de Montafon au N., delimitent nettement
ce groupe qui est relie ä IE. au groupe de la Silvretta. On
peut prendre ici comtne liinite le col entre le Silvrettahorn
(3248 in.) et le Gross Litzner (3124 rn.). La chaine est orogra-
phiquernent simple, c'est une crete avec de petites ramiii-
cations au N. et au S. Apres le Gross Litzner, viennent le
Mädriserhorn (2848 m.), la Sulzlluh (2842 m.), la Scesa-
plana (2968 in.), et le Falknis (2566 in.). Les deux passages
les moins eleves sont le Schweizerthor (2170 m.), et le
Schlappinerjoch (2190 in.).
5. Les Alpes meridimtales d'Eitgadine forment une
chaine egalant en longueur la chaine septentrionale, mais la
depassant de beaueoup en hauteur. Klles sont bornees au N.
parle val Rregaglia, leMaloja (1811 m.) et l'Engadine; ä l'O.
par la Maira, de Chiavenna ä Colico ; au S. par la Valteline
MV
ALP
43
jusqu'au col de Stelvio (Stilfserioch) (2797 m.)j ä l'E.parla
vallee de l'Aili^eel l.i llesehenseheideck I I52't in. i. La chaine
principale s'öleve dejä au S.-O. (ä il(>75 m.), au Klonte della
Disgrazia, duquel partent au X. deux grands glaciers, celui
d'Albigno et celui de Forno, entoures de plusieurs petita
daciers. Snii une breche que traverse le col de Muretto
(2557 in.); entre cedernieret le col dela Bernina (2331 m i,
sc trouve le puissant massif de la Bernina, dont la som-
in iii ; principale, le Piz Bernina, atteinl 4052 m., tandis que
beaucoup d'autres sommites approchenl < l< -^ 1000 m., par
eiemple le Piz Corvatsch (345ö m.), le Piz Roses (3943 m.),
le Piz Morteratsch (3754 m.), le Piz Zupö (3999 m.i, le Pizzo
,1, Palü (3912 in.), le Pizzo <li Verona (3462 m.), etc. Les
glaciers acquierent aussi une extension eonsiderahle ; on
compte 8 grands glaciers de vallöes ei environ .'So glaciers
Buspendus ; parmi les premiers, on distingue au N. le gla-
cier de Roseg avec une superficie de 23,5 km s ei celui de
Morteratseh avec 24 km 2 .
Le prolongement de la chaine est söparö du groupe de
la Bernina par lavalteede Pontresina, le col dela Bernina
ei la vallee de Poschiavo. Immediatoment a l'E. se dresse
presque isole le Piz Languard (3266 m.), qui offre, par sa
Situation, un merveilleux panorama circulaire. Plus a l'E.,
le groupe est fortement sillonne de nombreuses vallees,
ainsi, entre le col de la Rernina et l'Ofenpass (2155 m.), la
chaine principale est partagäe en trois erstes par le val
Viola et la valle di Livigno. La crete S. porte la Cima di
Dosde (3280 in.), la Cima S. Colombano et le Piz ümbrail
(3034 in.): la crete centrale a leCorno diCampo (3305m.),
ei le Piz Murtaröl (3177 m.); dans la crete N., outre le
Piz Languard, on trouve le Piz Casana (3072 m.) et le Piz
Quater Vals (3157 m.).
Le groupe situe entre l'Ofenpass et la Reschenscheideck
Forme la demiere section des Alpes meridionales d'Enga-
dine, ses principales sommites sont le Piz Plaf'na (3174
in.) et le Piz Sesvenna (3221 m.).
(i. Les Alpes de Lugano sonthornees au N. par la ligne
Giubiasco-Col de Jorio-Oravedona, ä l'O. par le lac Majeur,
au S. par la plaine du Pö et ä l'E. par le lac deCöme. On
y distingue aussi 3 chainons se dirigeant du S.-O. au N.-E.,
Binares par le lac de Lugano et le bras occidental du lac de
Cöme. Celui du N. coinmence au col de .lorio par le Monte
Camoghe (2220 in.), et se prolonge a l'O. jusqu'au Monte
Tamaro (1961 in.) ; il est coupe par la breche du Monte Ce-
neri (553 m.). Au second chainon appartiennent le Monte
Galliga (1707 m.), le Monte Generoso (1(595 m.), le Monte
Salvatore (909 m.) et le Monte Campo de Fiori (1227 m.). En-
fin, dans l'angle forme par les deux bras du lac de Cöme,
se trouve encore le Monte Palanzolo (1434 in.). La hauteur
diminue ä mesure qu'on descend vers le S., mais ici, comine
dans les groupes de la Sesia et de la Maggia, les formes
des inontagnes sont en general plus escarpees qu'ä la
meine altitude sur le versant N.
Jetons encore, en terminant, un coup d'oeil sur les Alpes
meridionales. Nous constatons qu'elles ne forrnent pas une
crete continue comme les Alpes septentrionales; on re-
trouve, il est vrai. cette crete depuis le Mont-Blanc au
Mont-Rose et du Piz Stella au Fluchthorn, mais, entre le
Mont-Rose et le Piz Stella, les vallees transversales de la
Tosa, de la Maggia, du Tessin et du Liro (vallee de San Gia-
como), s'avancent tellement vers le N., que la ligne de
faite dans la region du Gothardest repoussee jusqu'ä proxi-
mite des Alpes septentrionales. En general, les Alpes meri-
dionales sont plus elevees que les septentrionales, les
Alpes valaisannes depassent les Bernoises. et les Grisonnes
depassent les Glaronnaises de quelques cents metres. Par
contre, nous trouvons, dans les unes comme dans les au-
tres, les longues creles transversales au N. ei les plus
courtes au S., ce qui rend partout le versant S. plus
abrupt que le versant N.
Les cartes qui peuvent etre recommandees pour l'etude
de l'orographie sont : 1) La carte d'ensemble de la Suisse
et des territoires frontieres 1 : 1 000000, publiee par le Bu-
reau topographique federal. 2) La carte routiere de la
Snisse par Leuzinger 1 : 500000 (Schmid et Francko, eile
suflit presque completement pour suivre l'expose ci-dessus.
3) La carte generale de la Suisse en 4 feuilles I : 250000
(Bur. top. federal). 4) La carte topographique de la Suisse
1 : 100(110, en 25 feuilles. appelee « Carte Dufour » (Bur.
top. federal I. 5) L'Atlas topographique de la Suisse. ap-
pele u Atlas Siegfried » au l : >_>."> 000, pour le .Iura ei le Pla-
teau, au 1:50000 pour les Alpes; einirnn 550 feuilles
Bureau topographique federal |.
[ppendice. II existe, dans la litterature, un grand nom
luv de diwsions lies \l|ies d i llerenles de Celles qui' iioils
venons d'indiquer 'etrouve dans ces divisions cer-
lains noms frequemmenl employäs, mais dont le sens n'esl
nines (venanl de i/,,„.s Penninus, le Grand Saint-Bemard .
les uns entendenl ce que is avons dösignä comme
groupe du Cervin, les autres \ comprennent loutes les
Alpes Valaisannes. Par Alpe- I .epoul iennes, ,,n elilend en
felieral Celles ipii sonl siluees eillre le Siinplou el le
'essin, c'est-ä-dire le groupe du Monte Leone et celui de
la Maggia. Le terme d Alpes Rhetiennes a un sens tres
variable: les uns l'identilieni avec celui d'Alpes < Irisunnes
el v fönt rcnlrer les deux cliaines au N. et au S. de IKn-
gadine, d'autres ne designent sous ce nom que la chaine
Ions (Vierwaldstätter Alpen) ne correspond a rien de precis
et ne signilie nulle pari ce que ce nom iiidique. car on
peilt trouver ä CÖti, sur la ini'une carte, les noms d'Alpi'S
de Sehuw, Alpes d'l'ri, etc.
(Test precisement pouröviter des confusio'ns que, dans la
division et la terminologie que nous avons adopt6es, nous
avons pris comine terines distini'til's les soininili'-s et les ri-
vieies les plus iinportantes, en evitanl aiiianl que DOSSible
les noms ä signilicatioii variable ou ceux qui appartiennent
a la Geographie poliliipie.
B. GEOLOGIE. — Les grandes ('■volulions qui se sont pro-
duites dans l'histoire de la geoloyie generale se reproduisenl
dans celle de la Geologie lies Alpes. ,lean-.lacques Scheuch-
zer, de Zürich (1672-1733). esl sansdoute lepremierqui ail
fait une ascension de niontagne dans une inteiiliun scienti-
lique. II fut le premierqui vit, decrivil el dessina un plis-
si uit de lerrain et cela pres du lac d'Uri. Quelques hom-
mes s'oecuperent ensuite des phenomenes giaciaires ;
Bernh.-Fred. Kulm, ministrede la Republique nelv^tique,
expliqua la forinalion des moraines acluelles et ancii'iines
(1787). Mais on n'eut connaissance de la grande extension
ancienne des ylaciers que par les lonuues recherches
de Perraudin (1815), ignace Venetz (1826) et Jean de
Charpentier (1832), ä Bex. On peut considerer comme
le vrai fondateur de la geologie alpine, Horace-Benedict
de Saussure, observateur de premier ordre, qui entreprit,
de 1779-1796, ses expeditions scientifiques dans les Alpes.
Des lors, le nombre des göologues devint toujours plus
yrand; quelques-uns d'entre eux, comine Pierre Merian,
de liale (1795-1883), Thurmann et (iressly, de Soleure,
et d'autres encore, s'oecuperent specialeinent de l'etude du
Iura, tandis que, pour !a geologie alpine, la voie etait ou-
verte essentiellement par Bernhard Studer. de Berne ( 1794-
1887), et par Arnold Escher de la Linth, de Zürich (1807-
1872). On doitau premier l'etude et la division des terrains
mollassiques et une «Geologie de la Suisse ». Le second,
qui a ete incontestablement'le plus grand geologue alpestre
de tous les temps, a donne la division des formations cre-
taciques alpines et l'etude classique de la region du S.inlis.
Ces deux savants ont public, en 1857, la premiere et en 18(i8
la deuxieme carte geologique de la Suisse pour lesquelles
les observations d'Escheront fourni. ä elles seules, la moi-
tie des materiaux.
Depuis 1860, sous la direction de la Commission geologi-
que suisse, un nombre toujours plusconsiderable de vio-
logues travaillenl ä la « Carte geologique de la Suisse » au
100000« qui a paru en 1887, en 25 feuilles. Actuellement, on
s'oecupe de la revision des feuilles epuisees et l'on poursuil
des recherches speciales sur certaines regions determi-
nees. Eu 1894. fut publiee une carte geologique au 500 000"
par Heim et Schmidt.
Pendant longtemps, la confusion de deux faitsquidoi-
vent etre nettement distingu^s et separes : l'äge et la forma-
tion des terrains, l'äge el la Formation des montagnes, ont
empeche une juste coneeption de la geologie des Alpes.
I. ÄGE ET FORMATION DES TERRAINS. Ell coup d'ieil jele su r
la carte geologique montre que les roehes d'äges dillerenl-
— conformement ä la strueture typique des montagnes
formees par des plis sont reparlies en handes paralleles
orientees de l'O.-S.-O. ä l'E;-N.-E. comme la ligne direc-
trice des Alpes centrales. Les Alpes meridionales sont for-
44
ALP
ALP
mees presque exelusivcmont ilo schistos cristallins auxquels
se rattache seulement au S.-E. (Alpesde Lugano) une zone
de terra ins sedimentaires ; los Alpes septentrionales, au
contraire, sonl forme' es en majeure partie de terrains södi-
mentaires qui sont, en generei, d'autanl plus recents, (|u'ils
s'avaneent davantage vors le \. Les terrains alpins sc ter-
minent avec l'Eocene et le plateau commence avec le Mio-
cene sur une ligne presque droile allant du Lern an au
lac de Constance et constituant une limite constante et
precise.
Les divers systemes et groupes de roehes sunt, en suivant
le rang d'äge :
a) Ere archeique (en rose sur la carte ci-jointe). Les ro-
ehes appartenant ä cet äge sont en majeure partie des
gneiss de diverse nature, associes ä des micaschistes en
plus faible proportion. Ces deux terrains composent pres-
que entierement le massif du Mont-Rose et celui.de la
Maggia. Les gneiss amphiboliques et les schistes amphi-
holiques alternent frequemment avec les gneiss ordinaires.
Une large zone de ces terrains s'etend a 10. du lac Majeur,
passe au N. de celui-ci, et se continue au S. du val Brega-
glia jusqu'ä la Bernina. On trouveaussi des gneiss sericiti-
ques et des schistes sericitiques, ainsi noinmes parcequ'ils
contiennent de la sericite, c'est-ä-dire un mica blanc, iine-
ment ecailleux et savonneux au toucher. Les gneiss
et schistes sericitiques sont, pour la plupart, les plus
jeunes membres du Systeme archeique, le reste doit
avoir ete forme de roehes sedimentaires de l'ere paleo-
zoique, subissant, lors de la formation des montagnes, une
enorme pression (tel est le cas de la trainee allant du
Meienthal auMaderanerthal). Cetteineme pression a rendu
plus ou moins schisteuses de tres anciennes roehes erupti-
ves qui, ensuitede leurorigine volcanique, etaientprimiti-
vement compactes, Danscette categorie, rentre en premier
lieu la protogine ou granit alpin extremement repandu et
qu'on rencontre en particulier au Mont-Blanc, au Grimsel,
au Gothard ; il en est de meme de roehes eruptives analo-
gues, comme le granit amphiholique et la diorite amphiboli-
que au Piz Ner, dans la vallee de Puntaiglas et au massif de
la Bernina. Dans plusieurs cas, il n'a pas encore ete possi-
ble dedetermineraveccertitude l'äge de nombreux schistes
cristallins deeidement posterieurs ä l'epoque archeique,
mais qui, par la pression, sont devenus presque complete-
ment identiques dans leur composition minerale et dans
leur strueture aux gneiss anciens et authentiques.
b) Ere paleozoique ou primaire (en orange sur la carte).
Les systemes stratifies du Silurien et du Devonien n'ont
jusqu'ä present ete decouverts nulle part dans les Alpes
centrales. II est possible qu'ils n'y sont pas entierement
absenls, mais ils ont ete, comme nous venons de l'indi-
quer, si bien metamorphoses par la pression, lors du
plissement des Alpes, qu'ils ont passe ä l'etat de schistes
cristallins.
1. Periode carbonif ere. Lesdepötsdela periode houillere
sont en Suisse, comme presque partout, des formations
easentiellement continentales ou cötieres. Ce sont des con-
glomerats et des schistes argileux fonces. Ces demiers ren-
ferment frequemment des debris de plantes, mais le char-
bon ne s'y trouve que rarement et en faible epaisseur.
Les couches de charbon se rencontrent dans une etroite
zone au N.-O. du Mont-Blanc, d'Argentiere ä Vernayaz ;
elles sont un peu plus epaisses au S.-E. du Mont-Blanc,
olles partent de Morgex (vallee d'Aoste), passent pres du
Grand Saint-Bernard, se dirigent sur Le Chäble (val de Ba-
gnes) de lä au S. de Sion jusqu'ä Chandolin (val d'Anni-
viers). Dans la derniere partie, elles renferment du charbon
exploitable, la quantite obtenue annuellement par des pro-
cedes encore primitifs s'eleve de 60000a 80 000 q. Ce qui est
caracteristique, c'est que le charbon parait ici sous forme
d'anthracite, quoiqu'il ne soit pas plus ancien que les houil-
les ordinaires ; les plantes du charbon ont ete plus comple-
tement transformees par la pression de la montagne que
ce na ete le cas dans les regions houilleres de l'Alfemagne
et de la France, situees dans un terrain moins energique-
ment plisse.
Des couches de la periode carbonifere se rencontrent en-
core sur le versant N. du Bristenstock, du Bifertenstock
el dans le val Medels, mais les gisementsde charbon n'at-
teignent que '/, ä 2 ctn. d'epaisseur.
2. Periode perwnenne (Dyas). Le Systeme permien se pre-
sente sous le nom de Verrucano. II atteint une grande Exten-
sion et revet une forme speciale en deux endroits : dans le
Valais oü il constitue une Dande au S. du Rhone, puisentre
le lac de Walenstadt et la Linth. C'est essentiellement une
röche conglomeree et par consequentde formation cötiere;
le conglomeral ä gros grain passe quelquefois au schistc
argileux. Des roehes eruptives se trouvent, en maintesloca-
lites, intercalt'es parallelemenl aux couches du Verrucano,
ainsi le melaphyre dans la region du Kärpfstock ei le por-
phyre quartzeux dans le Verrucano des Grisons. Au S. du
lac de Walenstadt, dans les vallees de la Murg et de la
Sernft, on rencontre la \ariete rouge et conglomeratiquc
I du Verrucano qu'Oswald Heera appelee Sernifite et qui est
connue dans la region de l'ancien glacier de la Linth sous
le nom de I toter Ackerstein. L'epaisseur du Verrucano
varie beaueoup, comme on peut s'y attendre chez une for-
mation cötiere; eile peut aller de quelques metres jusqu'ä
c) Ere misozoique ou secondaire-
1. Periode triasique. (Sur la carte en violet, comme le
Lias.) Le trias presente, dans la region des Alpes suisses,
deux facies diÖ'erents. La ligne passant depuis le lac de
Constance par Coire, Reichenau, le col de Greina et le lac
Majeur est une limite geologique; ä l'E. de cette ligne,
nous liouvons le facies est-alpin ou mediterraneen du Trias
qui se compose lä de puissantes couches de calcaire et de
dolomite qu'on doit considerer comme provenant en ma-
jeure partie d'anciens bancs de coraux. Les couches tria-
siques jouent lä, dans la strueture des montagnes, le meme
röle que le calcaire haut-alpin (Malm) ä l'O. de la ligne du
Bhin ; elles forment un grand nombre de hautes som-
mites ä l'E. du Bhin. Dans la region du facies helve-
tique du Trias, celui-ci doit avoir ete depose dans une
mer plus profonde (jue Celle de l'E., son epaisseur est seu-
lement de 30 ä 100 m. Les roehes qu'on y rencontre sont
la Röthidolomite, calcaire dolomitique etsiliceux, ä l'inte-
rieur dun gris cendre clair et qui, ä l'air, devient jaunätre
ou rougeätre ; puis le Quartenschiefer, schiste argileux d'un
rouge fonce, quelquefois tache de vert. En plusieurs en-
droits la dolomite devient celluleuse et est associee ä
d'assez grandes masses de gypse et meme d'anhydrite.
C'est dans le Trias qu'on trouve l'unique mine de sei
des Alpes centrales, celle de Bex, qui fournit annuellement
de 30 ä 40 000 q. de sei. Tandis que le Trias est-alpin
est assez riche en fossiles (c'est dans les Alpes orientales
que se trouvent les plus anciennes ammonites, dans le
Trias superieui), la Röthidolomite et le Quartenschiefer
n'ont fourni jusqu'ä present aueun fossile.
2. Periode jurassique. Les terrains jurassiques se subdi-
visent dans les Alpes, comme ailleurs, en Lias, Dogger et
Malm.
a) Lias (sur la carte en violet, comme le Trias). II taut
aussi distinguer dans le Lias deux facies, un facies extra-
alpin (lias normal) et un facies intra-alpin(Biindnerschiefer,
schistes lustres). Le premier est le facies normal, on le
trouve surtout le versant N. des Alpes centrales; il se com-
pose de schistes argileux alternant avec la quartzite blanche
et grise qui porte souvent des taches de rouille. L'epaisseur
totale s'eleve de 10 ä 200 m. II renferme des fossiles, mais
ils sont beaueoup plus rares que dans le Lias des contrees
jurassiques, on y trouve entre autres : Belemnites brevis,
Ammonites raricostatus, Trigonia navis, Cardinia depressa,
Lima gigantea, Gryphcea arcuata, Posidonomya Bronni,
Terebratula numismalis. Les roehes et les debris d'ani-
maux indiquent une mer relativement peu profonde et une
cöte pas trop eloignee.
Le facies intra-alpin (zone du Brianconnais, schistes lus-
tres, Bündnerschiefer) se rencontre en Valais et dans les
Grisons, entre les masses septentrionales et meridionales
des gneiss. II constitue un depöt d'une epaisseur de 1500 ä
2000 m compose alternativement de schistes argileux, cal-
caires et quartzeux. 11 est fort possible, que dans le com-
plexe des schistes lustres (Bündnerschiefer), se trouve en-
core une partie du Trias superieur, mais la Separation
n'est plus guere possible. parce que toute la masse a ete
melamorphosee par la pression.
Les roehes calcaires ont forme, par places, du marbre ou
du cipolin, les marnes calcaires ou argileuses sont devenues
du phyllite calcaire souvent melange de mica ou de gre-
nat, de zoisite, de staurolite, de disthene, etc. En quelques
ALP
ALP
45
endroits (Nufenen, Scopi, Pir Terri, Stätzerhorn) on
trouve dans les schistes mötamorphiquea «l«"-. Bälemnites
ainsi quedes Gryphfna arcuata qui indiquenl le Juraaaique
införieur. Des roches eruptives comme le gabbro, la dia-
base, ou leurs produits metamorphiques comme le schiste
vcrt, la Serpentine, etc. entrenl auaai pour i | >;< it essen
Helle dans la compositum des sehisles lnslres.
b) Dogger (8ur la carte en bleu, comme le Malm). Le
Dogger presente aur toul le versanI Nord des Mpes cen-
trales une formation identique; il se aubdivise de bas en
haut, en Irois etages :
irt Le gres ferrugineux (3-10 m.), lissile, noduleux, avec des
ttches de rouille, renfermanl Am nitea Murchisonae.
La breche a l'Jehinoder s i.'!-l(l in. I, calcaire souvenl
ferrugineux, compose presque en entier de fragments
600 m, Calcaire compact, ä l'interieur d'un bleu-noir qui
deyient gria bleu ä l'air. Par place« il a, ensuite dun
IViiisseineiil, passe an marlnv, |iar exemple a ( .1 indel wal.l
el dans le pli syn.liii.il allanl du llaul Yalais par \ 1 m I. 1
man jusgu'ä Disentis. 11 esi partoul une formation de
mers profondea ei ne contienl ainsi que les [uilles d a
nimaux pölagiques i Immonites el Belemnitea). Ensuite
de snn epaisseur considerable, il joue le röle principal
dans la Cl
formet de griieiss, ainsi,
Titlis, la Grande Wind
Les schistes de Balfrii
ble, aonl des schistes i
qui sont utilises, au boi
ple, pour la fabrication
1 ts i|in ne siini pas
Blümlisalp, l'Eiger, le
li, etc.
.1 epaisseur [res \aria-
i'rs de couleur foncee,
Walenstadt, par exem-
FROFILS CKdl.oiaoi'Ks iiks MJPES SDISSB
l.S^Gall - S^Bemardino.
2.Rigiku lm-Väl-!Vloleno.
fttgi Hochfluh Lac des
Kulm Scheidegg • Quatre Carrions
dapres C.Schmidt
3.LacTl:eman - Six-Blanc.
N.
s.
Lac
Leman
Gramont
Colde
faldllliez
DentduMidi
Lu
sin Arpilles
Val \ Vallie de
duTrient \ laürance
Catogn
e Six-Blanc
l/al ;
d'Entremont \
* \ 'x
^^ •" " •■^A\ i »
. ."'"s
\:"jBfflMK®xffrf
m\\ , "' , \V
mssäff^
ie i^tMEocene SHÜCretacP WMDogqen.Malm &3jria?.Lias ^^^Paleozoique^ZZ^HrchSau
Liane de plissement WChanqement de dinection du profil N.S.- 0. E.
a hr/ei- entre le
ineux est habitue
itant plus que ao
caractäristique 1
d'Echinodermes (Pentacrinua, Cidaria, etc.) et renfermant
l'Ammonitea Sowerbyi et l'Amm. Humphriesianus.
L'oolithe ferrugineux, </, ä 5 m. ealeaire ferrugineux, 00-
lithique, souveut asse/. riebe en ferpour (lu'im vait exploite
des mines fp. ex. a la Windyalle.
et le Melchthal). L'oolithe ferru
lies piche en fossiles et cela d'auiam [jius que son ep?
seur est inoins grande. Le fossile caraeieristi.pie esi l'Ain-
tnonites Humphriesianus ;ony trouve en outre l'Amm. Par-
kinsoni, le Helemnites giganteus, Bei. canalicujatus, l'Os-
trea Marshi, le Rynchonella varians, des terebratules, etc.
c) Malm (sur la carte en bleu, comme le Dogger). II
comprend les ötagea suivanta: le calcaire du Schilt (Schilt-
kalk), (10-30 in.), calcaire gria ä taches jaunes qui pro-
viennent de fossiles indistinets (spongiaires). II a souveut
de rendu schiateux par la compression et la lamination.
LI renferme de nombreusea especes d'ammonitea, en ge-
neral mal conaervees.
Le calcaire dit des Hautes-Alpea (Hochgebirgakalk), 400-
Le Tithonique (Troskalk) est aussi d'epaisseur variable,
il forme en quelque sorte la continuation du calcaire haut-
alpin. II est plus clair, gris cendre, devient presque blanc
a l'air et est compose en plus ou moins grande partie de
coraux. On y rencontre des Nerinees et le Diceras Luci.
Ces deux derniers etages peuvent se suppleer Tun l'au-
tre, de sorte que Tun ou l'autre peul manquer.
3. Periode cretacee (en vert sur la carte). La aubdiviaion
la plus naturelle du erelaee alpin est celle en quatre eta-
ges : Neocomien, Urgonien (Schrattenkalk), Gault et le
calcaire de Seevven. Tous ces etages sunt des dep.'its marins.
a) Le Neocomien (100-400 m.), se compose, auivant les
localites, de calcaires siliceux, durs et fonces, qui forment
souvent (ä l'Axenstrasse, par exernple), des banca de 20 a
30 cm., extraordinairement nombreux, ou de schistes mar-
neux, fonces et noduleux, melanges de bancs calcaires. Au-
desaua viennent souvent encore (dans la region du Saniis.
par exemple), des calcaires avec des rognons siliceux. Fos-
ailes: Exogyra Couloni, Ostrrea reetangülaris Toxaster,
46
ALP
ALP
complanatus. Rhynchonella multiformis, Nautilus. Ancy-
loceras, Crioceras, etc.
b) L'Urgonien (Schrattenkalk) (100-250 in.), est un cal-
caire gris clair, devenanl blanc ä l'air, qui a souvent ete
forme par tli-s coraux ; dans ses parties superieures, c'est
rrequemment une breche ä Echinodermes. Ensuite de sa
consistance, il Forme des parois de rochers tres escarpees
et ressemble en cela au calcaire haut-alpin, Dans sa par-
tie moyenne, se rencontre frequemment un banc marneux
de quelques metres qui renferme l'Orbitolina lenticularis.
Dans la partie inlerieure, on tr onve specialement le Re-
quienia aminonia, le Pterocera Pelagi et des Nerinees ;
dans la partie superieure, Requienia Lonsdalei, Heteraster
oblongus, Terebratula Moutoniana.
c) Le Gault uu Albien, en general 1-3 in., s'eleve rare-
ment ä 60 in. d'epaisseur. C'est im sable vert avec des
concretions calcaires ou de la marne, parfois du gres vert.
11 est tres riche en fossiles : Belemnites minimus, Ammo-
nites mammillatus, Turrilites Bergeri, Inoceramus con-
centricus et Inoceramus sulcatus.
</) Le calcaire et les schistes de Seewen representent
tont le cretace superieur, savoir, le Cenomanien, le Turo-
nien et le Senonien. La partie inlerieure se compose d'un
calcaire compact, gris clair, un peu jaunätre, qui forme
des parois abruptes, Manches, ä feuillets minces. II est
caracterise par des membranes charbonneuses et argi-
leuses, ä conlexture libreuse, qu'on ne rencontre dans au-
cune autre röche alpine. Vers sa partie superieure, le cal-
caire passe de plus en plus ä un schiste argilo-calcaire.
Les fossiles sont tres rares : Ananchytes ovata, Turrilites
costatus,' beaucoup de foraminiferes.
di Ere cinozo'ique ou tertiaire. Les terrains lertiaires des
Alpes se subdivisent en trois etages : l'Eocene, le Miocene
et le Pliocene. L'Eocene alpin ou Nummulitique comprend
ordinairement l'Oligocene inferieur, tandis que le Mio-
cene alpin comprend l'Oligocene superieur et le Miocene.
1. L'Eocene (en jaune sur la carte) a une epaisseur at-
teignant jusqu'a 2000 m. Parmi les roches qui le consti-
luent, eest le Flysch qui se presente en plus grandes
masses. II se compose de schistes marneux, tantöt plus
calcaires, lantöt plus argileux, d'un gris jaunätre et se de-
litant facilement. Par places, il passe au schiste ardoisier
(a Elm, ä Engi, oii il contient des debris de poissons) ;
ailleurs, des bancs de calcaire ou de gres; ca et lä, des
conglomerats y sont intercales. Le Flysch propement dit
est tres pauvre en fossiles ; on trouve de temps en temps
des empreintes d'algues et les enigmatiques Helminthoides
qu'on a souvent envisagees, non sans raison, comme des
traces de vers, puis de nombreux spicules de spongiaires
calcaires. Les fossiles sont beaucoup plus nombreux dans
les bancs de calcaire de l'Eocene inlerieure dit calcaire
nummulitique. Outre les diverses Nummulites, ils renfer-
ment des coraux, des oursins, des mollusques, tels que Pec-
ten, Ostraea, Mytilus, Cardium, Üentalium, Turritella, Ceri-
thium. Des roches eruptives se retrouvent aussi dans l'Eo-
cene: le gres ä taches vertes de Taveyannaz, compose de sa-
ble et de cendre voleanique,estuneespecedetuf sous-marin.
2. Le Miocene. Tous les terrains sedimentaires qui pre-
cedent sont des formations marines, sauf peut-etre le car-
bonifere si peu developpe. Le Nagelfluh (conglomerat, pou-
dingue), les mollasses et les marnes de l'epoque miocene,
au contraire, sont, ä l'exception de la mollasse marine,
des formations d'eau douce. Elles constituent les produits
d'alluvions alpines dans le lac mollassique entre les Alpes
et le .Iura. Elles n'appartiennent plus ä la region alpine,
mais au Plateau (Mitielland).
3. Le Pliocene n'a laisse aueun sediment sur le versant
X. des Alpes, mais on trouve des couches pliocenes ma-
rines vers la plaine du Pö, au S. du lac Majeur et du lac
de Cöme.
II. Origine et Formation des montagnes. Longtemps,
en partie meine tres longtemps apres la formation des
differentes couches enumerees ci-dessus, commenca leur
soulevernent au-dessus de la mer et les montagnes prirent
naissance. La cause de la formation des Alpes, comme de
toutes les montagnes, est le refroidissernent progressif du
noyau terrestre. Par le refroidissernent, le noyau se con-
ti arte, tandis que la croüte exterieure reste sans change-
ment. Par lä eile devient trop grande pour le noyau ; eile
lend ä s'affaisser en suivant la contraction de celui-ci.
Ahns il se produit dans l'ecorce des tensions, c'est-ä-dire
des pressions dans une direction tangentielle, horizontale.
La voute n'etant pas partout de force egale, eile cede dans
sa partie la plus faible; comme eile s'inllechit le plus fa-
cilement de bas en haut, la poussee horizontale produit
des voussures dans les couches primitivement planes et il
se forme des plis. Les Alpes doivent leur origine ä une
poussee horizontale venant du S.-S.-E. ; elles sont une
chaine de plissenient, ä plissement tres intense et ä struk-
ture tres compliquee. C'est dans les Alpes centrales que
la struclure des plis est la plus compliquee, parce que le
plissement s'est heurte ä une partie rigide de l'ecorce ter-
restre, au rideau beaucoup plus ancien des Vosges et de
la Foret-Noire. II en resulte que les plis ont ete etroite-
ment resserres, renverses, pousses les uns sur les autres,
etc. Dans les Alpes orientales, au contraire, les plis sont
plus simples, plus reguliers, parce qu'ils avaient la place
süffisante pour leur developpement.
Le mouvement primitif de la formation des Alpes a donc
ete horizontal, elles n'ont pas, comme on l'admettait autre-
fois, ete soulevces par des forces agissant verticalement
de bas en haut: on peut le voir dans les profils 1-3. Si
Ton suppose une des couches plissees de nouveau etendue
ä plat, on constate que l'espace qu'elle oecupe actuellement
ne lui suflirait pas, eile a donc ete effectivement resserree.
Pour toute la chaine des Alpes on a un retrecissement de
120 km. dans la direction du S.-S.-E. Zoug et Cöme sont
actuellement distants de 170 km. ; avant le plissement des
Alpes, la distance etait de 290 km. Le retrecissement est
donc de 41,4% ou de % environ ; celte section de l'ecorce
terrestre a ete reduite au 58,6%, ou aux 3 / s environ de sa
largeur primitive. Ce n'est que par un mouvement secon-
daire succedant au plissement des Alpes que se produisit
leur elevation au-dessus du niveau de la mer et qu'elles
atteignirent les hauteurs imposantes des eimes actuelles.
Les couches alpines les plus recentes (Eocene) s'elevent,
par exemple, ä la Dent du Midi ou au Saurenstock, jusqu'a
2000 ou 2500 m. ; dans les regions les plus hautes, nous
trouvons les gneiss les plus anciens ou la protogine ä des
altitudes de 4000 ä 4800 m. ; si nous y ajoutons les 2000 m.
du revetement primitif de couches sedimentaires, l'eleva-
lion verticale totale est de 6000 ä 7000 m., ce qui ne veut
pas dire que les Alpes se soient jamais elevees ä cette hau-
teur. II ne faut pas croire que les Alpes aient surgi tout
d'une piece comme hautes montagnes, apres quoi aurait
commence l'erosion ; des qu'apparurent les premieres cre-
tes de collines, l'erosion a commence son oeuvre de derno-
lition ; les Alpes auraient donc atteint la hauteur indiquee
si tout le revetement sedimentaire avait ete conserve intact.
L'epoque du plissement alpin est determinee par le fait
que dans la majeure partie des Alpes centrales, les cou-
ches depuis le gneiss jusqu'a et y compris l'Eocene, sont
concordantes (paralleles), tandis que sur le versant N., il
y a presque partout une discordance entre l'Eocene et la
mollasse (les couches de l'Eocene sont plus fortement re-
dressees que Celles de la mollasse). II en resulte que le
plissement a commence dans la derniere partie de l'epoque
eocene ; mais comme les couches les plus anciennes du
Miocene sont encore fortement plissees, le plissement
prineipal doit s'etre produit pendant l'epoque miocene.
On trouve en quelques endroits des traces de plisse-
ments anterieurs, mais qui sont sans importance aupres
du plissement de l'ere tertiaire.
L'examen des profils permet de distinguer des groupes
de plis qu'on peut classer comme suit :
a) Les plis cretaces. La mollasse est suivie au S., sur
toute la ligne qui s'etend du lac de Thoune au Rhin saint-
gallois, d'une etroite bände d'Eocene, puis viennent un cer-
tain nombre de plis reguliers de couches cretaeees. Les
plus septentrionaux, et quelquefois aussi ceux qui les sui-
vent, sont presque partout dejetes vers le N. (Säntis, Matt-
stock, au bord du lacdeWalenstadt , Righihochlluh, Bürgen-
stock, etc.). C'est pourquoi ces montagnes cretaeees ont du
cöte N., des faces escarpees presentant les tetes des couches,
tandis qu'au S., la pente est plus douce et les couches sont
plus etendues. Dans la region du Säntis, ou distingue aise-
ment trois plis prineipaux : Ebenalp, sommet du Säntis et
Altmann. Tous trois presententen outre des plis secondai-
res. La strueture des plis du cretace se voit tres nettement
au bord du lac des Quatre-Cantons, gräce ä la vallee trans-
ALP
AM»
M
versale du lac d'Uri. Le pli X. esl celui «In Righihochfluh,
qui se continue par le Bürgenstock, il est fortemenl dejetö
au N. sur les deux rives. La colline de Morschach forme le
econd pli auquel appartient encore ;i l'O. <lu lac le Son-
nenberg, pres de Seehsberg ; le troisieme pli ä -.1 charniere
in- le versant N. du Fronalpstock et du Niederbauenstock;
le quatrieme constitue la partie posterieure du Fronalp-
Btock et l'Oberbauenstock.
b) Les plis jurassigues. Lesdivers groupes de plisiuras-
si(|ucs präsenten! des caracteres generaux identiques.
Les groupes septentrionaux (Mürtschenstock-Faub n Schä
chenthaler-Windgälle; Urirotstock-Titlis- Hochstollen ;
Wildstrubel-Wildhorn-Diablerets), sont encore en liaison
les plis compliquäs du groupe Glärnisch-Silbern. I, es plis
sont ici aussi generalement dejelös au N.; souvent
plusieurs d'entre eux sonl superposes. Les autres plis ju-
rassiques, presque tous aussi dejetes au N. (Tödi-Wind-
gällen ; Eiger-Blunalisalp), sont dans la connexion la plus
intime avec les massifs centraux.
c) Les massifs centraux (profils2 el 3). On comprend
bous ce nom de grandes portions de roches cristallines,
principalement de gneiss, plus ou moins completemeni
entourees par des synclinaux sedimentaires. Sur leplan
ccs massifs apparaissent habituellement comme une ellipse
allongee dans la direction de l'axe de la chalne. La strati-
ßcation est en genöral tres inclincc, par places meme ver-
ocale.
On differe passablement sur le nombre de ccs massifs
centraux, mais on admet generalement deux series: la
si'iie N. ; Aiguilles Rouges, Mont-Blanc, Massif de l'Aar,
Massifdu Gothard, et la serie S. : Moni Colon. Mont-Rose,
Monte Leone, Massifdu Tessin, Massif de l'Adula, Massif
de la Bernina. La serie S. a une strueture simple ; ccs mas-
sifs constituent des voütes puissantes, largement etendues,
ainsi en particulier ceux du Monte Leone, du Tessin et de
l'Adula. Co dernier differe des autres en ce qu'il ne suit pas
la direction generale des Alpes, il sc dinge du S. au N. Les
massifs septentrionaux sont plus compliques. Les Aiguilles
Rouges, le Mont-Blanc, le Gothard, presentent nettement
la strueture en eventail ; les couches sont verticales au mi-
lieu ; au N., elles s'inclinent vers le S.; au S., elles s'ineli-
nent vers le N., et divergent ainsi de bas en baut. Le mas-
sif de l'Aar, enlin, forme en quelque sorte un eventail place
obliquement. Entre les massifs qui se touebent presque,
comme les Aiguilles Rouges et le Mont-Blanc ou le massif
de l'Aar et celui du Gothard, on trouve des synclinaux
etroits, lamines en pointe, qui sont aussi fortemenl red res-
ses que les massifs centraux eux-memes.
|&On a diseute longtemps la nature des massifs centraux.
Comme ils renferment des roches eruptives authentiques,
on les considerait autrefois comme des masses eruptives
qui auraient surgi de la profondeur ä l'etat mou et auraient
repousse, ä droite et ä gauche, les terrains sedimentaires.
l'n certain nombre de faits contredisent cetle opinion : 1.
Aucun des pbenornenes qui se produisent dans le contact
d'eruptions volcaniques avec des sediments, ne se retrouve
au contact des massifs centraux avec les terrains sedimen-
taires. 2. Les terrains sedimentaires recouvrent parfois en
forme de pont un massif central (groupe du Tödi). Les ter-
rains qui composent ce pont ne portent aueune trace que le
massif ait agi par-dessous comme im coin ; ils presentent.
au contraire, un plissement, qui indique une poussee late-
rale et non pas une rupture, comme cela devrait etre le cas
si les massifs avaient ete souleves par une eruption. 3. Si
les massifs etaient le produit d'eruptions, celles-ci devraient
avoir eu lieu pendant l'ere tertiaire, car c'est alors que les
Alpes se sont plissees. Or on trouve dejä dans le Dogger,
a la Windgälle, par ex., des fragments de porphyre ; celui-
ci qui est reellement d'origine eruptive se trouve au-des-
sous du Dogger, il est par consequent plus ancien et doit
avoir ete, pendant l'ere tertiaire, souleve comme element
passif et partie integrante du massif central. Les roches
eruptives des massifs centraux sont donc plus anciennes
que le plissement des Alpes.
Ainsi les massifs centraux sont probablement des plis ou
des systemes de plis qui se sont produits dans la profon-
deur, sous une forte pression, par une poussee laterale,
en meme temps que les plis des terrains sedimentaires ;
ils n'ont joiie, connne ces derniers, que le röle d'elements
pa8Sif8 dans le soll le\ emenl . Ceci esl inilique par la forme
meme des massifs meridionaux; pour les septentrionaux,
cela lesnlte de ce que nous venons de dire. Comme les
plis ei les massifs centraux ne sonl que des formes < I i ll 1 '■ -
rentes du resserremenl par plissement, ils peuvenl >
remplacer reciproquemenl
La pression colossaiequi a plisse les roches des massifs
centraux aeu aussi poureffel lesmötamorphosesqu'on j re
marque ä l'ceil nu comme au micioscope. < m trouve, p. ex.,
hrisös, des feuflles de mica pliöes, etc. La se"ricite dans le~
gneiss seriell iquesl esl un liiiin-i al d< ml un ne peiil expliquer
i'origine que par une haute pression. Cette pression a aussi
il en
deux massifs centraux, a eie transformö en n
est de meme pour le marine de Grindelwald, les «coins
calcaires » (synclinaux pointus) de la Jungfrau, les schistes
lustres qui appartiennent en gc ; neral au Lias, les schistes
du col de Nutenen, eie. Les fossiles renfermes dans ces Se-
diments ont souvent «m «'■ completemeni d^form^s, souvenl
öcrases (Ammonites elliptiques) ou dächires (Bölemnites).
</' Le double pli glaronnais (profil I) est im phenomene
remarquable qui mörile une mention speciale. Depuis le
lac de Walenstadt un pli considerable se döveloppe vers
le S. jusqu'ä la ligne Richetlipass-Foopass-Graue Hörner.
Le noyau de ce pli est constitue par le Verrücano sur le-
quel sont places dans leur succession normale la dolomite
de RÖti, le Lias, le Dogger, le Malm el le Crelare. (Le
Mürtschenstock tout entier n'esl qu'une ride secondaire
sur I im des flaues du pli.) Sous le Verrücano se trouvenl
au liut/.istoekli superposes de liai
Röti, le Dogger et le Malm, et le
tout repose sur l'Eocene.
Le Hanc mbyen du pli est donc complet au Rützistöckli ;
ailleurs il a 6te si foitement i'-ti !■«'• et lamine qu'outre le
Verrücano du noyau, seul le membre le plus puissant de
la serie, le Malm, s'esi maintenu ; il forme depuis la Loch-
seite pres de Schwanden jusqu'au Kalkstöckfi une plaine
inclinee s'elevant vers le S. sous un angle d'environ Di". Par
ce laminage, l'epaisseur du Malm, qui esl normalement
d'environ ö(J0m.,aetereduiteä20, 10,2, 1 m.et meme ä /ein.
Cette röche, appelee par Arn. Escher le calcaire de Loch-
seite, präsente des (ihres claires et foneees qui sont comme
petries ensemble. La surface superieure est tout ä fait
plane, l'inferieure irregulierement ondulee. Des morceaux
de ce calcaire se trouvent empätes dans les schistes eo-
cenes situes au-dessous, et ces derniers sont encastres
dans les fentes du calcaire.
La masse eocene sur laquelle ce grand pli a ete pousse
depuis le N., forme un grand nombre de plis isoclinaux
(paralleles) qui plongent tous vers le S. avec une inclinai-
son d'environ 30". Ce sont de grandes masses de Flysch
schisleux avec des bancs de Nummulilique (calcaire et
gres) et les celehres schisles ä poissons d'Engi et d'Elm.
Au S. d'Elm, au Mannen et au Saurenstock, se retrouve
la meme strueture : sur l'Eocene on a le calcaire de Loch-
seile (Malm) et sur celui-ci le Verrücano. Mais ici le pli
s'incline vers le S. et sur le llanc moyen du pli S. le Malm
reparalt bientöt dans toute son epaisseur, suivi meme de
Cretace.
II en resulte qu'ici deux plis ont ete pousses Tun contre
l'autre par-dessus l'Eocene, le plus grand venant du N.,
le second du S. ; leur sommet, ä tous deux, a ete erode.
sans cela ils se seraient presque rencontres sur la ligne
Richetli-Eoopass. Un recouvrement semblable venant de
deux cotes ne pouvait etre rendu possible que par un af-
faissement simultane des parties medianes. Ici s'est donc
produit un phenomene oppose ä celui des massifs cen-
iraux. specialement du massif de l'Aar. Le double pli
glaronnais esl un massif central negatif. un eventail s'011-
vrant de haut en bas; il continue ä IE. le massif de l'Aar
et prouve ainsi de nouveau que les massifs centraux sont
aussi des plis. Le double pli etant le resserrement d'une
superficie de 32 km., le massif de l'Aar doit presenter un
resserrement ou plissement de meme etendue, sans cela
les meines pbenornenes au N. (plis cretaces) et au S. (syn-
elinal d'Urseren-vallee du Rhin) ne pourraient pas se con-
linuer identiques le long des deux groupes.
18
ALP
ALP
e) Les Alpes calcaires miridionales. Les Sediments
presentent snr le versanl S. une extension bien moindre
que sur le versanl N. De l'E. los Alpes calcaires arrivent
on diminuanl progressivemenl de largeur jusqu'au lac
Majeur; a 10. de celui-ci los roches cristallines so heur-
tent directement anx alluvions de la plaine du Po. l>o
toute la soiio dos Sediments, le Trias est presque seul re-
presenU ,i l'E. du lac Majeur; on rencontre, en outre,
quelques couches jurassiques, pou de cretace, peu de ter-
baire. Le facies dos terrains esl autre quo dans los Alpes
calcaires septentrionales, il Concorde avec celui dos Alpes
orientales. Le porphvre quartzeux, qui a surgi ä j'öpoque
permienne par eruption volcanique, joue ici un röle assez
important. Los Alpes calcaires miridionales sont en gene-
ral niüdoroniont leplieos mais moreelees par des l'ailles
.•I des chevaucheinents et reposenl en stratification dis-
cordante sur les schistes cristallins redressös.
/ 1 Les Klippes. Sur le bord septentrional des Alpes, on
observe trois phenomenes dont on n'a pu, pendant long-
temps, donner une explication satisfaisante, mais qui sont
probablemenl en connexion intime; ce sont les blocs exo-
liques. les Klippes et les Proalpes romandes.
Les blocs exotiques sont des fragments de roches sedi-
mentaires ou cristallines, allant de la grosseur d'un petit
yalet ä celle dune maison, qui sont iei et la enfonces par
essaims dans le Flysch. 11s sont en connexion manifeste
avec des bancs de' breches formes des meines roches et
qui sont intercales dans le Flysch. La formation de ce der-
nier terrain est donc egalement en relation avec le pheno-
mene des Klippes. L'exemple le plus connu de blocs exo-
tiques est la vallee de 1 labkern avec ses remarquables blocs
de granit. 11 laut signaler, en outre, le fail que les blocs
exotiques se rencontrent, le plus souvent, ä proximite de
grantles masses rocheuses de composition analogue ou
identique ä celle des blocs et qui sont aussi etrangeres ä
leur entourage ; on les a appele.es Klippes
Les Klippes sont une serie de montagnes isolees (le
Roggenstock, les Mythen, le Buochserhorn, le Stanzer-
horn, les Giswilerstöcke) qui se trouvent toutes en arriere
de la chaine la plus septentrionale du Cretace dans un
synclinal eocene; elles sont composees de Trias, de Lias,
de Dogger et de Malm, terrains beaucoup plus anciens
que ceux des chaines situees au N. et au S. Les terrains
des Klippes presentent aussi un facies tout dilferent de
celui des terrains d'äge identique dans les Alpes calcaires
septentrionales. En revanche, les terrains des Klippes et
les blocs exotiques sont absolument semblablesa ceux des
Alpes calcaires meridionales (Alpes de Lugano) et ä ceux
des Alpes orientales ; ils presentent donc le facies mediter-
raneen du Trias et du Jurassique. II est prouve entin que
les Klippes n'ont point d'attache dans la profondeur, elles
llottent en quelque sorte sur le Flysch.
Prealpes romandes et g raupe du Chablais (Profil 'S).
Dans l'examen geologique des chaines septentrionales,
nous avons laisse de cote la zone situee ä l'O. du lac de
Thoune, parce qu'elle a une structure toute speciale. Au
lieu des plis cretaces normaux on trouve ici, ä la limite
N., chevauches les uns sur les autres, des plis de tous les
terrains, depuis le Trias jusqu'au Cretace. Le facies des
Prealpes et du groupe du Chablais concorde de nouveau
avec celui des Klippes et celui des Alpes de Lugano et des
Alpes orientales, mais il differe fortement du facies helve-
tique du Trias et du Jura pourtant tres rapproche (Wild-
horn,Wildstrubel, etc.). Les Prealpes et le groupe du Cha-
blais n'ont ainsi point d'attache profonde, ils llottent aussi
sur le Flysch. Le- Prealpes sont partagees en plusieurs
bandes par des synclinaux encenes, la partie S. est alors
presque toujours plusou moinschevauchee sur la partie N.
Les blocs exotiques, les Klippes, les Prealpes et la zone
du Chablais onl donc un facies identique, les Klippes pre-
sentent aussi des plis avec recouvrements, pour autant qu'on
peut encore les reconnaitre dans ces montagnes isolees.
Cos trois formations paraissent etre de meine origine et ne
different que dans leurs dimensions; on en a donne l'expli-
cation suivante: aucommencement du pl isseinen t des Alpes,
une grande nappe de terrains dejä plisses (depuis le Trias
au Cretace) s'avanca depuis le pied S. des Alpes par dessus
le Flysch qui, dans sa partie centrale et septentrionale, n'e-
tait encore que peu ou pas souleve, et arriva jusqu'a la
ligne Bonneville (Arvef-Gruyere-Spiez-Habkern-Giswil-
Mythen-Roggenstock. Pendant la duree ou ä la (in de ce
charriage, il seproduisitdans la nappe en mouvement plu-
sieurs ruptures et les parties S. furent par places poussöes
par-dessus les parties N. Los roches des Prealpes et des
Klippos presentent, du reste, de nombreuses traces de de-
formations mecaniques.
Le groupe du Chablais et les Prealpes resterent reunis
en chaines coupes seulement de quelques vallees trans-
versales ; les Klippes sont des teinoins ayant resiste ä l'ero-
sion des montagnes isolees decoupees dans des chaines
analogues aux Prealpes; les blocs exotiques, enfin, sont
des debris qui se detacherent pendant le glissement et f'u-
i-ent enfonces par essaims dans le Flysch. Si au S. de la
re"gion des Klippes, sur les Alpes ä facies helvetique, on ne
trouve plus aucun lambeau de l'ancienne nappe de recou-
vrement, cela s'explique par une forte erosion. Pendant et
apres le grand recouvrement commenca le plissement nor-
mal des Alpes, les parties posterieures de la nappe furent
soulevees a de tres grandes hauteurs oü l'erosion agit avec
energie. L'ablation descendit ici jusqu'aux terrains ar-
cheens, les restes du recouvrement avaient donc ete de-
puis longtemps empörtes. Le bord septentrional de la nappe
est seul demeure intact parce que lä l'erosion ne travaille
encore aujourd'hui que sur les couches eocenes et creta-
cees.
III. LA FORMATION DES MONTAGNES ET L'EROSION. Les plis
des Alpes ne sont pas tous du meme äge, quoique le plisse-
ment principal appartienne ä l'ere tertiaire (fin de l'epoque
eocene et epoque miocene). Les plis meridionaux sont les
plus anciens; peu äpeu, ä mesure que le plissement se de-
veloppait, de nouveaux plis se formaient en avancant vers
le N. Les plis les plus eleves sont les massifs centraux.
quoiqu'ils soient plus fortement erodes que les plis plus
recents situes plus au N. II en resulte que, jusqu'a l'epoque
actuelle, l'erosion n'a pas marche de pair avec lesouleve-
ment des montagnes par plissement.
Cependant, les formes orographiques actuelles des Alpes
centrales ont ete determinees par l'erosion bien plus que
par le plissement. La structure geologique a donne les
grandes lignes de l'O.-S.-O. ä l'E.-N.-E., les chaines prin-
zipales des Alpes Bernoises, Glaronnaises, Valaisannes et
Grisonnes, les grandes vallees longitudinales du Rhone et
du Rhin dans leur premiere disposition. De nombreuses
vallees longitudinales suivent aussi les lignes qui leur
etaient geologiquement tracees, Celles des synclinaux :
ainsi, la vallee de Chamonix, le Bas Simmenthai, le val
Bedretto, la vallee d'Urseren, celle de Maderan, celle de
Schächen, l'Urnerboden, la vallee de Davos, etc. ; mais
souvent aussi elles tournent tout ä coup ä l'angle droit et
deviennent des vallees transversales qui coupent la monta-
gne sans s'inquieter des plis. Les vallees transversales
sont beaucoup plus nombreuses et plus importantes dans
les Alpes centrales que dans les Alpes orientales: l'Arve,
le Rhone, l'Aar, la Reuss, la Linth, le Rhin, la Tosa, le
Tessin, forment, au moins dans une partie de leur cours,
des vallees transversales de premier ordre. Dans la regle,
les vallees transversales sont plus profondes que les longi-
tudinales, les ruisseaux lateraux venEtnt de vallees longitu-
dinales debouchent presque toujours par des cascades dans
les vallees transversales. Celles-ci sont frequemment ca-
racterisees par plusieurs etages, c'est-ä-dire qu'apres une
partie plane, vient en aval une pente tres rapide avec des
cascades et souvent une gorge profonde, puis de nouveau
un replat, et ainsi de suite.
L'action puissante de l'erosion a souvent mis la forme
exterieure en Opposition directe avec la structure geologi-
que interne. Deux vallees transversales voisines peuvent
modeler une crete qui coupe absolument ä angle droit la
ligne des plis (Mürtschenstock) ; ou bien la charniere d'un
pli, qui devrait former une montagne, se trouve dans la
vallee (laTamina ä Vättis), ou bien un synclinal, qui devait
etre une vallee, constitue un sommetde montagne (Scheer-
horn, Bifertenstock). Si l'on reconstruit en pensee les plis
alpins et qu'on leur compare le volume actuel de la mon-
tagne, on constate le puissant travail de l'erosion qui a ete
en activite depuis que les premieres iles plates ont surgi de
la mer eocene. Ce qui a ete empörte depuis les Alpes dans
le Plateau central, dans la plaine du Pö et aussi jusqu'a la
mer du Nord, ä la Mediterranee et a la mer Noire, suftirait
non seulement acombler de nouveau les vallees des Alpes,
ATOPTOä
ALP
ALP
49
in;iis encore & sur&ever toute la rögion alpine de 1000 ä
'JUINI IM.
Bibliographie : Curie geologique de In Smss,- en •!■>
leuilles, au KKiotiO"; Heini ei Schmidt. Geolog. Karte, der
Behweh au I : 500 000 (1894) ; Materiaux pour la carte
geologique de la Suisse, jusqu'ä prcsenl 10 livraisona in V ;
Iwret-guide geologique I L894) ; Heim, Mechanismus der
Bebirgsbildung ; Heer, Die Urwelt der Schweiz. Le
monde primüif de la Suisse, traduil par .1. Demole.
('.. CLlMAT. Les Alpes formen! en quelque sorte une
pro\inee climaliquc avanl miii caractere special ; lenr eli-
iii.it est cependanl en corrölation si intime avec celui des
anlres parlies de la Sni-.se. qu'il esl prel'eiable de Irailer
eeiie question en um» seule fois pour l'ensemble du pays.
4. la rrgion des neiges : au-dessus de '2(>00 in.
IS. la r6gjOn alpine: de 1200 a 2600 in.
■l. la rägion montagneuse : de 700 a 1200 m.
I. la region des collines: de -2in> ,, 700 m.
h. AVALANCHES ETGLACIERS. La döcroissance de
la lemperalure dclrrmiiic dans li monde inorganique des
hanies rögiona deux importants phönomenes: les avalan-
(dies ei les glaciers.
Les avalanches. Plus cm s'öleve, plus les pröeipitations
aliimspliiTiipies tombenl reguliereinenl snus forme de
neige, II esl vrai que la quantite* de neige varie beaueoup
suivani les annees el qu'elle peul möme presenler de
grandes diflerences dans des localis fori peu distantea
les nnes des anlres, cependanl ee sunt tOUJOUI'S des inasses
es neiges I
au dessus de2500™ *—
ion des
de 1200 -2500
Reg.desmontacjnes f
de 600-1200'? ^
Carte climatiq
Kons [renvoyons donc ä la section « Climat » de l'article
si BSE.
Nuiis nous bornerons ici ä signaler un seul fait : l'abais-
Rünenl de la temperature correspondant ä l'augmentation
de l'altitude. Cet abaissement n'est pas le meine durant
loule l'annee, il est en revanebe assez exaetement propor-
lionnel ä la dill'erence d'altilnde. Pour chaque 100 in. d'e-
lövation. la chaleur decroit :
Printemps Kte Aulomne Hiver Moy e de l'annee
0,67° 0,70° 0.5:5° 0,45° 0,59°
En d'autres termes, la difference d'altitude correspon-
dant a un abaissement de l° de temperature est:
Printemps Kte Automne Hiver P r toute l'annee
149 m. 143 m. 188 m. 222 m. 177 m.
Avec ceei concorde le fait que plus on s'eleve, plus le
l'iintcmps commenee tard et plus l'hiver arrive tot. Le
ine phenomene, par exemple la tonte des neiges ou
Ben la tloraison de la meine plante, est retarde en
inoyenne de I jour pour chaque 30 m. d'elevation. II est
plus exacl de ihre que ce retard de l jour se produit enlre
■Oel lülKJ m. pour chaque 20 in., entre 1500 et 2000 m.
pour chaque iS m., enlre 2">00et 3000 m. pour chaque 36 m.
On divise d'apres cela la Suisse en regions dans le sens
rertical ; la division habituelle est :
tres considerables. De 1500 ä 2000 m., on peut compter
en moyenne une chute annuelle de 8,2 m. de neige ; pour
le Grimsel et le Grand Saint-Bemard, on indique l(i ä
17 m. D'aussi grandes masses de neige ne peuvent sou-
vent pas tenir sur les pentes rapides, elles glissent et pro-
duisent les avalanches. (In distingue les avalanches pou-
dreuses et les avalanches de fond.
Les avalanches poudreuses (av. par la bise, Staublawi-
nen, avalanga fredda, lavina da fraid) proviennent du
glissement de la neige fraiche, tombee par une basse tem-
perature, et, par consequent, poussiereuse et sans cohe-
sion Elles se produisent le plus facilemenf en temps de
geler, lorsque la neige seche tombe sur de la vieille neige
dejä dure et tassee. C'est la forme ordinaire des avalan-
ches d'hiver qui surviennent d'une facon absolument irre-
guliere et dont on ne peut preciser d'avance ni le lieu, ni
l'epoque. La masse de neige, soulevee en hauts tourbil-
lons, chasse l'air devant eile et produit ainsi un coup de
vent ou une trombe qui brise spuvent par centaines les
arbres les plus forts, enleve les toits et entraine avec eile
des chalets ä foin tout entiers, etc.
Les avalanches de fond (Grundlavvinen, avalanga calda,
lavina da chod) sont les avalanches reguliere» du prin-
temps, et en general des temps de degel. Elles sunt consti-
mcT. c.v.oc. — 4
50
ALP
ALr
tuees par de la neige lourde et humide qui glisse sur le
sol, aussi dies se produisent avec une grande regularite,
presque-chaque annee, dans les memesicouloirs. En s'ar-
retant, cette neige forme immediatement une rnasse com-
pacte. (Voir les deux vignettes : Etl'ets de la trombe et cöne
d'avalanche ä Lauterbrunnen le 1 er mai 1879.;
Cöne d'avalanche dans
Le volume des avalanches s'eleve de 10 000 ä 20 000 m 3
jusqu'ä plus de 1 000 000 m 3 ; les avalanches de plusieurs
cenl mille metres cubes ne sont pas rares. Le nombre des
avalanches est tres grand dans les Alpes : on compte dans
le massif du Gothard, sur une superficie de 520 km 2 , envi-
ron 530 couloirs qui sont parcourus presque chaque annee
par une avalanche.
Pour se proteger contre ces avalanches, on eleve en
maints endroits en amont des bätiments, de hauts et forts
Operons en maconnerie (Spaltecken) destines ä briser l'a-
valanche; aux endroits ou les routes sont menacees, on
eonstruit des galeries ou tout au moins des niches. Mais
la seule mesure vraiment radicale est le barrage au point
de formation de l'avalanche; de nombreux petits murs de
1 m. de hauteur ou des palissades qu'on repartit au-
dessus et ä cöte les uns des autres en suivant les courbes
de niveau empechent le commencement du mouvement ;
ensuite le couloir peut etre plante d'arbres s'il n'est pas
au-dessus de la limite des forets. Le dommage cause
annuelleinent par les avalanches est tres considerable,
mais peu ä peu on barre les plus dangereuses. II laut re-
marquer que les autres avalanches, Celles qui ne sont pas
dangereuses, presentent un avantage peut-etre plus grand
encore que le dommage cause : sans les avalanches, beau-
eoup d'alpages ne seraient jamais degages de neige, la
limite des neiges descendrait en consequence plus bas,
les glaciers s'avanceraient et le climat des vallees devien-
drait plus rüde.
Les glaciers. Les glaciers des Alpes suisses couvrent
une superficie de 1838,8 km* 2 , dont 971,7 km" 2 en Valais,
359,2 dans les Grisons, 288,5 pour Berne, 114,8 pour Uri,
36,1 pour Glaris, 34 pour le Tessin, etc. (Annuaire statis-
lique ile la Suisse, 1890.)
On divise habituellement les glaciers en glaciers de pre-
inier ordre ou glaciers de vallee, et en glaciers de deu-
xieme ordre ou glaciers suspendus. La region d'alimen-
tation de ces derniers est peu etendue, aussi ne descendent-
ils pas tres bas ; ils demeurent suspendus ä la facon d'une
goutte d'eau sur une surface inclinee, dans les sillons late-
raux de la partie superieure des montagnes, et n'atteignent
pas la vallee principale. Les grands glaciers de vallee, en
revanche, descendent corame un long lleuve de glace jus-
que dans les vallees. Leur front (extremite inferieure) se
trouve en general ä une altitude de 1300 ä 2000 m., seul le
glacier inferieur de Grindelwald descend jusqu'ä 1080 m.
La partie superieure du glacier est le neve qui constitue
son reservoir d'alimentation. Dans ce cirque compose sou-
vent de plusieurs bassins secondaires descendent de toutes
les cretesenvironnantesd'innombrables avalanches, puis,la
quantite annuelle de neige tombee etant superieure ä celle
qui est enlevee par la fusion, la neige s'y amoneelle ainsi
couche sur couche. Par la pression comme par la fönte et
le regel, la neige primitivement poudreuse passe ä la neige
grenue du neve, celle-ci devient ensuite de la glace blan-
che renfermant des bulles d'air (Firneis), pour
former enfin la glace bleuätre du glacier. Dans
la partie inferieure du glacier, dans le lleuve
de glace, la glace bleue arrive jusqu'ä la sur-
face. La texture de la glace de glacier est dif-
ferente de celle de la glace ordinaire; eile est
constituee par des grains cristallins de forme
polyedrique irregufiere dont les faces concor-
dent exactement, souvent meme s'emboitent
les unes dans les autres. Le grain de glace
est le plus gros ä l'extremite du glacier ; il est
en general aussi plus gros dans les longs gla-
ciers que dans les petits et peut atteindre la
grosseur d'un ceuf de poule. Le grain glaciaire
est un cristal de glace ; la glace du glacier est
un agregat de ces cristaux, comme le marbre
est un agregat de cristaux de calcite. Dans la
glace vive, en dessous de 0°, on ne distingue
pas les contours de ces grains; lorsqu'elle fond
ä l'air, les grains deviennent visibles et fina-
lement un bloc de glace se decompose en un
tas de granules libres. Le mouvement des
glaciers est un fait connu des longtemps
par les habitants des Alpes. J.-J. Scheuch-
zer (1705), puis de Saussure en parlent ; le
chasseur Perraudin de Bagnes communiqua
cette idee ä Venetz. Hugi est le premier qui ait tente de
le mesurer en 1830. Vinrent ensuite dans les annees 1840
ä 1850 les mesurages d'Agassiz, Wild, Forbes, Escher,
Desor, Jean de Charpentier, etc. Les travaux de mensu-
ration continues le plus longtemps sont ceux du glacier
ALP
ALP
51
du Rhone ; commences en 1874, sous la direction du Club
alpin suisse el de la Sociötö helvötique des Sciences natu-
relles, ils (ml de poursuivis jusqu'ä cejourpar le Bureau
topographique ledoral. II resulto de res diverses observa-
tions que le mouvement «In glacier consiste : 1. dans un
glissement par lequel los parties latörales s'avancenl le
long des rives du glacier ; 2. dans im ecoulement prouvö
par le fail que le milieu du glacier marche plus rapidemenl
que les parties laterales. II sc produit saus cesse dans la
masse glaciaire des deplacements de sos parties eonstitu-
lives, eile ne s'avance p;is loul dune piece, niais comme
une masse fluide coulanl lentement. La rapidite de la
marche esl diflerente pour chaque glacier, eile varieaussi
avec les saisons et dans le cours d'un möme glacier. Les
glands glaciers marchenl en general plus vite que les petita,
eeu\ (|iii sonl Ires inclinos vont, tOUtes eireiinslances
Reales, plus rapidemenl que ceux ä faible doolivile; en
hiver la marche est plus lente qu'en ete, de petits gla-
ciers ont ä eeiie saison im» pöriode d'arrel complet. Si
le lit du glacier se rötrecit. la glace marche plus rapide-
fvj^.j«]
Crevasse au glacier de Dolei
veinent est donc seinblable ä tous egards ä celui d'un
Bquide. Voici quelques exemples de la vitessse de marche :
Moyenne annuelle. Moyenne journaliere.
placier d'Unteraar . 50-77 m. 0,140-0,211 m.
Mer de Glace . . . 80-250 m. 0,217-0,687 m.
Glacier du Rhone . 100 m. 0,274 in.
Glacier d'Aletsch. . 180 m. 0,505 in.
Le mouvement des glaciers a pourconsequence la forma-
tion de crevasses, formation soumise ä des lois lixes. Au
haut du glacier, lä ou le neve se separe de la neige restant
adherente au rocher, se trouve la rimaie (Rergschrund) qui
au milieu de l'ete est souvent diflicile ou meine impossible
ä traverser. Sur le glacier meme, dans les parties forte-
rnent inclinees du lit, se forment des systemes de crevasses
transversales, et le glacier descend la pente comme un es-'
calier ä marches gigantesques (chute de glaciers, seracs).
Au-dessous de cette pente, le Ibnd redevenant plane, le
mouvement du glacier referme les crevasses. Lorsque le
glacier sYlargit fortement, en particulier a son extremite, il
se forme des crevasses longitudinales qui suivent au milieu
Taxe du glacier, mais divergent en eventail sur les cötes.
(Voir Plan et Profil d'un glacier.)
La fönte des glaciers se produit a la surface, sur les cötes
et au-dessous. A la surface agissent le soleil, le vent, la
pluie et en particulier la rosee'; sur les cötes, la chaleur est
rellechie par les parois de rochers, puis il y a des ruisseaux
hiU'i'aux qui debouchent dans la vallee du glacier ei dispa-
ssent sous celui-ci ; au-dessous, c'est en premier lieu
)1 qui agil sur la partie inferieure du ileuve de
le sous-
glaciär, partout oü la temperature moyenne du sol est mi-
pexieure a ; c'esl ensuite l'air qui passe sous le glacier
ei qui forme parfois a l'extrömite du glacier ces majes-
tueuses grottes qu'on appelle « portes de glaciers ». Leseaux
Q. Crevasses transversales.
R. Crevasses laterales.
L. Crevasses longitudinales.
B. Emissaire du glacier.
de fi.sion superfizielles forment sur les parties peu inclinöes
du glacier de nombreux et souvent de grands ruisseaux
qui vonl se preeipiter dans une crevasse; alors se produi-
senl dans les rochers du sous-sol les « moulins de glacier ».
Les blocs de pierre entraines par l'eau dans sa chute sont
mis par elleen mouvement rotatoire, ils agissent sur le roc
du fond comme une meule et creusent de profondes exca-
valions. Toiites les eaux de fusion linissent par se reunir
et par former a l'extremite du glacier le torrent glaciaire.
Parmi les phenomenes importants des glaciers se trouve
encore le transport de debris. De tous les escarpements la-
teraux tombent sur la glace les debris pierreux que les
divers agents atmospheriques detachent de la montajjne.
Ensuite du mouvement de la glace, ces debris forment de
longs remparts de chaque cöte du glacier, es sont les mo-
raines laterales. Lorsque deux glaciers se reunissent, la
moraine laterale gauche de Tun se reunit ä la moraine la-
terale droite de Lautre, et les deux ensemble constituent
une moraine mediane ou centrale ; si trois glaciers se re-
joignent, il se forme deux moraines medianes, et ainsi de
suite fvoir page H : Unteraargletscher, et page 29: glacier
d'Aletsch). Une partie des debris tombent par les crevasses
sur le sous-sol, ils s'enchässent dans la glace, comme la lame
dans le rabot, et sont entraines par elles; ils s'usent ainsi,
usent le fond rocheux et couvrent ce dernier de sillons
ou de stries qui suivent la direction de la vallee, ou meme
le polissentcomplelement (roches polies). Ces debris et les
produits de trituration forment sous le glacier une moraine
de fond. Ce qui est transporte sur et sous la glace arrive
Moraine mediane.
Table de glaei
enfin a l'extremite du glacier et s'amoncelle en une moraine
frontale ou terminale qui s'etend en forme de cintre au tra-
vers de la vallee. La moraine frontale est percee en un ou
plusieurs endroits par le torrent glaciaire qui entraine une
foule de delnis divers et dont l'eau est rendue laiteuse par
la poussiere provenant du polissage conlinu des rochers.
La grandeur des glaciers est sujette ä variations; dans l'in-
tervalle de quelques dizaines d'annees ou meme de quel-
ques annees, eile presente de notables oscillations. Lors(]ue
l'ablation par fusion l'emporte sur l'avancement, l'extre-
mite terminale s'aplatit et se retrecit, eile recule de plus
en plus en arriere de la moraine frontale, les moraines late-
rales arrivent sur le sol et deviennent des moraines riverai-
52
ALP
nes, souvont beaucoup plus hautes que le placier. Le fait
contraire so produit en cas de crue du glacier.
D'ordinaire, la plupart des glaciers dos Alpes avancent
ou reculenl en memetemps; cependanl les grands glaciers
sont en retard sur les petits, ceux-ci commencent et termi-
nent d'habitude plus tot que les grands leurs periodes de
crue et de decrue. Pendant le XIX 1 ' siede on aconstateles
variations generale» suivantes : periodes de crue, 1812-
18-22. ISiii isr.ii ,,u 1855; periodes de decrue: 1822-1840,
1855-1880. Depuis I880il aurait du y avoir une crue gene-
rale, mais celle-ci ne s'esl produite que ilans une l'aihle me-
sure, et pour quelques glaciers seulement. Ainsi le glacier
i\u Rhone aconstamment recule depuis 185(1. son extrö-
miie est aujourd'lmi ä 1,5 km. de la moraine de 1856, sa
sur face est par places ä I(X) ou 150 m. au-dessous de l'an-
cienne moraine laterale. 11 en est ;i neu pres de meme de
lous les grands glaciers des Alpes; beaucoup d'entre eux
oui recule de 500 ä 1000 m. depuis 40 ou 50 ans. Le plus
grand avancement des glaciers au XIX e siecle (1818) n'est
pas. pour quelques glaciers, le plus considerable de l'epo-
que hlPtorique : en 1602, p. ex., le glacier inferieur de Grin-
delwald descendit si bas qu'il barra la Lutschine noire.
Avalanches de glace. Les avalanches de glace sont ana-
logues aus avalanches ordinaires par leur mode de
mouvement, mais la matiere en est fournie par le glacier.
Loraqu'un glacier s'avance au-dessus d'une paroi ä pic, les
masses de glace poussees en avant se brisent et se preci-
pitent en morceaux dans la profondeur avec un bruit de
tonnerre. Ces avalanches de glace se produisent roguliere-
menten plusieurs centaines d'endroits de la haute monta-
gne ; elles ont lieu en de plusieurs Ibis par jour, p. ex. sur
le versant N. de la Jungfrau; ä l'Obersandalp sous leTödi,
le tonnerre des avalanches ne cesse souvent pas de toute
la nuit, etc. Elles ont, en grande majorite, leur siege dans
des regions oü elles ne produisent aucun mal; il arrive ce-
pendant parfois, surtout dans les periodes de crue des gla-
ciers, qu'elles prennent des proportions extraordinaires et
descendent fort bas dans les vallees oü elles causent de
grands ra vages. Le 27 decembre 1819 une masse de glace
de 13 000 000 de in 3 se detacha du glacier de Bies (sur les
flancs du Weisshorn, ä l'O. de la vallee de Saint-Nicolas), se
precipita dans la vallee, et la trombe causee par ledeplace-
ment de l'air renversa 113 chalets dans le village de Randa.
La chute du glacier de Gietroz (val de ßagne, canton du
Yalais) fut en"l818 la cause d'une terrible debäcle. Lesgla-
ces tombees barrerent la Dranse qui forma un lac de
2,5 km. de longueur; on chercha en vain ä le vider en
creusant une galerie dans le barrage, celui-ci se rompit
tout ä coup et les deux tiers du lac (20millions de m 3 ) se
precipiterent dans la vallee qu'ils ravagerent jusqu'ä Mar-
tigny. L'exemple le plus recent est la rupture du glacier
de l'Altels, le 11 septemhre 1895; 4,5 millions de m 3
descendirent d'une hauteur d'environ 1440 m., couvrant
de debris le päturage de la Spitalmatte ainsi que le
ehemin de la Gemmi, et tuant 6 hommes et 158 pieces de
brtail.
Bibliographie. Coaz : Die Lawinen der Schweizeralpen;
Heim : Handbuch der Gletscherkunde ; Heim : Die Glet-
scherlawine an der Alteis (Neujahrsblau der zürch. na-
lurf. Ges. .1896). [Dr Aug. Mppi.i ]
E. VftGETAUX. — La diminution de la temperature,
correspondant ä l'elevation de l'altitude, exerce naturelle-
ment une inlluence considerable sur le monde organique,
aussi les diverses regions ont-elles leurs especes caracte-
ristiques de plantes et leur Vegetation speciale.
a) La region des collines (200-700 m.) est dans les Alpes
la region agricole proprement dite, la culture fourragere y
acquiert la plus grande extension et la culture des fruitsne
s'etend lauere au delä, quoiqu'on trouve des pommiers et
des poiriers jusqu'ä 900 m. environ, des cerisiers jusqu'ä
1000 m. et ineine plus haut dans des positions abritees. II
en est de meine de la culture de la vigne; celle-ci, il est
vrai, a son siege principal sur le Plateau, cependant, gräce
ä des conditions climatiques speciales, la vigne pdidre
assez avant dans la region alpestre le long des grandes
vallees. Ainsi le Rheinthal, du lac de Constance jusqu'ä
Coire, doit les excellentes qualites de ses vins au lohn d'au-
tomne; si celui-ci vient ä manquer, le vin est mauvais ; les
grands crus de la vallee du Rhone, de Montreux ä Aigle et
de Martigny ä Brigue, comptent parmi les meilleurs de la
ALP
Suisse. La vigne remonte plus haut encore dans les vallees
iiieridionales, par exemple dans celle du Tessin jusqu'ä
Giornico et Olivone, dans celle de la Maggia jusqu'ä Bi-
gnasco, etc.
b) Lu region montagneuse (700-1200 m.) a encore quel-
ques arbres fruitiers; la culture des cereales y est encore
possible, mais eile n'occupe que de petites surfaces et eile
diminue de plus en plus ä mesure que fimportation de
Mes etrangers devient plus täcile. On y trouve de grandes
etendues d'excellentes prairies, puis les Mayens (Maien-
sässe, en romanche Ada) qui sunt au commenceinent de
I ete les premiers päturages des troupeaux ; on les fauche
en ete pour la plupart, et ä l'arriere-automne ils sont de
nouveau occupes par les troupeaux revenant de l'alpe.
Le trait caracteristique de la region montagneuse, ce sont
les forets d'essences mixtes, c'est-ä-dire composees d'ar-
bresä aiguilles et d'arbres ä feuilles, Parmi ces derniers,
les principaux sont le diene, le hetre, le frene et l'erable.
On trouve les deux especes de diene, le diene pedoncule et
le diene rouvre, mais ces arbres ne forment pas, dans les
Alpes, moins encore que sur le plateau, des groupes un
peu etendus, leur limite superieure est dejä ä 800 ou
1000 m. Le hetre monte en moyenne 300 m. plus haut, il
est beaucoup plus frequent et constituc des forets entieres.
II est du reste bien ä sa place dans les Alpes oü la pluie est
abondante puisqu'il est un arbre ä longueperiode de Vege-
tation et appartient ä l'humide climat maritime. Le frene
monte ä la meme altilude que le hetre (1300 m.), mais
l'arbre caracteristique de la region montagneuse est l'era-
ble-plane qui ne reussit pas bien dans la piaine, il se deve-
loppe surtout entre 1000 et 1600 m., les individus les plus
rapproch es de la limite superieure sont souvent les plus
beaux et les plus forts ; l'erable est frequemment isole et
forme quelquefois des forets dairsemees.
c) La region alpine (1200-2600 m.) comprend dans sa
partie inferieure des forets et des päturages, dans sa partie
superieure uniquementdes päturages. La culture des cerea-
les se rencontre encore ä une altitude etonnante dans les
endroits abrites de quelques hautes vallees : ainsi dans l'En-
gadine l'orge et le seigle vont jusqu'ä 1700 m. ; un champ
de ble ä une altitude de 1848 m. fut recouvert en 1850 par
le glacier de Gorner alors en forte crue. Mais ce ne sont lä
que de rares exceptions et ces petits champs sont d'un
maigre rapport.
La foret dans la region alpine se compose exclusivement
d'arbres resineux, quatre especes de coniferes y predomi-
nent : le sapin rouge, le pin, le mdeze et l'arole ; les autres
especes ne jouent qu'un röle secondaire, le sapin blanc
(Abies alba Mill), plus delicat que son congenere, est aussi
moins frequent, le genevrier et l'if restent isoles. Le sapin
rouge (Picea excelsa) se rencontre sous toutes les formes,
tantöt en colonnes dancees dans les hautes forets, tantöt
solitaire, noueux, mutile par la foudre, par la tempete, par
les amas de neige, mais luttant avec une force toujours re-
nouvelee contre les elements hostiles (Wettertanne) ; ou
bien encore c'est un buisson de forme conique, ayant ä
peine 1 m. de hauteur, äge cependanl de 20 ä 30 ans, re-
duit ä cet etat minuscule par le betail qui en ronge cons-
tamment les bourgeons (Geisse-Tännli).
Tandis que le sapin rouge est repandu sur toute l'etendue
des Alpes, le pin (Pinus sylvestris) ne forme des forets que
dans quelques districts des Alpes suisses. On trouve des
forets de Pinus silvestris en Valais, de Saint-Mauriceä Bri-
gue, dans les Grisons, de Flums ä Eins ; on a, en revanche,
le Pinus nwtitana ä la Lenzerhaide, ä Uavos, dans l'Enga-
dine, ä l'Ofenpass, etc.
Le mdeze (Larix decidua) se rencontre partout dans le
Valais et les Grisons, puis dans l'Oberland bernois (vallees
de la Sarine et de la Kander), dans la vallee de Weisstan-
nen et dans la partie E. du groupe du Säntis. II craint
moins la secheresse que le sapin rouge et le changement
annuel de feuillage lui permet de supporter quelques de-
gres de froid de plus que ne le peut le sapin, qui s'arrete,
en moyenne, ä 100 ou 200 m. plus bas. Les stations les
plus elevees du mdeze sont pres de Zermatt (2300 m.),
pres de Münster (Grisons) et au Stelvio (2400 m.).
L'arole (Pinus cemhra) est, par son port vigoureux, sa
couronnearrondie, son faisceau serre d'aiguilles, le plus ca-
racteristique des coniferes alpins, malheureusemenl il est
pres de disparailre parce que ses fruits (pommes ou noix
ALP
ALP
53
,1 arole) trouvonl t i-op d'ainateiirs dans le inoiide des ani-
maii\ et des hoi es, qui ne lui en laissenl pas pour sa
rtproduction. C'esl uniquemenl dans le val d'Anmviers el
au-dessus de Sinn que les circonstances sunt restees favo-
ralilcs ä la reproduction naturelle de ce bei arbre. On le
iroiivr raremenl en grandes forets, le plus souvent il
i'.n de pelits groupes au milieu de ses congeneres, mais
Ics laissanl en arriere ä mesure que t'altitude s'eleve. Les
vallees laterales du Valais el l'Engadine sonl sa patrie. on
i n trouve quelques bouquels epars dans toutes les vallees
dr l'Oberland bernois, mais il ne parail plus qu'isole dans
la Suisse centrale, le canton de Glaris el Les Churfirsten ;
drsci'inlant raremenl au-dessous de 1800 m., il esl le vrai
Me di- l'arbre alpeslre.
I.i's arl>rissi>au\ formen! l'i-t'< ] ii< -1 1 1 1 1 u'ii i le passage de la
■Mi in pälurage. Ils präsenten I un interet ec miqueen
es qu'ils fournissenl le combustible aux chalets des Alpes
■operieures ; ils jouent un röle plus important encore
eomme soutiens des lerrains en pente. <>n doil particulie-
rement signaler ä cel egard l'-aulne ä feuilles vertes (Alnus
viridis) el le pin nain (Pinus Pumilio); le premier ne se
irouvi' jamais sur ics pentes calcaires, le second penetre
inoins prul'iiiiili'ini'iil dans le sol, mais aveC ses racines
h-acani au loin el son branchage s'ölevanl depuis le sol en
l'niini' d evenlail il est aplr comme im autre ä COnsolider
les pentes d'eboulis. Le genevrier nain (Iuniperus nana)
esl l'arbrisseau qui monte le plus haut, il va jusqu'ä
2500 m. La bruyere rose (Erica carneaj, malgre ses nom-
breux el bcaux i'pis de fleurs, est en general moins esti-
nii'i' par les habitantsdes vallees que le rhododendron qui
recouvre de vastes pentes de son 6pais branchage et Ics
revii d'une eclatante parure. Des deux especes de rhodo-
dendrons, le ferrugineux (R/hhI. ferrugineum) esl de beau-
coup le plus repandu, le cilie" (Rhod. hirsutum) prefere Ics
endroits un peu secs, aussi cst-il ä peu pres contine dans
Ics prealpes calcaires, tandis que le ferrugineux est che/.
lui dans tout le territoire des Alpes, il descend avec les
cours d'eau et les tralnees d'avalanches jusqu'aux lacs des
vallees meridionales et remonte ncaninoins jusqu'ä 2300m.
La region des arbres et des ai'brisseaux est couronnee
par les päturages donl la fralche verdure donne tant de
charme aux paysages et dont l'importance economique est
de premier ordre. La les troupeaux s'ebattent sur les pen-
tes ou dans les combes en faisant resonner leurs clochet-
tes, les bergers et les fruitiers menent leur vie paisible,
embellie par un souffle de poesie et si souvent enviee par
Ics habitants des plaines. La poussent serrees les herbes
les plus sueculentes qui tombent sous la faux pour etre
iiiilisecs comme fourrage d'hiver. Plus haut le tapis ver-
doyant se glisse entre les eboulis et les restes d'avalan-
ches, puis il ne parait bientöt plus qu'en petites taehes
isolees. Les bandes de rochers et les petites surfaces planes
de la haute montagne fournissent encore leur tribut a
l'bomme qui va, d'un pied temeraire, recolter un (bin par-
fume lä oü le betail ne peut parvenir. Oü l'herbe pousse
plus rare, grimpent encore les chevres et les moutons qui
se deleclent des plus petites brindilles. On passe ainsi par
une transition graduelle ä la region superieure et derniere.
(I) La rtyniH des m-iges comprend les hauteurs au-
dessus de 2600 in. II ne taut pas s'imaginer que dans ces
regions regne un hiver eternel, destrueteur de toute vie
QFganique, aueune altitude n'est assez grande pour l'e-
toull'er completement. Ces hauteurs inhospitalieres re-
selenl une flore tonte speciale et qui n'est nullement pau-
vre. Heer a trouve dans les Alpes glaronnaises '2i cspcccs
de plantes au-dessus de 2760 m., dans les Alpes grisonnes
MBespeces; le Piz Linard possede 11 especes ä partir de
;i-2.")() in. jusqu'ä son sommet et la Pointe Vincent au Mont-
l;e-e a 'i7 cspcccs au-dessus de H158 m. Meme la legere
leinte rosee qui recouvre assez frequemment les neiges
elernellcs est due ä la presence de milliers de petites
ftigues microscopiC'Ues, le Protococcus nivalis.
I.es conditions biologiques de cette ilore nivale qui ne se
döveloppe que sur de petits espaces dissernines au milieu
des roeners, des neves et des glaces, sont caracterisees
par de breves periodes de Vegetation, par une insolation
miense pendant le jour, un fort refroidissement pendant
la nuit, et de frequentes chutes de neige, ce qui lui a iin-
prime son caractere particulier : croissance serree, gazon-
nante, lhizömes tracant au loin, mignonnes rosetles de
petites feuilles coriaecs ipii ihii'cnl plusieiii's anni'es, lleurs
-ans pi'iliiucules, mais dune supeihc coloration. La Höre
nivale comprend presque exclusivemenl des plantes lies
resistantes, car dies ne peuvenl pas tous les .-i.--, amenei
leurs IVuits ä mal Uli IT' j SOUvent aussi dies mit comme pro
lectinn sii ppli'unentairc ii nc i'paisse ciiuchc de pnils lai neu \.
Les plantes qui habitenl plus bas dans les päturages prfr
senlcnl des caraclcres analoges. Si dies uiil une haute
ti^c, celle-ci est suffisamment forte pour rdsister a la
pression de la neige, mais le phenomene le plus interes
sanl de cette adaptation i ilieu est le .. viviparisme i :
une fois les fleurs arrivöes au ter de leur developpement,
penetrent et s'enracinent. Les plantes alpines sont natu-
Hore nivale des Grisons comprcml 105 cspcccs, m, complc
envii'oi) 500 especes de plantes alpines au-dessus de 1800 m.
La flore na |ias parloul la meine richesse. Les Alpes
valaisannes sunt au premier rang avec pres de 1800 espe-
ces, viennent ensuite les Alpes grisonnes, puis en 3
rang, les Alpes bernoises avec 1300 especes seulement. La
richesse de la flore est ddterminee par le regime des vents
qui dispersen! les Bemences au lom plutot que par la na-
tura du sol. Le Valais duit sa richesse durale ä l'immigra-
tion de plantes vei s du S, et du S.-O. et on a pu recon-
naitre maintes Ibis que les passages des Alpes ont servi de
chemin ä cette Immigration.
I.i's lignes de demarcation entre la Höre meridionale et
la septentrionale, entre la flore Orientale et l'occidentale
passent au travers des Alpes, la premiere longe les Alpes
bernoises et conlinue par le Gothard, l'Adula et la Maloja.
Le Valais a ete fortement souinis ä l'influence occidentale
qui se fait encore sentir dans la Haute-Engadine, tandis
que la Basse-Engadine sc rapproche davanta^e de la Ve-
getation des Alpes orientales. Les Alpes tessinoises ont
recu du S. de nomhreux apports.
Comme on le voit, la llore du territoire alpin est loin
d'avoir un caractere uniforme.
Ce qu'on entend en general par ilore alpine correspond
au caractere biologique special que la llore des regions
elevees acquiert sous l'influence du climat particulier des
hautes altitudes.
La faible densite de l'air sur les sommets des Alpes en-
tmine une diminution sensible dans la proportion de va-
peur d'eau qu'il peut contenir en Suspension, il en resulte
une transparence plus grande de l'atmosphere, laquelle
ne joue plus qu'imparfaitement le röle de regulateur ther-
mique qu'elle remplit dans les regions basses. Pour cette
raison, les regions culminales ont un climat plutöt sec
(lorsqu'on envisage l'humidite absolue) et sont soumises ä
des extremes de temperature dont la Vegetation ne s'ae-
commode que pendant la courte periode oü la duree de
l'insolation diurne est süffisante pour rendre au sol une
chaleur superieure a celle que le rayonnement nocturne
lui enleve. La duree de cette periode estivale de Vegetation
est d'autant plus faible que l'altitude est plus forte. C'est
ainsi qu'au Theodule, qui est ä 3300 m. environ, il n'y a
que les inois de juin, juillet, aoüt et septembre pendant les-
quels la Vegetation soit possible. Pendant ces quatre mois,
le thermometre estreste (en IStiöet ISIili) pendant 53 jours
seulement au-dessus de zero,de7heuresdu matin ä9heures
du soir, et il n'y a eu que 91 jours pendant lesquels la tem-
perature ait atteint ou depasse 2° au-dessus de zero ä midi.
Mais la periode vegetative alpine peut etre plus courte
encore : les Draves, les Silenes, les Saxifrages, que l'on
trouve ä 4000 m. et au-dessus au Finsteraarhorn et au
Mont-Blanc, par exemple, ne disposent guere que d'une
cinquantaine de jours pour etaler leurs feuilles et epanouir
leurs corolles delicates.
Sous l'influence de conditions aussi speciales, la ilore
alpine el nivale acquiert certaines particularites d'adapta-
tion. Les plantes sont en general vivaces, developpant plu-
h'il des ti^es et des racines souterraines que des portions
aeriennes exuberantes, les feuilles, souvent disposees en
rosaces, sont frequemment coriaces ou velues, les bour-
geons floraux soigneusement proteges : nombre d'especes
s'ai;L;lomerent en coussins ou en touffes serrees. En un
mot, elles sont dominees par la necessite d'une stricte eco-
nomic dans le developpement des organes. La resistance
qu'elles doivent opposer ä l'insolation vive du jour et au
54
ALP
ALP
gel de la iniii. se traduit par im affaiblissement de la trans-
piration, quo la sächeresse de l'atmosphere tend ä exagerer.
C'est l'ensemble des particularites que nous venons d'6-
miinerer qui confere ä la ttore alpine proprement dite ce
caractere d'uniformite" biologique dont nous parlions au
debut et que l'on retrouve du reste dans la flore de loules
les regions de haute altitude.
11 y a longtemps que ces caracteres particuliers de la
Mure alpine onl elo rapproehes de ceux de la tlore arc-
Üque. La ressemblance exterieure de ces deux llores est
lies eoniprehensible, puisque dans l'extreme Nord, comme
dans les Hautes Alpes, pour des raisons fort difl'erentes
d'ailleurs, la Vegetation ne dispose que dune courte Pe-
riode vegetative, dans une atmosphere, souvent brumeuse
il esi vrai, niais dont l'humidito absolue est tres faible.
Si l'on envisage le territoire alpin dans son ensemble,
au point de vue des especes vegetales qui y sont repan-
dues, ce n'est plus l'uniformite, mais la diversite la plus
eonsiderable qui se manifeste: diversite" dont l'histoire
geologique de notre pays et les conditions lopographiques
et eliinatologiques actuelles nous donnent les raisons.
Un des faits fondamentaux les mieux etablis de la geo-
graphie botanique, c'est que les types altitudinaux propres
aux diverses chaines de montagnes se sont formes aux de-
pens des especes vegetales repandues ä leurs pieds.
Or, la Höre des Alpes rent'erme bon nombre d'especes
dont les proches parents ne se rencontrent dans aucune
des regions immediatement avoisinantes. C'est le cas en
particulierpour l'Edelweiss, les Rhododendrons, plusieurs
Astragales, pour ne citer que des especes connues de cha-
cun.
Tandis que le fond des prairies subalpines est constitue
par un nombre assez restreint de formes des regions bas-
ses, communes dans toutes les plaines de l'Europe cen-
trale, et qui, en s'elevant sur les flancs des montagnes,
ont acquis simplement une taille plus reduite, le plus
frand nombre des formes franchement alpines, ainsi que
es especes les plus caracteristiques des regions basses,
possedent leurs plus proches parents, soil dans la region
circumpolaire ou dans les montagnes de l'Asie septen-
trionale et occidentale, soit dans le bassin mediterraneen
ou meme dans les steppes asiatiques.
Les conditions actuelles, ä elles seules, sont loin de jus-
tilier des analogies aussi curieuses et des parentes aussi
lointaines ; par contre, les conditions toutes speciales
creees par la grande extension glaciaire succedant ä l'abais-
sement progressif de la temperature moyenne, pendant la
fin de l'epoque tertiaire, nous les rendent comprehensibles.
Les Alpes pre-glaciaires devaient etre couvertes de for-
mes vegetales qui, tout en etant adaptees aux conditions
speciales creees par l'altitude, possedaient leurs proches
parents dans toute l'etendue du pays avoisinant. Nous re-
trouvons plusieurs de ces types tertiaires ä l'etat fossile
dans les divers depöts du Miocene superieur et du Plio-
cene du Plateau suisse. (Voir Plateau.) C'etaient surtout
des arbres et des arbustes ä feuillage persistant donnant
ä cette tlore une grande ressemblance avec la Höre actuelle
du Japon.
Lors de l'extension glaciaire qui recouvrit tout le pays,
la plus grande partie de ces types tertiaires perirent, tan-
dis qu'un certain nombre etaient refoules vers le Sud oü
ils constituerent la souche d'un grand nombre d'especes
mediterraneennes actuelles. Lors du retrait des glaciers et
du relevement thermique qui l'accompagna, plusieurs de
ces types mediterraneens se reintroduisirent dans le terri-
toire alpin en remontant, soit la vallee du Rhone, soit Celle
du Pö. A ces types franchement mediterraneens, appar-
tiennent les Cystes et les Bruyeres arborescentes des Alpes
tessinoises, l'Ästragale de Montpellier, la Rue {{Buta gra-
veolens), le Cirenadier, l'Amandier, le Figuier, etc., etc.
La parente asiatique que nous avons signalee, pour
avoir des causes plus complexes, n'en est pas moins in-
contestable. Elle s'explique, d'une part, par la grande uni-
formite que devait presenter, vers la fin du tertiaire, la
flore des grandes chaines de montagnes de l'hemisphere
nord, uniformite que les profonds changements geolo-
giques ont fait disparaitre tout en laissant persister, comme
temoins de l'ancienne continuite de certains types, quel-
ques especes sporadiquement distribuees, mais dont l'aire
geographique actuelle est trop disloquee pour que leur
presence simultanee dans des territoires aussi eloignes
puisse s'expliquer pai' une dispersion accidentelle. Parmi
ces especes ä area disjoint, rappelons l'exemple classique
du Pleurogyne carinthlaca, pclile gentiam'-e alpestre, dis-
seminee en stations isolees dans l'Altai, 1'Üural, le Cau-
case, la Carinthie et dans trois ou quatre localites seule-
ment de la cfcalne des Alpes.
Üutre les especes dont los analogues se retrouvent dans
les montagnes asiatiques, il en est un certain nombre, con-
finees dans des stations chaudes et seches de nos Alpes,
qui ne se retrouvent que dans les steppes asiatiques ou dans
Celles du Sud de la Russie. C'est le cas pour VAstragalus
alopecuruides, pour le ßtutius orientalis, pour l'Edelweiss
en particulier. Cette derniere espece forme de veritables
prairies dans la Siberie d'Asie ou eile atteint plus de 30cm.
de hauteur. Enlin, nous avons parle de types circumpolai-
res. Parmi les plus caraclerisliques, citons: Silene acriu-
lis, Dryas oclopetala, Saxifraga oppositifolia, atzoides ei
stellaris, Erigeron alpinus, Azalea procumbens, Myosi-
tis alpi'slris, l'olygouum viviparwm,, Salix retusa ei hrr-
bacea, Phleum al/plnum, Poa alpina, Juniperus d.hiii.
On admet que lors de la grande extension glaciaire, la
llore des moraines alpines, qui s'etendait jusque dans le
centre de l'Allemagne, a pu entrer en contact avec celle
des regions du Nord, dont l'extension ineridionale s'est
eflectuee simultanement. Les documents conserves dans
la plupart des tourbieres de l'Europe centrale nous rensei-
gnent sur ce melange de types arctiques et de types alpins.
Mais il n'est pas meme necessaire d'invoquer ce rappro-
chement pour expliquer les nombreuses similitudes des
ilores arctiques et alpines, il suffit d'envisager qu'une
grande proportion de nos elements arctico-alpins ont une
commune parente dans des types repandus dans les re-
gions de l'Asie septentrionale occidentale.
Ajoutons que la proportion de ces types arctico-alpins
diminue ä mesure qu'on envisage des chaines de mon-
tagnes plus meridionales et plus orientales, ce qui confirme
le röle joue par l'extension glaciaire dans leur distribution.
II nous reste enfin, apres l'examen des diverses sources
constitutives de la tlore actuelle de nos Alpes, ä envisager
leurs elements veritablement endemiques.
Voici ce que dit Christ ä ce sujet :
« La tlore alpine endemique se distingue de la flore arc-
tico-alpine par une proportion beaucoup plus eonsiderable
de plantes des stations seebes et des rochers ; tandis que
dans la flore de l'extreme Nord ce sont les plantes des
eaux et des tourbieres qui dominent, il n'y a qu'un sixieme
de nos plantes alpines qui affectionnent les stations hu-
mides, toutes les autres sont des especes des gazons secs
et des rochers. » Parmi les plus caracteristiques nous cite-
rons les Androsaces naines, les Primeveres de rochers,
diverses Potentilles et Saxifrages, la plupart des Gentianes,
Campanules, Raiponces, Achülees, Epervieres, Joubarbes
de stations seches.
« Un fait bien etabli, c'est que la chaine des Alpes, do-
tee d'un climat plus chaud et plus sec, a donne naissance
ä des especes qui, pour la plupart, ont elu domicile dans
des stations qui ne convenaient pas aux especes arctiques.
Ces dernieres ont recherche les lieux humides et ont
abandonne les lieux secs ä nos plantes endemiques. »
Cet expose sommaire du röle eonsiderable des facteurs
geologiques et climatologiques dans la Constitution de la
flore alpine etait indispensable pour rendre comprehen-
sible la grande diversite qu'elle presente actuellement et
surtout les aflinites curieuses qu'elle possede avec des
regions si difl'erentes et si eloignees.
II n'est pas toujours possible de rattacher les diverses
regions florales caracteristiques du territoire alpin aux
subdivisions orographiques. La tlore dependant stricte-
ment du climat, nous aurons ä envisager plutöt les vallees
que les chaines de montagnes. C'est ainsi que l'fnsubrie
avec le bassin qui s'y rattache, la vallee du Rhone, celle
du Rhin, l'Engadine, correspondent ä autani de regions
florales naturelles nettement distinetes et qui seront decri-
tes aux articles Tessin, Valais, Vaud, Grisons, Engadine.
En ce qui concerne les Hautes-Alpes septentrionales, il
est deja plus facile de se rattacher aux subdivisions oro-
graphiques. On peut envisager separement les groupes du
Wildhorn, du Finsteraarborn, du Damma, qui, par leur Cons-
titution geologique et par leur Situation respective vis-ä-vis
ALP
ALP
55
ge territoires iloraux differents, presentenl chacun un ca-
nctere particulier. Par contre, la portion Orientale (Alpes
paronnaises au sens large) constitue une subdivision flo-
i ile difficile ä morceler lorsqu'on s'en tienl aux caractores
generaux.
Hautes Alpes septentrionales. Dans son ensemble, le ver-
sani. Nord de toute cettechalne präsente, vis-ä-vis du ver-
s;nii meridional, une grande pauvretö. Des qu'on franchil
>oii la Gemmi, soit la Grimsel ou le Saint-Gothard, on ren-
fcntre une quantite d'especes qui ne penetrenl que Ires
äccidentellemenl au Nord de la limite formte par la erele
('•lcvi'c de la chalne. Comme certains botanistes l'on fait
■emarquer, les Hautes Alpes septentrionales, dont le ver-
sant Sud est cii ge.ne.ral si abrupt, formen! comme une bar
rfere infranchissable s'opposant a la migration des especes
jBÖridionales. Toutefois, cette barri^re esl plutöt climatolo-
gique que me^canique. Si les nombreuses vallees qui s'ou-
wi'Mi au Nord possödaienl le climat sec de Celles du ver-
hhisieurs des 616ments qui leur fönt defaul s'y seraienl saus
niil doute introduits.
Mais cc climat humide, en causanl l'exclusion de i i-
preuses especes, a favorise l'extension de types speciaux,
caracteristiques pour les prairies alpines de cette region.
Do ce nombre sunt: la grande Ancolie des Alpes, la Dau-
phinelle elevee, le Trefle des Alpes, la Violette eperonnee,
l'Alohemille ä cinq feuilles, la Paradisie faux-lis, l'Armoise
cn epi, l'Achillee musquee, l'Achillet' ä grandes feuilles.
Citons encore: l'haca australis, Cai/a simplex, Saxi-
traga esesia et aspera, Aronicum Clusii, Pedicularis ros-
traiu ei tuberosa, Veronica saxatilis, Erinus alpinus,
etc.
A cöte de ces especes qui sc rencontrenl dans loute
l'etenduede la chaine se melent, dans les portions oeeiden-
lales, centrales ou orientales, des Clements empruntäs
aux territoires meridionaux immediatement voisins. C'est
ainsi que la portion la plus occidentale, les Alpes Vaudoises,
präsente une proportion encore considerable d'especes me-
ridionales et nccidentales qui manquent ailleurs. Teiles
sont: Androsace carnea et pubescens, Valeriana Saliunca,
Sedum Anacampseros, Sisymbrium pinnatifidum, Crepis
Bjfgmsea, Viola Thomasiana, Geranium lividum, Uiera-
iiiiin longifolium et aurantiacum, Eryngium alpinum,
Saussurea depressa, Dracocephalum Rtii/schicnm, Hanuu-
eutus Thora el parnassifolius, Anemone baldensis, Astra-
,julus depressus et ai istatus, etc. Toutes ces especes, re-
pandues des Alpes de Savoie a la Sarine, manquent com-
pletement plus ä l'Est.
Un certain nombre d'especes valaisannes penetrent par
les cols de la chaine bernoise. Ainsi par le Sanetsch se sont
introduits: Crepis pygmxa et Saxifraga cernua, par le
Rawil: Carex üstulata, Crepis pygmsea, Linnea borealis.
Sur le col de la Gemmi se sont installees de petites colo-
nies de Anemone baldensis, Ranunculus parnassifolius,
tiychnis alpina, Salix caesia et Myrsinites, Crepis pyg-
mira, AI sine larieifolia, Oxytropis lapponica.
Dans le groupe de Finsteraarhorn se rencontrent Salix
'tflauca, < )xytropis lapponica, Polentilla frigida, Phy-
leinua S,-I,euch:eri, Aisin, ■ larieifolia, Woodsia hyperbo-
rea. Parle Grimsel sesont introduites dans la haute vallee de
l'Aar: Salix glauca et Myrsinües, Androsace tomentosa,
Pinguicula grandiflora, Putentilla frigida, l'liaea alpina.
Rutnex nivalis, Primula integrifolia et Saxifraga ste-
nopetala qui sont des especes franchement orientales ne se
rencontrent que dans quelques rares stations de la chaine
bernoise.
Lesvalleesdef.admen etdu Hasliainsiquecellesdu bassin
superieur de la Reuss possedentun certain nombre d'especes
d'origine tessinoise. Parmi les plus interessantes nous men-
tionnerons seulement : Sesleria disticha, Eritrichium na
mm, Saxifraga Seguieri, Tofieldia palustris. Bupleurum
slellalum, Asplenium Breynii, Polygonum alpinum, Sa-
xifraga Coti/Iedon, Cirsium fieterophyllum, Erigeron
Villursii. Ar/tillea nana, Seueeio iueauus, Dianthus vagi-
nalis, etc.
La presenee d'une aussi grande quantite de plantes
transalpines dans les hauts bassins de l'Aar et de la Reuss
est sans nul doute due en grande partie ä l'action du föhn
qui non seulement eleve notablement la temperature, mais
augmente dans une forte proportion la chute des pluies,
contribu
Alpes MI
iinai de cette portion des
relui des Alpes meridio
D'ailleurs, ä pari la valle"e d Urseren, dans laquelle l'in-
iluence bienfaisante du lohn se fail particulieremenl sen-
tir, le reste des Alpes d'Uri possede une flore alpine d um
Portion Orientale (Alpes Glaronnaises). Cette portion de
la haute chaine septentrionale ne preschte, \is-a-\is du S.,
aueune däpression importante capable de servir de roie
d introduetion ä de nombreuses especes meridionales. II
n esl donc pas eioniiaiit ipie eeMe rc-um presque exclusive
inenl ouverte vei'S le N. soil pau\ ic, beaUCOUp plus encore,
dans sa portion la plus elevee du inoiiis. que les Alpes
Les especes les plus interessantes de cette portion <le la
chaine septentrionale se retrouvenl plus abondamment r6-
Mafi
Da,, In
Camp
foli
ifraga biflo
■olor, Primula integrif,
laciale, Leontodon nun
u, obtUSifolia, Hanau,
Seguieri stenopelala,pl
nendionaux qu'on
y rencontre comme Callianthemwn rutaefolium , Erigeron
Viltarsii, Dracocephalum Ruyschiana, Ranunculus par-
nassifolius, etc., ne se rencontrent que sur les pentes me-
ridionales les mieux exposees.
En somme, la pauvrete relative de la flore du versant
N. des Hautes Alpes septentrionales esl en rapport avec le
climat gencraletnent l'roid et humide de ses vallees resser-
rees et isolees dans leur portion superieure.
Basses-Alpes Calcaires seplenlriuuales ou l'realpes. Les
divers chainons et les sommites qui s'echelonnent sur la
bordure septentrionale des Alpes suisses, gräce ä leur na-
ture essentiellenient calcaire, gräce aussi ä leur variete
topographique, sont en general tres privilegiees au point
de vue tloral.
Si l'element silicicole abondant dans les Alpes cristalli-
nes y fait presque defaut, par contre un nombre assezcon-
siderable d'especes sud-occidentales et meme franchement
meridionales y trouvent des stations favorables.
Parmi les premieres on peut eher: Ranunculus Villar-
sii. Arabisserpyllifolia, Linum alpinum. Cephalaria al-
pina, Aposeris feetida, Narcissus radiiflorus, Betonica
hirsuta, Pedicularis Barrelieri, Androsace pubescens.
D'autres, sansötre aussi franchement occidentales, sont
plus specialement caracteristiques pour les Prealpes cal-
caires septentrionales. En particulier: Valeriana saxatilis,
Papaver alpinum, Draba incana, Saussurea depressa,
Srrrululu Rhaponticum rar. helcuifoliu m Cr. Cod., Cre-
pis aljirst ris, Coronilla vaginalis, Viola lutea, Hier acium
aurantiacum, Oxytropis Hallen, Juncus Eostii.
Les especes les plus curieuses de toute cette zone sont :
Draba incana et Carex vaginata, qui n'ont chaeune que
deux ou trois stations (Sentis, Stockhorn, Schwabhorn), et
surtout le Cochleariaofficinalis. Cette plante, si commune
dans les plages maritimes du Nord, se trouve en deux ou
trois petites colonies dans nos Alpes, entre autres dans les
eaux de Schwefelberg ei au Ganterist. Enfln, Gentiana
pannonica qui ne se trouve en Suisse que sur un seul
point de la chaine des Chili lirsten.
Flore des lacs des Alpes septentrionales. Plus encore
que les montagnes qui les environnent, les rives des difie-
rents lacs du versant N. des Alpes, gräce au climat privile-
gie qu'elles doivent, d'une part, ä l'action adoucissante de
leur nappe d'eau, d'autre part, ä l'encaissernent de leurs
rives et surtout ä l'inlluence considerable du föhn, posse-
dent une flore dont les elements caracteristiques ont leur
habitat habituel au S. des Alpes. A cet egard, les bords
du lac des Quatre-Cantons sont les plus avantages et ne
sont pas sans quelque analogie avec la zone insubrienne.
Le chätaignier y forme d'epaisses forets dans lesquelles
croissent la plupart des especes qui l'accompagnent habi-
tuellement. Parmi les plus remarquables nous citerons :
ffelleborus viridis, Helianlhemum Fumana, Geranium
sanguineum, Staphylaea pinnala, Evonymus latifolius,
lihaniuus alpina. So rnl lu, niuus sco/iarius, Inula Vail-
lantii, Carpesium cemuum, Artemisia absinthium, Achil-
56
ALP
ALP
tau tanacelifolia, Leoniudwn pscudu-crispus, Sedum his-
panicum,Echinospermum Lappv,la,LinariaCynibalaria,
Primula acaulis, Calamintha nepetoides, Daphne Lau-
reola, Colutea arborescens, Ooronilla Emerus, Vicia (ie-
rardi, Helosciadium repens, Asperula taurina, Galium
lucidum, Galium rubrum, Juniperus Sabina, Tamus
communis, Allium carinatum, Altium sphaeroccphalum,
Allium fallax, Lilium bulbiferum, Hemerocallis fnlva,
Carex humilis, sii/m pennata, Selaginella Helvetica., As-
plenium Adianutm mgrutn, Ceterach officinärum.
Tonlos cos planlos onl im caraclore essentielleinent me-
ridional.
La valleedela Linth ei les poriions basses du eantoade
Glaris, quoique peu influencees par le lac de Walenstadt,
possedenl oeanmoins comme especes meridionäles:
Echinospermum Lappula, Hippophae rhamnoides,
CoroniUa Emerus, Juniperus Sabina, Hemerocallis fulva,
Lilium bulbiferum, Asperula taurina, Sedum hispani-
cum.
Par contre, les lacs deThoune et de Brienz sont entou-
res dune zone plus temperee qui regne jusque dans les
portions basses des vallees de la Simmen et de la Kander.
Le chätaignier n'y prosporo plus; par contre, les especes
meridionäles suivantes n'y sont pas rares:
Helianthemum Fumana, Rhamnus alpina, CoroniUa
Emerus. Vicia (ierardi, Vicia hirsuia, Sedum maximtmi,
Rosa sepium, Bupleurum falcatum, Asperula taurina,
lmda Vaillantii, Carpesium cernuum, Crepis nicaensis,
Linaria Cymbalaria, Cyclamen europaeum, Daphne
alpina, Parietaria ereciu, Acrms tiui/tro/Hi/dioru, Turnus
communis, Lilium bulbiferum, Hemerocallis fulva,
Cyperus hmgus, Carex gynobasis, Slipa pennata,
Asplenium Adiautum nigrum. Meine les rives du pe-
tit lac de Samen abri'tent deux especes etrangeres
au reste de la contree : Cyperus longus et Eragroslis
pilosa. [D r Paul Jaccard.1
F. LA FAUNE. — Pour la flore, nous avons divise les
Alpes en quatre regions : la region des collines, la region
tnontagneuse, la region alpine et la region des neiges. On
les distingue aisernent lorsque, place ä une certaine dis-
tanee, on regarde les hautes montagnes. Naturellement,
les limites de ces regions ne sont pas tres nettes, le pas-
sage de l'une a l'autre n'est pas subit, mais graduel.
I! est tres difficile d'etablir une delimitation analogue
pour les animaux. Leur mobilite leur permet de se depla-
cev pour recbercher les conditions d'existence les plus
favorables. Chez beaucoup d'especes, ces migrations ne
sont pas tres grandes, elles habitent toujours la meme
region plusou moins restreinte; d'autres, par contre, sont
forcöes par le manque de nourrilurede descendre pendant
l'hiver des hauteurs dans les vallees, ou memo dans des
contrees voisines plus chaudes. Au retour de la bonne Sai-
son, elles retournent dans leur ancienne residence. Une
troisiemecategorie d'especes animales fönt regulierement,
pour les mömes raisons, des voyages tres longs dans des
pays lointains. On distingue de la sorte, dans le monde
des oiseaux, chez lesquels ces phenomenes de migrations
sont le plusdeveloppes, les oiseaux sedentaires, les oiseaux
ä migrations irregulieres et ceux ä migrations periodiques
ou regulieres. Chez les oiseaux, la force agissante est la
faim, tandis que la cause des migrations regulieres de
beaucoup de poissons est le phenomene de la reprodue-
tion: ils cherchent des endroits favorables pour pondre
leurs oeufs, apres quoi ils retournent vers leur ancien sejour.
On constate pour les animaux des Alpes, comme pour
les plantes, la loi generale de la diminution du nombre
des especes et des individus correspondant ä l'augmenta-
tion de l'altitude. Cependant cette loi n'est pas toujours
applicable, puisque certaines regions presentent, ä de tres
grandes hauteurs, une vie animale souvent plus intense
que dans la plaine.
La concordance entre la Höre et la faune est la conse-
quence des rapports (Hroits existant entre les animaux et
les plantes. Ceux-ci dependent directement ou indirecte-
ment de celles-lä, puisque la plante represente le labora-
toire chimique ou se prepare la nourriture des animaux.
Ainsi les animaux herbivores dependent directement, les
carnivores indirecternent, de la vie vegetale. La plante et
Panimal sont deux elements necessaires dans le grand
cycle vital de la nature.
Knsuite de cette correlalion intime, nous voyons que les
stations oü la flore atteint son maximuni, c'cst-a-dirc les
l'orets, sont le plus peuplöes d'animaux. Elles presentent,
outre une table toujours bien garnie, im choix de refuges
bien proteges.
Ce ne sont pas seulement les migrations des animaux
qui rendenl tres difücile une delimitation de la faune
en zones, mais surtout le fait que nos connaissances sont
beaucoup inoins avancees pour la faune que pour la Uore
des Alpes. La vie animale est beaucoup plus variee, eile sc
derobe ä l'observateur et il est beaucoup plus diflieile de la
penetrer que ce n'est le cas pour la vie vegetale. Ce man-
que de connaissances est surtout sensible pour les animaux
inferieurs. Les animaux superieurs, tels que les uiammilV-
res et les oiseaux, excitent beaucoup plus ä l'e.lude parce
qu'ils IVappent 1'oeil par leur grandeur et leurs habitudeset
presentent, en outre, tres souvent, im grand interet eco-
nomique. Parmi les invertebres, les mollusques et les
insectes sont les mieux connus, tandis que l'etude des
vers avec leurs nombreux ordres (Annelides, Nematodes
et Platides) et du monde des etres unicellulaires est ä
peine cbauchee. Des chillres comparatifs feront mieux
comprendre la richesse en formes animales. Indiquons
d'abord comme point de comparaison que toute la Suissc
possede environ 2">00 phani'rogames, tandis qu'elle est ha-
bitee par 15000 especes d'animaux. H'apres les recherches
de 0. Heer, le canton de Glaris ä lui seul renferme, dans
toutes ses regions, 5600 especes d'animaux, savoir : 213 ver-
tebres, environ 5300 articules, 100 mollusques et 50 vers.
Dans le nombre des articules, on compte 1500 coleopteres,
1000 dipteres, 800 lepidopteres et autant d'hymenopteres,
100 neuropteres et orthopteres, 300 hemipteres et un petit
nombre d'arachnides. En fait de vertebres, la Suisse est
habitee par plus de 500 especes, dont 68 inammiferes (avec
les 7 especes domestiques), 360 oiseaux, 15 reptiliens, l'i
amphibiens et environ 50 especes de poissons. Pour les
vertebres de la Suisse, la distribution geographique est
tres bien connue, gräce aux travaux de V. Faiio (Faune des
vertebres de In Suisse, 6 vol.), tandis que pour la plupart
des invertebres, nos connaissances presentent de nom-
breuses lacunes.
La region montagneuse est caracterisee pour la vie ani-
male, comparativement ä La plaine, par une diminution
assez considerable dans le nombre des especes. Seul le
monde des insectes parait etre represente par un plus
grand nombre d'individus et d'especes. Ce phenomene
provient de ce que la saison chaude est bien plus courte
que dans la plaine; par suite, toute la vie animale qui,
dans la plaine, se repartit surun grand nombre de mois, se
concentre dans la region montagneuse sur un laps de
temps plus restreint.
Citons en premier lieu deux iimnigrants : le scorpion
d'Europe, qui, dans le val Poschiavo, monte jusqu'ä
1000 m., et la cigale de l'orme qui atteint sa Station la plus
septentrionale au lac de Walenstadt. Ces deux insectes
viennent du Sud, aussi se trouvent-ils surtout dans les val-
lees meridionäles des Alpes. D'autres suceurs, les puce-
rons, couvrent les feuilles en colonies de centaines de
milliers d'individus; des libellules voltigent pres des
ruisseaux ; des essaiins de taons, de cousins et de mouches
incommodent l'homme et le betail, se chauffent au soleil
sur les bords pierreux des ruisseaux ou sucent le miel des
lleurs. Leurs larves peuplenten nombre enorme les mares,
les llanques d'eau et les lacs de la region montagneuse. Les
abeilles et les bourdons recoltent assidüment le miel, les
parois perforee, des chalets et des etables prouvent qu'il y
a de nombreuses especes de guepes. Sur la terre, les four-
mis courent de long de leurs petits sentiers, tout aussi
nombreuses que dans la vallee. Les coleopteres chassent j
leur proie ou cherchent leur nourriture vegetale. Le plus
connu de ces insectes, le hanneton, chose curieuse, ne
monte dans les Alpes meridionäles que jusqu'ä 900 m.,
tandis que dans les Grisons, on le trouve encore ä 1800 m.
Les papillons se trouvent representes par de nombreuses
especes aux coulcurs brillantes. Le fait qu'on les remarque
reiativement peu provient de ce que les papillons noctui-
nes sont beaucoup plus nombreux que les papillons de jour.
Tout cette vie disparait cornplctement pendant l'hiver,
ä peine voit-on de temps en temps quelque araignee sur la
ALP
AM»
57
Parmi h-s animaux ;i«| n.-iiit] ih-m, l'ecrrvissc sc inimv en-
core i l'liins, a 1120m. el la sangsue ä Tarasp, a 1400 m. ;
les crevettes d'eau douce sc cachenl en masse sous lea
pierrea des ruiaseaux et des laca. La faune pölagique des
Ines alpestres est presque aussi riebe que celle des laca de
la plaine. lls pourraienl donc aussi bien que cea demiers
aourrir des poissonsqui, du reste,nemanquentpas partout,
La richesse de res eaux en animaux microscopiquea ayanl
i'ie reconnue, on a lente d'introduire dea poissona dana les
laes alpestres el cea essais onl röussi. L'homme a ainsi pu
utiliser meme les eaux, mortes en apparence, de la rögion
montagneuse. Lea ruiaseaux, ä cause de leur pente considö-
rable, sonl relativemenl pauvres en animaux, mais ceux-ci
Ol eseiilenl des aclaplations eurieuses ä ee milieii si mobile.
Bien que les laes soienl Ions petita, que Ic coiiranl des
ruisseaux soil tres rapide, nous y trouvons quand möme
iii\ iron 20 especes de poissons. Citons la lotte, qui remonte
iusqu'ä 750 m., le brechet, qui se trouve encore dans le
Thalalpsee ä I 100 m., le saumon qui remonte en dessns du
lac de Walenstadl el dans la Linth jusqu'ä 1000 m., la truite
des rivieres, qui allein! dans rEngadiiiesuperieure 2600 m.
sa plus baute altitude, la tanche el I«' petit vairon. <|iii sc ren-
, unh rnl eneore a '1\ 'i5 in., dans le lac de l'hospice du Saint-
Bernard, etc. Ces chiffres n'indiquent peut-6tre pas la limite
superieure de la präsence de ces animaux qui pourraienl
exister dans des eaux plus ölevees sans qu'on les y ail en-
core decouveris. Les tetards sc trouvent par milliers dans
les Qaques d'eau de la zone littorale des lacs, fait bien
connu de tous les alpinistes. La grenouille verte et celle
des prairies sont ainsi des animaux tres repandus, La rai-
nette est une rarete" et la grenouille agile est particuliere
aux vallees meridionales des Alpes ou eile est venue des
contrees plus chaudes. On trouve egalement differents cra-
pauds; citons parmi eux l'interessant crapaud aecoucheur,
ainsi nomine paree que le male colle autour de ses cuisses
les oäufs pondus par lafemelle; il se cache pendant 10 ä 12
jours dans un treu, puis quand l'eclosion approche, il va ä
i'eaii ou les petits sortent des ceufs. Sa vie nocturne et son
sejour dans des galeries souterraines fönt qu'on l'apercoil
rarement. II se trouve surtout dans le N. des Alpeset
inonte jusqu'ä 1500 m. Le crapaud vertne se rencontre que
dans les vallees meridionales. Parmi les Urodeles on trouve
la salamandre tachetee et la salamadre noire, rette der-
niere monte jusqu'ä 2500 m. au Gothard; les tritons doi-
vent egalement etre mentionnes. La Suisse meridionale
possede un nombre plus considerable d'especes de lezards
et de serpents que les regions septentrionales. Nous y ren-
controns le lezard des murailles et le lezard vert, de taille
2ä 3 fois plus grande que celle du lezard ordinaire; ils re-
rnontent jusqu'ä 1300 m. Tandis que la vipere noire (pelias
berus) se rencontre presque partout, la vipere rouge (ri /irrn
aspis) et l'inoffensive couleuvre d'Esculape, sont des espe-
ces meridionales.
Dans la region montagneuse, le nombre des oiseaux se-
dentaires compare ä celui des oiseaux ä migrations regu-
lieres est proportionnellement plus considerable que dans
la plaine; les oiseaux ä migrations irregulieres sont aussi
tres nombreux. Chez certains de ees animaux, comme par
exeinple le merle et les pinsons ordinaires, les mäles res-
tent dans les stations elevees, tandis que les femelies
descendent durant l'hiver dans les vallees. Un autre trait
caracteristique est la diminution de moitie du nombre des
especes. La region montagneuse ne renfermeque fort peu
de lacs de quelque etendue, aussi ne possede-t-elle qu'un
tres petit nombre d'oiseaux aquatiques. Le canard sauvage
est le seul habitant regulier des eaux de la montagne, les
quelques autres oiseaux aquatiques ne s'y trouvent que ra-
rement. Les oiseaux de marais apparaissent plus reguliere-
ment, ainsi quelques especes de herons et de becasses ;
pareontre, la cigogne s'y rencontre rarement. Quant aux
gallinaces, les Alpes en possedent deux especes typiques,
le coq de bruyere et la gelinotte. On entend aussi, dans
celte region, ie cri monotone du coueou et les coups de
bec des pics; les pinsons, les mesanges et les rouges-gor-
ges y sont largement representes. On trouve les meme es-
peces de rapaces que dans la plaine, hibous. chouettes,
vautours, faueons et buses. Ainsi la region montagneuse ne
präsente aueune espece caracteristique. Pour les mammi-
teres il en est absolument de meme, et cela dans le Sud
aussi bien que dans le Nord.
I.es 15 especes de cbauves s i^ s,- renconlrenl pis-
qu'a 1500 m., le rhinolophe petil fer ä cheval, la pipistrelle
ei le vespertilion alpestre me juaqu'ä 2000 m.
Lea troia famillea des insectivores aonl repr6sent6es par
le beri-son, les taupes [■> especea) ei plusiem- especes de
musaraignes. Com carnivores, nous avona la belette,
l'hermine, la loutre, le blaireau, le putoia, la fouine, le
renard et, comme raretö, le chal sauvage. Pour lea ron
gell rs, ee sonl les myoxides, d i 1 1 '■ 'reute- e-peee-, de sc ai ri-, ile
campagnola el l'öcureuil. Le chevreuil el le cerfsonl des
rareli'-. ee dernier a mi'iiie disparu depuis des aniiees.
/.« rdgion alpine präsente des traita plus caraetöristi-
cpies que la ri'gion inunlagneuse. Le Iura n enlrant plus en
lignedei ipte, il en rösulte une räduetion conaidörable de
Ic'lendue bori/.oiltale. L'ele est •ore plus com I etl'hiver
plua long epie dans la region montagneuse. Les froids
rigoureux el les öpaisses couches de neige forcent une
moiiis i'leM'esca'i ils trouvent la noiirriliire neres-aire. Dans
ebangement ronsiderable dans la plivsionomie de la vie
animale, beaueoup d'especes ne la depa-senl c|u'excep-
tionnellement. Ceci est vrai. en premiere ligne, pour
les nombreuses especes qui vivent aussi dans les rögions
inferieures el constituent la partie principale cle la faune
alpine.
La faune presente, ainsi que la llore, quelques for -
typiquea (|lli doivent etre considerees c» ie elanl ner- de
l'adaptation aux conditions biologiques speciales de la ri'-
gion. ('.'est surioiii la rigueur de l'hiver qui donne ä la
faune son cachet particulier. Beaueoup d animaux infe-
rieurs, ltds queceux <|iii vivent sous terre, sont suflisaminent
proteges et n'ont pas besoin d'adaptation speciale. La plu-
part des formes superieures passent l'hiver dans la vallee
ou dans la region montagneuse. En vue de ces migrations
qui se produisent, merne en cle, sous l'empire de la faim
ou par la poursuite d'ennemis, les animaux sont doue's dune
vigoureuse Constitution, ainsi le chamois et le bouquetin.
Plusieurs especes de souris, la marmotte, le blaireau et
Tours, ainsi que tonte une nuee d'insectes etd'autrcs in-
vertebres, dorment pendant l'hiver et n'ont donc besoin
d'aucune nourriture. II est tivs important pour tous ces
animaux que leurs diverses periodes de developpement
soient raecourcies. C'est pourcette raison que les reptiles
des Alpes sont presque tous vivipares, tandis que leurs pro-
ches parents dans la plaine pondent des oeufs. Chez lesco-
leopteres, on rencontre souvent l'absence desailes; ils
echappenl ainsi au danger d'ctre empörtes par le vent
dans des regions inhospitalieres; Chez eux, plus que chez
les papillons, qui ont encore souvent de belles couleurs, on
trouve des colorations foneees, meme che/ les especes donl
les parents de la plaine presentent des couleurs metalliques
brillantes. Les animaux superieurs sont proteges contre le
froid par une fourrure et un pluniagc epais; d'autres,
comme le lievre des Alpes, changent, ä Tentree de l'hiver,
leur vetement estival fonce contre un vetement blanc pour
mieux se derober ä la vue de leurs ennemis.
Leshabitantsdes petits lacs alpestres et des llaquesd'eau
sont des representants des animaux inlV'iicurs appartenanl
aux gi'oupes des Platides, Nematodes et Annelides, des
articules (crustaces et larves d'insectes) el i\r> mollusques.
Ils sont moins nombreux en especes, mais non en quan-
tite d'inclividus que dans les lacs de la plaine. Ainsi on a
trouve ä la Mürtschenalp (4650 m.), dans 60 cm :t de limon
dun petit ruisseau, 160 Annrlides, de nombreux mollus-
ques (Pisidium) et des larves d'insectes. Le sol est aussi
tres riche en vie animale, ce que prouve un denombre-
inent de Cresta ä Avers (1900 m.), qui a trouve, sous un
m' 2 de prairies, 2000 vers de terre et 80 000 autres petits
Annelides. Les vers de terre remontent dans les Grisons
jusqu'ä 2000 m. et ont ete constates dans le Valais jusqu'ä
3200 in. Les mollusques sont peu nombreux. les Vitrina
nionteiit iusqu'ä 2400 in., les llclix jusqu'ä 2300 in., une
Limnee et les Pisidiums jusc|u'ä 2600 m.
Les articules sont representes presque exclusivement par
des especes de la plaine. La feune des insectes des regions
septentrionales differe notableinent de celle des n'^ions
meridionales. Les araigiU'es sont encore Ires frequentes,
des myriades d'individus de dill'erentcs especes d'insectes
se rencontrent souvent. Les hemipteres et les libellules
58
ALP
ALP
diminuont en nomine du disparaissent toul ä l'ail. Kn
revanche, d'innombrables especes de dipteres tourbillon-
nent daiis los airs et la mouohe domesliquo ne inanque
pas: dans los oombreuses flaques d'eau ei petits lacs, leurs
larves trouvent dos endroits ravorables ä leur developpe-
nu'iit. Heer a trouve' plus de 40 especes d'hymenopteres
dans les Alpes glaronnaises, entre ISOOel 2300 m. Partoul
K'^ bourdons ilr rochers et de terre sunt frequents, plus
haut encore nous rencontrons souvent dos fourmis. Les
deformations des saules ei des rhododendrons prouvent
que les guepes ä galles ne sonl pas rares. Pariini les papil-
lons, les noctumes sonl beaucoup moins nombreux que
les diurnes, tandis que, dans la vallee, pour six especes de
Docturnes on a une espece de diurnes. Ils manquent sou-
venl de couleurs brillantes, comme du reste aussi les co-
leopteres qui presque tous sunt bruns ou noirs. Les causes
de cette coloration foneee oe sunt gas encore suffisamment
etudiees: est-ce le long sejour d'biver dans les endroits
sombres, te besoin d'absorber la cbaleur ou une adapta-
lion protectrice qui a produil ces leintes'.' on ne le sait pas
exactement. Les Bostriches, les Curculions diminuent en
nombre d'especes de meine que les coleopteres aquatiques
dont quelques especes remontenl jusqu'a '2600 m. Par con-
in', les scarabees sont tres frequents. II est interessant de
constater que, parmi ces derniers, les deux tiers sont carni-
vores et im tiers seulement herbivores, tandis (]ue, dans la
plaine, la proportion est precisement inverse.
Los plantes alpestres sont donc moins attaquees que
celles de la plaine. Le Bostrichus bi-tride)dalus est parti-
culier a cette region, il vit sous les aroles et les melezes
et uc se rencontre pas en dessous de 1600 m. Une espece de
chermes vit aussi sur les melezes. Le fait que beaucoup de
ces insectes sont incapables de voler a dejä ete indique et
nous en avons donne la raison.
Parmi les Amphibiens on rencontre frequemment la
grenouille roussequi monte ä la Bernina jusqu'a 2600 m.
Le crapaud ordinaire pouvant jeüner tres longteinps peut
vivre ä de hautes altitudes oü, pendant la bonne saison, il
trouve une abondante nourriture en insectes. Le triton al-
pestre se rencontre dans la region alpine aussi bien que
dans la vallee, les salamandres noires sortent pendant les
pluies de leur refuge. Elles sont vivipares de meme que le
lezard, l'orvet et la vipere noire qui est fort repandue. Dans
la vallee, ces deux dernieres especes pondent des ceufs;
l'orvet est une verkable espece de montagne. La vipere
louge ne se trouve que dans les Alpes meridionales.
Gräce ä la richesse en plantes et en petits animaux, le
noinbre des oiseaux est tres nombreux. Un trait caracteris-
tique de cette region, c'est la preponderance des oiseaux
sedentaires, les oiseaux de passage ne comptant que pour
le quart du nombre des especes existantes. La majeure par-
l ii' des premiers n'habitent pas toute l'annee dans la meme
region mais descendent, pendant l'biver, dansla vallee; ce
sont donc des oiseaux ä migration irreguliere. Beaucoup
d'habitants de la vallee remontent jusqu'a la limite supe-
rieure des forets et donnent ainsi une grande animation ä
ces regions. Les oiseaux de passage sont rarement visibles
parce qu'ils voyagent la nuit ou traversent directement les
Alpes, seul le mauvais temps peut les forcer ä se reposer.
Comme especes caracteristiques de cette region, il laut
citer le casse-noix, le merle ä plastron, quelques especes
de pipis. le venturon. La bergeronnette grise presente les
M mm ms habitudes que ses procbes parents de la plaine.
Comme representant des hirondelles, nous trouvons l'hi-
rondelle de rocbers, eile atteint dans les Alpes sa Station
la plus septentrionale. Le tichodrorne echelette, un des plus
jolis et des plus gracieux oiseaux d'Europe, monte jusqu'a
3000m. Les gallinaces sont representes par le beau tetras
a queue fourchue et la bartavelle, qui habitent de prefe-
rence les broussailles de rhododendrons. Dans les airs pla-
ncnl le gvpaete barbu (Lämmergeier), qui a presque dis-
paru de nos Alpes, et l'aigleroyal.
La classe des marnmiferes subit une forte diminution. Des
chauves-souris, le vespertilion alpestre seul remonte dans
les Alpes jnsqu'au-dessus de la grande Vegetation ä 2600 m.
environ. Le genre martre est egalement moins fortement
represente quo dans la plaine: la fouine, le putois, la be-
lette sont rares, il en est de meme du renard. Dans les
forets et sur l'alpe, la souris des forets etcelle des cbamps
trouvent toujours encore une nourriture süffisante.
Les insectivores n'habitent, en general, que les regions in-
ferieures, cependant la musaraigne des Alpes est une es-
pece speciale aux hautes altitudes. Le lievre commun est
i'cMiiplace par le lievre lilane qui porte en hiver une livree
Manche. Les marmottes sont ici dans leur domaine qui va
de 1500 in. ä 3000 m. et au-dessus. Comme on le sait, elles
passent l'hiver plongees dans un profond sommeil. Le roi
dis montagnes est le chamois qui appartient aussi ä la
region des neiges. Tandis que, gräce aux territoires re-
serves etablis partout, le chamois se trouve souvent encore
en troupeaux nombreux sur les hautes solitudes, le bou-
quetin a maintenant entierement disparu du sol suisse.
Le lynx, le loup sont egalement tres rares, de meme que
l'ours, qui est retire dans les vallees les plus isolees et les
plus inaccessibles. II a pu se maintenir dans le S. et l'E.
de la Suisse et, chaque annee, on en tue encore quelques
exemplaires, mais, comme le cerf, le sanglier, il appartien-
dra hienlöt ä l'histoire.
Dans la region la plus elevee, la region des neiges, la vie
diminue considerablement, quoiqu'elle ne s'eteigne pas.
La flore et la faune se comportent de la meme maniere, ä
la vie vegetale fort reduite correspond une faune pauvre.
Pour toutes les deux, les conditions biologiques sont des
plus defavorables: un ete tres court interrompu par des
gelees et des chutes de neige, puis un hiver exceptionnelle-
ment long; les precipitations atmospheriques se presentent
presque toujours sous forme de neige.
Toute une serie d'animaux habitant plus bas viennent,
pendant la bonne saison, sur la hauteur, les uns pour y
chasser ou chercher une nourriture vegetale, d'autres s'y
retirent, poursuivis par leurs ennemis et d'autres encore y
ont ete amenespar les vents. Ainsi on trouve frequemment
sur les neves des insectes de difl'erents ordres qui provien-
nent des regions inferieures et ont succombe au froid. Ces
hötes volontaires ou involontaires fönt la transition entre la
faune nivale et celle des regions inferieures, mais la plu-
part sont plutöt accidentels et par cela meme de peu d'in-
teret.
Parmi les animaux inferieurs de la region des neiges,
nous en trouvons un certain nombre dont cette region est
le veritable habitat, ce sont quelques insectes et araignees
et plusieurs mollusques, comme par exemple la Vitrina
glacialis. La plupart se nourrissent d'animaux provenant
accidentellement des regions inferieures. Les araignees se
trouventencore en grand nombre. ce quiprouve leur grande
resistance vitale ; elles se nourrissent d'animaux tandis que
la puce des glaciers qui sautille sur la neige se nourrit des
algues qui constituent ce qu'on appelle la neige rouge. Tous
les insectes de la region nivale sont de couleur foncee et peu
possedent des ailes. A la limite inferieure de la region, le
nombre des especes augmente rapidement, ainsi une dou-
zaine de papillonsy vivent habituellement, mais trois seu-
lement se rencontrent aussi dans la partie superieure. La
faune des coleopteres est la plus riche, eile se compose sur-
tout de coleopteres coureurs ä ailes courtes.
Tandis que la faune terrestre compte surtout des ani-
maux qui ne vivent pas continuellement, mais tres souvent
accidentellement sur ces hauteurs, la faune aquatique, lä oü
eile resiste aux intemperies, est composee d'animaux qui,
par le milieu dans lequel ils vivent, sont forces d'y rester
toute l'annee. L'eau etant un accumulateur de chaleur per-
met un developpement de vie relativement beaucoup plus
intense que celui de la surface de la terre. Ainsi les lacs
au-dessus du Grand Saint-ßernard, situes entre 2600 et 2700
m., renferment un certain nombre d'especes de vers, de
crustaces, de protozoaires, d'insectes (larves et adultes), de
mollusques et trois poissons. Beaucoup de ces especes, au
nombre de cinquante environ, sont representees par un
noinbre considerable d'individus. Mais c'est seulement dans
les grands massifs que la vie animale monte si haut. La
limite superieure de la vie animale est placee dans les di-
vers massifs ä dill'erentes hauteurs, eile monte plus haut
dans les massifs, etendus et eleves, et reste plus bas dans
les massifs d'altitude inferieure et de moindre etendue.
Les bassins de la region subnivale et nivale de meme alti-
tude sont en general plus riches dans les montagnes d'une
hauteur plus considerable et dont le massif occupe une
plus grande superficie.
La truite, le vairon, les amphibies et les reptiles arrivent
jusqu'a la limite eutre la region alpine et la region des
ALP
ALP
.7.1
neiges. Les oiseaux sonl exclusivemenl des oiseaux seden-
taires . le coracias a bec rouge, la Corneille des \lpes au
bec iaune y vivent en troupes. Le pinson des neiges vil
aussi de preference endessusde la limite des forets. Entre
les phododendrons et les eboulis se trouvenl les beaux lago-
pedes qui, eux aussi, savenl s'adapter au milieu ambiant,
puisqu'en hiver ils sunt blancs et en elö tachetes de brun,
Bsaleur qui les derobe meine aux yeux des chasseurs.
eile doit certainement passer bien peniblement l'hiver.
Iniis les autres mammiferes qu'on rencontre en 6te dans
ces regions doivenl redescendre dans la vallee pendant la
saisuii Ironie; cm doitdonc les considörer commedes hötes
de passage. Pour des raisons faciles ä comprendre, la vie
hivernale ilrs aiiimaux de rotte rrgion rsl trrs peu eonnue,
ce (|iii l'ail. quo la liste des habilants aug nlora saus
doute quelque peu ä mesure que se poursuivront les re-
cherches scientifiques.
La Iaune alpine esl trailoo dune inaniere magistrale
dans Tschudi, Les Alpes, raais des renseignements pre-
cieux et plus recents se trouvent dans V. Fatio, la Faune,
en t> vol. et dans F. Zschokke : Die Fauna hochgelegener
Gebirgsseeen. |i> r C. Brbtscher.]
(I. AGRICULTURE, SYLVICULTURE, ELEVAGE DU
BETAIL, MINES, INDUSTRIE, COMMERCE, etc., seront
traites dans les seclions de l'article SuiSSE.
ALPETLISTOCK (C. Grisons, I). Hinterrhein). Som-
met de 2393 m. qui forme le contrefort N.-E. du Piz
Tambo, et s'eleve entre la route du Splügen, ä IE., et le
vallen du Tambo, ä 10.
ALPETLISTOCK (C. Uri). 2600m. Mamelon rocheux
groupe du Damma), separantles deux branches du glacier
de Tiefen, et qui descend vers la route du col de la Furka
(versant uranien).
ALPETTA (C. Grisons, U. Über Engadin). 2256 m.
Joli petit belvedere au N. de Samaden.
ALPETTA (FIL)(C. Grisons, D. Vorderrhein, Com.
Sedrun). 2572 m. Crete gazonneuse avec alpage du meine
nom ä son pied E., (|ui forme le dernier renflement N. de
la chaine du Piz Blas et vient mourir un peu au midi de
Sedrun, dans la haute vallee du Rhin anterieur.
ALPETTA (PIZ) (C. Grisons, D. Vorderrhein). Sem-
mel de 2767 in. qui s'eleve ä l'extremite E. de la chaine de
l'Oberalpstock et domine ä la fois le vallon de Rusein et
la vallee du Rhin Anterieur, un peu au N.-E. de Disentis.
ALPETTAS (PIZ) (C. Tessin, D. Blenio). Somrnet de
2981 in. qui s'eleve un peu au S.-E. du Piz Terri, au fond
du val Luzzone, en amont d'Olivone dans le groupe de
l'Adula.
ALPETTES (LES) (C. Fribourg, D. Veveyse, Com.
Semsales). 1416 in. Montagne situee au N.-E. de Semsales,
fait partiedu chainon du Nireniont, au N.-Ü. du Moleson ;
forets magnifiques, vue etendue. Metairie des Alpettes
(1344 m.).
ALPETTO, ARPETTO et ARPETTI (C. Tessin)
Nom donne, dans plusieurs localites du canton, ä de petits
alpages ou l'on prepare du beurre et du fromage maigre.
On en trouve plusieurs dans le Sotto Ceneri, appartenant
ä la com. d'Arosio, et aussi dans le Sopra Ceneri, val Ver-
zasca, val Maggia, etc.
ALPGASSE (C. Herne. 1). Interlaken, Com. Gündlisch-
wand). 710 m. Maison au bord de la Lütschine noire et
chemin conduisant de Gündlischwand aux alpages d'Isel-
ten et de Blatti.
ALPGNOFERSTOCK (C. Uri). 2763 m. Nom donne
autrefois au Gross Buchen (massif du Scheerhorn), mais
res, i vi' aujourd'hui au somrnet S.-E. Au midi de ce som-
nirt sunt les preeipices (Platten) d'Alpgnof, et au S. du
Gross Kuchen, le novo d'Alpgnof. Tous deux sont dornines
par l'alpe de Gnof, qui leur a donne son nom.
ALPHUBELIC. Valais, D. Viege). 4207 m. Somrnet
neigeux, dans le Saasgrat, entre les vallees de Zermatt et
de Saas, et immediatement au S. des Mischabelhörner.
L'ascension se fait en 12 heures de Saas.
ALPHUBEL (COL D') (C. Valais, D. Viege). 3S< 12 in.
Passage de glacier au S.-E. du pic de l'Alphubel et au
N.-O. de l'Allalinhorn : il öftre la route la plus facile en-
tre Saas-Fee et Zermatt.
ALPIEN (COL et GLACIER D') (C. Valais, I). Pla-
gue). Le grand glacier d'Alpien, aujourd'hui tres en reeul,
couvre, ä l'E, du Simplon, le versanl S, du Monte I ne
dans les Alpes I ,opoll I iell lies . Le lorrelil ipii soeoule deee
glacier descend par le- clia letS d \ Ipien . 1607 m., an lias
duquel il l'ail süperbe easeade a l'eiitri'e de la O II bn
Gorge de Gondo, aur la route du Simplon. I n col de glacier
facile, le col d'Alpien (3077 m.), ne de l'angle S.-O. dece
glacier par le vallon de Hohmatten au village de Simplon.
ALPIENRUNG (C. Valais, II. Brigue, Com. Siniploni.
2054 m. Groupe de chalets ä la frontiere italienne, au
pied du .Monte ( larnera.
ALPIGIA (C. Tessin. Il Maggia). I 'Klll-2'|IK> ,,i. Alpage
pri\(' aur les 'i com. de Fuaio, Peccia, Prato, Sornico, <lm-
te val Lavizzara, ä I h, 30 min. de Fusio.
alpiglen (C, Peine, li. Interlaken, Com. Grindel-
wald). Hill in. Croupe de ehalel-. a ini-elieinin enlre
Crindidwald et la Petite Scheidegg. Alpiglen es1 l'unique
stati Iuch.de fer entre ces deux locälitös. Petit hölel.
ALPIGLEN (C. Herne, l>. Interlaken, Com. Hai. kern).
Croupe de chalets a 1571 in., sur les pentes E. du Cem-
menalphorn (2064 m.) et ä 3 Um. 0. d'Habkern.
ALPIGLENM/EHRE (C. Herne. D. Seliwar/enliourg).
Crete rocheiise (point culiiiinant 2117 in.) de la chaine
Kaiseregg-Stockhorn. II s'eleve au S.-O. de l'Ochsen, en-
tre les vallees de la Singine Croido et de la Siinine. Sur
le versant N.-O., a 1673 in. et 1474 m., se trouvenl les cha-
lets d'Öberet d'Unter-Alpiglen.
ALPLERHORN (C. Uri). Somrnet de 232S in. (avec
un contrefort <>.. l'Alpleregg (2300 in.). II s'i'deve un peu
ä l'O. de l'Alplerstock (2385 in.), et un peu au X. du lac
d'Alpler (Alpler-Seeli) (20 l Jl in.), au S.-O. duquel est
['Alplerthor (2519 m.). Toutes ces eimes se dressent dans
les contreforts N. de la Windgälle, du Schächenthal, et
entre les vallons d'Hüri et de Ruos.
ALPLERSTOCK (C. Uri). Somrnet de 23S5 m. for-
mant le contrefort N.-E. des Schächenthaler Windgallen
et dominant le haut Bizithal. II est reliä par une arete ä
l'Alplerhorn (2328 m.).
ALPLI (GLACIER D') (C. Berne, D. Oberhasli).
3'K »0-2327 in. Glacier qui descend ä l'O. de la crete qui forme
la limite O. du glacier du Rhone, vers le vallon de Gelmer,
immediatement au-dessus de la chute de la Handeck.
ALPLIGEN (COL D') (C. Uri). 2778 m. Col facile de
glacier, qui fait communiquer le village de Realp avec
l'alpe de Göschenen. Sur le versant de la vallee de Gö-
schenen on descend par le glacier d'Alpligen.
ALPNACH (C. Ohwald) i66m. Com, vge et paroisse
situi' 1,5 km. S. d'Alpnachstad ei ä t> km.N. de Samen sur
le petit Schlieren, dans la vallee fertile de Samen. Station
de la ligne Lucerne-Hrunig et a 5,5 km. N.-N.-E. de Samen.
La com. avec les villages de Niederstad, Schoried et Alp-
nachslad compte 2(59 mais.. 1901 h. doiit 158 protestants,
le vge 69 mais., 512 h. Bureau des postes. Teb-graphe, tele-
phone. Belle eglise avec coupole elanc^e, sonnerie har-
monieuse ; grandes foröts; institutions philanthropiques.
Eleve du betail. Fabrication de chapeaux de paille ; deux
fabriques de parquets ; en ete. les jeunes gens cherehenl
des emplois dans les hötels. Le 15 novembre 1315, le comte
de Strassberg fui battu par le- Conföderes pres du Rübi.
Trois croix marqueul l'emplacemenl de ce combat. .
ALPNACHSEE (C. Ohwald). Nom donne au hassin
occidental du Lac: des Quatre-C antons. Voir ce nom.
ALPNACHSTAD (C. Ohwald, Com. et paroisse d'Alp-
nach). 4'pO m. Hain, situe au bord du lac des Ouatre-Can-
tons (Alpnachsee) au N. du vge d'Alpnach. Tele de ligne
du eh. de fer du Pilate. Station et deharcadere. Bureau
des postes. Telegraphe, telephone. 31 mais ,356 h. catho-
liques: quelques protestants. Agriculture et eleve du be-
tail. TuUeries et carriere ä Niederstadt. Aux XlV e et XV e
sieeles, quelques Winkelried y ontvecu; ils etaient bour-
geois d'Alpnach et possedaient des marais maintenant cul-
livos e1 d'oü ils ont tire leur nom.
Hans la nuit du 27 au 28 aout 1802, les troupes helveti-
ques, a la sohle de la France, cornmandees par le general
Andermatt, l'urent surprises et battues par les Unterwal-
diens au Rengg.
ALPSCHELENHUBEL (C. Berne, I). Frutigen).
Sonnuei de 2251 in., appartenant au massif du Lohner, ä
l'O. de Kandersteg; l'ascension se fait, sans difficulte, en
3 heures de ce village. Vue süperbe.
60
ALP
ALP
alpsiegel (C. Appenzell Rh.-Int.). 1768m. AJpage
sur une des aretes au N.-E. du Säniis ei ä - km. environ
au S. de Brülisau. liHi ha.
ALPSTEIN. Nom donne quelquefois au massif situe
dans les cantons d'Appenzell el de Saint-Gall el donl le
poinl culminanl est le Säntis (2504 in.).
ALPSTEIN (C.Grisons, D. Plessur). Sommet de 2306 m.
Station d'Alpnaohstad.
in X. du Schwarzhom de Parpan et au S. du villagc de
Tschiertschen dans la vallee de Schanligg.
ALPSTEIN (C. Grisöns, I). Unter-Landqnart). Nom
donne aux escarpements raides et rorhoux qui forment le
versant suisse (versanl S.) du massif de la Scesaplana sur
les liniites du Prätiyau et du Vorarlberg.
ALPTHAL (C. Schwyz, 1). Schwyz)': 1000 m. Com. et
village au pied N. des Mythen ; sur la rive gauche de l'Alp,
ä 6,5 km. de la Station terminale d'Einsiedeln, ligne Wä-
denswil-Einsiedeln. Repöl des postes, telephone. 70 mais.,
406 h. catholiques. Eleve du betail, tissage de la soie, im-
portant commerce de bois.
ALPWIES (C. Appenzell, Rb.-Ext., B. Hinterland.
Com. Ernasch). 843 in. Hameau ä 1,5 km. S. de la Station
d'Urnäsch, ligne Ilerisau-Appenzell, au bord du ruisseau
du meine nom. 7 mais., 74 h.
ALTACHEN (ÄUSSERE, INNERE) (C. Argovie,
I). Zofingue). 5 mais. appartenant en partie ä la com. de
Zofingue, en partie ä celle de Rrittnau, ä 1 km S. de Zo-
fingue, li^ne Olten-Lucerne, a 500 m. de la Wigger. 57 h.
ALTANCA (C. Tessin, [). Leventine, Com". Quinto).
1392 m. Petit hameau, fraction de Quinto, ä mi-chemin
flu Tessin et du lac Ritom ; on y passe en se rendant d'Ai-
rolo ä l'hötel Piora, situe au hord de ce lac, ä 4,5 km. de
Ambri-Piotta. Station du Gothard, 31 mais , 175 h. cath.
Eleve du betail. Emigration en France comme fumistes,
peintres, vitriers et rötisseurs de chätaignes.
ALTAVILLA (Hauteville) (C. Fribourg. D. Lac,
Paroisse Morat). 547 in. Nom d'origine latine. Vge et com.
a 3 km. de la Station de Char y. ligne Moiat-Lvss, ä 4
km. de Moral. 170 h. protestants de langue alle'mande.
Agriculture et eleve du betail. On y a decouverl quelques
ruines romaines.
ALTBERG (OBER et UNTER) (C, D. et com.
Schwyz). Croupe de chalets ä 1 255 in. et 1436 m. sur le
i inhiiii de Schwyz ä Oberiberg, ä 8 km. E de Schwyz.
ALTBERG (C. Zürich, I). Dielsdorf). 6.35 in. Sotnmite
principale de la ligne de collines boisees qui bordent. a
droite, la vallee de' la Lirnmat au N.-O. de Zürich.
ALTBRÜN (('.. Lucerne, R. Willisau). 550 m. Com. et
vge dans la vallee du Rothbach, sur la rive droite de ce
ruisseau, a 5 km. de la Station de Zell, ligne YVohlhusen-
Langenthal. Voiture postale jusqu'a Zell, teleg., teleph.
Com., 107 mais., 973 h. cath., vge, 50 mais., 479 h. Pa-
ioi-.se lirossilieluil. Agriculture; pommesde lerre, eleve du
betail, fabrieation du IVomage. Tissage du crin et de la
paille. Ruines du chäteau de Griinenberg, berceau de la fa-
milledes Chevaliers de Ralm dont Tun des membres fut,
en 1308, parmi les regicides de l'empereur Albert Apres
ce meurtre le chäteau subit un long sieye.
ALTDORF (C. SchafThouse, R.' Reyalh). 527 m. Com.
faisant partie de la paroisse d'Opfertshofen, situee dans
une petite vallee laterale de la Biber, a la frontiere badoise,
ä 7 km. N.-O. de la Station de Thayngen, ligne Schall-
house-Conslance. Bureau des postes, telegraphe, tcMe-
phone. 54 mais., 225 h. Tuilerie, carrieres.
ALTDORF ou ALTORF (C. Uli). Altitude 454 m. vers
"'hötel de ville. (Bourg, chef-lieu du canton).
46°53 lat. M. et 6° 18' 15" E. de Paris; ä 90 km.
E.-S.-E. de ßerne et ä 3 km. du lac des Qua-
tre-Cantons, au pied de la foret et des rochers
du Grünberg. Le bourg est ä l'issue de la nou-
velle route du Klausen et ä 1 km. de la ligne
du Gothard dont Altdorfest l'une des stations. Bureau
des postes, telegraphe, telephone. 400 mais., 3117 h. ca-
tholiques. Les bätiments publics d'Altdorf sont nombreux :
rhötel-de-ville, oü siegent le tribunal, le Conseil d'Etat
et les hureaux du gouvernement ; on y conserve les dra-
peaux des batailles de Morgarten et de Sempach; la ca-
serne et l'arsenal, le penitencier, plusieurs Colleges, un
institut cantonal d'eduealion, les höpitaux au nombre de
deux : l'höpital cantonal dote par l'ingenieur K.-E. Müller,
et l'höpital pour les pauvres voyageurs etrangers, une
maison d'orphelins. Oi'ölques constructions particulieres
ont conserve, dans leur amenagement interieur. un cachet
antique; entre autres la maison Fauch. Quelques vieilles
fontaines ornees de colonneset de statues existent encore.
L'eglise paroissiale possede un tres riche tresor et quel-
ques tableaux de Van Ryck. d'Holbein et de Carracbe, un
relief en marbre d'Imhof representant la Madone et l'En-
fant Jesus. Sur la place principale s'eleve encore une
vieille tour ornee de peintures, erigee probablement par
les Alamans et contre laquelle se,; trouve le monument
de Guillaume Teil (1895) de Bich. "Kissling. Pendant les
eles de 1899/1900, on a represente, sur un theätre Vrige
speeialement dans celte intention, le « Guillaume Teil » de
Schiller, tous les acteurs etaient des citoyens d'Altdorf. Au-
dessus d'Altdorf, d'oi'i l'on jouit d'une vue splendide sur la
vallee inferieure de la Reuss avec ses cinq villages, s'eleve
le couventdes Capucins; ä cöte est bäti le pavillon Waldegg
Plan de la
d'Altdorf.
sur l'emplacement meine oü, il y a cent ans encore, se
voyaient les ruines du celebre Zwing-Uri. La population
s'occupe en grande partie d'agriculture. Les eaux du
Schlichen, captees ä Bürglen. fournissent 400 chevaux de
force, quantite qui puurrait etre doublee et qui sont utili-
sees pour l'eclairage electrique du bourg, une filature de
filoselle, les laboratoires federaux. Trente-six societes
ALT
ALT
61
politiques, industrielles, alpines Bicales. Le föhn qui
Souffle ires souvenl dans la vallöe de la Reuss en tempere
beaucoup le climal el eleve la tempörature
yenne de rannte ä 9, l (moyenne de
janvier, 0, 2, de iuillet 18°). C'esl ä res
conditions particuiieres qu'Altdorf doil de
posseder plusieurs plantes transalpines. Le
chataignier meme croit ä partir de l'entröe
du Schächenthal jusqu'ä HMMi m. d'alH-
tude.
La fondation d'Altdorf est tres ancienne,
eile 'laic peut-e*tre des Romains. Altdorf
existail probablemenl döjä au temps des
invasions des Alamans. i \" < > i r • fEschli: Les
commencementsde laConfederationsuisse).
La paroisse est certainement aussi ancienne
que Celle de Bürglen et de Silenen (857)
quoiqu'il n'en soil fail mention qu'en 1244.
En l'an 1231, A rf ful döclaröe ville li-
ln i imperiale; 60 ans plus tard, en I291,
eile s'allia ä Schwyz, Unterwald et Zürich
et pril um' pari active aux lüttes d'alors.
A plusieurs epoques, en I400, I693, 1799,
Alidmi l'ui partiellement ou totalement di-
truite par le feu. En 1799, eile souffrit
cruellement de l'invasion francaise et du
passage des Russe« de Sou\arolf. Allurl' est
la ville natale des chroniqueurs ' Francois-
Yincent Schmidl (1758-1799), du I)' K.-F.
Lusser | 1790- 1859), auteur d'i uvrage
de geographie sur le canton d'Uri, paru
en 1834, de l'ingenieur K.-.M. Müller (1804-1870), cons-
tructeur du pont de la Nydegg, a Herne, el de plusieurs
autres punts sur la route du Saint-Gothard et sur celle
de l'Axen, du philanthrope K. Muheim (-j-1882), du sculp-
ältein (C. Grisons,
tagneet päturaged( la vall
». ALbula, Cum \\ i.' .ii . Won-
c <le la Landwasser, entre Davos
Monument de Onillaume Teil ä Altdorf.
feur (mhof (fl896), du botaniste Antuine Gysier (fl886)
el de quelques officiers superieurs qui se sunt distin-
true's au Service oranger; le plus illustre est le general
Schmid.
el Wiesen, ä 4 km. N. de cette derniere localite, domine"e
par le Valbellaliorn ('27(lii m.) Les chalets les plus eleves
de ceiie alpe sont ä 2130 m., Textrömite" E. (2380 m.) est
l'Alteingrat.
De cette alpe, l'Altein-r'urka du eul d'Altein (i")06 in.)
inetie ä l'O. au creux du Tiefenliei-L; d'Allein. (In y trouve
un lac d'oü sort le ruisscau d'Allein qui se jette dans le
Plessur, un peu au-dessus du villa^e d Aius.i.
ALTEINGRAT (C. Grisons, D. Albula). Sommet de
2380 in. Avant-mont de la chaine de l'Amselfluh, fermanl
au S.-O. la vallee de Davos. Ascension facile de Glaris
ou Wiesen par les Alpes d'Alvaschein et d'Altein.
ALTELS (C. Berne et Valais). 3636 m. Belle Cime
neigeuse, qui s'öleve ä l'extremite N.-O. du massif du
Balmhorn et domine le chemin de la Gemmi, d'oü l'as-
cension est facile en 4 heures.
Le 11 septemhre 1895, cette sommite fut la cause dum'
catastrophe produite par l'eboulement, dans la base du
glacier de l'Altels, dun segmenl ä peu pres circulaire
dont la corde mesurait environ 550 m. et le volume pres
de 4 millions de m 3 . Cette masse vinl s'abattre sur le val-
lon de la Spitaluiatte, l'ensevelissant sous une couche de
debris avec les 6 hommes et les 158 tetes de hetail qui
l'habitaient. La surface recouverte par cette avalanche de
glace et de debris rocheux entrainös a ete de Dil) hectares,
dont 10 de l'uret d'aroles completement detruits. En 1782.
une avalanche du tneme genre s'etait de*jä produite dans
ce glacier.
ALTEN (C. Zürich, D. et paroisse Andellingen, Com.
Klein-Andelfingen), BUS m Vge sur les bords de la Thur,
ä 3 km. O. de la Station d'Andelfingen, sui' la ligneWinter-
Iliuur-Sehall'huuse. Depot des pustes. "254 h.. pruleslanls.
39 mais. Viticulture et eleve du hetail.
ALTENBERG (C. Berne. I). Berne). Ancien quartier
excentrique de Berne, au N. de la ville sur la rive droite
de l'Aar, entre les ponts de la Nydeck et d'Altenberg. C'e-
taient aneiennenient des vignobles pussi'di^s par (juelques
1 rgeois de Berne. Sa Situation est tres ensoleillee. Au-
junrdhui ce quartier, de meine que le quartier \<>isin de
ihn
de
Rabbenthal, est un lieu de villi'
ville. Grand hopital prive" Salem.
ALTENBERG (C. Berne, D. Berthoud). 7:'.l m. Fenne
de la com. de Ileimiswyl, situee ä 1,5 km. au S.-O. du
\ illage de ce nom.
ALTENBERG (C. Schwyz, D. et Cum. Einsiedeln).
950 m. Deux fermes situ^es a proximitö du pont de la
Biber sur la ligne Einsiedeln -\\ '.-idenswil.
ALTENBERG (HINTER el VORDER) (C. Zürich,
D. Zürich, Com. et paroisse Birmensdorf). 533 m. Groupe
ALT
ALT
de mais. situös a 2 km. S.-O. de Birmensdorf, ligne Zu-
rich-Zoug. 32 h.
ALTENBURG (C. Ai-ovie. D. .'I Com. Brugg). 348 in.
AltH
ap]
^boulemoüt de
Vge. situe sur la rive droite de l'Aar, ä 1,25 km. 0. de la
Station de Brugg, ligne Olten-Zurich. Depot des postes. 38
mais., 102 h. protestants. Agriculture et eleve du betail.
Paroisse de Windisch. La commune d'Altenburg a ete in-
corporee ä celle de Brugg en 1901.
Altenburg fut, au temps des Romains, un des postes
fortilies du" camp de Vindonissa ; on en voit encore les
ruines. On suppose que ce furent les Romains qui
lirent sauter les rochers pour faciliter la navigation du
lleuve.
ALTENBURG (C. Zürich, I). Dielsdorf, Com. Regens-
dorf). 440 m. Harn, ä 1 km. E de la Station de Regensdorf
(litme Zurich-Affoltern-Baden), ä 500 in. O. du Katzensee.
9 mais., 82 h.
ALTENDORF (C. Saint-Gall, D. Werdenberg, Com.
Buchs). 465 m. Gros hameau au pied N. de l'Alvier, dans
une Situation abritee des vents, ä 1 km. S. de la Station de
Buchs, ligne Sargans-Rheineck. Voiture postale Buchs-
Gams. 75 mais., 492 h. protestants de la paroisse Buchs.
Eleve du betau, agriculture, culture des arbres fruitiers,
pommes de terre, mais, legumes. Moulin. Broderie. Fa-
brique de lil. Objets en bois.
ALTENDORF (C. Schwyz, D. March). 429 m. Com.
et vge pai'oissial qui s'etend du bord du lac de Zürich a
l'Etzel et ä 2 km. O. de la Station de Lachen, ligne Zurich-
Linthal. Sol montagneux, beaux points de vue. Bureau
des postes, telephone. 232 mais., 1279 h. Biches prairies,
arbres fruitiers. Commerce de bestiaux. Carrieres de sä-
ble. Tissage de la soie. Sur la colline de Saint-.Iean, pres
du village, se trouve une chapelle qui possede trois autels
lateraux de style gothique, avec de riches sculptures,
montees en or. Ces autels, comme la chapelle elle-meme,
furent restaures en 1892 et sont consideres aujourd'hui
comme un des plus beaux monuments de l'art religieux.
Cette chapelle est probablement un fragment du chäteau
du vieux Rapperswil, berceau des comtes de Rapperswil,
qui existait dejä en 972 et qui fut detruit apres le mas-
sacre de Zürich en 1350. En 1704, le village fut partielle-
rnent detruit par un eboulement.
ALTENGRAT (C. Berne, D. Signau, Com. Trüb).
1076 m. Ferme et auberge situees ä 4 km. ä l'E. de Trüb,
dans le vallon du Fnnkhausgraben.
ALTENIGA (C. Tessin, D. Blenio, Com. et paroisse
Leontica). 876 m. Fiaction du village de Leontica, ä 5 km.
de Dongio et ä 17 km. de ßiasca. 26 mais. en bois tres an-
ciennes avec galerie. 100 h. Eleve du betail. Forte Emi-
gration periodique en hiver comme marchands de chä-
taignes.
ALTENKLINGEN(C.Thurgovie,D.Weinfelden,Com.
Wigoltingen). 479 m., a 2,5 km. de la Station i'e Märstet-
ten (ligne Frauenfeld-Romanshorn). Chäteau situe sur une
colline rnluui't'c d'un torrent et de deux profonds ravins.
11 renferme d'admirables collections : tableaux, vieilles
armes, armoiries, etc. Les domaines des barons
de Klingen etaient tres vastes et s'etendaient
sur toute la contree voisine jusqu'au lac infe-
rieur. Ds comprenaient, en outre, quelques
parcelles pres de Bäle et en Alsace, ainsi que
le patronage du monastere de femmes de
Münsterlingen. Les Klingen bätirent la petite
ville de Klingnau, en Argovie, et le'monastere
de femmes de Feldbach pres Steckborn. La
famille des Klingen remonte au', IX B _, siecle.
Plusieurs de ses membres s'illustrerent dans
es armes et dans les lettres. Aujourd'hui Al-
tenklingen appartient ä la famille Zollikofer
qui le possede depuis 1583. Jusqu'en 1798, les
Zollikofer eurent droit de justice sur les vil-
lages de Märstetten et de Wigoltingen.
ALTENOREN (ALPE D') (C. Glaris),
au S.-O. du village de Linthal. Päturage
d'une superlicie de 200 ha, capable de nour-
rir 138 vaches. II y a trois groupes de chalets
de 1450 ä 1862 m.
ALTENORENSTOCK (C. Glaris, Com.
Linthal). Sommet de 2898 m., au S. de
alpe du meme nom qu'il domine. Un peu
plus haut que cette derniere, la section Bach-
tel du Club alpin suisse a fait construire, en
1897, la Cabane Clarida, afin de faciliter
les courses ä faire autour du neve des Clariden, qui s'e-
tend au S.-O. de cette cime.
ALTENRHEIN (C. Saint-Gall, D. Unter-Bheinthal,
Com. Thal). 401 m. Vge situe au bord du lac de Constance,
ä 2 km. E. de la Station de Staad (ligne Borschach-Sargans).
28 mais., 207 h. cath. Agriculture et exploitation de gravier.
ALTENSTEIN (C. Appenzell Bh.-Ext., I). Vorderland,
Com. Heiden et Wolfhalden). 880-900 m. Hameau forme de
maisons isolees dont cinq appartiennent ä la commune de
Heiden et trois ä celle de Wolfhalden, ä 2 km. S.-E. de
Heiden. 45 h. Tissage et agriculture.
ALTENTHAL (C.Lucerne, D. Willisau, Com. Langnau).
530 m. 5 mais. ä 2 km. 0. de Langnau et ä 4 km. S.-O. de
la Station de Reiden, ligne Lucerne-Olten. 54 h.
ALTEN WEGEN (C. Saint-Gall, D.Gossau, Com. Strau-
benzell). 657 m. Petit ham. de la paroisse de Bruggen situe
sur la rive gauche de la Sitter, ä 2 km. de la Station de
Winkeln, ligne Saint-Gall-Appenzell. 9 mais., 53 h.
ALTER (C. Glaris, Com. Filzbach). 712 m. Ham. sur les
pentes rapides du Auf dem Ober (1017 m.), ä 500 m. S. du
lac de Walenstadt. 7 mais., 36 h.
ALTERSWIL (C. Fribourg, D. Singine). 760m. Com. et
vge paroissial situe sur la rive droite du Gotteron, ä 10km. E.
de Fribourg. Bureau des postes. Teleph. Egliseconstruite
en 1872-1873. Caisse d'epargne. Vge: 25" mais., 157 h.
Chäteau d Altenklingen.
Com. : 204 mais. La com. compte avec les ham. de Galtern,
Gerenwil, Iffertswil, Zum Holz, 1334 h., 995 catholiques,
333 protestants; langue allemande. Agriculture et eleve
du betail, fromageries. D'apres une tradition populaire,
ALT
ALT
63
il doit avoir existe ä AJterswi] un temple pai'en. En cons-
(ruiaant l'eglise actuelle, on mit ä decouverl des monnaies
et des ruinea romaines. Au moyen äge, Alterswil fut une
■eigneurie qui appartint longtempa a La famille Velga.
Gatte commune lit partie, plus tard, des anciennea terrea
de Fribourg, formant, avec Saint-Antoine ei Sainfc-Ours,
l;i paroisse de Tavel. Ce n'eal t|m- depuia 1894 qu'Alterswil
aal cnuc en paroiase.
alterswil (G. Saint-Gall, D. Unter-Toggenburg,
Com. Flawil). 760 m. Ham. ä 2 km. S.-E. de la Station de
Flawil, ligne Saint-Gall-Wil-Winterthour, aur la route de
Flawil ä Degersheim, entouree d'arbres fruitiers. Depot
j$aa postes, telegraphe, telephone. 20 mais., 125 h., la pJu-
Barl protestants; paroisae Flawil. Agriculture, culture dea
irbrea fruitiers, eleve du betail, laiterie. Broderie, tissage
ä la main, commerce de betail. Helle Situation, vue splen-
dide sur une partie du lac de Consta nee,
du canton de Thurgovie et de la contree
de Saint-Gall jusqu'ä Wil (Nullen).
ALTERSWILEN (C. Thurgovie, D.
Kreuzungen). 530 m. Com. et p<tit vge pa-
roissial dans le haut Kemmenthal, entre
Consianee ei Weinfelden, Stations les plus
rapprocliees : Emmishofen, 5 km.; Kreuz-
ungen, ti km. Depot des postes. Telephone.
2'i mais., 124 h. ; la com. compte '259 mais.,
1883 h. dont 97cath. Prairies, cereales, ar-
bres fruitiers. l'ossede une helle egiise, avec
une elegante tour de 60 in. de hauteur et
une cloche datant de 1363. Grand et beau
College avec ecoles primaires et secondai-
res. Sociotes d'agriculture, de chant, biblio-
theque pour la jeunesse. Appartiennenl en-
core ä la municipalite, outre Alterswilen,
les 6 sous-communes : Neuwilen, Lippolt-
swilen, Ellighausen, Dippishausen, Siegers-
hausen et Altishausen. La paroiase com-
prend,ä cötede la commune d'Altersuilen,
les endroits suivanls situes dans le district
de Weinfelden : Engelswilen et Todtnacht
avec la liliale Hugelshofen au pied N. de
l'üttenberg.
ALTHAUS (C. Berne, I). Aarwangen,
Com. Gondiswil). 682 m. Mais, et auberge
B 1 km. S. de Gondiswil et ä 2 km. de
lluttwil. Signal de l'Althaushöhe, 732 m.
ALTH/EUSERN (C. Argovie, I). Muri, Com. Arislau).
422 m. Vge de la paroisse de Muri, ä 2,5 km. N.-E. de cette
localite, Station de la ligne Brugg-Lucerne, dans la vallee de
la Reuss. Depot des postes, voiture poslale Muri-ßremgar-
ten. Telegraphe. 46 mais., 372 h. catholiques. Agriculture,
eleve du betail, laiterie. Tressaye de la paille.
ALTHOOS (C. Zürich, D. Dielsdorf, Com. Alfoltern
pres Höngg). 470 m. Hain, sur les pentes du Käferberg
(578 m.), ä 2 km. O. de la Station d'CErlikön, ligne Zurich-
Winlerthour, et ä 4 km. N. de Zürich. 8 mais., 72 h.
ALTHÜSLI (C. Soleure, D. Soleure, Com. et paroisse
Selzach). T134 m. Ferme sur la pente N. de la Hasenmatt,
ä 12 km. de la Station de Selzach, ligne Olten-Bienne. Si-
gnal ä 1333 m.
ALTIKON (C. Zürich, 1). Winterthour). 397 m. Com.
et vge paroissial situe a 2 km. E. de la Station de Thalheim-
Altikon, ligne Winterthour-Ertzwilen-Singen. Depot des
postes. Telephone. Com., 91 mais., 421 h.'; vge, 65 mais.,
282 h. protestants. Vignes, prairies, forets.
Au moyen äge, les seigneurs du village avaient le titre
de barons. Le chäteau et la juridiction tomberent plus
tard en dilferentes mains. En 1696, la ville de Zürich les
acheta et en lit une administration baillivale. En 1791, le
chäteau, tombant en ruines, fut reconstruit. II sert main-
tenant de maison d'ecole.
ALTISHAUSEN (C. Thurgovie, I). Kreuzungen. Com.
et paroisse Alterswilen). 567 m. Vge situe sur une hau-
teur, entre Kreuzungen et Berg, sur la route de Kreuzun-
gen ä Bürglen, ä 6 km. de la Station de Kreuzungen, ligne
Romanshorn-Constance, et ä 7 km. de Celle de Bürglen,
ligne Frauenfeld-Bomanshorn. Depot des postes. Tele-
phone. 32 mais., 137 h. protestants. Culture des prairies.
Trois machines ä broder.
ALTISHOFEN (C. Lucerne D. Willisau). 512 m. Com.
et vge dans la vallee de la Wigger, ä 1,5 km. N.-O. de la
Station de Nebikon, ligne Ölten Lucerne. Bureau di
les. Telephone. La < i., avec les \illagi-s d 'Eiclibünl ei
de leid, compte 97 mais., 744 h., le vge, 'il maia., 358 h.
Eleve des porcs, fabrication du beurre ei du fromage. Dans
la com. se trouve la tuilerie de Nebikon; ä quelque >hs
tance, un moulin ä cylindre ei une filature de laine ; com-
merce important. Le colonel, au service de France, Louis
Pfyffer (1523-1594), surnomme le « Km des Suisses », est
neä Altishofen.
altlandenberg (C. Zürich, D. Pfäfllkon, Com.
Bauma), 668 m. Dam. ä I km. 0. de la Station de Bauma,
ligne wald-Winterthour, sur la pive drohe de Im Toss. 23
mais. ei 125 h. Prairies.
altmann (Limite desC. Appenzell ei Saint-Gall, D.
Ober-Toggenburg). Altus'niom en [latin. Fiere cime ro-
(Santis).
chense de 2438 m. qui s'eleve au S.-E. du Saniis, du
massif duquel il est le sominet le plus remarquable. Ascen-
sion diflicile depuis Weissbad. Fut gravi en 1804 pour la
premiere fois. Escher de la Linth l'etudia geologiquement.
ALTMANN (C. Herne, D. Oberhasli).'Sommet de 3482
m. qui s'eleve sur la crete entre le Finsteraarhorn ä 10.
et 1'Oheraarhorn ä l'E., dominant ainsi les glaciers de
Finsteraar et de Studer. II fut liaptise en 1840 par Desor
en l'honneur du phvsieien ,I.-(i. Altmann, lequel, en 1751,
publia le premier traue systematique sur les glaciers.
ALTMATT (SÜSSERE, INNERE, MITTLERE)
(C. Schwyz, D. Schwyz, Com. Rothenthurm). 3 hameauxle
long de la route de Bieberhrücke ä Rothepthurm, ä 3,5
km. X. de cette derniere localite. 48 mais., 319 h. ^Eussere-
| Altmatt, Station de la ligne Goldau-Richterswil.
ALTMÜHLE (C. Zürich, D. Winterthour, Com. Turben-
thal). Partie du village de Hutzikon, ä 1,6 km. N. de la sla-
tion deTurbenthal, ligne Wald-Winterthour. 14 mais., 98 h.
ALTNAU (C. Thurgovie, D. Kreuzungen). 460 m. et ä
6,5km. S.-E. de Kreu/.lingen. Com. et paroise situee ä 1,5
km. du lac de Constance. Le village meine, donton n'aper-
eoit que la tour elancee de l'öglise protestante, s'etend
agreablementau N.-E. du lac. Station de eh. de fer ä 1 km,
du vge. Bureau des postes, telegraphe, lelephoiie. 200 mais.,
921 h. Des habitants d'Altnau, le 8 ä 10 % est catholique et
le 90",, protestant. Ces deux confessiuns mit chaeune leur
egiise. Ecoles secondaires. Les habitants s'oecupent de plus
en plus de la culture des arbres fruitiers. negligeant la cul-
ture des cereales et de la vigne. L'eleve du betail est insi-
gninant, ä l'exception de celui des porcs. Altnaupossedeune
labrique de broderies et une fabrique d'objets tricotes. En
1798, les habitants ne voulurent pas adopter l'unite consti-
tutionnelle. Ils couperent l'arbre de la liherte et se rendi-
renl avec les pretres ä Weinfelden pour en faire autanl
64
ALT
ALV
&
dans oette localite. Altnau fut alors occupe militairement
quelque temps.
alto (C. Grisons, D. Bernina, Com., paroisse etcercle
de Poschiavo). I06U m. Groupe de maisons disseminees
appartenant au village de Prada, ä 500 m. de celui-ci,
sur la rive droite du Poschiavino, 20 h. catholiques.
ALTREU (C. Soleure, I). Soleare, Com. et paroisse Sel-
zach). 431 in. Hain. Bitue sur l'Aar. ;i 1 km. de la Station
de Selzach, ligne Bienne-Oiten. 23 mais., 186 h. catholi-
ques. Autrefois petite ville appartenant aux comtes de Neu-
chätel-Strassbeig et qui Fut detruite en 1375 par les bandes
du sire de Coucy. Hu temps iles Romains, Altreu s'appe-
lait Atta ripa. Hans fhistoire de la magistrature soleuroise
il est souvent l'ait menlion des seigneurs d'Altreu qui oc-
cupaient une place honorable dans la Republique. Ce vge
i i'ie plusieurs i'ois ravage par les inondations de l'Aar.
ALTRIET (C. Saint-Gall. U. Alt-Toggenburg, Com. et
paroisse Kirchberg). 784 m. Ilameau ä 2 l<m. au S.-O. de
Kirchberg, ä 5 km. de la Station de Batzenheid, li^ne
tlu Toggenburg. 8 mais., 30 h. catholiques et protestants.
Broderie.
ALTRUEDISEGG (C. Schwyz, 1). Küssnacht). 1046
m. 3 mais. sur le tlanc N. du Righi, appartenant a la
com. de Küssnacht.
ALTSCHLOSS (OBER, UNTER) (C. Zürich, D.
Horgen, Com. Hichterswil). 530 et 570 m. Deux groupes
de 11 mais., 53 h., a 1,5 km. O. de Kichterswil, sur une
hauieur pres du lac de Zürich. Ruines de l'ancien chä-
leau de Wädenswil. Voir ce nom.
ALTSTADT (C. Schwyz, D. Schwyz, Com. Sattel).
830 m. Hameau au pied du Morgarten, ä 600 m. N. de la
Station de Sattel (ligne Goldau-Waldenschwil). 11 mais.,
80 h.
ALTSTAFEL (C.Valais, D. Conches). 1852 m. Groupe
de chalets ä 2 km. O. d'Oherwald, et ä 3 km. N. du Rhone,
sur le chemin du Grimsel ä Ulrichen.
ALTSTÄTTEN (C. Saint-Gall, U. Ober-Rheinthal).
— -, 470 m. Com. et jolie petite ville, ä 7 km. ü.
du Bhin, ä 12 km. S. du lac de Constance, au
milieu des vergers et des champs, dans une
Situation des plus riantes. La com. compte,
avec les villages de Hinterforst, Kornberg, Lü-
t ^-< v v_ > ^ chingen, Lienz et Gätzeberg, 1462 mais. et
^*^ 84l2"h., dont 5442 catholiques et 2946 protes-
tants, la ville meme, 727 mais. et 5084 h., eile est reliee
par un tram electrique avec sa Station, ligne de Sargans
a Rheineck. Bureau des postes, telegraphe, telephone.
C'est une ville bien bätie, l'eglise, grande et agreable, sert
aux deux confessions. Couvent des nonnes du Bon-Pasteur,
orphelinat. Les ecoles sont excellentes, les institutions de
bienfaisances nombreuses (Marolani et U. Geisser, deux
philanthropes), rindustrie et le commerce tres actifs.
Beaucoup de fruits ; cidre. Importante exploitation de
tourbe. On y fabrique des mousselines, des broderies, le
transit et les foires ont aussi beaucoup d'importance.
Avant 1410, epoque ä laquelle eile fut detruite par les
Autrichiens, c'etait une ville beaucoup plus considerable
que de nos jours. Les grands incendies de 1587, 1667,
1709 et 1801 la ravagerent rgalement. Des lors, eile ne se
releva jamais enlierernent. Patrie de l'arcliitecte Haltinner
(f 1800) et du conseiller föderal Napff.
ALTSTETTEN (C. Zürich, D. Zürich). 406 m. Com.
et grand vge paroissial, ä 4 km. N.-O. de Zürich, ä 1 km.
S. de la Limmat, sur la route gauche de cette vallee. Sta-
tion de la ligne Zurich-Rrugg. Bureau des postes, tele-
graphe. telephone. La commune compte, avec les harn, de
Kappeli, Hard et Feld 160 mais., 1637 h., dont 1479 pro-
testants et 158 catholiques, vge: 125 mais., 1325 h. Le
village se developpe de plus en plus et formera bientöt
un faubourg de Zürich. On y compte 18 etablissements
soumis ä l'inspection prevue par la loi des fabriques :
1 tissage de la soie, 7 fabriques de produits chimiques,
I imprimerie, 3 fonderies et ateliers de machines, 2 fa-
briques de ciment. Vignes et champs.
On y trouve encore un monument de l'äge de la pierre,
« Le Kindlistein », a Hermetschloo, et des tombeaux de
läge du bronze au Hard. On a decouvert des monnaies
de l'äge du fer ainsi que des antiquites romaines pres de
l'eglise au Karstenbühl et au Loogarten. Au moyen äge,
Altstetten n'avait ni chäteau, ni seigneurs. La vieille
famille de ce nom demeurait ä Altstätten dans la vallee
du Bhin, Saint-Gall. Kn 1432, Altstetten devint une de-
pendance de Zürich. 11 ans plus tard, le village fut brüle
par les Confederes. En 1799, il soulfrit beaucoup des maux
de la guerre.
ALTWEG (C. Lucerne, l). Willisau, Com. Pfaffnau).
510 m. Partie du vge de Pfaffnau, ä 6 km. de la Station
de Beiden, ligne Lucerne-Aarbourg. Voiture postale jus-
qu'ä Beiden. 13 mais., 118 h.
ALTWIS (C. Lucerne, D. Hochdorf). 485 m. Com. et vge
au S. du lac de Hallwil, sur la route cantonale, ä 1,5 km.
de la Station Ermensee, ligne Lucerne-Lenzbourg. Depot
des postes, telegraphe et telephone. Voiture postale Gel-
lingen-Fahrwangen. 71 mais., 349 h. Paroisse de Hitzkirch.
Agriculture, culture des arbres fruitiers, industrie de la
paille faiblement representee, commerce de bois. .loh.
Krauer, l'auteur du « Chant du Grutli », y mourut apres
quelque temps de residence.
ALTZELLEN (C. Nidwald, Com. et paroisse Wol-
lenschiessen). Eglise ä 879 m. Hameau comprenant nom-
bre de chalets, ä l'entree de la vallee d'Engelberg, situe
sur le versant S. des Wallenstöcke, ä 2 km. de la Station
de Grafenort, ligne de l'Engelberg. 231 h., 43 mais., dont
une ecole nouvellement construite. Chapelle du XIV* sie-
de. Eleve du belail. Fabrique de parquets, commerce de
bois et fabrication de fromage.
Altzellen est considere comme ayant ete la demeure de
Conrad Baumgärtner qui tua, ä Stalden en 1307, le bailli
autrichien de Botzberg ainsi que du pieux landamman et
ermite Conrad Scheuber (1481-1559).
ALUN (PIZ) (C. Saint-Gall, D. Sargans). 1482 m. Bel-
vedere bien connu, ä 3 km. S.-E. du village de Pfäfers et
ä 2 km. O. du Bhin, au-dessus de Bagatz.
ALV (CRAP) (C. Grisons, D. Vorderrhein). 2982 m.
Nom donne par Theobald ä un pic au N. de Sedrun qu'on
appelle d'ordinaire le Piz Giendusas.
ALV (PIZ) (C. Grisons, D. Hinterrhein). Sommet de
JS4.S in. dans la vallee de Ferrara, formant le contrefort
S.-E. du Piz Grisch, au N.-E. de Canicül.
ALV (PIZ) (C. Grisons, I). Maloja). Sommet de 2976 m.
ä l'extremite S.-O. du contrefort qui separe le Val Stretta,
au N., du Val Minor, au S. II doinine, äl'O., les Bernina-
häuser sur la grande route de la Rernina. Alv signifie blanc
dans le dialecte ladin.
ALV (PIZ) (C. Uri). Sommet de 2771 m. au S.-E. d' An-
dermatt, qui domine les vallons d'Unteralp, de Maigelset
de Canaria. II s'eleve immediatement ä l'O. du Colde Bor-
nengo, qui, par le val Canaria et par les vallons de Maigels
et de Cornera, mene ä Tschamut dans la vallee du Bhin
anterieur. Ce nom a ete aussi attribue au Piz Ravetsch
(3010 m.), ä l'E. du col de Bornengo.
ALVANEU (Alvagne) (C. Grisons, D. Albula, Cercle
Beifort). 1205 m. Com. et vge paroissial, situe sur un pla-
teau de la rive droite de l'Albula, ä 31 km. S.-O. de Coire.
Alvaneu deviendra une Station de eh. de fer par la construc-
tion de la voie ferree de l'Engadine. Bureau des postes. 71
mais., 382 h. catholiques de langueromanche. Culture des
champs et prairies, eleve du betail.
ALVANEUBAD (C. Grisons, D. Albula, Com. et pa-
roisse Alvaneu). 976 m. Petit village du cercle de Beifort,
sur la rive droite de l'Albula, ä 32 km. de Coire et ä 20
km. de la Station terminus du eh. de fer Coire-Thusis. Bu-
reau des postes. Voiture postale de l'Albula. Telegraphe. 14
mais., 76 h. catholiques, de langue romanche. Jolie eglise
style rococo. Tour en ruines de Beifort. Sejour agreable,
site romantique, nombreux buts de promenade. Source
d'eau sulfureuse l'roide employee contre les maladies d'es-
tomac et le rhumatisme. Industrie des etrangers.
D'Apres Campell ce nom viendraitdu latin Alveunovium
(alreus, caverne). Dejä au XVI e siede, les bains etaient
tres frequentes et ils le furent surtout par les femmes au
commencement du XVIIP siede.
ALVASCHEIN (Cercle) (C. Grisons, D. Albula). Un
des39cercles du canton des Grisons. Comprend les com-
munes d'AIvaschein, Mons, Mutten, Obervaz, Stürvis et Tie-
fencastel. Ce dernier endroitest le chef-lieu du cercle. Le
cercle d'AIvaschein compte 1856 habitants de langue ro-
manche et de religion catholique, sauf Mutten qui est alle-
mand et Protestant.
ALVASCHEIN (C. Grisons, D. Albula, paroisse etcercle
ALV
d'Alvaschein) 1015m. Com. et \ge sin- im plateau de la
rive droite de l'Albula, non loin de la celebre gorge du
Scliwi el du pont de Solis, situe ä 77 m. au dössus de la
vallee de l'Albula. A 15 km. de la Btation terminus de
Ehusis. Eglise. Depot des postes Voiturc poslale Thusis-
Davos. 36 mais., 276 h. catholiques, de langue romanche.
Agriculture et eleve du betail. Surle territoire il Alvaschein,
Bource d'eau minerale bien connue d Unter Mustail.
ALVIER (C. Saint-Gall, f). Werdenberg). Som I de
AMM
65
une route aboutissant ä Stein flu km.) et ä Nesslau, dans
le Toggenburg. Im bon sentier, offrant de jolis points de
vue, < <>i M l u 1 1 ,'i l'O., par I'' ii Durchschlage ». i I alpe de
Käsern d'oü Ion fait l'ascension du Speer- Amden, tres
abritt et ^ms brouillard, verra probabiemenl bjentdt se
construire im Sanatorium. Hotels el pensions. Igriculture
el eleve du helail.
AMDENERBERG (C. S;iml-( ,;, II. |l. Caslerl. 1446m.
Moni;
338 1
( in v monte
onecabam
\l\
ne qui couronne le contreforl se-
i. Sargans el Werdenberg-Buchs.
le Mels. Pres de la ei se trouve
er, avec restaurant. Un peu ;'i l'O.
iteleve la Cime du Petit Alvier (2279 m.). Station du rare
fZenliana pannonica. Le Club Alpin Suisse a publie, en
1881. im süperbe panorama de l'Alvier, dessine par Ifnge-
nii'ur Simon. L'Alvier est, en eilet, une des seules cimes
qui permettent une vue presque circulaire, gräce ä la Si-
tuation exceptionnelle de cette montagne.
ALZASCA (C. Tessin, I). Maggia). Pic de 2263 m, el
sipage avec un petit lae ä 1858 in., dans le val Soladino,
formant (rentiere entre lescom.de Linescio et de Giumaglio.
ALZASCA (PIZZO D') (C. Tessin, D. Maggia, Com.
Someo). Sommet de 2245 m., au S.-O. de Cevio, dans le
v il Maggia, et au S. de Cerentino, dans le val. Cainpo.
alznacht i Zoug, Com. et paroisse Risch). 435 m.
Croupe de 5 maisons au bord du lac de Zoug. a 3 km.
N.-E. de la Station de Rothkreuz, ligne Zurich-Lucerne.
AMBLANNAS (1WIOT DELLAS) (C. Crisons, D.
Inn). 2950 m. Contrefort S.-E. du Muttier, au-dessus de
Sclileins.
AMBRI (SOTTO, SOPRA) (C. Tessin, I). Leventine,
Com. Quinto). 981 m. Fraction du village de Quinto, sur
la rive droite du Tessin. Station du Gothard. Hoste et tele-
graphe. 300h., 54 mais. dont une partie sont encore cons-
tmiies en bois. Les habitants s'adonnent ä l'eleve du be-
l.iil el ä l'agriculture. Beaueoup emigrent en France. t>e-
puis quelques annees, sejour d'ete de familles italien-
nes.
AMBURNEX (LES) (C. Vaud. I». la Vallee). 1298 et
1827 m. Chalet et alpage du Jura vaudois, situe ä 2 km.
S.-O. de la route (\u Marchairuz, qui relie Morges et Nyon
a la Vallee. Terrain marecageux. I'n peu en-dessous de ce
p&turage, vers le N.-U., se trouve le pä tu rage de la Seche-
iles-Amburnez (1303 in.), connu des botanistes comme Sta-
tion du ravissant Daphne cneorum, qui y croit en abon-
ilame. Fossiles du Malm.
AMDEN ou AMMON (C. Saint-Gall, D. Gaster). 939 m.
i "in. et gros vge morcele en plusieurs hameaux, dans une
\illee verdoyante, au-dessus des precipices qui limitent
au N. le lac de Walenstadt. On y accede de Wesen, au
bord ilu lac, par une route carrossable tres pittoresque de
ti.Skm. La com. compte. avec les liatn. de Bächli, Bätlis,
Bnigg et Fly, 254 mais., 1287 h. catholiques, le village
- Hinter- et Vorderberg), 75 mais., 377 h. Bureau des postes,
telögraphe, telephone. Voiture postale. Le passage actuel
[1433 m.), facile, mais non carrossable, sera remplace par
lac de Walenstadl et le hautTog-
genburg, sur le chemin muletier condui-
sanl d'Amden ä Stein.
AMETHYSTES (COL DES) (C.
Valais, D. Martigny). Nom qui tut attribu^
un certain temps au col du Tour Noir
:i:Ci() m.), dans l.i eliaine du Mont-Iilane,
;'iil extremement dillicile qui lail «nmmii-
niquer le placier des Amethystes (all. du
placier franpais d'Argentiere) avec le gia-
lier suisse de Saleinaz. II est siiue entre
yguille d'Argentiere (3885 m.) au N. et
i Tour Noir (3647 m.J au S.
AMIANTHE (C. Valais, I). Fnliv-
iiini). 3600 m. Sommet neigeux, appele'
issi Munt Sonadon, Aiguilles Vertes el
rande Tete de By. II a une importance
hique tres grande, car c'est de ce
nite principal des Alpes que se detache
('•norme contreforl qui s'eleve du Grand
lomliin (4317 m.) vers le X. untre ces
eu\ cimes s'ouvre le Col du Sonadou,
andis que le passage a l'O. de l'Amian-
he esl appele Col d'Amianllie, el l'ail
haut glacier du Sonadon avec le vallon
AMIN (MONT D')ou DAMIN (C. Neuchatel, I). Val-
ile-Hu/). L419 m. Longue crete boisee de 5 km., separanl
le Val-de-Ruz du Val de Sainl-Imier.
AMINONA (C. Valais, II. Sierre , Com. Mollens).
1500 m. Croupe de chalets au pied S. du Mont lionvin
(2413m.), a 5 km. du Rhone (rive droite) et de la Station
de Sierre, ligne du Simplon.
AMLIKON (C. Thurgovie, D. Weinfelden). 422 a 475
m. Com. et vge situe sur la rive gauche de la Thur, sur
le versaut N. du Griesenberg. L T n pont de bois sur la Thur
relie Amlikon ä la Station de Märstetten (1,5 km ). Depot
des postes. Telephone. 214 mais , 1097 h. prot. Vignes,
IVuits, fourrages. Pöche. Saules et osiers recherches par
les vanniers. Fabrique de broderie. La commune muni-
cipale d'Ainlikon comprend Bissegg, Griesenberg et Stroh-
weilen.
AMMANNSEGG (C. Soleure, D. Kriegstetten). 500
m. Com. et vge ou l'on se rend volontiers de Soleui n
partie de plaisir, helle vue sur les Alpes bernoises. Hains
t'errugineuv A 2 km. de la Station de Biberist, ligne Su-
leure-Berthoud. Com. 23 mais. et 169 h. dont 107 catho-
liques et 62 protestants. Le village meme a 21 mais. et
147 h. Depot des postes. Agriculture.
AMMENHAUSEN (('..Thurgovie, Ü. Steckborn, Com.
Herdern). 582 m. 2 mais., ä2,5km. S. de la Station de Mam-
mern, ligne Winterthour-Constance. 12 h. Endroit ou vecu
le poete Conrad de Ainmenhausen qui ecrivit, en 1431,1
son «Schachzabel », monumenl curieux des usages et cou-
tumes d'alors, publie par le professeur Vetter.
AMMERSWIL (C. Argovie, D. Lenzbourg). 455 m.
Com. et vge paroissial sur le Reitenberg, situe ä 2,5 km.
de la Station de llendsehikon, ligne Lenzbourg-Rothkreu/.
ä une petite dislance de Villmergen. Bureau des postes. 50
mais. 332 h. protestants. Agriculture, eleve du betail et
commerce de lail. Tressage de la paille. En 1656, pendant
la guerre de religion, le village d'Ammerswil fut dövaste
par les catholiques.
AMMERSWIL (C. I'rihourg, D. Singine, Com. Bö-
singen). 599 m. Ilani. faisant partie de la paroisse de Rö-
singen, ä I km. N.-O. de Wünnewil, et ä 3 km. 0. de la
Station de Flamall. ligne Herne-Fribourg. 9 mais., 50 h.
de langue allemande.
AMMERTEN (C. Herne, II. Frutigen). Ce nom est
donne ä plusieurs endroits au S.-O. de l'Alpe d'Fngstligen.
au-dessus d'Adelboden. Le col d'Ammerten (2448 m.)
mene de rette al|ie. en passant au S.-E. de l'Ammerten-
IHCT. GEOG — 5
AMM
AND
_i.it -2ii|,"> in. K par le vallon d'Ammerten, le ruisseau
d'Ammerten et l'alpe d'Ammerten (derniers chalets,
1767 m.) a la Lenk, dans la haute vallee de la Simme. De
l'Engsthgenalp on traverse d'ordinaire le col d'Ammer-
ten pour atteindre le glacier d'Ammerten.
AMMERTEN (C. Herne. I). Interlaken). 13(55 m.
Groupe de chalets de l 'Ammer tenthal, au fond de la vallee
de Lauterbrunnen, ä 7 km. S. de cette localite.
AMMERTENHORN (C. Berne, D. Frutigen). Som-
inet a deux pointes de "2(ili'i el t»( >.""»( > in., dominant au N. le
col d'Ammerten et ä IE. le glacier d'Ammerten. U s'eleve
ä l'O. des Wildstrubel, massif dont il est un des contre-
forts. Signal trigonometrique.
AMMERTENTHAL (C. Berne, D. Interlaken, Com.
Lauterbrunnen). 860 m. Partie superieure de la vallee de
Lauterbrunnen, du Trachsel jusqu'au Steinberg superieur,
a 2-3 heures de la Station de Lauterbrunnen. Ancienne-
ment village tlorissant ; le passage qui le reliait au Valais
tut detruit par les avalanches.
4MMERTENTH/ELI (C. Berne, D. Haut-Simmen-
thal). Petit vallonau pied del'Ammertengletscher(Wildstru-
bel); il se trouve entre l'Ammertenhorn et l'Ammerlengrat et
donne naissance ä l'Ammertenbach, aflluentde la Simme.
AMMERZWIL (C. Berne, D. Aarberg, Com. Gross-
Affoltern). 532 m. Vge situe ä 2 km. N. de la Station de Su-
berg-Gross-Affoltern, ligne Berne-Bienne, et ä 4 km. 0.
de Liss. Depot des postes, telegraphe, telephone. 46 mais.,
251 h. protestants. Agriculture et eleve du betail.
AMONE (_') (C. Valais, D. Entremont, Com. Orsie-
res). 1300 m. Petit hameau, sejour d'ete. situe sur la rive
gauche de la Dranse, ä 35 km. environ de la Station de
Martigny, dans le charmant val Ferret, non loindu glacier
de la Neuva. 10 mais. Mines de fer et de plomb argenti-
f'ere, exploitees jadis sans succes. Gisement de fossiles ju-
rassiques.
AMPERVREILERHORN (C Grisons, D. Glenner).
Sommet de 2804 m. qui domine, au S., l'alpe, du meine nom
(2027 m.) et le village de Vals Platz, ä 12 km. S. d'Ilanz.
AMPFEREN (C. Argovie, D. Brugg, Com. Mönthal).
482 m. Harn, sur la route de Sulz ä Mönthal, ä 300 m.
O. de ce dernier, et ä 6 km. N.-O. de la Station de Brugg,
ligne Aarau-Zurich, 17 mais , 74 h. Agriculture.
AMRISWIL (C. Thurgovie, I). Bischofszell). 450 m.
d'Amriswil.
Com. el village paroissial. Bomg elegant el eonsiderable
situe dans la Thurgovie superieure, Station du Nord-Kst
Suisse au croisement des routes de Frauenfeld-Arbon,
Constance-Saint-Gall et Romanshorn-Bischofszell. II y a
50 ans, la population s'elevait ä 500 h., des lors, cette lo-
ealile s'est beaucoup developpee, gräce ä son activite in-
dustrielle ; eile compte aujourd'hui 2400 ames avec 445
mais. et fahriques. La com., avec les villages de Amriswil,
Mühlebach, Oberaach, Biessenhol'en et Räuchlisberg-
Hagenwil, compte 478 mais. et 3266 h. Bureau des postes
importanl. telegraphe et telephone. La population est pro-
lestante sauf 10 ä 12 % de catholiques ; ecoles secondaires
et ecole industrielle pour jeunes lilles. Les industries
principales sont : la broderie, fabrique de tricotage ä la
machine, 4 fabriques de confections avec tissage de cou-
leui' el uiic fabrique de chaussures. La population s'occupe
aussi d'agriculture. Deux fois par mois, marche au betail ;
une foire au prinlemps et une en automne. Succursale de
la banque cantonale de Thurgovie. Plusieurs caisses de
secours pour les indigents, les malades, des soupes popu-
laires; societes de chant, de musique, de gymnastique.
Le bätiment le plus remarquable est la nouvelle eglise (la
plus belle du canton) avec sa tour de 75 m. et sa magni-
iique et harmonieuse sonner ie.
AMSELBERG (C. Berne, D. Berne, Com. Muri).
720 m. Fermes et auberge sur le plateau couvert de forets
du Dentenberg, pres de la Station de Gümligen, ligne
Berne-Thoune.
AMSELFLUH (C. Grisons, D. Plessur). Sommet de
2785 m., ä 8 km. S.-O. de Davos et ä 6 km. N. de Wiesen,
dominant ä l'ü. la grande route de la vallee du Land-
wasser.
AMSELSPITZ (C. Schwyz, D. Schwyz). Sommet
boise de 1494 m., ä 5 km. S., dominant ä VE. I 'Amselthal,
ä l'O. l'Alptlial, au S. d'Einsiedeln.
AMSELTHAL (C. Schwyz. D. Einsiedeln). Vallon
boise au S. d'Einsiedeln, entre la Stocklluh au S., l'Am-
selspitz ä l'O. et le Spital ä l'E. II est arrose par le Gross-
bach, afiluent de droite de la Sihl.
AMSOLDINGEN ou ANSOLTINGEN (C. Berne,
D. Thoune). 655 m. Com., vge, paroisse, au bord du char-
mant petit lac d'Amsoldingen (b43 m.) d'une superficie de
40 ha. Depot des postes. Telephone. 88 mais., 553 h. Eglise.
Chateau. Scierie sur le Wahlenbach qui traverse le village.
Tourbiere. Haller, d'Amsoldingen, est considere comme
le chef de la Beforme ä Berne. Quelques antiquites ro-
maines y ont ete decouvertes.
AMSTEG (C. Uri, Com. Silenen). 522 m. Beau vge sur
la rive droite de la Beuss, ä l'embouchure du ruisseau de
Kerstelen, au pied du Bristen et des Windgällen, protege
du vent du N. par la colline du Flueli ; gräce ä sa Situa-
tion, Amsteg jouit d'un climat chaud. Bureau des postes,
telegraphe, telephone. Station du Gothard. 85 mais., 325
h., Agriculture. D'Amsteg partent un grand nombre d'e-
trangers pour le Maderanerthal. Guides de montagnes.
Hotels, chapelle, pont grandiose de la ligne du Gothard
sur le Kerstelenbach et sur le Flueli. Buines du chateau
des seigneurs de Silenen, pres de la Station de eh. de fei-
et du Zwing-Uri. Jusqu'en 1762, on trouvait ä Amsteg des
fourneaux et une fonderie, ainsi qu'une fabrique d'alun
dans le harn. d'Intschi. Au pied du Bristen et des Wind-
gällen, on exploitait une espece de ploinbagine. Inonda-
tion du ruisseau de Kerstelen en 1762 et 1830. Patrie du
diplomate .lost de Silenen, e\eque de Grenoble en 1475 el
de Sion en 1482 ; il fut au Service de Louis XL
AMTSSCHREIBEREI (ALTE) (C. Berne, D. et
Com. Laufen). 490 m. Quelques maisons sur la rive gau-
che de la Sarine et sur la route de Laupen ä Gummenen,
avec un pont, ä 1 km. N. en aval de Laupen.
ANAVONE (C. Tessin, D. Blenio, Com. Semione).
784 m. 32 etables et huttes situees ä 5 km. de Semione.
Les 30 ä 40 h. qui y resident, pendant le jour seulement,
y fabriquent du beurre et du fromage.
ANCHETTES (C. Valais, D. Sierre, Com. Venthöne).
750 m. Groupe de maisons avec chapelle ä 2 km. N. de
Sierre, sur la route de Sierre au Sanatorium de Glarmont,
pres Montana, dans une admirable position. Antique mai-
son seigneuriale, avec deux clochetons, des de Preux.
ANCRENAZ (POINTE DES) (C. Vaud, D. Aigle).
2654 m. Conlrefort N.-O. du Grand Muveran, dominant de
sa haute paroi (dont une partie s'appelle «Paroi des Lues»
« Fayes » ou « Fahies »), le päturage de la Larze et celui de
Pont de Nant (30 minutes des Plans de Frenieres sur Bex).
De cette pointe, on domine, vers le S.-E., la Vire des An-
crenaz ou des Grandes Ancrenaz dont E. Rambert a dit :
« II est des vires plus dangereuses, celle-ci ne l'est pas du
tout, au moins pour quiconque a l'habitude de la monta-
gne ; mais il en est peu de plus formidables ». Elle relie
les päturages ä moutons, situes au pied du glacier de Plan
Neve, avec la Frete de Sailles et la cabane Rambert.
ANDEER (C. Grisons, D. Hinterrhein, Cercle Schams).
979 m. Com. et vge paroissial sur la rive droite et dans
la vallee du Rhin Posterieur, ä 12,5 km. de la Station de
Thusis. Andeer est une agreable localite, bien situee au
pied du Piz la Tchera. La belle et vaste eglise protestante
se trouve sur une colline ä Tentree N. du village. De l'au-
AND
AND
67
Vue d'Audeer.
venna etThusis-Bellin/.one. Tolegraphe. 102 mais.,
499 h., dont 409 prot. et 93 cath. de langue roman-
che. Agriculture et eleve du betail. Industrie des
wangers. Mine de fer maintenant abandonnee.
Non loin du village, jaillit une source d'eau sul-
latee-caleique el ferrugineuse eaptee par lhötel
Krone; cette eau se prend ögalement comme
boisson. Les bains d'Eisenmoor sont aussi tres
recommandes et connus depuis plusieurs sie-
cles.
ANDELFINGEN (DiSTRlCT du canton de Zu-
rieb). Superficie: 16469 ha. 11 se compose de 24
communes : Adlikon, Benken, Berg (am Irchel).
Buch (am Irchel), Dachsen, Dort, Feuerthalen,
Flaach, Flurlingen, Grossandelfingen, Henggart,
Bumlikon, Kleinandelflngen, Lauten, Uhwiesen,
Marthalen, Oberstammheim, ( Issingen, Rhei-
nau, Thalheim, Truttikon. Trülli kon. Untcr-
Feuerthalen, Flaach, Henggart, Laufen, Marthalen,
Ossingen, Rheinau, Stammhehn, Thalheim, Trüllikon
La population, on 1888, 6tail de 16 793
äines, soit 103 par km*, 15 552 proloslanls,
1122 catholiques, 3 israelites, 16 d'autres
confessions, En 1900. 17440 h. Le distriel
d'Andelfingen est limitö.ä l'E., parlaThur-
govie,auS.,parlesdistrictsdeWinterthour
oi de Biilach, ä 1*0., le Rhin le separe du
Buchberg schaffhousoia e1 du Grand-Du-
che" de Baden, au N., par Schaffhouse.
On rencontre la mollasse au S. (Irchel,
896 m.) oi au N. (Kbhlfirst, 574 m.). Entre
deux. la largo vallöe de la Thur. La vallee
de Stammhein offre de magnifiques speci-
rnens de moraines. En general, moraines
et graviers recouvrent de grandes eten-
dues.
Les terrains produetifs de ce district se
decomposent comme suit: forets, 5466,3
ha ; champs eultives, 5082,3 ha ; prairies,
4081,4 ha; vignes, 853,6 ha.; marais, 349,4
ha. La vigne produit surtout du vin rouge
dont los meilleurs crus peuvent atteindre
parfois des prix tres eleves. Les champs
eultives (ce qu'on ne rencontre dans auj
eun autre district du canton) couvren-
une plus grande etendue que les prai-
ries.
La statistique du betail donne les rele-
ves oomparatifs suivants :
Vue
'And
_ J WSCHAFFHftlJ.^N '.
JBAD EN..i i\
ZWms^T-** Ar/^S^e^UTalegir^^^si
tri 7:?S ä ieasenhoftn JA
**/jll- ' ■' \„^S^^Uf wiesen _^
*^u\^^^L^^, l
ffA t .pM^*rlingeTS S T%iai__ ! «^^
r/lm4" \ \r H
u W g\au^
•* /«' /'I'IV HUhwiesen ~i \ n ..i 3 ^ "%» L_
Jg /mS^L X>, WiU^^Lch \
/ Wv°'
v^ /lfewA n mk\
/---, - r '' y Unt -- "t
/q f(flpr\ V* ~J*^
j 1 ' f\ 1 - Trt| p™ n
[ ^1 Marthale.n \ V/ . ^t-£jn^^ • 1 (
i n<B°£Udton ^Ki.vywrsgep^
r^f(j» Ivr q a u
J!0^ß^==~ \S-~^S^DHt,i;i\^
(T "'■ _>^ GnMidelfTngen
V^Hr^öb**.
"«L^ *}^gy®^" Humlil, y\Cdiiu<,'?^
g^S^afhe'm ^SS^
I IW?' '^t'~~^$\ '■'
P" y,l3
K v*r- i--V#C
^^^%^S^v,
y£
ttlingey^
& 1 ° 1 ? ? »«■»■•
|( | > 4
d'Audeltiuge
Bammheim, Volken, Waltalingen. Par contre, i
15 paroisses : Andelfingen, Benken, Berg, Bin
s~ 1876 1886 1896
Betes ä cornes 6364 7130 8255
ühevaux 337 349 o91
Porcs • 3803 4582 5142
Chevres 2223 2230 2089
Moutons 137 17 11
Ruches d'abeilles 1128 1431 1699
L'industrie est peu importante. Le district est traverse
par deux lignes de ehemin de fer conduisant, d'un cöte, de
Winterthour ä SchalJ'house, de l'aulre. ä Etzwilen-Sinyen.
ANDELFINGEN (GROSS-) (C. Zürich). Com. etch.-l.
district du meme nom. 382 m. Vge ä 13 km.
de Schaffhouse, situe sur la Thur, Station de
igne Winterthour-Schairhouse, relie ä Klein-
Andellingen par 2 ponts ; celui de la ligne du eh.
de fer domine de 35 m. la riviere. Bureau des
postes. Telegr., teleph. Com. et vge: 142 mais.,
855 h.,4elablissements soumis ä la loi des fabriques: 2 im-
primeries, 1 scierie, 1 fabrique d'horloges de tours. Grande
etendue de tuf ealcairequi estemploye pourla construetion
des maisons. Kloin- et Gross-Andelfingen sont deux com-
inunes separees, mais qui forment une seule paroisse avec
Adlikon et H ii i ii I i kon. Uecouvertes d'antiquites romaines et
d'unetombealamane ä Niederfeld. Le chate.au, construitau
moyen äge, appartenait aux fils de l'empereur Albert qui
l'hypothequerent, en 1377, aux Landenberg. Andelliugon
tut achetö par la ville de Zürich, en 1437", qui en fit uh
bailliaye. En 1799, les Autrichiens l'ont bombarde.
ANDELFINGEN (KLEIN-) (C. Zürich, D. Andelfin-
68
AND
ANE
gen). 365 m. Com. et vge au N.-E. du precedent. de L'autre
c6te de la Thur. La com., avec les vgesd'Alten et d'CErli-
gen conrpte ISS mais., 1028 h., le vge 96
mais., ,"«:>! h. Station du chemin de fer ä
i Iross-Andelfingen. Bureau des postes, te-
legraphe. telephone. Apiculture. Station
du Pyrola umbellata, plante tres rare
en Sulsse.
ANDERGIA (C. (irisons, D. Moesa,
Com. Mesocco). 846 m. Petit village sur
la rive droite de la Moesa, ä 1,5 km. N.
de Mesocco, sur la route du Bernardin, ä
:iö km. N.-E. de la Station de liellin/.one.
Chapelle, 20 mais., 130 h. catholiques.de
langue italienne.
ANDERMATT (C. Uri). 1444m. Com.
et vge <lc la vallee d'Urseren, sur la rive
droite de la Beuss, sur les deux versants
de l'Oberalp, ä 5 km. de la Station de
Göschenen, au pied du Saint-Anneberg.
C'est un centre d'excursions pour les pas-
sages du Gothard, de l'Oberalp, de la
l'urka: 100 mais., S18 h. parlant un dia-
lecte montagnard particulier; voitures
postales, bureau des postes, tölögraphe et
telephone. Village construit suivant le
mode romand, entoure de forts; champ
de manueuvres, nouvellescasernes moder-
nes avec salles de bains, luiniere electri-
que, chauffage central. Plusieurs hötels
d'etrangers, höpital pour indigents. Acöte
de l'eglise se trouve un curieux charnier,
en dessous d'Andermalt, l'eglise dite de
Colomban, avec fresques modernes. Le
village est expose aux avalanches. Eleve du betail, l'abri-
calion du fromage. Mineraux du Gothard. Le climat est
rüde, il correspond ä l'altitude; la temperature moyenne
de l'ann^e est de 2,8°, celle du mois de janvier — 6,4 , tle
juillet 12,4°. Lieu de naissance du Pere Bernard Christen,
general des capucins ä Rome et du peintre Felix Diog
I mais en Suisse porte le nom de Port.jengrat. Elle s'eleve
I auS.duWeissmies.surla fron tiere italo-suisse, et domine les
Vue d'Andermalt.
(1764-1834). Champ de bataille entre les Francais et les
Busses en 1799.
ANDEST (Andia.st) (C. Grisons, D. Glenner, Cercle
Ruis). 1185 m. Com. et vge paroissial, ä 33 km. de Reiche-
nau, et ä 10 km. de la Station terminus Ranz, ligne supe-
rieure du ch. de fer rliätien. Depot des postes. 39 mais.,
eglise, 235 h. catholiques, de langue romanche. Eleve du
betail. Prairies. Apicullure.
ANDHAUSEN (C. Thurgovie, D. Weinfelden). 545 m.
Com. et petit village a IE. de l'Ottenberg, a 5 km. N.-N.-E.
de la Station de Bürglen, ligne Winterthour-Romanshorn.
16 mais., 81 h. Tannerie. Andhausen fait partie de la pa-
roisse de Berg.
ANDOLLA (PASSO) (C. Valais, D. Brigue). 2425 m.
Passage s'ouvrant ä l'E. du pic d'Andolla, entre celui-ci et
la Cima del Bosso (2648 m.) au N. II fait communiquer le
vallon de Zwischbergen en Suisse et celui d'Antrona en
Italie.
ANDOLLA (PIZZO D') (C. Valais, D. Brigue). Belle
cime rocheuse (3660 m.) qui est appelee ainsi en Italie,
Le chäteau d'Angeiislein.
troisvallons d'Allmagell (Suisse), de Zwischbergen (Suisse)
et d'Antrona (Italie)." A quelque distance au midi de ce pic
s'ouvre le col d'Andolla ou Portje (3244 m.), qui fait com-
muniquer le vallon suisse d'Almagell (aboutissant ä celui
de Saas) avec le vallon italien d'Antrona (aboutissant ä celui
de la Toce); il laut distinguer ce passage du Passo d'An-
dolla.
ANDRIST (C. Berne, D. Fruligen). Ce nom est porte
par deux cimes voisines, le Wild Andrist (2850 m.) et le
Zahm Andrist (2683 m.), qui s'elevent sur la chaine sepa-
rant la vallee de Lauterbrunnen de celle de Kien, entre le
Spaltenhorn et le Schillhorn. La plus elevee des deux est
unejolie pyrarnide, et la moins elevee (en partie gazonnee)
porte aussi les noms d'Andreashörnlein et de Dürrenberg-
horn.
ANDWIL (C. Saint-Call, D. Gossau). 687 m. Com. et
vge paroissial a 1,5 km. de la Station d'Arnegg, ligne Gos-
sau-Sulgen, a 4 km. S. de Waldkirch, au pied du Tannen-
berg, sur la route de Gossau ä Bischof/.ell. Depot des
postes. Telegraphe, telephone. 145 mais., 795 h. catholi-
ques. Agriculture, laiterie, broderie.
ANDWIL (C. Thurgovie, D. Weinfelden, Com. Bir-
winken). 482 m. Village situe dans une vallee fertile, ä
1,7 hm. de la Station d'Erlen, ligne W 7 inlerthour-Romans- ;
hörn et ä 8 km. E. de Weinfelden. Eglise. Deux belles j
routes pour la Station d'Erlen. Depot des postes, telegra- j
phe, telephone. 91 mais., 481 h. Andwil fait partie de la
paroisse de Bürglen. Dans le voisinage, le chäteau de Gug- j
genbiihl, d'oü l'on jouit d'une vue süperbe sur les Alpes.
Beaux arbres fruitiers, cereales, fourrages, broderies ä la I
main et ä la machine.
ANDWIL (OBER) (C. Thurgovie, D. Weinfelden,
Com. Birwinken). 4-88 m. Partie N.-E. du precedent. 9 I
mais., 36 h. Cereales.
ÄNE (COL DE L') (C. Valais, D. Entremont). 3037 m.
Passage facile qui s'ouvre au N.-O. du Petit Combin et f
fait communiquer le val de Bagnes avec Liddes dans le ä
val d'Entremont. L'atlas Siegfried donne seulement une
cote mais point de nom. Ce col est aussi appele col de |
l'Azet et col de Lana.
ANENGR AT (C. Valais, D. Brigue et Rarogne-Occiden- j
tal). Belle crete ä quatre tetes rocheuses (la plus elevee ä li
3681 m.) qui court du S.-E. du Mittaghorn ä la Lötschen-
lücke. Le col neigeux qui separe cette crete du Mittag
hörn estdenomme aujourd'hui col d'Anen. II fait commu
niquer le neve d'Anen, ä l'O., avec le neve d'Ebnefluh
ANK
ANN
69
I'E. Uli [xii au S.-O. du ii('\c d'Anen, l'atlas Siegfried in-
dique une pente ou päturagc « in den Anen », qui a pro-
bablemenl donne son nom a ce petil massif.
ANET (C. Herne, D. Cerlier). Yoir Ins.
ANETSWIL (C. Thurgovie, D. Münchwilen). Com. e1
hameau ä 1,5 km. de la Station de Rosenthal, ligne Frauen-
l'elil-W ilil, sur la route d'Affeltrangen ä Aadorf, dominanl
ie village de Wängi, au bord de la Murg. 17 mais., 54 h.
protestants et catholiques; la commune entiere compte
800 li. Agriculture et broderie.
ANGEL (IM) (('.. Beine, I). Huren, Com. Diessbach).
430m. Groupe de mais. ä 2 km. S.-K. de la Station de
Dolzigen, ligne Lyss-Soleure et de l'ancien lit de l'Aar,
-Hl- la route de Huren ä Lyss. li mais., 40 h. Agriculture.
ANGELl CUSTODl (('.. Grisons, h. Bernina, Cercle
e1 com. Poschiavo). 1116 m. Petit village situe dans la par-
iie Buperieure de la commune de Poschiavo, sur la rive
droite du Poschiavino, au bord de la route de la Ber-
nina, ä 30 km. de la Station deTirano, chemin de (er de la
Valleline. 7 mais., 70 h. calli.de la paroisse de Poschiavo.
ANGENSTEIN (('.. Berne, D. Laufon, Com. Dugain-
gen). 325 in. Ilameau et chäteau gothique sur im rocher
ä pic dominant la Hirse ä 500m. S.-E. de la Station d'iEsch,
ligne Delemont-Bäle et ä l'endroit oülavalleesetransforme
en un delile juste assez large pour livrer passage ä la ri-
uere et a la roule eantonale. 8 mais. 64 h. catholiques.
Le chemin de t'er Delemont-Bäle passe en tunnel sous
cette sombre forteresse bätie sur d'anciennes ruines ro-
maines. Ce donjon appartenait jadis aux comtes de Thier-
Stein ; il fut detruit par le terrible tremblementde terre de
1356, mais il ne tarda pas ä etre reconstruit et agrandi ä
cause de son importance strategique. Pendant la guerre de
Trente ans, le duc de Saxe-Weimar l'occupa avec ses trou-
pes. Angenstein est aujourd'hui le plus majestueux et le
plus pittoresque chäteau feodal habite du Jura bernois.
Un pont tres important traverse la Birse en cet endroit.
ANGGISTALDEN (C. Berne, D. Interlaken). 1045 m.
Groupe de maisons sur la route de Zweilütschinen ä Grin-
delwald, ä 4 km. ü. de cette derniere localite.
ANGISTOCK (C. Uri). Mamelon gazonne de 2083 m.
un peu a l'E. du col des Surenes et dominant le vallon
sauvage de Gitschen qui descend de ce col vers Altdorf et
le lac des Quatre-Cantons.
ANGLIKON (C. Argovie, I). Bremgarten). 419 m. Vge
et com. au bord de la Bünz, a 2,5 km. N.-O. de la Station
de Wohlen, ligne Lenzbourg-Lucerne. 62 mais., 421 h. ca-
tholiques de la paroisse de Villmergen. Agriculture, eleve
du betail, industrie laitiere. Cereales, arbres fruitiers.
Industrie de la paille, fabrique de crin.
ANGONE (C. Tessin, D. Leventine, Com. Anzonico).
1555 m. Groupe de chalets sur la pente du Piz Erra, ä 2
heures d'Anzonico et ä 3 heures de Lavorgo.
ANGRONIETTES (POINTE DES) (C. Valais, D.
Entremont). Soimnet de 3240 m. qui, ordinairement, est
appele le Grand Golliaz. C'est le point eulminant du mas-
sif qui s'eleve entre celui du Grand Combin, ä l'E., et la
chaine du Mont-Blanc ä l'O. ; il se dresse sur la crete li-
initrophe, entre la Suisse et rilalie, dominant quatre val-
lons; seul celui du Ban d'Arrey est en Suisse. Au pied N.
de ce pic s'etend le glacier des Angroniettes, tandis que
le nom d'Aiguille d'Ängroniettes est donne, en Italie, au
sommet denomme Bellecomhe (2S70 in.) qui se dresse sur
la crete au N.-O. de la Pointe des Angroniettes.
ANGSTORF (C. Fribourg, D. Singine, Com. et pa-
roisse Diidingen). 622 m. Hameau ä 5 km. N.-E. de Fri-
bourg et ä 2,5 km. S. de la Station de Diidingen, ligne
Berne-Fribourg, au bord de la route Fribourg-Berne. 7
mais., 47 h. de langue allemande. Agriculture.
ANIERES (C. Geneve, Rive gauche). 414 m. Com. et
vge peu eloigne du Leman, ä 1,5 km. de la Station du eh.
de fer ä voie etroite Geneve-Douvaine. Station des bateaux
ä vapeur. Depot des postes. Telegraphe, telephone. Asile
des vieillards, dependant de l'Hospice generaK 63 mais.,
508 h. dont 361 catholiques de la paroisse de Corsier. Vi-
~iif*>. plantes fourrageres.
ANKENBÄLLIIC. Berne, D. Ober-Hasli). 3605 m.
Cime neigeuse qui s'eleve au S.-E. du Berglistock, entre
les glaciers de Gauli et du Lauteraar; sa forme arrondie
lui a valu son nom actuel, car eile ressemble beaueoup ä
une boule de beurre.
ANKENHUBEL (C. Ulnvald). 1553 m. Ml Ion ga-
mne et alpa-e dans la forel qui sYlend i'litre le lac de
ungern a l'E. ei le Giswilerstock ä l'O.
ANKENSTOCK (('.. Herne, I). Bas-Simmenl
i. Maineion arrondi sur le prolongement N.-I
illee de Diemtigen) de la chaine des Spielgertei
ANNAROSA (PIZZAS et FURCLA D ') (C
al). 2033
(vers la
N. du village de Splügen. Cette crete porte aussi le nom
de Grauhörner. Sur sa pente N. s'ötendent les alpages
d'Annarosa (2274 m.), que l'on gagne en 4 heures d'An-
deer, en passaht par la foröt d'Annarosa; l'echancrure
cotee 2596 in., qui s'ouvre au S.-(). de cette trete et au
N.-E. entre l'Annarosa ei l'Alperschellihorn, porte le nom
de Furcla d'Annarosa et serl de passage assez rüde entre
Sufers, en amont d'Andeer, et la vallee de Sauen.
ANNIBAL(COL D') (C. Valais, I). Kntremont). Nom
curieui qu'attribue le u Tourist in der Schweiz », d'Ivan de
Tschudi, au passage appele Col Mouleina (30()5 m.j dans
Im I las Siegfried. II s'ouvre immediaternent ä l'O. du Moni
Velan et l'ail eommimiqiier le glacier suisse de Pro/, avec
le vallon Italien de Menouve.
ANNIVIERS (VAU DES ou Di (C. Valais, all. El-
Carte du val d'Anniviers.
FISCHTHÄL). L'un des sept grands valstransversaux du Valais.
II s'ouvre sur la rive gauche du Rhone, en face de Sierre, et
remonte vers le S.-S.-E. jusqu'au centre du massif de la
Dent Blanche. II mesure 35 km. de longueur sur 10 km.
environ de largeur. Son palier moyen est ä 1250 m., soit ä
700 m. au-dessus de celui du Rhone. Dans sa partie supe-
rieure, il se suhdivise en deux, le val de Moiry au S. et le
70
ANN
ANT
vaJ de Zinal au S.-E, que la chaine de la Garde de Bordon
[Xttti in.) et de la jolie pointe de Sorebois (2923 m.) sepa-
renl Tun de l'autre. II est arrose par la Nav izence ovi Usens
Le val de Moiry est arrose 1 par le fougueux Torreni qui
forme pres de sa jonetion avec la Navizence la magnifique
cascade il<' Grouge. Le torrent sorl du grand glacier de
Moiry. alimente* lui-m£me par les oeiges du Grand Cor-
nier, du l'ouquetin ei du Pigne dr l'Allee. (".'est ä l'alpe
de Torrent, non loin du glacier, que bifurque ä droite le
sentier qui conduil ä Evolene par l'admirable col de Tor-
renl ei ä gauche eelui qui par le col et la Corne de Sore-
bois (poinl de vue de toute beaute) mene ä Zinal, village
auquel on peut aussi so pendre par le col de l'Allee ou par
celui de Bordon.
Le val de Zinal est, sans cöntredil, le plus importantjil
commence ä Ayer ei sc terinine ä la merveilleuse eneeinte
glaciaire d<- la Urande Couronne (du Bouquetin au Besso
Vue du val d'Anniviers (Saint
par le^Grand Cornier, la Dent Blanche, la Pointe de Zi-
nal, leMont Durand, l'Ober-Gabelhorn. la Wellenkuppe, le
Tril'lhorn,le Bothhorn de Zinal etleMont-BlancdeMoming)
dont le centre est oecupe par le vaste glacier de Durand ou
de Zinal. Le Weisshorn separe cette vallee de celle de
Zermatt et la chaine qui se detache au N.-N.-ü. de cette
sommite s'eleve entre les Anniviers et la vallee de Tourte-
magne. Cette chaine comprend: la Crete Millon, les Dia-
blohs, le Frilihorn, le Roc de Budri, leTounot, le Meiden-
horn, la Bella Tola et l'Illhorn, eimes separees les unes
des autres par les cols des Diablons ou de Tracuit, de la
Forclettaz, le Meidenpass, le Pas du Bceuf et Plllpass. La
riviere qui prend naissance au glacier de Durand porte le
nom de Navizence ou d'Usens et, apres un cours de 22 km.,
se jette dans le Rhone en face de Sierre,au village deChip-
pis. La vallee mesure 260 km 2 de superficie, dont 65 km-
de glacier.
La vallee d'Anniviers est peut-etre celle de la Suisse qui
est la plus riche en beautes naturelles et. au point de vue
de la nature cornme au point de vue de la populalion, la
plus interessante ä parcourir. Aussi, d'annee en annee,
cette contree est-elle davantage visitee par des milliers
d'etrangers qui ont ä leur disposition les centres de ville-
j.'iatureet d'excursions suivants : Vissoye. Saint-Luc, Chan-
dolin, l'hötel du Weisshorn, Grimentz et Zinal. La route
a voiture qui relie Sierre ä Vissoye (1221 m.) est une des
curiosites de la Suisse; la partie la plus interessante est
connue sous le nom de route des Pontis; ä plusieurs en-
droits, eile est etablie sur des sortes de ponts (beaueoup
plus nornbreux avant la route actuelle). Elle a ete cons-
truite cornme chemin ä mulets d'abord, par les habitanls
de la vallee ä l'instigation d'un pretre philanthrope de
Saint-Luc.
La populalion totale est de 2200 h. environ ; eile est re-
partie entre les communes de Cbippis, Cnandolin, Saint-
Luc, Grimenlz, Ayer, Saint-Jean.
Les moeurs des Anniviards sont absolumentdifferentes de
Celles de la plupart des autres vallees, soit du Valais, soit de
la Suisse. Les Anniviards emigrent constamment d'un en-
droit ä lautre. En niars, ils descendent dans les environs de
Sierre travailler dans les vignes que la plupart des habi-
tants possedent; la semaine avant Päques, ils retournenl
dans leurvallee pour les transports de l'umier, le labourage,
la refection des bisses ou canaux d'irrigation et deschemins.
En ete, tandis que les vaches sont envoyees dans les pätu-
i.i^c-. superieurs entre 1800 et 2600 m , l'Anniviard redes-
cend a la plaine ou dans les parties basses de la vallee pour
les moissons. La benediction des päturages vaut au eure
d'enormes l'romages appeles « premices •>. dont le plus gros
(celui de l'alpe de Torrent) pese 50 kg. En octobre, nouvelle
descente a la plaine pour les vendanges
avec toute la famille et le betail, cornme
au printemps, puis retour en octobre ou
novembre dans les villages et les mayens
oü l'on passe l'hiverdans une tranquillite
relative. Les habitants de la vallee se fönt
rernarquer par une grande sitnplicite.
Histoire. — L'idee d'apres laquelle les
Anniviards seraient une ancienne tribu des
Huns est possible sansetre certaine. Les
eveques ayant organise une procession
annuelle sur le territoire appartenant ä
la population, la vallee prit le nom d'Anni-
visium qui proviendrait, dit-on, d'anni
visio, vallee que l'on voit une fois par an,
ou encore plus probablement du latin ad
nives (en 1100 vallis Anivesii), ce qui si-
gnifierait: region situee pres des neiges.
Ce que l'on sait de cette histoire se rat-
tache au chäteau de Vissoye et ä celui de
Beauregard (appele Perigard dans le pays),
situe ä Fentree de la vallee, sur les hau-
teurs de la rive droite. C'etait dejä une im-
portante seigneurie en 1053, lorsqu'elle
fut cedee ä l'eveche de Sion qui y etablit
des vidames; les plus anciens prirent le
nom de la vallee, de Annivisio et plus tard
d'Anniviers. La seigneurie passa, parheri-
tage, au puissant Pierre de Rarogne, en
1382, et, plus tard,a Amedee VII de Savoie.
Le chäteau fut detruit en 1415. Le chäteau de Vissoye fut
habite par le chätelain de l'eveque jusqu'en 1798. En 1799,
cette vallee fut epargnee par les arinees francaises. Elle a
donne naissance ä la famille patricienne des de Torrente.
ANO (ZA DE L') (C. Valais, D. Herens). Sommet de
3374 m. qui est appele «Aiguille» ou «Za», contrefort
N.-O. de la Dent Blanche (4364 m.) et qui s'eleve au S.-E.
d'Evolene, dans la vallee d'Herens. Le nom « Col de l'Ano »
est donne quelquefois ä l'echancrure (3016 m.) appelee
d'ordinaire «Col de Couronne », qui s'ouvre entre ce pic
au midi et la Couronne de Rreonna au N.
ANSCHATSCHA (PIZ et FUORCLA D') (C. Gri-
sons, D. Inn). Sommet de 2984 m. (autrefois appele Piz
d'Arpiglia), qui s'eleve au S. du Piz Fliana, dans la crete
qui separe les vallons de Tuoi et de Lavinuoz, en amont
de Guarda et de Lavin (Basse-Engadine). Au N. s'ouvre le
Col, Fuorcla, et au N.-E. le bassin, Foura, d'Anschatscha.
ANSELTHAL (. Schwyz.D. Einsiedeln). V. Amselthai..
ANSTANDSPITZ (C. Grisons, D. Ober-Landquart).
Sommet de 2850 m. (appele aussi Thälihorn) qui s'eleve
sur la crete limitrophe entre la Suisse et le Vorarlberg, ä
l'extremite O. de l'arete venant du Silvrettahorn et ä l'en-
droit oü la frontiere politique ilechit de l'O. au N. Ce pic
domine au N. la cabane Silvretta du Club alpin suisse,
d'oü l'on monte facilement et souvent ä l'Anstandspitz qui
est un belvedere süperbe.
ANTABBIA (COL D') (C. Tessin, D.Valle Maggia). Col
de 3047 m. (cote de la carte italienne) qui s'ouvre iminedia-
tement au S. du Basodino et fait communiquer le vallon
d'Antabbia par le glacier d'Antabbia (versant suisse) avec
le vallon italiende Formazza ou la haute vallee de la Tosa.
ANTAGNE (C. Vaud, D. Aigle, Com. Ollon). 590 mj
Hameau sur les pentes E. du Chamossaire (2113 m.), ä
ANT
API»
71
2,5 km. S.-E. d'Ollon etä ti km. S.-E. de la Station d'Aigle,
ti^ in- du Simplon, au-dessous de la route d'Ollon i Che
Bieres. Desservi par Ollon. llü h. prot.,30 mais. Antagne
est um' localitö pittoresque qui rappeile certains villages
piömontais. Treilles splendides, viticulture. Dans le voisi-
aage, exploitation de gj pse.
ANTEINES (LES) el ANTEINETTES (LES)
(C. Vaud, D. Pays-d'Enhaut, Com. Chäteau-d'CEx). 1364 m.
Mturage d*6t<5 el d'automne avec plusieurs chalets disse"-
Doinösdana la vallöe de l'Hongrin etsituäsä 15 min. ä l'O.
A, la l.n iherette, Station de la route postale Aigle-Chäteau-
d'CEx, sur la pente N. du Mont-d'Or (2178 m.).
anteren i Herne. I). Wangen, Com. Niederbipp).
510 in. II, -ii ihm ii situe dans im petit vallon boise, domine
par le village de Wolfisberg, ä 2 km. 0. de la Station de
Niederbipp, ligne Soleure-Bienne. au hord d'un petit af-
lluent de ['Aar. 8 mais., 38 h. protestants.
anthemoz (C. Valais, I). Monthey, Com. Cham-
pery). 1733 m. Alpage situö ä l'E. » I » - Champery, sur les
pentes de la Chaux d'Anthemoz. C'esl ün alpage apparte-
nant ä la bourgeoisie de Champery (|ui le loue a quelques
marchands de bettail et fabricants de fromage. On y voit
deux lacs ; les ötrangers en sejour ä Champery le pren-
nent Bouvenl comme but de promenade et y montenl ha-
liitiiellemenl ä dos de mulet. Vue magnifique sur le val
d'lllie/. en general et particulierement sur le col de Coux,
Barmaz et la Croix de Culet.
ANTHEMOZ (CHAUX D') (C. Valais, I). Monthey).
Summet de '2770 ni. qui forme le prolongement S.-O. de
la Dent du Midi. II domine Champery et les chalets <1 An-
themoz (1733 m.), separes de Champery par la foret d'An-
themoz.
ANTIGINE (PIZZO D') (C. Valais, D. Viege). Soin-
met de 3194 m. (la cime E. a 3059 m.) qui porte ce nom
en [talie, mais qui, en Suisse, est nomine Spähnhorn. II
s'eleve au fond de la vallee de Saas, un peu au N.-E. du
col bien connu du Monte Moro. Sur le versant italien, il
domine le val d'Anzasca. Un peu au N.-E. de ce pic s'ouvre
le col d'Antigine ou l'Ofenthalpass, forme par deux echan-
crures, que separe une cime de 310(5 m., le col S. (le
plus facile) a 2838 m. et, comme celui du N., fait com-
lnuniquer le vallon suisse de Saas avec le vallon italien
d'Antrona.
ANTIGLIO (C. Grisons, D. Moesa, Cercle Calanca,
Com. Arvigo). 800 m. Hameau sur la rive droite de la Ca-
lancasca, ä 20 km. de la Station de Bellinzone, ligne du
(iothard. 4 mais.. 20 h. catholiques.
ANTRONA (C. Tessin, D. Maggia, Com. 'Maggia).
1211 m. 4huttes, ä 6 km. N. de Maggia, au pied du Pizzo
Verde, pres desquelles on a place une corde metallique
de 2 ä 3 km. pour la descente du foin et du bois.
ANTRONA (COL D') (C. Valais, D. Viege). Col de
2N'd m. qui fait communiquer la vallee suisse de Saas
avec le vallon italien d'Antrona, au N. du Pizzo d'Antigine.
On y voit encore des restes de l'ancien sentier pave, men-
tionne dejä en 1217. Ce passage cessa d'etre tres frequente
apres le grand eboulement d'Antrona, en 1642. Sa prospe-
rile diniinua ä mesure que grandit celle du Simplon, son
principal rival. Le sommet du passage est neigeux, mais
le sentier muletier, sur chaque versant, monte jusqu'ä
peu de distance du col.
ANWACHS (C. Saint-Gall, I). Tablat, Com. Muolen).
475 in. Harn, ä 2 km. O. de Muolen et ä 5 km. S.-O. de la
Station d'Egnach, ligne Romanshorn-Rorschach. Agricul-
ture et eleve du betau.
ANWIL (C. Bäle-Campagne, D. Sissach). 603 m. Com.
et vge, sur une hauteur, ä 12 km. E. de la Station Sissach,
ligne Bäle-Olten, ä 2 km. S.-E. de Rothenfluh et ä 3 km.
N. d'Oltingen. Depot des postes. Telephone. 49 mais.,
361 h. protestants. Agriculture, fourrage et cereales. Sol
sxcellent pour la culture du ble.
ANWIL (C. Thurgovie, D. Münchwilen, Com. Ober-
Brangen). 566 m. Harn, dans la vallee de la Murg, sur la
n\e droite de cette riviere, sur la route de Dusnang ä Sir-
nach, ä 3,5 km. de cette derniere Station, ligne Wfl-Win-
terthour. 9 mais., 49 h.
ANZAGNO CORTE (C. Tessin, D. Maggia, Com.
Someo). Alpage ä 1200 m. dans le val Soladino, ä 2 h.
30 min. de Someo. 18 cabanes.
ANZANO (C. Tessin, D. Rlenio, Com. et paroisse Mal-
vaglia). 1150 m. Chalets dans le val Malvaglia, a 8km. de
ce village el ä 15 km. N.-E. de Biasca. 27 mais., de 50
ä 80 h. suivant Immigration. Eleve du betail, fromage mai-
gre et beurre.
anzenwil(C. Samt Gall.D. i nterToggenburg.Com.
Ganterswil). 600 m. Harn, sur le Necker, entre Mogeisberg
el Ganterswil, ä 5 km. de la Station de Lütisburg, ligne
Wil-Ebnat. 8 mais., 50 h. protestants. liroderie ä la ma-
chine. CVst ä Anzenwil que sc trouve la maison pour les
pauvrea de la commune politique de Ganterswil.
ANZEINDAZ (C. Vaud, I). Aigle, Com. I(ex). Haut pa-
turage sitin'' a \ h. 45 in. de Bex par Gryon et a 2 h. de
Gryon ; ä h. de \'»'\ par les Clan- de Frenierea et le col
des Essets. ('.entre d'excursions. Gisements remarquables
de Nummulitiques. C'esl ä Anzeindaz qu'aboutil la vallöe
de Gryon el le COl. Les chalets, sur un petit piatrau, sonl
groupes sur le versanl vaudois du col de Cheville ä 1888
m. ; ils comprennent deux auberges avec lits oü couchent
les personnrs qui fönt l'ascension des Diablerets ou d'une
sommite du hassin de Paneyrossaz, ou qui sc rendent a
Sion par le col de Cheville; ce dernier se trouve ä I h.
plus a l'E. ("est le plus grand paliirage des Alpes vaudoi-
ses; il est admirablement situe au pied S. des parois de-
litees des Diablerets, il est borde de l'O. ä l'E. par les
hauteurs de la Tour d'Anzeindaz (2177 m.), de la Cordaz,
du col des Essets, du groupe de la Tete du Gros Jean, de
la Tete de Eilasse et par les collines qui forment le faite
du col de Cheville.
Anzeindaz ful souvent le theätre de pugilats sanglanls
que venaient, jadis, s'y livrer les bergers valaisans et
vaudois. Anzeindaz, de ancyeghtm, anco, allemand An-
ken, beurre.
ANZONE (C. Grisons, I). Moesa, Cercle Misocco, Com.
Misocco). 853 m. Harn, sur la rive droite de la Moesa, sur
le passage du Bernardin, a 40 km. N. de Bellinzone. 5
mais. et une chapelle; 25 h.
ANZONICO (C. Tessin, I). Eeventine). 975 m. Com. et
vge paroissial a 11 km. N.-O. de Biasca et ä 4 km. N.-O.
de la Station de Lavorgo, ligne du Gothard. Tres belle
route de montagne. Depot des postes, 57 mais., 244 h.
Chapelle ä 942 m. Eleve du betail, beurre et fromage.
AOUILLE (L') (C. Fribourg, D. Gruyere, Com. Grand-
villard). 1671 m. Sommet boise, appartenant au groupe
du Vanil Noir, au S.-O. de la Dent de Brenleire. II domine
j au N.-O. Grandvillard, dans la vallee de la Sarine, et
donne naissanee au torrent de Planriond. Ferrne ä 1361 m.
APFELBERG (C. Saint-Gall, D. Unterrheinthal, Com.
Sankt-Margrethen). 470 m. Quelques fermes au pied du
Rütenen, ä 400 m. du Rhin. II domine le village de Sankt-
Margrethen, dont il n'est qu'ä 300 in. O. et la route de
Sankt-Margrethen ä Rheineck. 30 h. Agriculture.
APOSTELN (ZWÖLF) (Les Douze Apötres) (C.
Glaris, Sernftthal). Nom donne quelquefois a la crete
herissee d'aiguilles rocheuses (la plus elevee a 2850 m.)
qui se dresse au S.-E. du village d'Elm, immediatement
au S.-O. du col de Segnes. Cette crete est appelee genera-
lement le « Tschingelhörner ou Mannen ». (Test lä que se
trouve ce trou naturel appele Martinsloch, par Iequel, les
3, 4 et 5 mars et les 14 et 15 septembre de chaque annee.
les rayons du soleil viennent eclairer l'eglise d'Elm.
APPENBERG (C. Rerne, I). Konolliiigen, Com. Will.
802 m. Groupe de fermes ä3 km. S. de la Station de Zäzi-
wil, ligne Berne-Lucerne. II domine cette localite et la
route de Langnau a Münsingen, 10 mais., 61 h. Agriculture.
APPENZELL (RH. -EXT.) Le canton d'Appenzell
Rhodes-Exterieures est situe entre les 47° 15'
et 47° 28' de latitude N. et les 6° 51' et 7° 18,
de longitude E. de Paris. Au N. et ä l'O., il
est limite par le canton de Saint-Gall, ä l'E.
et au S., par le canton d'Appenzell Rh. -Int.
La plus grande longueur, de la limite Orientale
de la Hochalp dans la direction du N., jusqu'ä Meldegg.
est d'environ 37 km. Sa superlicie est de 242,1 km-.
A l'exception de l'angle S.-O. qui s'etend jusqu'ä la
pointe du Säntis (2504 m.), le canton entier est situe dans
la region des collines el des Prealpes. Plusieurs chaines de
collines el de montagnes s'etendent dans ce canton. Leur
hauteur augmente du N. au S- Les plus importantes
sont :
La chaine septentrionale, marquee par le Kayen
72
APP
APP
(1118 m.), le Gupf (1075 m.), le Yögelinsegg (9U3 in.), le
Fröhlichsera (1003m.), le Waldstatteregg. La chaine cen-
trale par le Sankt-Anton (Rh.-Int.) (1108 ra.), le Sau-
rücken (1185 m.), le Gäbris (1SS0 m.j, la Hundwiler Höhe
1298 in. ' .'i le Hochham (1274 m.).
La chaine meridionale, immediatemenl avanl le massif
du Säntis, l'Hirschberg (1187 m.), le Kronberg (Rh.-Int.)
(1666 m.!. le Petersalp 1 1550 m.) et le Hochalp (1524 m.j.
Entre ces chaines seiendem des vallees longitudinales
coupees, comme les montagnes. de profondes vallees
transversales dans lesquelles les torrents ont accompli
leur travail d'erosion.
Parmi les plus importants cours d'eau, citons :
l.a Sitter, qui nait ä l'Alpstein (Rh.-Int.). Avanl son en-
tree dans les Rh. -Ext., eile limite en partie les deux demi-
cantons. A son arrivee dans le canton, eile reeoit, a droite,
le Rothbach, qui prend sa sonree sur les pentes S.-E. du
Gäbris. Apres im cuur il'environ 20 km., la Sitter entre
dans le canton de Saint-Gall ; eile reeoit a Kübel, l'Ur-
näsch, Cette derniere riviere a sa source au pied N. du
Säntis, ses eaux forment a Kübel (cuvier), dans le niarais
Paysaye des Rliodes-Exterieures.
de Gubs, [un ac artiliciel qui actionne un grand etablis-
sement electrique. La Glatt sort de terre pres de Schwell-
brunn et abandonne le canton ä 4 km. N.-O. de Herisa u
pour sr jeter dans la Thur. La Goldach nait dans le voisi-
nage du Ruppen; eile coule dans la direction N.-O., vers
le canton de Saint-Gall et se jette dans le lac de Conslance,
entre Rorschach et Hörn.
Geologie. 1. Periode cretaeee. Le groupe de l'Alpstein
appartient au Systeme erelace. Cependant, comme les con-
treforts du N.-O. du Säntis seuls sont aux Rh. -Ext., celte
Formation est tres peu considerable dans ce dernier can-
ton. A la Schwägalp se trouve le contact entre la craie et
la mollasse.
2. Periode tertiaire. L'etroite bände d'eocene qui s'inter-
cale en d'autres endroits des pentes septentrionales de
l'Alpstein, entre la craie et le miocene, t'ait defaut dans
les Rh. -Ext. Ainsi la superficie de tout le canton (ä l'ex-
ception de la formation cretaeee eilee plus haut), est com-
posee de couches de gres miocene et de Nagellluh. La plus
grande partie appartient ä la molasse d'eau douce, landis
que, dans le N.-E. du canton seulement, des frontieres de
Saint-Gall ä Wienachten et au N.-O., pres de Herisau, le
gres de mollasse marine et pareillement au N.-O., ä la
frontiere cantonale, une mince couche de rnollasse d'eau
douce appartient au Rh. -Ext. Au point de vue geologique,
on peut distinguer dans la mollasse trois plissements qui
sont paralleles a la chaine N.-O. de l'Alpstein. Dans les
Rh. -Ext., les formations 2 et 3 seules ont de l'importance,
tandis que la premiere forme le Speer et ses prolonge-
ments N.-E., le second plissement a son anticlinal dans
la direction d'Altstätten, Appenzell, Laufegg, Rärenegg.
La clef de voute se compose de gres mollassique cornmun
riche en chaux, la voute elle-meme est le plus souvent
erodee. Enfin, le cöte S.-E. se compose de Nagellluh poly-
genique. A cette formation appartiennent la llochalp et la
Petersalp. Sur le synclinal Altstätten-Gonten-Urnäsch,
s'eleve le troisieme plissement qui, avec la partie S.-E ,
forme la chaine Sankt-Anton-Saurücken-Gäbris, Hund-
wiler Hohe ; tandis que l'anticlinal oppose s'gtend de
Heute a Oberegg (Rh.-Int.), Trogen, Stein, Hundwil, et
marque, par son traeö, la grande et belle vallee dans la-
quelle sont situes la plupart des villages du canton. A ce
plissemenl sc rattache la partie S.-E. du Nagellluh poly-
genique. La partie N. O. du troisieme plissement forme
la chaine de Kayen, Gupf-Yoglinsegg, 1'röbliclisegg. Wald-
slatteregg, et montre, sur le cöte N.-O., la stratilication
inclinee et, sur le cöte S.-E., la stratilication bosselee. A
cette derniere partie s'appuie la mollasse marine, tandis
que la mollasse d'eau douce conline aux frontieres N. et
N.-O. du canton.
Dans le gres on trouve des empreintes de feuilles tres
bien conservees, par exemple ä Ruppen, ä Rehtobel et ä
Teufen. Souvent des couches de houille sont renfermees
dans le gres. Les rochers des contreforts
donnent" d'excellent materiel de pavage
pour les routes. Le Nagellluh calcaire ä pe-
tits galets, entre Herisau et Degersheim,
est employe, sous le nom de granit d'Appen-
zell, comme pierre de construetion. Dans
beaueoup de lieux on exploite le gres comme
pierre ä construetion ou pour le pavage, on
appn'-cie particu lierement la mollasse ma-
rine et le gres de Wonnenstein.
3. Formation glaciaire. L'E. du canton et
a plus grande partie du Mittelland mon-
rent de noinbreuses traces de l'ancien gla-
cier du Rhin, ce sont des blocs erratiques
formes de roches cristallines, puis des mo-
raines argileuses ä galets polis ou angu-
leux. La contree de la Sitter se distingue
par ses blocs erratiques calcaires qui ont
ete charries par l'ancien glacier du Säntis.
(Voir les travaux de A. Escher de la Linth,
Gutzwiller it Früh.)
Climat. On a surtout des donnees clima-
tiques se rapportant ä Trogen (905 m.).
D'apres les observations de 12 annees, la
moyenne de la temperature est de -\- 6°, 8 c.
Saint-Gall a environ +1°, Altstätten +2°,
C.äbris (1250 m.) — 1,5°. Pour l'hiver (de-
cembre ä levrier), la moyenne de la temperature =
— 1° c. ; le maximum — 20°, est rare. Sur les mon-
tagnes, la temperature est souvent plus elevee qu'ä Saint-
Gall ou Altstätten. C'est surtout le cas lorsque le brouil-
lard regne dans les vallees, tandis que le pays d'Appen-
zell est eclaire par le soleil. Ces differences sont grandes
lorsque, par surcroit, le föhn souffle sur les hauteurs
pendant que le brouillard s'etend en longues nappes au-
ilessous. Suivant que les nuees se dispersent ou s'amon-
cellent, un endroit situe ä la li mite des brouillards eprouve
de rapides changements de temperature. Wanner a ob-
sci-m'. le 25 decembre 1870, ä Trogen, en quelques heures.
des differences thermomotriques de 23,6° c. et, en une
seule lieure, une dill'erence de 13,4° c, en cinq minutes
meine, de 8,9° c. Le printemps (mars-mai) a une moyenne
de temperature de 6,2° c. L'hiver a pourtant des retours,
et il n'est pas rare de voir la neige tomber jusqu'a la lin
de mai. La temperature moyenne de l'ete (juin-aoüt). ist
de 14,7° c. Cependant, comme il y a, en ete meme, de
nombreux jours froids, les babitalions doivent etie chauf-
fees tres frequemment. Pour l'automne (septembre-novem-
bre), la temperature moyenne ä Trogen est de 7,1° c.
Septembre est le rnois le plus stable. Souvent tous les
mois d'oetobre jouit d'une temperature douce. Pour la
periode d'observation de 1864 ä 1875, la moyenne de la
temperature mensuelle pour Trogen est la suivante : jan-
vier — 1,3° c, fevrier 0", mars +1,3°, avril +6,8°, mai
4-10,7°, juin +13,4°, juillet +16,2°, aoiit + 14,5°,
septembre + 13°, octobre 4-*i,8°, novembre + '1,6°. de-
cembre — 1,8°. La plus haute temperature observee a ete
de 4- 30,6° c, la plus hasse de — 20.2° c. La difference
absolue entre ces deux chifl'res est donc de 50,8'.
API»
APF'
73
Janvier,
59
Mai,
Fevrier,
60 i)
.1 u i n ,
Mars,
80 .)
Juillet
Avril,
100
Aoi'it,
An Gäbris (1250 m.)i u« 1 "* trouvcms Irs chiffres suivants
pour la periode 1872-1891 : janvier 1,8' c, fevrier
1,5°, marsO , avril j 3,5 , mai f 7,4°, juin -f 11.3 .
juillet + 13,2°, aofit -| 12.9°, septembre j 10, . octobre
-\- 5,4°, novembre -f- 1,2°, decembre -\- 1,7°. Moyenne
annuelle, -j- 5°.
Quant ä la precipitation d'eau, mi peul dire que los en-
vironsde l'Alpstein apparliennenl aus eontrees de la Suisse
lea plus riches en pluie. La Station de Trogen a enregistre,
pour la periode 1864-1885, los chillrcs suivants:
134 Sep'te v, 128
lüii ,) Octobre, 114 »
186 * Novembre, 90 »
182 o Decembre, 73 -
C'ost-ä-dire. en hiver, 192 ', au printemps, 326 ,nm , en
ete, "iti'i , en automne, 332""". Tropen presente comme
moyenne annuelle 1414 >, Heiden, I470 mm , Gäbris, 1335 ,
le Säntis, 2423 de chute d'eau. La moyenne annuelle
dos jours couverts esi de .~>0 ",,. ( träges en !(• ;ms: 160, soil
10 par an sur la Station de Trogen; en o.utre, I50orages
rapproches et 83 eloignes. Les wnts los plus frequents
sont ceux du S.-S.-ü. et de l'ü. Ils apportenl une tempö-
rature plus elevee, mais aussi dos bourrasques frequentes.
Los vents de l'E., du N'.-K. et du N. amenent le plus sou-
vent le beau temps. Lo föhn souftlo frequemment avec une
puissance terrible et, en quelques jours, il l'ond, au prin-
tomps, do »randos massos de neige.
Foreis et cullu res. Dos 242, 1 km. de superficie du can-
ton, 6,54 km-, soit lo 2,7 ",,, representent !>• terrain im-
productif. Le terrain productif compte principalement des
prairies, dos päturages et dos forets; les terres arables ei
la vigne ho couvrent qu'une lirs faible etendue de ter-
rain.
Les forets comptent 4777 ha = IU,7 ",, de la superficie
totale Kilos appartirnnent, pour la pluparl (3682 ha), ä
dos parliculirrs, 1028 ha aux coimnunos et aux corpora-
tions et 67 ha ä l'Etat [d'apres Landolt, 1883). Los forets de
rKlatont coüte 72 27:! fr. d'entretien. De 1889 ä 1898, les
forets clo l'Etat ont donne, comme movenne en recettes,
2110 fr. 25; depenses, 1273 fr. 90. Benefice, 836 fr. 29, ce
qui constitue im interet de 1,15 "„.
La prinzipale essen ce est le sapin rouge, puis viennent
le sapin blanc, le meleze, lo pin. Isole sur les pentes du
Goldach, on rencontre enoore l'if. En l'ait de coniferes d'im-
portation roconte, ligure le pin de lonl Weimoutli {/lim/s
Strobus) et le pin noir. Parmi les arbres a feuilles, il
faul citer, en preiniere ligne, le hölre. L'erable, le l'mie,
le tremble, lendent ä disparaitre tandis que l'aune blanc
contre tantöl dans les tourbien
d'arbres ä aigui
üBilili! UMM
-Bf El
forme, sur les ri\os dos coiirs d'oau, de peüls bosquets et
quo l'aune vert, entre I00O et 2000 m. d'altitude, constitue
de petils bouquets d'arbres. De meme, le bouleau sc ren-
d'Appenzell possedent 100 alpa-
pem'aiil l'ete. Leur superficie totale
165Ö seulement sont dos päturages pro-
couverts de forets el le reste est im-
sont situees dans los communes d'Ur-
inengrund, la plupartsur los pentes
■anton est couverte de prairies
du beta"
e la tourbe s eten
ro tiais et \|
lle ; les communes situees
ä l'E. du canton seules sont quelque peu agricoles, mais
eile est saus importance. Dans les autres eontrees, on ren-
coutre ici ei lä im loul petit champ de pommes deteire
;iu milieu dos prairies ou d'une parcelle de foret recem-
menl defrichee. Autrefois, la eulture dos champs etait in-
portante, mais eile a l'ait place ä la eulture de prös. Une
preuve de cet etat de choses ancien est que generalement
les prairies sont encore designees sous le nom de champ
(Acker).
L'arboriculture comprend principalement la eulture des
pommiers et des poiriers qui donnent des fruits ä eidre.
C'est seulement dans les endroits les plus abrites de l'E.
du canton que l'on eultive en espaliers diverses sortes de
fruits a dessert. Los fruits a noyau et les noyers ne crois-
sent que dans la reyion basse. On rencontre, il est vrai,
dos cerisiers isoles jusqu'au-dessus de 1000 m., mais la
rocolte n'a quelque importance que dans les annees tout ä
l'ait favorables. Pros des chalets croissent souvent des su-
reaux dont les fruits sont propares en confiture. On voit
aussi, pres de beaueoup d'hahitations, de petites allees de
groseilliers, dont les fruits fournissent du vin ou de la
gelee.
La eulture de la vigne est faiblement reprösentee dans
!S communes de Lutzenberg, Wolfhalden, Heiden, Wal-
en. En 1898, on no comptait quo 0,93 ha de vigno-
produit total otait: vin rouge, 80,10 hectol., valant
70 fr. I'hectol; vin blanc, 2,75 hectol., de 35 ä 40
hectolitre.
Flore. La Höre de ce canton, situe sur les dernieres
mifications des Alpes septentrionalos (voir Alpes), est
•o. Los eontrees basses empruntent leurs ele-
llore des plaines du centre de l'Europe (voir
Plateau). La portion alpine presente un certain nombre
d'ospocos inti'rossantes, en particulier: Carex microglo-
flnii, Viola palustris, Di'aba tomentosa.
Faune. Animaux domestiques. D'apres le recensemenl
de 1896, los Rh.-Ext. comptent: 764 chevaux, 9 mulets, 3
:inos. .V203 -oiiissrs. I2:!ö't vachos. 310 laureaux (au-dessus
dun an), 302 ba-ufs (au-dessus d'un an), 4895 porcs, 1214
moutons, 3002 chevres, 2199 ruches.
Animaux sauvages. On peut citer: le chamois, sur le
Säntis. le chevreuil (rare), le lievre, l'ecureuil, le renard,
la belette, la martre, la loutre, le blaireau, le herisson. En
74
APP
APP
genöral, le gibier es1 rare, ce qui provienl dos abus en I
mauere de chasse et de foröts. Dans les ruisseaux on pe- I
Une Lands
inde ä Trogen.
che la truite; le poisson est mieux prolege qu'autrefbis.
Economie politique, adniinistralion, justice. La po-
pulalion est de 55 281 h., soit, par km'-*, 228 h., le 91,6 %
protestants et le 8,2 % catholiques. Le canton d'Appen-
/.ell Rh. -Ex., comple 20 communes. Celles-ci sont auto-
nomes. L'ecole, l'eglise, l'entretien des pauvres, sont ä
la Charge de la commune. L'autorite legislative du can-
ton est le Grand Conseil (Kantonsrat). Chaque commune
elit, dans son cercle, un depute par 1000 h. chaque frac-
tion de 1000 compte pour 1000. Les seances du Grand
Conseil ont Heu ä Herisau. Ce Conseil vote les lois et les
decrets. Toute loi doit etre soumise ä la sanction de la
Landsgemeinde. Celle-ci se compose de tous les electeurs.
Elle se tientchaque annee. le dernier dimanche d'avril, dans
les annees paires ä Trogen et dans les annees impaires ä
Hundwil. Tout electeur, jusqu'ä l'äge de 60 ans, sous peine
d'une amende de 10 francs. doit participer ä la Landsge-
meinde. Les votations se fönt ä mains levees. Outre la vota-
tion des lois, la Landsgemeinde a les attributions suivan-
tes : l'election des membres du Conseil d'Etat. du landa-
man, de la haute cour de justice, de l'huissier cantonal,
Tacceptation des comptes d'Etat. La prestation du serment
n'existe pas. Le pouvoir executif est le Conseil d'Etat, se
cornposant de sept membres. Le president du Conseil est le
landaman. Les conseillers d'Etat ne sont pas en fonc-
tion d'une maniere permanente. Ce sont generalement de
gros industriels qui sereunissent tantöt ici, tantöt lä pour
leurs seances. II leur est alloue 10 000 francs qu'ils se par-
tagent en raison directe de l'importance de leurs travaux.
En outre, les membres du Conseil d'Etat recoivent une
indernnite de deplacement pour les depenses qui leur in-
combent. La Chancellerie d'Etat est ä Herisau. Les auto-
rites judiciaires sont : la Cour supreme, elue par la Lands-
gemeinde ; eile se compose de 11 membres et tient ses
seances mensuelles a Trogen oü se trouve sa chancellerie.
La Cour criminelle, nommee par le Grand Conseil, se
compose de 7 membres (seances mensuelles ä Trogen).
Le canton se divise en 3 arrondissements de justice corres-
pondanl aux 3 districts politiques : Vorderland, avec siege
a Heiden, Mittelland, avec siege ä Teufen, et Hinterland,
avec siege ä Herisau. Ces trois cours de justice ont, en
commun, un secretaire-greffier qui est en meme temps,
greffier de la Cour criminelle. Enfin, chaque commune
possede son tribunal communal, de 5 ä 9 membres.
Ecoles. Le canton
compte 123 instituteurs
primaires, 28 instituteurs
etinstitutricessecondaires
(Reallehrer) y compris
ceux de l'ecole cantonale
et 10 instituteurs d'eta-
blissements prives. Les
ecoles primaires sont,
pour la plupart, des ecoles
de demi-journees. Une
Convention pass ee avec l'e-
cole cantonale de Trogen
met ä la charge de l'Etat
la moitie des depenses de
cette ecole et l'autre moi-
tie incombe ä la commune
de Trogen. Les depenses
de l'Etat pour l'instruction
publique se montaient, en
1898, a 43 967 francs;
Celles des communes, ä
394 576 francs.
Industrie et metiers.
Agricultitre et eleve du
betau. Le produit princi-
pal du[|pays est le^lait, qui
est consomme sur place.
Sur les Alpes, on fabrique
du beurre et du fromage.
le lait non utilise pour
cette fabrication ainsi que
le petit lait sont employes
pour la nourriture des
porcs et des veaux. Le pe-
tit betail est exporte ä
Saint-Gall; par contre, on importele gros betail. Comme
1'agriculture ne fournit ni cereales, ni legumes, ces pro-
duits sont tres chers. La principale nourriture de la popu-
lation de l'Appenzell est,
outre le lait et ses derives,
la viande fraiche ou salee
(saucisses). En 1898, les
animaux suivants ont ete
abattus pour la consom-
mation : beeufs, 1665 ; va-
ches 3254; bouvillons, 663;
taureaux, 748; veaux, 3911 ;
porcs, 5187 ; cheveaux 107 ;
moutons, 2087; chevres,
641. Total 18 263 pieces
avec un poids de viande de
2 222 064 kg.
Les 65 % de la popula-
tion vivent de l'industrie.
D'apres la statistique de
1890, on comple dans dif-
ferentes branches d'indus-
tries :
a)Tissage.Tissagedu lin,
29 ouvriers ; tissage du co-
ton, 3510 ouvriers; tissage
mecanique,2l'abriquesavec
157 ouvriers; fabrique de
soie et de toile a tamiser,
1519 ouvriers :
b) Broderie. Broderies fi-
nes ä la main, au plume-
tis, 146 ouvriers ; broderies
grossieres ä la chainetle,
52 ateliers, broderie ä la
machine, au plumetis,2428
machines et 5181 ouvriers
(hommes, femmes et en-
fants) ; broderie a la chainette, 88 machines ;
c) Filature. 18 666 metiers, 275 ouvriers;
d) Lavage, blanchisserie, apprelage : 30 etablissement
et 1271 ouvriers;
Appenzelloise en costume de fete
APP
APP
75
e) Teinturerie. 64 ouvriers dana deux eiablissements.
Imprimerie, chemiserie. Paa de donneea statistiques,
(Oiiv. ä consulter: Statist ique de l'industrie, parWart-
mann <'i Sturzenegger.)
Industrie des etrangers, medecine, commerce. Quoique
quelques stations fuasenl d6jä connuea depuia longtemp8
comme stations climatiques ou pour les eures du petit
lait (Heiden, Walzenhausen, Trogen, Gai8, Teufen), il s'esi
forme', cea dernierea annöea, preaque dana chaque village,
des asaociationa dont le lud est de faire connailre dana
le monde des touristea Im localitä par des brochures, des
affiches, des inaertions. U'est pourquoi cette industrie
esi devenue tres importante depuis ces dernierea anntes ;
le Clinton coinptait, en 1898, 658 auberges et hoteis (un
Etablissement pour 82 h.). Ce nombre considörable
g'explique par le lait qu'aucune patente d'auberge n'esl
exigee.
Comme le mötier d'aubergiste, la pratique de la mede-
eiue est libre ; le canton compte 24 medecins reconnus,
i est-ä-dire porteurs du diplome föderal, 2 dentistes, 3
pharmaciens, 7 veterinaircs, 36 sages-femmes. Dans cha-
que districl se Irouve un höpital de district: pour le Vor-
derland, ä Heiden ; le Mittelland, a Trogen ; le Hinterland,
I Eierisau.
Les Rh. -Ext. oni fourni.en 1899, lescontingents suivants:
Elite. Infanterie .... 1951 hotnmes.
Artillerie .... 307
et 172 ofßciers et sous-officiers.
Landwehr. Infanterie [•' lian 1348 hommes.
» II" » 114.-. «
Artillerie. . . . 103 »
et 345. ofßciera et aous-officiers.
Voies de Communications. Le canton est silonne' de tres
bonnea routea, entretenues par l'Etat, savoir:
37,725 km. routes de I 1 " classe.
56,318 » » II" »
97,868 » » III" o
Total 191,911 km. routes de l'Etat.
Les lignes de chemin de fer sur le territoire cantonal
sont :
Ligne d'Appenzell (Appenzellerbahn) 18 km.
Samt-Gall-Gais (eh. de fer sur route). 1 1 »
Rorschach-Heiden 3 »
Rheinegg-Walzenhausen 0,5 »
Total . . . 32,5 km.
Finances de l'Etat :
Fortune de l'Etat (34 d<5cembre 1899) . . Fr. 1127846 —
Capitaux de l'Etat pour 1899 » 96562500-
Impöls • 6 854 400-
Recettes de la caisse d'Etat (ban-
que) » 790372 —
Depenses de la caisse d'Etat (ban-
que) » 760781 —
Solde actif . . . Fr. 2959087
La Compagnie d'assurances contre l'incendie possedail
au 31 decembre I899 une fortune de 3 909 793 fr. 49.
Resume chronologique.
500-600 ans apres J.-C. Premier etablissemenl des Ala-
mans.
I403(15rnars). Batailledu Yögelinsegg, pres de Speicher.
I405 (18 juin). Bataille du Stoss, pres de (lais.
1407-1408. Incursion des Appenzellois dans la Thurgovie
et ä Rregenz. Defaite de Bregenz.
1441. Entree d'Appenzell dans la Confederation comme
Etat protege.
1429. Ein de la lutte contre l'abbe de Saint-Gall.
1452. Appenzell devient allie des Suisses.
1513. Appenzell canton suisse.
1597. Separation du canton en Rhodes-Interieures ei
Uhodes-Exterieures.
1732. Lüttes entre les Budes et les Doux.
1798. Appenzell fait partie du canton du Santis.
1815. Ein de la domination francaise. Les anciennes ins-
lilutions sont retablies.
1858(3 octobre). Nouvelle Constitution de la Landsge-
meinde convoquee extraordinairement a Hundwil.
1876(15 octobre). Acceptation de la Constitution canto-
nale actuelle.
APPENZELL (RH. -INT.). Quoique s.i superficie ne
1 suii que de 150 km-, ce denn canton ae diviae
l£xL en trois parlies ; la plus grande esl e ■
«idiM l sniis le iiniii d Innerer Landeslheil (l'ays in-
j Jl* I törieur). Les deux autres forment enaembiela
L J"&) commune d'Oberegg. En outre, deux petita
^^.^^ terriloires del.u lies Im appai I lennenl encore
.laus lea Rh.-Ext., le couvenl de femmea de Wonnenslein,
dans la commune de Teufen el celui de Grimmenslein,
dana celle de Walzenhausen, appenzell Rh. Int. e'6tend de
ii 59' a 7 10'de long, E. de Paris ou avec Oberegg,a7 '17' ei
de 'i7 IV de latitude N, ä 47 23' (Oberegg 'i7 w). Dans sa
plus grande largeur la partie principale a 14 km., la plus
grande longueur est de 17,5 km. La partie meridionale
est couverte par la chaine de l'Alpstein, groupe monta-
gneux, forme, en räaeral, de couchea calcaires de I äpoque
erelaeee, auxquelles se raltiicbenl, all N.-E., des couches
lerliaires ;, \u uhtes dalanl du SOUleve nl ilu San-
tis, tandis que la peilte septentrion.ile, composee de Nagel-
Hub ei de mollasse, a surtout forme des collines culti-
vables.
La plus haute montagne, |e Sanlis, alleinl 25l)'i in. d'al-
litude. II domine d'environ i960 m. le point le plus bas,
le creux du Gonzernbach, vers Marbach (514 in.).
L'Alpstein, ou groupe du Santis, esl eompose de six con-
treforts paralleles, courant du S.-O au N.-E. On y trouve
encore, en quelques elldroits, des VOÜteS ferinees. tandis
que, le plus souvent, la montagne est dechir£e, la forma-
tion recente se presentant sous des formes plus abruptes
et plus Iniiriiienlees. L'inclinaison meridionale des cou-
ches geologiques s'abaissant generalement au S., doinine
en grande partie, alors qu'au N. elles sont beaueoup plus
deehirees; le 'cas contraire peut cependant exister. Une
arete transversa!!' qui relie les chaines et ferme les val-
lees forme la frontiere meridionale du canton Les vallees
bien arrosees sont profondement etroiles et enlaillees.
Ces chaines se composent essentiellement de Neocomien
dont les couches forment tantöt des talus delitablea cou-
leur de plomb, tantöt des murailles escarpees et resistan-
tes comme, parexemple, les couches de l'Altmann. L'Urgo-
nien se rencontre dans plusieurs chainons (l'OZhrli, le
Rossmad, l'Alpsiegel, le Hundstein, etc.), la surface des
bancs, lavee par le temps, parait souvent blanche comme
du gypse. Sur l'Urgonien reposent les couches du Seewen.
Le Gault s'intercale ordinairement en minces couches
noires entre les masses calcaires dites de l'Urgonien el
du Seewen. Ce dernier forme presque completement le
l'ond des vallees, les plus profondes comme les plus hau-
tes; il se maintient meine sur quelques aretes et sur les
pointes des plus hauts soinmels (Santis-Ebenalp).
Au N., l'Eocene se montre en bandes etroites qui vont
s'elargissant davantage a l'E., ou il forme une montagne
presque isolee et coni(]ue. II est, comme la fonnation
cretaeee. riebe en petrilications. On rencontre des bancs de
Nummulites et de Schistes avec de nombreux chondrites.
Dans les differentes couches de cretace, on peut recueillir
en grand nombre des fossiles dont les plus remarquables
sont les suivants: Ammcnites pulchellus. Lima Abbatis-
cellana, Pentacrinites, Crioceras (dans le Neocomien),
TurrilitesBergeri. RequieniaAmmonia,Pterocerapelagi,
•)rh,
{Rhododendron ft
aire de
vantes:
et /ii)-
microglochin, S
('/•/■</
Ula Kita
ticum,
Achill
m macro-
phylla, Senecu
(llll
otanifoli
Strep
opus '
mplexifo-
lius, Chrysanth
emti
ii coroni
)><)
olium,
Saxifi
aga steno-
pelala.
Les coupures
des
allei's di
ninent
quatre
chaines de
montagnes :
La preini.re
'hau
e compr
■in
le Gyi
•nspitz
(2450 in. i.
le Hünnerberg
1324
in. i. 1
! |
ohe N
iedere
C22-2S m.i.
l'CEhrli (2203 i
i ),
e Hangt
lel
(2126
in.). 1
•s Türme
(2046 tn.i. le Sc
lalle
l 1923 in
i e
t l'Eben
alp(16
'i m.i avec
un bölel. C'esl
lans
une des
m
ractuosites de
l'Ebenalp,
qu'est construit la Wildkirchlein (1477 m.i. A quelques pas
de cette petite chapelle, une seconde caverne traverse la
montagne. Et, 100 m. plus bas, on rencontre .Escher, au-
berge lies Irequentee el Station elimalii|iie.
76
APP
APP
Hans la deu zieme chaine se trouve le Sintis (2504 m.),
la plus haute sommite' des Prealpes suisses, avec la Station
meteorologique föderale et un böte), et le Rossmad (4933m.)
qui s'arrÄte brusquement au lac de Seealp.
A la troisieme chaine appartiennent l'Altmann ('2438 in.),
le Fählenschafberg (nomine* aussi Türme) (2227 m.), la
Freiheit (2112 in.), le Hundstein (2159 m.), le Marwies en
forme le toit (2042 in.), le Bogartenfirst (1779 m.), l'Alpsie-
gel ou Siegel (1768 in.).
Le quatrieme eoinprend le Hosten (2154 in.), le F'urgglen-
liist (1821 in. I. le Staubernkanzel (1894 m.), le Hohenkas-
ten (1708 in.), le Righi de la Suisse Orientale, avec ln'itel.
et le Kamor (1750 m.) auquel se soudent les Fähnern
(1500 in.) de la periode ecocene.
La partie N.. comprenant la region habitee du pays, ap-
partient ä la formation mollassique et. danscette derniere,
domine le Nagellluh bariole, tandis que le Nagelfluh cal-
caire est limite aux protbndes assises septentiionales de
cetle zone. Le gres est, parseme dans le Nagellluh, on en
trouve dans le N. du canton, sur de grandes etendues,
mais il appartient geologiquement, coinme la contree d'O-
beregg ou le Nagellluh s'etend au delä du Gäbris, aux
Khodes-Extörieures ; d'autre part, les formations cretacees
et du Nagellluh se poursuivent au S.-O. dans le canton de
Saint-Gall.
Les sommites les plus imporlantes de cette contree sont
le Kronberg (1606 m.), le Klosterspitz (1328 m.), la Hund-
wiler Hohe (1309 m.), le llimmelherg (1077 m.), le Claux,
avec les ruines d'un chäteau (1008 m.), le Lehmensteig
(1007 m.), le Fuchsenkreuz (1049 in.), le Hoher Hirsch-
berg (1170 m.), et, pres d'Oberegg, le Sankt-Anton (1125
m.) avec un Etablissement climatique, vue süperbe. Aux
epoques glaciaires, le glacier du Säntis, ainsi que celui
du Rhin qui s'etendait dans le pays au N. des Fähnern,
remplirent les vallees de leurs debris, c'est le cas, par
exemple, de la vallee de la Silter, de Schwendi ä Appen-
zell et des hauts vallons d'Eggerstanden, de Gonten et de
Meistersrüte.
Les Rh. -Int. sont tres pauvres en mineraux utiles ou
precieux. On exploite une mine de spath vert ainsi que
le calcairede Seewenen au-dessus de Weissbad ; quelques
carrieres de gres fournissent une excellente pierre dure.
La Sitter charrie en quantite du sable et du gravier. Ici
et la on taille quelques pierres ä aiguiser dans l'ardoise
dure des Fähnern, mais celle-ci n'est pas exploitee regu-
lierement. Le produit le plus important est la tourbe qu'on
extrait ä Gonten, ä Eggerstanden, ä Oberegg, en assez
grande abondance. Meistersrüte fournit de l'argile. En
plusieurs endroits jaillissent du sol des sources ferrugi-
neuses; bains de Gonten, de Jacobsbad, pres de Gonten,
et le Hoferbad pres d'Appenzell. Oberegg possede une
source sulfureuse non utilisee.
Le climat est doux en general. Les temperatures extre-
mes sont -\- 30° et — 20°. La moyenne de la temperature
(1883-1895) est, sur le Säntis, en juillet -f 4°8, en aortt
-\- 4°9, en janvier — 9°,1. Moyenne annuelle — 2,02. A
Appenzell, environ + 7,5'. Les vents dominants sont ceux
du S.-O. et de l'O. qui, le plus souvent, amenent la pluie.
Le vent du N.-E. et le lohn soufllent alternativement au
printemps. Ce dernier cependant soufile aussi pendant les
autres saisons et, dans la partie Orientale du canton, plus
que dans la partie occidentale. Au printemps, le ciel est
souvent couvert, tandis qu'en hiver, lorsque le Rheinthal
et la Thurgovie sont ensevelis sous unecouche de brouil-
lard, FAppenzell jouit d'un brillant soleil.
La moyenne de la precipitation d'eau est, ä Appenzell
(1881-1892) de 1489'«"'. sur le Säntis de 2423""". Coinme le
calcaire est un verkable filtre, il se forme, au-dessous de
cette couche, un si grand nombre de lilets d'eau que les
Rh. -Int. peuvent etre considerees comme le pays le plus
riche en sources, et Ton peut dire qu'ä cöte de chaque
inaison s'echappe un jet d'eau d'une fraicheur etonnante.
Le cours d'eau prineipal est la Sitter, formee de trois
ruisseaux: le Schwendebach, le Bnilbacli et le Weissbach;
le picmier, sortanl du Seealpsee, est le plus regulier et
doil etre conside comme la source principale de la riviere.
Le Weissbach possede une grande ecluse pour les bois
llottes. Les autres cours d'eau sont redoutables par leurs
debordements causes par les orages; les plus impor-
tants sont l'Ibach pres de Weissbad, le Kaubach et le
Tablatbach, ä l'O. d'Appenzell, et le Rotbach ä la kontiere
N. vers les Rh. -Ext. Le Kronbach descend du Kronberg et
de Gonten et se jette dans l'Urnäsch, l'Aubach d'Eggers-
tanden et le Fallbach d'Oberegg tombent dans le Rhin.
Le canton ne compte que de petits lacs de montagnes: le
romantique et inelancolique Fählensee ; au pied du Hund-
slein, le Sämbtisersee, lac variable, entre le Siegel et
Staubern; le charmant Seealpsee, tres visite; au pied du
Rossmad, le Wildseelein, au pied de l'Altmann, et le Forst-
seelein, sur le versant N. des Fähnern.
Les 159 km' 2 du canton d'Appenzell Rh. -Int. se repartis-
sent comme suit :
74,1 km- (40,6 %) prairies et bruyeres,
37,3 km- (23,4 " ; alpages et päturages,
33 km* (20,8%) forets,
et 14,0 km- ( 9,2 "„) terrains improduetifs.
L'agriculture proprement dite est presque completement
abandonnee ; l'arboriculture prend plus d'extension depuis
que la societe d'agriculture donne, ä partir de 1887, un
jeune arbre ä chaque eleve sortant de l'ecole primaire (jus-
qu'en 1900, distribution totale de 1530 arbres). La recolte
moyenne est estimee ä environ 40000 fr. dont plus des
trois quarts proviennent d'Oberegg. La recolte du foin
n'est pas süffisante pour nourrir le betail. Le prix inoyen
du foin est, par m 3 . de 6 fr. 39 (1887-1899). Les päturages
alpestres sont au nombre de 168, d'une superficie de 4 ä
300 ha avec 3126 Stössen normaux (stoss = superficie ne-
cessaire pour nourrir une vache) d'une valeurde2682 955fr.
20 alpages avec 1227 ha et 687 Stössen d'une valeur de
417 300 fr. sont la propriete de l'Etat et des corporations.
D'autres alpages, de 199 25 ha avec 196 Stössen, d'une va-
leur de 146 750 fr., sont la propriete de corporations et
de communes etrangeres au canton.
Le produit des forets de l'Etat et des communes parmi
lesquelles 20 appartiennent aux corporations, se montait,
en 1898, ä 47 823 fr. et celui des forets particulieres ä
125 955 fr. La plupart des forets se composent de sapins
rouges, quelques-unes de hetres ; peu d'entre elles comp-
tent des essences d'especes differentes.
La statistique du betail donnait les chiffres suivants:
Chevaux. . . .
Petes ä cornes. .
Porcs
Moutons . . .
Chevres ....
Ruches d'abeilles
1866
262
6748
2446
919
1876
172
3 147
128 118
7722 8998
4769 9572
valeur (1896)
70 350 fr.
2 795 830 fr.
584 520 fr.
6580 fr.
121 250 fr.
14 220 fr.
4022 4969 4850
471 589 790
La moyenne par 1000 habitants est de 9 chevaux, 697 betes
ä cornes, 742 porcs, 25 moutons, 376 chevres et 61 ruches.
Pour le nombre des porcs, Appenzell Rh. -Int. vient en tete
des districts de la Suisse. La valeur de l'elevage des porcs
peut etre evaluee annuellement ä 1 million de francs, c'est
aiusi qu'en 1898, plus de 18 000 porcs ont ete vendus en
grande partie dans les cantons voisins. L'elevage des che-
vres prend une nouvelle extension depuis que les chevres
appenzelloises ont ete reconnues etre une des meilleures
races, si ce n'est la meilleure. Le lait est surtout employe
par les paysans pour la fabrication du beurre et du fro-
mage. On fabrique deux sortes de fromage ; le plus sonvenl
un frornage tres fortement sale, nomine rässen Magerkäs
(fromage maigre), plus rarement, un fromage gras qui
peut etre place entre les produits de l'Emmenthal et ceux
de la Gruyere. Des marchands achetent ce fromage chaque
semaine et reglent leurs achats tous les six mois.
En 1899, il a ete percu pour permis de chasse et de pe-
che 1822 fr. et paye en primes de destruetion d'animaux
nuisibles 409 fr. 50. Le gibier le plus important est le
chamois.puis viennentle chevreuil et le blaireau, le lenard
et le lievre, la martre et la loutre, le coq de bruyere, le coq
des bois et la gelinotte blanche. L'aigle ffalco fulvusj qui,
precedemment, se montrait souvent au Hundstein, ä dis-
paru depuis longtemps; les marmottes que l'on a introdui-
tes, ne prosperent guere. Les poissons sont la truite sau-
monee fSalmn fario) et legoujon (Gobio fluvialisj . Le veron
{Phoxinus laevisj semble avoir completement disparu.
Le recensement de 1888 attribue au canton d'Appenzell
Rh. -Int. 12888 h. dont 11355 habitent leur commune d'ori-
gine, 129 d'autres communes du canton, 1046 sont bourgeois
d'autres cantons et 295 sont des etrangers. En 1900, 13449
h. D'apres la religion, on compte 12 213 catholiques, 673
APP
APP
77
Protestant*; la langue est l'allemand. Gelte Deputation est
pi .|,;u tie (laus 21 12 maisons. D'apres la statistique föderale
4872 (378 "/,„,) \ivenl de r.^nrulture el
de l'ileve du b<§tail, 6560 (509 °/oo) (l
l'industrie, 851 (tili / M ) du commero
206 (16°/oo) ll < l transport, 322 (25 %
Administration et de science. 77 (ß]°looi
n'ont pas de vocation.
L'industrie comprend presque exclu
äivement la broderie et le tissage de
ioie. En 1 s* K ) , 2432 personnes Irava
laienl ä la broderie ä la main, 073 ä*
broderie ä la machine, 707 ä la broderi
a la chalne, 7 an filage, 136 au tissage
la main. Pröcödemment, lorsque le peti
lait lait par les Schöttler (du mot patois
Schotten = petit lait) avait, pour les m6-
decins. une grande vertu thörapeutique,
beaucoup de ces Schottler se rendaient,
chaque annöe, dans les bains, lesfstar
lions et les villes de l'AUemagne et de
l'Autriche. Les idees medicales s'elant
modiliees sur ce point-lä, les personnes
occupees ä cette industrie ont 6te for-
oöes de sc vouer, en grande partie, au
commerce des broderies. Les brodeuses,
comme les paysannes, portent encore le
gracieux et tres riche costume national
au\ ornements d'or et d'argent.
Citons encore une tuilerie, une fabri-
que de chapeaux, un atelier de spulp-
(iiir sur liois, deux brasseries et trois
confiseries qui travaillent pour l'exportation dans lescan-
tons voisins des « Hi bertladen », espece de gäteaux indigenes.
L'industrie des etrangers a une certaine importance.
Elle comprend non seulement les hotels de montagnes,
mais aussi les trois grands bains de Weissbad, de Gonten
et de.Iacobsbad et les stalions climatiques de Schwende.
Steinegg, Sankt-Anton et Oberegg.
In seule ligne de chemin de fer traverse le canton, la
ligne ä voie ötroite d'Appenzell (Appenzellerbahn), qui
parcourt 7,75 km. sur le territoire des Hh.-lnt. Les rou-
tes cantonales ont une longueur d'environ 18,8 km., celles
de district de 33,7 km.
La caisse d'epargne et de prets, dissoute le 1 er janvier
1900, a repi'is une plus grande extension sous le nom de
Banque cantonale appenzelloise des Rh. -Int. ; c'est le seul
etablissement linancier. Le roulement d'argent s'eleve,
en 1898, ä 9149125 fr., les depöts ä 665 441 fr., les re-
traits ä 536 410 fr. et le total des sommes deposees ä
2 620 152 fr. Les societes sont nombreuses : d'histoire et
d'archeologie, de gymnastique, de lutte, de chasse, de lee-
ture, (lagrieulture. Plusieurs sont communes aux deux
demi-cantons comme : Utilite publique, des metiers, de
medecine, etc. Ün compte 19 societes militaires de tir.
Ce demi-canton a fourni, en 1899, les conlingents sui-
vanls des bataillons 84 et 128 :
Elite. Infanterie . . . 568 hommes.
dont 8 officiers, 72 sous-otficiers
et 488 soldats.
Landwehr. Infanterie I pr Ban 217 hommes
,. Um« » 146
dont 4 ofl'iciers, 48 sous-otficiers
et 311 soldats, et 17 hommes
d'autres armes.
Les recettes de l'Etat, pour 1899, se sont elevees ä
fr. 173 400 dont fr. 5159 d'interets, fr. 9468, provenant de
la legale du sei et fr. 89 263 des impöts. Les depenses
ascendent ä fr. 123174 dont fr. 11 356 pour le servier des
interets, fr. 8680 pour le departement de police et justice,
IV. -25 339 pour celui des travaux publics et fr. 30 839 pour
l'instruction publique. La forlune particuliere tle l'Etat,
sans les bätiments impi'oductifs, s'eleve ä fr. 212 658 avec
un passif de fr. 314 129.
Les principaux postes de l'actif sont: bätiments fr. 54 022,
arsenal fr. 5551, agriculture fr. 6697.
Le Pays Interieur compte une caisse d'ecole au capital de
fr. 58 347 et plusieurs caisses des pauvres, des malades,
des veuves, avec une fortune de fr. 557 665 ; les caisses sont
adtninistrees par des commissions nommees par l'Etat.
,i eie döpensö, Bans compter les frais de construction
'administration, pour les malades fr. 1086; pour les
pauvres fr. 27418; pour les orphelins fr. 10 613; pour
l'höpital lies incurables fr. 6066.
Les impöts cantonaux sont fixe's d'apres le cadastre,
c'est-ä-dire que toute propriöte immobiliere est taxöe offi-
ciellement; les deux liers de la valeur totale des immeu-
liles, sunt imposes. L'övalualion cadastrale (1900) s'eleve
ä fr. 25 551 240. Depuis longtemps les impöts sont pour le
Pays Interieur, pour l'Etat et les pauvres de 5 °/„n ; a Ober-
egg, qui pourvoitä l'entretien de ses indigents, de3Vi%o-
Les interets des creances hypothecaires ne sont pas con-
sideres comme revenus. Les impöts communaux, d'ecole,
d'eglise, etc., sont preleves suivant la fortune.
La fortune des ecoles etait, en 1896-1897, de fr. 1 10 068,
la dette de fr. 146630, les impöts preleves de fr. 27 943.
Les dettes les plus importantes proviennent de la cons-
truction de nouveaux bätiments d'ecole. La frequentation
de l'eeole primaire est obligatoire de 6 ä 12 ans, suit une
('■edle de ri'pi'liiion de 2 ans. et l'eeole complementaire de
3 ans pour les gareons. Le canton possede une ecole reale
cantonale pour gareons et une ecole particuliere de meme
genre pour les jeunes lilles. Dans l'enseignement primaire,
Kenne appenzelloise (Rli.-Int. .
les entanls suivent l'eeole pendant 50 ä 44 semaines de 6
demi-journees, dans l'eeole de repetition. 28 semaines et
dans l'eeole complementaire, 19 semaines de i heures ;
dans une ecole de peH'eeüonnement pour les metiers, on
a pendant 44 semaines ti heures d'instruction. Le traite-
ment minimum dun instituteur est de fr. I0(H); il est
78
APP
APP
augmente apres ."> ans et apres 10 ans, cliaque fois de
IV. 100. Une caisse pour les instituteurs (vieillards, veuves,
orphelins) possede IV. 1 1 686.
Au point de vue ivhgieux. Appenzell Rh.-Inl. appartient
provisoirement a l'eveche de Saint-Gall et est administre
par un commissaire episcopal.
La fortune des eglises etait, en 1899, de IV. 513 131, la
dette de fr. 27 202 sans compter les tbnds pour nouvelles
constructions, evalues a IV. 100 000 environ, et ceux des
IT chapelles, qui sont peu considerables.
Politiquement, le canton se divise en l> districts (Appen-
zell, Schwendi, Rüti. Schlatt-Haslen, Gonten et Oberegg),
dont 5 cependant ne doivent etre consideres que comme des
districts electoraux. Ün ne distingue que les bourgeois du
Pays Interieur et eeux d'Oberegg; tont citoyen du Pays In-
terieur qui s'etablitdans un autre district conserve ses droits.
5 paroisses, dont une avec 3 annexes, löcercles scolaires.
Ni les limites des paroisses, ni Celles des cercles scolaires
ne correspondent ä Celles des districts. Precedemment, la
population etait partagee, d'apres les familles, en Rbodes.
t'.elles-ci (brmaient, ä cdte de la Landsgemeinde, les corps
Electoraux. A Oberegg, la fortune des Khodes passa au
districl ; dans le Pays Interieur, les Rbodes lbrinent des
corporations. Les interets sont surtout employes pour ve-
nir en aide aux recrues inilitaires, aux ecoles et aux eglises.
Le dernier dimancbe d'avril s'ouvre la Landsgemeinde;
eile nomine les membres du gouvernemenl, comprenant
les deux landamans (le president et le vice-president),
le Statthalter (gouverneur et justicier), le chancelier
(d£p. des finances), le capitaine du pays (Landeshaupt-
mann, dep. de l'agriculture), le Rauherr (architecte), le
Landsfähnrich (enseigne du pays, police et instruc-
tion), l'Armleutsäckelmeister (le cbancelier des pau-
vres, dep. de bienfaisance), et le Zeugherr (maitre de
l'arsenal, dep. militaire), puis le tribunal cantonal avec
13 membres, le secretaire et l'huissier cantonaux, tous
les trois ans le depute au Conseil des Etats. Elle sla-
tue aussi sur l'acceptation ou le rejet des lois quelle
peut discuter. Le premier dimancbe de mai les assem-
blees de district nomment leurs conseils, le tribunal
de districl et l'administration et s'occupent des ques-
tions qui Interessent le district. Chaque district a un
eapitaine-president. La commission d'Etat avec les con-
seillers forment le Grand Conseil dont le president est
le landaman. Le Grand Conseil prepare les lois qui
seront presentees ä la Landsgemeinde, puhlie les or-
donnances, etablit l'echelle des impöts, qu'il ne serait
pas facile cependant de modilier, nomine les commis-
sions de banque, de construction, d'ecole, la com-
mission sanitaire, exerce le droit de gräce, etc. II se
rassemble ordinairement trois lois par an. Pour les
questions importantes, on a coutume de proceder par
lour de consultation ; d'abord les membres de la com-
mission d'Elat, d'apres le röle des fonctions, puis des
conseillers d'apres le rang des districts; ensuite seu-
lement la discussion generale est ouverte.
Les juges de district nommes dans le Pays Interieur
formentun Iribunal, ceux d'Oberegg, un second. Pour
les dill'erends concernant les terres, ruisseaux, forets
et cbemins, il ja trois instances ; la premiere se compose
de 5 membres du tribunal de district, autant que possible
du district electoral dans lequel le proces a lieu, le se-
cond de 11 membres qui, ä l'exception des membres de
la l ie instance, sont appeles d'apres le röle des districts.
La 3 me instance comprend le tribunal cantonal, lequel,
dans les autres cas, fonctionne comme tribunal de 2 m "
instance. Sont electeurs et eligibles tous les Appenzellois
des Tage de 20 ans, et les Suisses domicilies dans le can-
ton, a l'exception des faillis jusqu'au moment de la reha-
bililalion, et les condamnes ä la suite d'un jugement. La
loi prevoit les incompatibilites suivantes: dans les commis-
sions d'Etat, de district et de canton, deux parents rappro-
ches s'excluent, un membre de 1'administration ne peul
faire partie des tribunaux. Dans le tribunal cantonal, cha-
cun des six districts doit etre represente. Un landaman
ne peut rester en Charge que deux ans de suite. Tout elec
teur est tenu d'accepter une charge oflicielle jusqu'ä l'äge
de soixante-cinq ans. Les fonctions nesont indemnisees que
par jour de presence, ä l'exception des neuf membres de
la commission d'Etat, qui recoivent ensemble 1220 francs.
Appenzell entra, en 1411, dans la Confederation, comme
Etat protege des VII cantons, en 1452 comme canton allie
et en 1513 comme canton. A cette epoque, on comptail
encore Gais dans les Rh. -Int. et la contrt'e d'Oberegg dans
les Rh.-Ext. Par la Separation de 1597, Rh. -Int. devint
demi-canton independant. Jusqu'au XVIIL siecle, malgre
les institutions democratiques, dominent les tendances
aristocratiques ; ces tendances se montrerent au jour lors
du proces Sutter (1784). De 1798 ä 1803, les Rh.-Int. ap-
partinrent au canton du Säntis. Avant et apres cette epo-
que, la Constitution et les lois du pays etaient contenues
dans le Landbuch, recueil de decisions de ditferentes epo-
ques. Les plus anciennes dataient de 1409. Elles furent
recueillies en 1585. Une revision eut lieu en 1814. En 1828,
le Grand Conseil entier tut renverse par la Landsgemeinde
et remplace par un autre. La nouvelle assernblee recut
pour mission de preparer une nouvelle Constitution, la-
quelle fut acceptee en 1829. Le meme Grand Conseil re-
habilita la memoire du landaman Sutter et de ses parti-
sans. Pendant le Sonderbund, Appenzell Rh.-Int. resta
neutre et fut, pour ce fait, frappe d'une amende de 15000 fr.
Apres plusieurs tentatives, la Constitution fut enlin revisee
en 1872 et subsiste encore aujourd'hui dans ses princi-
paux articles.
APPENZELL (Abbatis cella). Chef-lieu du demi-can-
ton d'Appenzell, Rh.-Int., est situe ä 7° 4' 13" long. E. de
Paris et 47° 19' 54" latitüde N., ä 778 m. au-dessus de la
mer. II embrasse eornme village (inspectorat du feu) une
petite partie de Schwendi et Rute, et forme, avec le terri-
toire au N. et au S., le district d'Appenzell.
Appenzell compte, comme district, 591 (comme vil"
Plan d'Appenzei
356) mais. avec 4477 h., formant 1094 menages, dont 4287
catholiques et 183 protestants En 1900, 4574 h.
Le village est situe dans la large et vaste vallee de la
Sitter, sur la rive gauche de cette riviere. Le terrain s'e-
leve au S. jusqu'au Klosterspitz (1328 m.), au N., du cdte
de Gais (Rii.-Ext.), jusqu'ä 1134 m. Rureau postal de se-
conde classe. Telegraphe et telephone. Banque cantonale.
Appenzell est la Station terminus du eh. de fer Winkeln-
Appenzell ; le village est relie ä Gais par la poste ; de belles
routes conduisent a Herisau, Urnäsch, Haslen, Weissbad
et Eggerstanden. Appenzell possede une belle eglise avec
une vieille tour et d'excellentes cloches ; c'est dans la sa-
cristie que sont renfermees les archives cantonales ; on
remarque la maison de ville, des asiles pour les orphelins
et pour les pauvres, l'arsenal, l'abattoir, un couvent de
capucins et un couvent de femmes, un musee d'antiquites,
un grand relief du canton d'Appenzell, deux grands hötels,
une brasserie, une briqueterie et plusieurs fabriques de
broderies. Dans la partie ancienne du village, s'etend la
spacieuse place de la « Landsgemeinde » ; au S. se trouve
un petit faubourg appele le Ried, forme denviron 80 mai-
APP
APP
79
soiis isolöes'baties par les i
tenant au] fonds des pau\ i
Bee tnteresses sonl bourgi
pas mir fortune superieure
im terram appar-
uites par ceux-ci.
;,■ ei in' possödenl
lüasea a Olivone. Bureai
postale Biasca-( llivone. I
Dangio el de ( Irumarone, 209
80 mais., 280
ilcs postes, telögraphe. Voiture
'■in. compte, avec les vges de
vjje
^^^^fl^^HHBBKa&eS&aSSH^^HH^HIH^^BflHHHiH^HftE&HI
Le ili-li icl comple Irois cerclcs scolaires donl deux em-
fcassenl encore des fractions d'autres districls; une ecole
Hcondaire de garcons et une de jeunes fi lies, une ecole
jrofessionnelle La paroisse catholique s'etend dans les 5
Betricts interieurs, dont 3 possedent des eliapelles filia-
m, Les protestants de tous les districts n'ont qu'une
| rispn de eulte et de reunion.
La principale oecupation des habitants est la broderie ä
la maebine et ä la main ; l'industrie des etrangers est
aussi tres importante. La foire d'Appenzell est le plus
grand marche de porcs de la Suisse Orientale ; on compte
dans ee bourg un grand nombre d'auberges et de maga-
■äs; deux scieries, une carriere de pierre et une de terre
■Bise ; commerce actif de lait et de bois. L'eleve du be-
lail se pratique aussi sur une grande echelle.
Le document le plus ancien sur Appenzell date de l'an-
!>■<• 1061, lors de la construetion de la premiere eglise.
Mais I'endroit a dejä ete habite auparavant. A une demi-
heure ;iu N. du village se trouvent encore les ruines du
vieux chäteau de « Clanx », bäti par les ab bös de Saint-
nll (peut-etre en 9-25, mais plus probablement plus tard,
Wanl 1-210); il tut detruit en 1402. En 1400 et en 1560. le
village l'nl completement incendie. Jusqu'en 1597, Appen-
zell Kit le cliet'-lieu du canton entier qui lui emprunla
son noni. En 1798, la premiere assemblee des döputes du
canton du Santis se tinl dans l'eglise des capucins. Appen-
zell avait premierement ete choisi comme chef-lieu de ce
canton mais fut, par la suite, force de ceder le pas ä
Saint-Gall.
APPLES (C. Vaud, D. Aubonne). 638 m. Com. et
»tilage sur le plateau fertile qui s'etend de Morges au
Mont Tendre, ä 6,5 km. N.-E. d'Aubonne et ä 6,5 km. E.
de Biere, sur les routes d'Aubonne a Cossonay et de
Biere ä Lausanne. Station et bifurcation du ehemin de
fer ä voie etroite Morges-Biere et Morges-L'Isle. Bureau
des postes, telegraphe, telephone. La commune compte 75
mais., r>74 h., le village meme 60 mais., 493 h. C'est un
village enlierement agricole, sur un sol tres fecond Ap-
ples est dejä mentionne en 593; il est le berceau de la
famille d'Apples ou Dapples.
APROZ (C. Valais, D. Conthey, Com. Nendaz). 600 m.
Hain, a proximite des gorges de la Prinze, au bord du
Rhone, ä 5 km. S.-O. de la Station de Sion, ligne du Sim-
plen. Depot des postes. 23 mais., 170 h. catholiques. Agri-
culture. Prairies. Carrieres d'ardoises.
AQUILA (C. Tessin, D. Blenio). 789 m. Com. et vge
dans le val Blenio, sur le versant O. de la Colma (2488 m.)
tt sur la rive gauche du Brenno. II est ä 19km. N. de la
Station de Biasca (ligne du Gothard) et sur la route de
835 h. call,
igriculture el eleve du betail.
AQUINO (C. l'essiu, I). Locarno,
Com. Lavertedzo). (>(KJ m. Harn, du val
Verzasca, ä 13 km. N. de la Station de
Lrordola, ligne lielliii/.inie - Locarno. 8
mais., ö'l Ii.
ARAN (C. Vaud, I). Lavaux, Com.
Villette). 468 in. Hain, situö sur la route
de Lutry ä Grandvaux, ä 500 m. de
Grandvaux, au-dessus de Villette, sur
une petite esplanade d'oü ['on jouit
d'une vue splendide sur le lac que l'on
domine de pres de Kki m. 23 mais..
1(12 Ii. protestants. Culture de la vignr,
une des meilleurea rögions de Lavaux.
Celle loealili'' liguri- dejä sous le nom
d'Arins dans une Charte du pape [nno-
cent III, en 1298.
ARANDE ou ARANDAZ (L') (C.
Geneve, Rive gauche, Com. Bardonnez).
Kuisseau de 8 km. Source pres du
haui. francais de Verrieres, au pied du
Saleve. Forme sur :s km. la frontiere
entre la France et la Suisse L'Arande
leiinine son eours en France et, pres de
Saint-Julien, se jettedans l'Aire, affluent
de i'Arve.
ARANNO (C. Tessin, I). Lugano).
731 m. Com. et vge paroissial situe sur la rive gauche de
la Magliasina. ä 7 km. 0. de Lugano, au pied du Montac-
cio. F.glise a 712 m. Depot des postes. Telephone. 59 mais.,
261 h Grand vignoble!
Village natal du celebre architecte Dominique Pelli
(1656), qui vöcut ä Strasbourg et ä la cour du roi de Däne-
mark, pour lequel il conslruisit les forteresses d'Odesloo
et de Bendsbourg au milieu de l'Eider. Dans les environs,
on trouve une inscription et des antiquites etrusques.
ARARE (C. Geneve, Rive gauche, Com. Plan-les-Oua-
tes) 'il4 m. Vg^e de 60 mais., 270 Ii. catholiques. Station
du eh. de fer a voie etroite Geneve-Saint-Julien. Ce vge
est desservi par Plan-les-Uuates. Agriculture.
ARASCHGA ou ARASCHGEN (C. Grisons, D. Ples-
sur, Cercle et Com. Churwalden). 610 m. Village sur la
route de Coire a Churwalden, a 2 km. S. de Coire et ä
l'entree de la vallee de Schanligg, sur la rive gauche de la
Plessur. 32 mais., 204 h. protestants. Agriculture.
ARBACH (C. Zoug, Com. Zoug et Haar). 449 m. Quel-
ques fermes situees au pied du Zougerberg. On distingue
Arbach, puis Vorder et Hinter Arbach. II mais.. 55 h. Les
stations de eh. de fer, poste et telegraphe les plus rappro-
chees sont Zoug et Haar, toutes deux a 3 km. de distance.
Arbach appartient, en majeure partie, a la com. de Zoug;
Vorder el Hinter Arbach appartiennent ä Baar. Economie
rurale, eleve du betail. La contree est tres fertile.
ARBAGNYS (RUISSEAU DES) (C. Fribourg, D.
Sarine, Com. Treyvaux). Petit äff. de droite de la Sarine
prenant sa source pres du village de Treyvaux; son par-
cours est de 2,5km., il fait mouvoirun moulin et une scierie.
ARBALESSA (!_') (C. Vaud, D. Aigle, Com. Bex).
1265 m. Chalet situe sur un petit plateau, en face de Pont
de Nant, sur la rive droite de l'Avancon de la Vare, au-
dessus de sa jonetion avec l'Avancon de Nant. Au pied des
escarpements partiellement boises des Nornbrieux (voir
Argentine), ä 35 minutes des Plans de Frenieres par
Pont de Nant, et a 2 h. 45 de Bex.
ARBAREY (C. Valais, D. Martigny, Com. Saxon).
Croupe de chalels ä 1120 m. sur la pente de la Pierre a
Voir, ä 3 km. de la rive gauche du Rhone.
ARBAZ (C. Valais, I)': Sion). Village situe ä 1 159 m., au
centre du Valais, sur une pente douce et un plateau ä 5 km.
N .-E. de Sion, limite au N. par le Wildhorn. Bureau des
postes. 100 mais., 501 h. cath. Eleve du betail, ceröales, vi-
ticultüre. Commerce de betail et de vin. Carriere d'ardoises.
ARBEDO (C Tessin, I). Bellinzone). 255m. Com. el
vge paroissial, situe a 1 km. de la Station de Castione,
ligne du Gothard, sur les rives de la Moesa et du Tessin.
I leput des postes. La com. compte, avec le vge de Molinazza,
ARH
ARB
ITS mais., 87t !i. ; le vge 133 mais., 611 h. cath. Kleve du
bötail ei exploitation de bois. A mi-chemin, entre Arbedo
ei Bellinzone, on trouve l'ancienne petite eglise de San
Paolo, on furent ensevelis los Confederes tombös dans la
bataille d'Arbedo, livree dans cette plaine, Ie30juinl422,
par 3000 Suisses contre 18000 Milanais. I'armi ies morts,
hguraient Ies landamans Roth, d'Uri ei Kaiin, de Zouu.
'ARBEDO (VAL D') (C. Tessin. II. Bellinzone). Belle
vallee de 8 km. de longueur: eile s'elend duCornodi Ge-
sero [2225 in.) dans la direction de l'E. a l'O. jusqu'au vil-
lage d'Arbedo, entre lesmonts Laura (1550 m.) et Loya (I KW
m.) au N. et le Piscerotondo (1796 m.) et f'Arbino (1695
m.) au S. II est arrose par un petit all', de gauche du
Tessin qui prend sa source aux ehalets de Buggio, a 1563
in. ei se Jette a Arbedo dans le Tessin, a la eote de 232 m.
C'estune vallee tres riebe en päturages et en belles forets
de hei res el de sapins.
ARBEL (COL D') (C. Valais, 1). Concbes). Korme
alleuiande du Coi. d'ÄLBRUN. Voir ce nom.
AR bengletscher (C. Valais. I). Brigue). Glacier
silud au pied S. de l'Arbenhorn, plus connu sous le nom
de Mont Durand, ä l'O. de Zermall.
ARBER ES (AUX)(C. Geneve. Rive droite, Com. Mey-
iiii>. 443 in. Propriete rurale non loin de la frontiere
franeaise, a 2,5 km. de la Station de Vieux-Bureau du eh.
de 1er du P.-L.-M. 3 mais.
ARBERO (COSTA DELL') (C. Tessin, D. Bellin-
zone, Com. S. Antonio). 960 m. environ. Croupe de ehalets
Mir la pente (). du val Marina, a 7 km. S.-K. de Bellinzone.
ARBEY (C. Valais, I). Hörens, Com. Evolene). 1800m.
Alpage et ehalets situes sur le versant N.-E. du Mont de
l'Etoile, a 45 minutes U. d'Evolene, et habites seulement
pendant une petite partie de l'annee.
ARBIGNUN (C. Valais, D. Loeche). Voir Albinen.
ARBIGNON (LE HAUT D') (C. Valais, D. Saint-Mau-
rice. Com. Collonges). 1627 m. Harn, de ehalets situe sur un
plaieau, au pied des sauvages
escarpements de la Bella
Creta, sur le versant S.-O. de
la Dent de Mordes, ä 3 heu-
res au-dessus d'Evionnaz, par
Collonges, paroisse d'Outre-
Bhöne, rive droite du Rhone.
Cisements d'empreintes ve-
yetales de l'öpoque houillere.
ARBIGO (PIAN D') (C.
Tessin, 1). Locarno, Com. Lo-
sone). Sur la rive droite des
cours d'eau Maggia et Mele/.za,
ä 2 km. O. de Locarno, belle
plaine avec une plantation
de ehätaigniers; eile servait
autrefois aux manwuvres des
öcoles de recrues de Bellin-
zone.
ARBINO (C Tessin, D.
Bellinzone, Com. Bellinzone,
Arbedo, Ravacebia). 1250 et
1760 m. Alpe el montagne en-
tre le val d'Arbedo et le val
Morobbia, ä 5 km. E. de Bel-
linzone qu'elle domine.
ARBIOLA (PIZZO D')
(C.Grisons, D. Moesa). 2594 m.
Sommet du groupe de I'Adula
qui domine ä l'E. l'Alpe (1994
in.) du meme nom, au N. du
I- i 1 di Ciaro (2622 m.) et au
S. du Pizzo Botondo (2829
in.) ; il se dresse au S.-O. du
village de San Bernardino et
ä l'O. du val Mesocco.
ARBLATSCH (PIZ D')
(C. Grisons, I). Albula). Som-
met de 3204 m., qui seltne a
l'O. du village de Molins, sur
la roule du col du .lulier. au
S.-E. du P. Curver (2972 m.)
et au N. du P. Platta (3386 m.). Une dent rocheuse (envi-
ron 1^075 m.) de son arete E. est appelee Vorder Arblatscb.
ARBOGNE (C. Fribourg, B. Broye, Com. Monlagny).
504 m. Hameau de 12 maisons au bord du ruisseau du
meme nom, entre les deux villages de Montagny-les-Monts
et de Montagny-la-Ville, a 1,5 km. de la Station de Cous-
set, ligne Fribourg-Payerne-Yverdon. 60 h. catholiques.
Scieries, moulins.
ARBOGNE (L') ou ERBOGNE (C. Fribourg, D.
Clane). Gros ruisseau de 17 km. de long, aftluent de droite
de la Broye, la source principale est situee au S. deVilla-
rimboud, une autre branche de l'Arbogne vient de Lenli-
gny et rejoint la premiere au moulin de Grandsivaz. L'Ar-
bogne debouche dans la plaine de la Broye ä Corcelles,
pres Payerne, et se jette ä Dompierre dans l'ancienne
Broye dont le lit serait ä peu pres ä seedepuis les grands
travaux de canalisation sans les eaux qui lui apporte l'Ar-
bogne. 4 moulins utilisent le cours de l'Arbogne.
ARBOLA (PUNTA D') (C. Valais, D. Conches). 3242
m. Nom rlonne en Italie ä la eime neigeuse nommee Ofen-
horn en Suisse. Ce sommet s'eleve au fond de la vallee de
Binn (Haut-Valais) sur la crete limitrophe qui separe la
Suisse de l'Italie. Au S.-O. s'ouvrelecol d'Albrun (2410 m.l
qui, en Italie, est nomme Passo d'Arbola, tandis qu'au pied
S. de la eime et ainsi tont ä fait sur le versant italien s'e-
tend le petit glacier d'Arbola qui communique avec le
bassin suisse d'Esserofen, (entre la Punta et le col d'Al-
brun) par le petit col neigeux du Passo del Gbiacciaio
d'Arbola.
ARBOLDSWIL (C. Bäle-Campagne, D. Waidenburg).
633 m. Com. etvge a 13 km. S. de Liestal, dans une petite
vallee laterale du Frenkenbach, ä 3 km. O. de la Station de
Niederdorf', ligne Liestal-Waldenburg. Bureau des postes.
La commune compte 55 mais.. 457 h. protestants, le vil-
lage, 47 mais., 400 h. Economie rurale, fourrages, eleve
du betail. Tissage de rubans.
ARBON (District du canton de Thurgovie). S'etend
sur 15 km. environ le long de la rive S. du lac de Constance,
Carte du district d'Arbon
de Hörn a Kesswil, et 5 km. a l'interieur. La commune de
Ilorn, entre Arbon el Rorschach, est tout a fait separee du
AM*
AHM
81
teste du districl el forme une enclave <l;ms le canton de
Saini-Call. Superücie, non compris le territoire du lac,
dusivemenl cd pla
Le districl com
7300 ha. presqi
preml I '< eoini
Beut d'Arbon) ; Egnach (arrondissemenl d'Egnach); Ro-
toanshom, Salmsach, He icrswil (arrondisse nl de
Eomanshorn); Uttvvil, kesswil, Dozwil, Hefenhofen, Nie-
ilcrsii ri el Ohersoinmeri (arrondissemenl d'Uttwil).
Le chef-lieu est Arbon, siege du tribunal du district. La
Kopulation du districl esl tres dense. Le recensemenl de
Isns ,|, um,' 15383 h., 2572 mais., 3376 menages, 11315
potestants, 3P82 catholiques; 10315 liourgeois des com
munes, 3201 Suisses dautrcs con nes
el 1867 elrangers. Le districl compte, en
[flOO, 19076 li.
La contröe esl des plus fertil
Iure du sul cl li-s conditions c
javorisenl la culture des champ
et des arhres l'ruitiers. Les lerre
comprennenl : champs, 27, 1 ",, ; praii
57,7%, re qui place le district d'Arlii
la töte des distiicts riches en lerrains
ductifs; marais. 1,1 "„ ; Ibrets, 13,2
vignes, 0,9',',,. Le pays, comprenan
commune d'Egnach, est surm
Mostindien » (Pays du cidre).
\iicinii' rontree de la Suissc nc poss
des arbres fruitiers en aussi grai
l'ic el aussi \ igoureux. < In en coi
milliers aux environs des villages
- breux, que ceux-ci onl l'a
eonsiniiis en pleine foret. Au
mai. lorsque les arbres ont ret
Bure du printemps, ils Ibrmenl un pay-
Hr si enchanteur, que nombre d'excursionnistes, sur-
loul de Saint-Gall, viennent admirer la contree.
D'apres la statistique des arhres l'ruitiers, en 1885, le
district d'Arbon compte, untre les espaliers et les pe-
gnieres, 68 571 p miers, 54 622 poiriers, 3823 cerisiers,
|J326 pruniers, I582 noyers, total, 141 924 arbres fruitiers.
Les fruits el les untres produils du sul trouvent leur eeoti-
lenient dans les eontrees voisines d'Appen/ell et de Saint-
(iall. Saint-Gall et Uerisau, ainsi que le Wurtemberg, sonl
nprineipaux marchespour les fruits du pays. Une grande
fcantite de fruits cependant est sechee ou employee ä la
Kparation du cidre, d'excellente qualite el connu au loin.
Xagriculture est la principale ressource des liabitants.
L'eleve du betail et la l'aliricalion du fromage onl aussi
une certaine importance. Le lait est expedie en partie ä
la fabrique de lait condense d'Egnach.
Le recensement du betail donne les resulials simants
I876 1886 1896
lictes ä cornes . . i053 5893 6686
Chevaux .... 449 530 618
Porcs 759 1327 2271
Chevres .... 473 371 556
Moutons .... 35 68 59
Ruches d, .beilies . 1034 1012 1941
Proprietaires de bestiaux, 137.").
I. Industrie est tres active dans la petite ville d'Arbon et
■ eommerce a Romanshorn. La peche est pratiquee ä Utt-
fflil, li anshorn et Arbon. Le vin qui croit pres de Win-
trtnberg et Grislenbühl jotiit d'une certaine reputation.
Le districl nc po^sede pas encore d'höpital, mais la
commune d'Arbon a pris la decision den fonder un. Pour
1,1 inent, les malades sunt envoyes ä l'höpital cantonal
de Munslerlingen (C. Thuryovie).
ARB ON (C. Thurgovie, I). Arbon). Ville el chef-lieu
du district du ineme noin. ä 40 km. E. de
Frauenfeld, sur la rive S. du lac de Cons-
lance, assise sur une large presqu'ile el tra-
i versee par la ligne du eh. de Ter Romans-
i^ZZrr^ horn-Rolirschach-Sainl Call, Station de celb'
^s=^^ ligne et des bateaux
tion admirable, 650 mais., 5677 b
I"I>1»" rapidement. 3000 personnes travaillenl dans les Ca-
bi'iipics. Recemment, une nouvelie industrie s"est intro-
'Imie dans la localite: celle de la broderie ä la navette,
pratiquee dans une niiporlaide fabrique oecupant 1000
ouvriers el ouvrieres ; 300 personnes sonl ögalemenl oecu-
pees dans trois petites l'abriques ; impoi'tanie fabrique di
machines, 1000 ouvriers, el une plus petite avec fonderie;
fabrique pour la construetion des tonne
construil dernieremenl toul un
qui comprend environ 50 mai
mes Hains publica el privös. Be
port. \rl lait de grands sacri
ätruetion publique ; on j compti
deu\ classes secondaires, um
nie de C( erce.
•pt classei
fer; deUX
(rubans de
Ml. ll a ele
er ouvrier
s. No
lloln-
oppe
l in
teole professionni
Nombreuses societes de divertissements, fanfares, so-
cietes de tir, de gymnastique, societes ouvrieres et de
secours muluels; on \ publie deux journaux. De toul
lemps, Arbon a Maie un soin parliculier au cbant et ä la
musique.
Par un lemps clair, le panorania d'Arbon est süperbe.
On Joint d'une vue magninque et tres etendue sur la par-
tie superieure du lac de Constance, sur les gracieuses
collines de Saint-Gall el d'Appenzeli, ainsi que sur les
Alpes du Vorarlberg el la region du Säntis. Le chäteau,
siiue sur une colline, entre la ville el le lac, sc compose
dun bätimenl de maitre el d'une tour antique el tres forte.
C'esl probablement la plus ancienne construetion de la
ville. A cöte de cette bau, la ebapelle dediee a Saint-Gall
et l'ancienne eglise qui possede de heaux vitraux el donl
Merovingiens. (>n voit encore des restes de l'ancienne
muraille qui entourait la ville. Nombreux blocs erratiques
an bord du lac. Station lacustre el tombeaus alamans.
Arbon recul
son nom
apres Jesus-Christ, y bä
et nommerent cet endi
mais ils y trouverenl pr
vetique. II ne reste, du
nes ,1'uii phare qui se
450, les Romains furent
aux Alamans Le castel
feli
ipeui
d'abandonner cel endroil
CCage. Arbon COnserva ce-
pendant un reste de culture romaine, car, 200 ans plus
lard, quand Saint-Gall, Columban et d'autres moines d'Ir-
lande vinrent precher le christianisme aux Alamans de
l'Helvetie, ils y rencontrerenl dejä une commum ■ chre-
lienue, ä la töte de laquelle sc trouvail le predicateur
Willimar. Ces moines furenl accueillis favorablement dans
cette localite. Saint-Gall fonda le couvent de Saint-Gall et
mourut ä Arbon, en l'an (i-J7. a l'äge de 95 ans. Arbon
etail le sejour favori du prince Conradin de Souabe, le
dernier des Hohenstaufen. En I li>-2. un noble d'Arbon re-
(iit la petite ville en lief de l'eveque de Constance. Au
XIII' siecle. Arbon obtint le droit de lnarcbe el une colli'
Pendant les guerres d'Appenzeli, eile devint unv place
d ai nies iles Aulrichiens; en 1494, la plus grande partie
de la ville Int brülee. Au Will siecle, l'industrie de la
toile lui apporta quelques annees de prosperite\
Le pasteur Thomas ßornhauser, poete et ecrivain jioliti-
nic.T. c.Kor, — 6
82
ARB
ARE
quo bien connu, vecut ä Arbon en 1830. Henri Mayr, ha-
hitant la campagne s Zur Bleiche », pres d'Arbon, s'est faii
un iimii par son voyage a Jerusalem.
arbostora'iC. Tessin, D. Lugano). 838 m. Riante
colline s'elevant entre les deux branches du lac de Lu-
gano, a l'E. t't a 1*0., ei du lac d'Agno au N., ä 1 Um. E.
de la frontdere italienne. II lad face au Monte Generoso et
domine au S. le village de Carona et le pont de la ligne du
Gothard, sur !<• lac de Lugano, entre Melide >i Bissone.
arcegno (C. Tessm, I>. Locarno, Com. Losone).
300 m. llameau, fraction de Losone, ä ') km. 0. de la Sta-
tion de Locarno (ligne Bellinzone-Locarno), sur la pente
N.-E. du Gbiridone, ä w 2 km. N. du lac Majeur. Chapelleä
391 ni. -1\ inais.. 77 h. Culture des champs etde la vigne.
arch (('.. Herne D. Büren). 451 m. Com. et vge sur
la rive droite de l'Aar, ä 12 lim. S.-O. de Soleure, sur la
pente 0. du Burhogiiborij ; 8(i mais., 629 h. protestants, le
village meine a 80 mais. et 580 h. Bureau des postes, tele-
graphe, tälejphone. Station du eh. de fer Arch-Rüti, sur la
ligne Lyss-Soleure. Agriculture, Faible induslrie horlogere;
commerce de liois peu iniportant.
ARCHOZ (C. Valais, 1). Monlliey, Com. Trois-Torrents).
1250 in. environ. Prairies qui s'etendent du torrent de
l'iadse Jon Nant-Profond) au Lorrent de Phenebe,
avec inic douzaine de cliaU'ls eclielonnes en par-
lie le long de l'ancienne route et en partie le long
de la nouvelle route carrossable allant de Trois-
Torrents au col de Morgins et, de la, dans la val-
lee d'Abondance (Savoie). Au bas de ces prairies
Coule la Tine. Arelioz. fait partie du vallon de
Morgins dont il oecupe ä peu pres l'entree. Les
chalets qui s'y trouvent ne sont habites par des
proprietaires de Trois-Torrents qu'une partie de
t'annee. La population est donc la meme que
celle de cette commune.
ARCOJEU (!_■) (C. Valais, ü. Monthcy). Som-
met de 1904 m. qui forme le contrefort N. du Cor-
beau,cimeauN.deMorgins-les-Bains(Bas-Valais).
ARCONCIEL (ERGENZACH) (C. Fribourg, D.
Sarine). 727 m. Com. et v^e paroissial sur la
rive droite de la Sarine, ä 11 km. S. de Fribourg.
Bureau des postes, telepbone. La com., avec les
hameaux de Fontanalles et de Sur le Moulin,
compte 64 mais., :il(i h. cath de langue fran-
eaise; le vge, 19 mais., 84 h. Agriculture et eleve
du betail. Laiteries et fromageries. Line serie de
300 monnaies romaines, allant de Constantin ä
Julien l'Apostat, a ete trouvee ä Arconciel et de-
posee au couvent d'Hauterive.
^L'eidise, dejä mentionnee en 1146, fut reconstruite en
1780, en partie avec les pierres de l'ancien chäteau, dont
on voit encore les vestiges au bord de la Sarine, vis-ä-vis
de celui d'Illens. En 1082, l'empereur Henri IV d'Alle-
magne donna au comte Conrad d'Ollingen, eveque de Lau-
sanne, le chäteau d'Arconciel en Uechtland. Plus tard,
dans la guerre entre les Suisses et Charles le Temeraire,
Guillaume de la Bresse, seigneur d'Arconciel, s'etant de-
clare en faveur du duc, les Bernois et les Fribourgeois
assiegerent ce chäteau en janvier 1475 et le prirent d'as-
saut. Arconciel fut, pendant quelque temps, sous la do-
mination de Berne et de Fribourg, mais ßerne renonca
bientot ä ses droits sur cette localite.
ARDEVAZ (C. Valais, D. Conthey). 1481 m. Crete de
rochers dominant la foret de ce nom, entre la commune
de Leytron et celle de Chamoson. Cette montagne ren-
ferme les carrieres d'ardoises connues sous le nom de
carrieres de Leytron. Ces ardoises sont d'excellente qua-
lite ; il s'en fait une grande exportation.
ARDEZ ou ARDETZ (Steinsberg) (C. Grisons, D.
Inn, Cercle Obtasna). 1467 m. Com. et vge paroissial de
la Basse-Engadine, sur un plateau de la rive gauche de
l'Inn.ä IC) km. E. de la Station de Davos, ligne Landquart-
Davos. Depot des postes. Voiture postale de Schuls-Üavos.
Telegraphe. La com., avec les hameaux de Boschia et de
Sur-En, compte 152 mais., 638 h. protestants de langue
romanche; le village, 132 mais., 558 h. Agriculture et
61eve du betail.
ARDILLE (L*) (C. Fribourg, D. Gruyere, Com. Char-
mey). 1358 m. Les Vanils de l'Ardille forment l'extremite
N.-E. de la Dent de Brenlaire (2355 m.) et dominent le
Rio du Mont, petit affluent de gauche du Jaun. Ils son
doinines, ä l'E., par la Denl de Ruth (2244 m.).
ARDON (C. Valais, I). Conthey). 493 m. Com. et vge ä
8 km. O. de Sion et ä 5 km. N.-E. de Leytron, ä 3 km. N.
du Rhone, sur la route de Sion ä Martigny. Bureau des
postes, telegraphe, telepbone. 180 mais., 1227 h. cath. Sta-
tion de la ligne du Simplon. Culture de la vigne, vin excel-
lent: fendant, amigne, humagne, döle, etc. La localite a
un atelier de caracteres typographiques et de «-liclii'-s mit
cuivreet sur bois employant 50 ouvriers ; une foriderie en
oecupe une vingtaine. La population est active, laborieuse ;
presque toutes les maisons ont ete reconstruites ou repa-
rees ; le \ -illage a maintenant l'aspect d'une localite nouvel-
lement batie ; on remarque une belle eglise neuve de style
gothique dont la tour imposante fut erigee en 1535. Pas-
sage conduisanl dans le canton de Vaud par le Pas ou Col
de Cheville. On v a trouve deux pierres romaines dediees
l'une ä Jupiter, I'autre ä Mercure. A 20minutesdu village,
les Mayens d'lsieres. nom d6riv6, ä ee que l'on croit, dTsis.
AR EN ENBERG ou ARENABERG (C.Thurgü\ie, II.
Steckborn, Com. Salenstein). 465 m. Beau chäteau mo-
derne entoure de plantations süperbes et bäti sur une col-
line couverte de forets de hetres, pres de Salenstein, sur le
.in il'Ai-cni'iiberi?.
lac inferieur de Constance, ä 500 m. S.-E. de la Station de
Mannenbach. Par un temps clair, onjouit d'une vue splen-
dide sur lile de Reichenau, sur le lac et sur le Grand Ru-
che de Bade. La Situation charmante et l'antique renommee
de ces lieux, chers aux habitants de Constance, en fönt un
but favori de promenade. Autrefois maison de campagne
d'une famille patricienne de Constance, Arenen bery est
devenu la propriete de la famille imperiale de Napoleon;
il a ete habite par la reine Hortense et par Napoleon III;
il appartient aetuellement ä l'ex-imperatrice Eugenie. On
y conserve d'interessantes reliques de la famille : tableaux,
armes, meubles, ainsi que les voitures dont Napoleon III
s'est servi pendant la yuerre de 1870.
ARETSHALDEN ( Zürich, D. Hinwil, Com. See-
gräben). 548 m. 11 maisons sur la route de SeegräbeH ä
Wetzikon, ä 500 m. N. de la Station d'Aathal, ligne fiap-
perswil-Zurich. 68 h. prot. Agriculture.
AREUE (COL D') (C Grisons, D. Hinterrhein). 2500
m. Passage de montagne qui fait communiquer les villa-
ges de Splügen et de Nufenen (vallee du Rhin posterieur).
II s'ouvre immediatement au S. du Piz. Tambo. Sur le ver-
sant O. de ce col se trouve le vallon d'Areue (ce n'est que
la partie inferieure de celui de Curciusa), dans lequel
sont les chalets d'Areue ou Roggio (1818 m.). D'apres la
legende, il y avait autrefois un hospice sur l'emplacement
actuel de ces chalets, car un chemin muletier tres fre-
quente (le Passo di val Loga, 2931 m.) aurait traverse, dejä
au XIIP siecle, ce vallon et aurait donne acces au vallon
de San Giacomo (route du Splügen); la cloche de cet
hospice serait encore conservee dans l'eglise d'lsolato, en
ce dernier vallon.
ARE
areue thal (C. Grisons, D. Hinterrhein). Nom de
la partie inferieure ei tres encaissöe du Val Curciusa,
Bbouchanl dans le Rheinwaldthal, en face de Nufenen.
AREUSE (C. Neuchätel, D. el Com. Boudry). 443 m.
Kmeauä500 m. N. de la riviere du meme nom, sur la
routc de Neuchätel ä Yverdon, ä 1 km. S.-O. de Colombier.
90 h. protestants. Vignes et vergers, belles villas. Halte du
iiamway Neuchätel-Boudry.
AREUSE (L') oii REUSE (LA) (C. Neuchätel, I).
Val-de-Travers et Boudry). 799-430 m. Principale riviere
Im ranlon de Neiirhälel, preiianl Sa source all f'ond du
Val-de-Travers qu'elle arrose dans toute sa longueur ;
Hoabouchure se trouve dans le lac de Neuchätel, ä la
l'oinle du liied, entre Colornbier et Cortaillod. Quoique la
pluparl des cartes ecrivent la Reuse, son vöritable n
Krall 6tre l'Areuse, du mot bas-latin arrogium, espagnol
(imnjo. Dans diverses pieces (res aneiennes im trouve le
nom d'Arousa. Les noms d'Areuse (hameau) et de Pon-
lareuse (Ponte Arousaj confirment cette appellation.
L'Areuse est le troisienie grand affinen! du lac de Neu-
Bfttel, apres la Broye et la Thiele. Son cours a une lon-
Beur totale de 25 km. et son bassin une superficie d'en-
\ iron .'STD km-. Ses aflluents sonl : sur la rive droite, ä Fleu-
rier, le liuttes et le fleurier, ä Mötiers, le liied ; sur la rive
Bache, a Couvet, le Sucre, puis la Noiraigue, et, ä quelque
distance tle son embouchure, le Merdasson. Le cirque de
Saint-Sulpice, au fond duquel se trouve la source de l'A-
reuse, est un vallon circulaire resultant d'une rupture locale
de la voüte du Malm jusquä l'Oxfordien, marne-calcaire,
activenient exploite pour la fabrication du eiment, qui est
un vrai cirque d'erosion creuse au centre d'un anticlinal des
terrains jurassiques. La source de la riviere, site majes-
tueux au pied de hauts rochers, au lieu dit la Doux, est un
liel exemple des sources appelees vauclusiennes (doues de
Desor), remarquable par la quantite d'eau qui jaillit du
sous-sol. A 50 m. de sa source. la riviere est dejä capable
d'aetionner une fabrique de päte de '
ARE 83
Variation de Hut voluines. 0n peut dire que, pendanl troi
mois, son debil inoyen est interieur ä -1 nr. que, pmd.inl
Source de l'Areuse et Cirque de Saint-Sulpi
six mois, il est de 2 m 3 et atteint, pendant trois mois,
5 ä 100 m :i . La source de l'Areuse est l'emissaire des
eaux de la vallee de la Brevine (qui mettent 12 jours
pour lui parvenir) comme
/TetedeRjn
Carte du bassin de l'Areuse.
Le regime de la source de l'Areuse est soumis ä des va-
riations tres considerables, puisqu'on l'a vu passer, en 36
lieures, de 500 litres ä 50 000 litres ä la seconde, soit une
fa Noiraigue est celui de
vallee des Ponts, la Serrie-
res celui des eaux du Val-de-
Ruz, et l'Orbe celui du lac de
Joux ; eile est formee par les
eaux tombees dans trois bas-
sins hydrographiques diffe-
rents, dont les contingents se
reunissent souterrainement
en un point qu'il n'est pas
possible d'indiquer d'une ma-
niere certaine, mais qui ne
doit pas etre tres eloigne de
son orifice. Ce sont les bas-
sins de la Brevine, des Taille-
res et des Verrieres (partie
Orientale).
Apres un parcours de 2
km. dans la direction de l'E.,
\reuse sort du pittoresque
vallon de Saint-Sulpice pour
entrer dans la vallee syncli-
nale du Val-de-Travers, dont
eile suit, en se dirigeant
vers le N.-E., le thalweg
dans un cours un peu sinueux
pendant 14 km., jusqu'au Va-
nel, entre Travers et Noirai-
gue. Ici eile se detourne du
synclinal et entre, au N., dans
un nouvel anticlinal jurassi-
que dont la voüte est rorn-
pue jusqu'au Bathonien et
qui est la continuation de
celui de Saint-Sulpice. Dans
son axe se trouve le village
de Noiraigue, renomme par
ses fabriques de eiment. En-
tre le Furcil et le Saut-de-
Brot, un gigantesque barrage, constitue par des moraines
abandonnees par la blanche du glacier du Rhone qui
penetraitdepuis le lac de Neuchätel dans le Val-de-Travers,
84
ARE
par les (Jorges de l'Areuse, et par un eboulement qui sc
produisit ä ce moment au Creux du Vau refoule de
Les Gorges de l'Areuse et la ligne du chemin de fer des Verrieres.
nouveau l'Areuse vers le N. oü eile s'est creuse un lit
dans la röche en place, tandis que l'ancien thalweg parait
exister un peu plus
au S., ä un niveau
inferieur. C'est ce
barrage qui a trans-
forme momentane-
ment le Val-de-
Travers en un lac
qui devait s'eten-
dre jusqu'ä Longeai-
gues et Saint-Sul-
pice, atteignant au
moins l'altitude de
800 m. et dont la
presence est altestee
par de nombreux
deltas, s'elevant jus-
qu'ä 70 et 80 m. au-
dessus du fond de
la vallee. Ce barrage
est probablement
l'origine des sour-
ces jaillissant en
arnont du Cbamp
du Moulin ; ce sont
les eaux du bassin
souterrain de Noi-
raigue qui suivenl
encore l'ancien thal-
weg, par dessous la
moraine et l'ebou-
lement. Apres le de-
filedu Saut-de-Brot,
creuse! dans le Malm
du llanc'S. de l'anti-
clinal, l'Areuse ren-
tre dans le synclinal I, es Gorg
du Yal-de-fravers,
qui est ici cornine pince et forternent retreci, formant le
pittoresque vallon du Cbamp du Moulin, but d'excursions
ARE
tres recherche" pendant la belle saison. Un peu plus bas
que le Cbamp du Moulin, dans la combe de la Verriere,
landen lil de l'Areuse se trouve de nouveau obstrue
par une moraine, doublee d'un eboulement, ce qui force
le cours d'eau ä quitter la combe et a se frayer un passage
dans le synclinal, en decrivant une courbe visible
autour du cret de Cuchemanteau. Apres avoir suivi, sur
une elendue d'environ 4 km. jusqu'ä la Combe aux
Kpines, l'etroil el pilloresque vallon du Cbamp du Mou-
lin, l'Areuse s'echappe du synclinal el, en ineme temps,
du sein des montagnes, pour gagner le lac ile Neuchätel
par une cluse ou coupure transversale, les Gorges <le
l'Areuse. Dans ce trajet, eile traverse des terrains «le
composition tres diverse, depuis les etages du Jurassique
superieur jusqu'ä l'L'rgonien, de lä ces elargissemenls et
ces retrecissements continuels, ces anses prof'ondes sueee-
danla desdefiles etroits imprimant ä cetle parlie du cours
de la riviere le caractere sauvage et accidente qui, pendant
longtemps, a fait envisager ces Ljor^cs coiiime infranchis-
sables. Aujourd'bui, les l'.orge's de l'Areuse sont deve-
nues un but d'excursion des plus interessants, l'aeees de
ces sites pittoresques et sauvages ayant ete rendu possible
depuis un certain nombre d'annees, gräce a l'initiative de
quelques citoyens et d'une siciete privee d'utilite publique,
laquelle a fait etablir et entretient des sentiers qui sui-
vent les lantaisies de la riviere et relient ces gorges aux
stations de chemin de fer de Boudry, Chambrelien et
Noiraigue.
L'un des terrains les plus resistants des parois des Gor-
ges de l'Areuse, est celui qui forme le dernier contrefort
de la rnontagne. La riviere n'aeu que peu deprise sur ces
calcaires compacts, Valangien inferieur du Hauterivien su-
perieur et de l'Urgonien ; c'est pourquoi la gorge est si
etroite ä son debouebe. Resserree une derniere fdis entre
les rochers, on dirait que l'Areuse ne s'en echappe que plus
impatiente et plus rapide pour gagner deiinitivement la
plaine et le lac de Neuchätel, ä travers les depöts plus re-
cents des formations tertiaire et quaternaire. Ce n'est plus
dans une gorge qu'elle continue son cours. C'est dans un
large ravin aux berges adoucies et plus ou moins regulie-
res, creuse dans la plaine molassique recouverte de mo-
raines alpines el jurassiennes, qui forme le vaste triangle
Bevaix-Boudry-Colombier. Enlin, au-delä de Boudry,
l,nn * >f~X*»^n LS
"^/ I -/Habskurg
rQaji«^-' J ?, ..Luftig
Gyslifluh <• fHoWS^nkB'
Kütti<far>4 RAenJün Auenstein _j
gen % S
>iir i i^apL i Remetawil ^
^un* -y%~z^^^^ . .
fi&jfil»ori
J&eW^nwald
"-r - \c'° \ ^ J BüAnV Bes?n^re\i7?0b, Jf
ionöftJand w^jQrn Leutvv-tf\\ ] TeÄ N&tm^storj
,<Vt/>«.*.'I (j-ij
"U
INeblUon " ^
siU ^_ z
Mu\jgfer
I i
^W "W^in"
>;Js*-f?ohrlach
h Y~N EjJenb«!
V~vC
eop, ^OSempsch
MBorel, cant.Neuchatel.
CANTON D'ARGOVIE
ARE
FAreuse penetre dans le champ
iiiic plaine unie comme un jar
lelta, les Pros d'Areusc.
\ plusieurs reprises, l'Areuse a ete I'objel de travaux
importanls qui onl eu | • hui de corriger ei du regulari-
ser son cours c( siui di'liii, alin de prevenir les inondations
l'ancien gouvernemenl neuchätelois s'elail pi ccupe de
cette Situation el avail l'ail etudier, en 181."), le cours de la
pi viere par l'ingenieur Fächer de la Linth. Ces demieres
ii hui 's i 'iici irr de grands Iravaux de protection onl etö exe-
cutes, enlrcaulres ä la l'abrique de Boudry, pour prevcnirde
de'sastieux deburde ntscoinme ceux de IS77 el surloul de
1897. La Force mecanique produite par le volume d'rau et,
en particulier 1 par la pente du lil de l'Areuse, entre Noirai-
nr el ßoudry, est reslee longtemps inutilisee. Mais, des
1895, diflerentes usines onl ete etablies sur les bords de la
riviere, Fournissanl en abondance la lumiere el l'energie
electriques. Acluelleinent, la chute de l'Areuse esl enliere-
menl concödee et conlribue ä l'activite industrielle du pays.
Les ci iiincs ilu Val-de-Travers, Noiraigue, Travers,
Couvel el Fleurier, utilisent ensemble le premier troneon
(usine du [Man de l'Eau), avec une chule de IT m. jouissant,
ä 1'tHiage ordinaire, de 3 m ' d'eau qui descendenl ä moins
de 2 m :l dans les söcheresses extraordinaires. La co ine
de La Chaux-de-Fonds possede le deuxieme Ironcon (usine
des Molliats) avec une chute de 52 m. utilisee pour elever
de l'eau de source a 500 in. d'un seul jel el l'envoyer
comme eau polable ä La Chaux-de-Fonds, distante de 18
Km. Le Iroisieine troneon. de '.Hl in. de chute (usine de
C be-Garrot), appartienl a trois communes, Celles de La
Chaux-de-Fonds el du Locle qui utilisent leur pari (70%)
pour une distribution d'electricite ä couranl continu, el
eelle de Neuchätel qui a installe deux groupes de pompes
destineesäsuppleei' Celles qui arriventä Neuchätel en con-
duite libre de 15 km. de longueur depuis le Champ du
Moulin. Enfin, le troneon d'aval de 56 m. de chute, esl
utilise encore par la commune de Neuebälel (usine
des Clees) pour lui Fournir son eclairage el sa Force mo-
Iriee. [D"- de Tribolkt.]
AREZEN (C. Grisons. 1). Glenner, Cercle Ilanz, Com.
Versam). 101(5 m. Hameau sur le versant de la inontagne
qui domine la rive gauche de la Rabiusa, ä 10 km. ().' de
la slalion de Bonaduz, ligne Coire-Thusis. Depo! des pos-
tes. Voiture postale jusqu'ä Sauen. 31 mais., 139 h. protes-
lants de langue allemande. Agriculture, eleve du lni.nl.
Quelques arbres Fruitiers.
ARGENTIERE (AIGUILLE D') (C. Valais, 1). Mar-
tigny). Helle eime de 3901 m. (3907 m. d'apres la carte
Barbey-Kurz) qui est le poinl eulminant de la partie suisse
de la chaine du Mont-Blanc et tire son nom du village
francais d'Argentiere, dans la vallee deChamonix. File sc
diesse, sur la crelo, entre le placier Francais d'Argentiere
ä l'O. et le glacier suisse de Saleinaz ä l'F. Autrefois, ce
nom tut attribue ä un sommet un peu plus au N., aujour-
d'hui l'Aiguille du Chardonnet, l'Aiguille d'Argentiere,
portant alors le nom, en Suisse, de Pointe des Plines;
au Will' siecle im donnait le nom d'Aiguille d'Argentiere
a l'Aiguille Verte actuelle. L'identite de ce pic avec la
Pointe des Plines ne Fut decouverte qu'en 1863 par suite
des recherches de Mieulet et Reilly qui eclaireirent ainsi
la topographie assez compliquee de ce massif. L'aseension
se Faiten 7 heures de la cabane de Saleinaz ou de la ca-
bane d'Ornv, au-dessus d'Orsieres.
ARGENTIERE (COL D') (C. Valais, 1». Martigny).
Au Fond du glacier Francais d'Argentiere s'ouvre le col dif-
licile d'Argenliere (3;V22 in.,3.">lli in., d'apres la carte Har-
bey-Kurz), entre le Tour-Noire (3836 m.) et les Aiguilles
liiniL4es du Dolent (35(5 1 m.). II Fait communiquer ce gla-
cier avec le glacier suisse de la Neuvaz.
ARGENT INE (C. Vaud, l>. Aigle). Chainon neocomien
des Alpes vaudoises separant le vallon de l'Avancon d'An-
zeindaz de celui de l'Avanjon des Plans, dominant du cöte
duN.-O. les päturages de Sergnement et de Solalex (ver-
sant sur lequel ses parois verticales formeut de vastes Pla-
ques Manches argentees, auxquelles cette montagne doit
son neun) et du cöte du S.-E. ceux de la Vare. Ce chainon
isole esl interessant par la torsion helicoi'de de ses couches
et leur renversement complet ä son extremite S.-O. Fos-
AUÜ
85
au N.-E. : leLion d'Ar-enline f'2'28'2 in., 3 heures des Plans,
dun acces Facile, but d'excursion classique; la plus con-
nues de ces sommites, belle vue sur le Muveran); la
Maule Cime (2i'23 in., rarement escaladee, \ heures) ; la
Pointe (2358 m., gravie quelqueFois) ; la Haute Cordaz
(2333 m., saus interöt, 2 h. 30 d'An/.einda/.); la Cordaz
2152 m.. online au col des Essets qui en coupe la base
S.-O.). Ses contrefortssont: au N.-E., la Tour d Anzeindaz
(217/ in., je die wie d 'ensemble sur le pä tu rage d'An/e inda/.,
le soir surtout) ; au N., le Roc du Chatelet (1863 m., re-
Fuge ins apprecie" des chamöis, particulierement en hiver)j
ä l'O., une ramification Forme le vaste päturage de l!n-
vonnaz (1(578 m.), dont les cretes poitent les noms de
Cret de la Mottaz ou Cheval lilanc (1950 m.). de 'Pete a
Bossel ( 1770 m.), de Sex ä l'Aigle (rocher de 1582 m.) do-
minant de ses escarpements le charmant sentier qui relie
les Plans de Frenieres ä Gryon el auquel il a donne son
nom. Le contreForl S.-O. de l'Argentine porte la crete de
Surchamp, col OÜ passe un sentier qui relie les päturages
de Bovonnaz ä la Vare et les Nombrieux, rochers de 1970
el 1870 in. en Forme de nomb'ril.
ARGIENT (PIZ) (C. Grisons, !). Maloja) 3942 m. Jo-
lie Cime de neige argentee, qui Forme le contrel'ort S.-E.
du massiF de la Bern i na.
ARGNAULAZ (C. Vaud, D. Aigle). 1544 m. Päturage
situe ä 3 heures de Roche, au pied N.-O. des Tours d'Ai et
de Mayen, ä l'extremite superieure de la vallee de l'Eau
Froide qui debouche ä Roche dans la vallee du Rhone.
Pres du chalet ( 1530 m. ) se trouvent les deux pelits lacs Rond
(1501 m.) et Pourri (1509 m.), sources de l'Eau Froide.
ARGNAULES ou ARGNIOLAZ (C. Vaud, I). Ai-
gle, Com. Ollon). 1687 m. Chalets situes au pied S.-O. du
Chamossaire, sur le versant qui regarde la vallee des Or-
monts, au-dessus de la cascade du Dard, ä 1 h. 30 env. de
Plainliiiil.au has iliin petil \allon domine au S.-E. par
une crete appelee Roc de la Breyaz (1912 m.). Un sentier la
relie aussi ä la Berboleuse et aux chalets de Bretayes.
ARGOVIE (Aargau). Ce canton est situe entre 5° 23'
et 6° 7' de longitude E. de Paris et 47° 8' et 47°
37' de latitude N. II est limite: ä l'E., par Zü-
rich et Zoiig, au S., par Lueerne, ä l'O., par
Leine, Solen re et Iiäle-Campagne, au N., leRhin
sipaie du Grand-Duche de Baden. De l'E. ä
. et du S. au \\. ses dimensions sont, en
movenne. de 40 km. Sa supeilicie est de 1404,1 km-.
Au poinl de wie de la geographie physique, l'Argovie
sc divise en deux regions separees par l'Aar; le S.-K l'ail
partie ^\\\ Plateau et le N.-i >. du Jura. Les collines du Pla-
teau, composees en general de mollasse et de nageliluh,
ARG
ARG
sodI peu elevees, leurs pentes soni rev&ues de belies pt;i i-
ries oi leurs croupes arrondies sonl couvertes de vilfages
plus ou moins considerables. Les plus importants sont:
fe Heitersberg (655 m.), avec l'Egelsee el le Hasen-
berg (784 ni. |, entre la Reuss et la Limmat; le Wag-
genrain (493 in.), entre la Bünz et la Reuss; le Lin-
denberg, pres de Muri (833 m.), qui seiend sur une
longueur d'environ 20 km.; le Staufberg (520 m.) et le
GoHersberg (511 m.). pres de Len/hourg ; le Homberg
(791 in.), le Righi argovien, ä l'O. du lac de llallwil; le
Sterenberg (874 m.),
entre la Wyna et la
Suhr; le Schiltwald
(800 m.), entre leRue-
derthal et le Suhren-
thal; le Hochwacht
(587 m.), pres de Müh-
lethal, d'oü Ton jouit
d'une vue splendide
sur la vallee de l'Aar
et les Alpes et enfin
le Hoswald (529 m.),
le long des vallees de
hi Pfaffnern et de la
Murg.
La region jurassi-
que est formee de
chaines allongees et
ll. s
■CS l|ll<
lu Plal.
hauteurs du Plateau;
ces chaines sont se-
parees par d'etroites
vallees; versle Rhin,
les montagnes s'a-
baissent, les pentes
Aro-ovienne en costume de fete. son t P' us douces et
les sommites sont
souvent larges et aplaties ; du cöle de l'E., l'Aar et ses af-
fluents ont creuse' des cluses largement ouvertes.
L'Argovie est situce dans la partie la plus hasse du Pla-
teau. C'est sur son territoire que convergent la plupartdes
cours d'eau de la Suisse centrale et oecidentale. L'Aar est
la riviere principale du canton, qu'elle traverse du S.-O.
au N.-E. dans une large et belle vallee.
A l'exception du Frickthal, parcouru par la Sisseln, af-
fluent du Rhin, toutes les vallees du canton debouchent
sur celle de l'Aar. Celles de la Murg, de la Pfalihern, de la
Wigger, de la Suhr, avec le Ruderchen, de la Wyna, le
Seethal, vallee de l'Aa, les vallees de la Biinz et de la Reuss
se dirigent du S. au N., tandis que Celles de la Limmat
et de'la Surb viennent de l'E. Le Rhin constitue
la frontiere septentrionale du canton. Les seuls lacs du
canton sont ceux de Hallwil et le petit Egelsee sur le Hei-
tersberg.
Le Jura argovien se divise en trois chaines principales:
1° Une chaine meridionale, dont l'Aar longe le pied S. et
dont les principaux sommetssont: le Brunnenberg (774m.),
l'Achenberg (712 m.), le Homberg (790 m.), la Gislifluh (774
m.) et, suHa rive droite de l'Aar: le Kestenberg (651 in.),
avec li s chäteaux de Wildegg et de Brunegg. — 2° Une
chaine mediane, dans laquelle se trouvent les sommites les
plus elevees, telles que: la Geisslluh (966 m.), la Wasser-
Hub (869 m.), la Strichen (868 m.), le Linnberg (773 m.), ä
l'E. de l'Aar: le Wülpelsberg (513 m.) avec le chäteau de
Habsbourg; au delä de la Beuss: la Birmensdorf-Höhe (578
m.) et sur la rive droite de la Limmat: les Ladern (863 m.)
qui se prolongent dans le canton de Zürich. — 3" Une chaine
septentrionale, fortement modifiee par l'erosion, s'etalant
en im Systeme de collines ä larges croupes, dont le pied N.
sape par le Rhin, forme une suite de falaises d'environ 200
in. de hauteur; ä cette chaine apparliennent les sommets
du Thiersteinberg (750 m.), du Frickberg (653 m.), du
Schirmberg (730 m.) et du Geissberg (701 m.), puis, en-
tre l'Aar et le Rhin, pres deZenzach : l'Achenberg (536 m.).
Les conditions geologiques du canton d'Argovie sonttres
variöes. On peut y distinguer quatre zones : 1. La zone des
terrains cristallins (gneiss et granit) qui, venant de la Foret-
Noire, n'af'Heurent qu'en deux localites, sur la rive gauche
du Rhin (ä Laufenhourg et en dessous du SchwadeHoch).
Ces terrains constituont, naturelleinent le souhassement des
loi'inations sedimenlaires des aulres zones. 2. Le .Iura tabu-
laire. entre le Rhin et la chaine jurassique, se compu-c de
couches legeremenl inclinees vers le S.. disposees de has
en haut dans l'ordre suivant: Gres bigarre, Conchylien
(Muschelkalk), Keuper, Lias, Dogger, Malm et marnes
tertiaires, mollasse et Xagelfluh. Üne depression qui s'e-
tend de Frick jusqu'ä Leihstatt el ßöttstein, divise cette zone
en trois petites sections. 3. La chaine jurassique cornmence
a l'E. par les Lägern et se rattache, au Hauenstein, au Jura
occidental. Elle se compose des memes terrains que le
Jura tabulaire, sauf le gres bigarre, mais les couches sont
frequemment pliees et repoussees les unes sur les autres.
Le bord septentrional de la chaine recouvre le bord S. du
Jura tabulaire. 4. Au S. de la ligne Olten-Aarau-Baden s'e-
tendent les collines de la zone mollassique, ou n'aflleurent
que des gres tertiaires, de la marne, le Nagelfluh et un peu
de calcaire d'eau douce.
Dans ces quatre zones, les lleuves ont creuse de larges
vallees dont le fond a ete recouvert de depöts de gravier
pendant les diverses epoques glaciaires. On trouve de gran-
des inoraines bien conservees au S. et ä l'E. de la ligne
Wauwil-Mellingen-Würenlos. D'importants depöts de gra-
vier ou de debris glaciaires et quelques blocs erratiques
transportes par lesglaciers du Bhöne, de l'Aar, de la Reuss.
de la Linth, du Rhin, se rencontrent sur tout le territoire,
meine au N. du .Iura, dans le Frickthal et sur les plus
hautes montagnes.
L'Aar et ses affluents roulent des paillettes d'or dont
l'exploitation est abandonnee depuis longtemps. Quelques
filons de houille, decouverts en divers endroits, ont fait
croire ä l'existencedu precieux combustible, mais les fora-
ges n'ont amene aucun resultat serieux. En revanche,
l'extraction du fer etait assez importante dans les siecles
passes. On l'exploitait pres d'Aarau, ä Scherz, pres de Küt-
tigen, non loin de Herznach, sur le Rombach, ä Wölflis-
wil, au Rötzberg, dans le voisinage de Rekingen, ä Teger-
felden, ä Baldingen, etc. Mais le faihle rendement du
minerai et la concurrence des fers etrangers firent aban-
donner le travail du fer ä la (in du siecle dernier. Vera
1840, onfit, dansle district de Bheinfelden, des recherches
en vue de decouvrir des gisements de sei. Ces recherches
eurent un plein succes. Dans le courant des dix dernieres
annees, les trois salines argoviennes ont produit, annuel-
lement, environ 2300(10 quintaux de sei. Elles doivent, ou-
tre une redevance de fr. 30000, fournirä l'Etat tout le sei
nceessaire ä la consommation du canton. La livraison du
sei etant de 30000 quintaux en moyenne, les salines rap-
portent a l'Etat fr. 145 000 par an. Le canton d'Argovie
est riche en materiaux de construction. Le Jura fournit
de bonnes pierres de taille, du ciment, de la chaux el
du gypse; ailleurs, on trouve d'excellente mollasse. La
tour'be ne donne lieu qu'ä une exploitation peu consi-
derable. Baden et Schinznach sont bien connus par leurs
sources minerales sulfatees calciques. Les cultures sont
celles de la region moyenne de la Suisse. En 1888, on
evaluait le sol productif ä 134180 ha., soit le 95,56 % du
nceessaire ä la consommation du canton. La livraison du
ARG
ARG
87
territoire, el le sol improductif ä 6230 ha ou 'i.'i'i % de la
superficie totale. Le sol cultivable se decompose comme
buiI champs, 40425,4 ha., pres el päturages, 14328 ha.,
m ä, -1. 770,7 ha., terrains marecageux produisanl de la
litiere, I 547 ha., forets, M) 068,3 ha. Des lors, la superficie
des päturages a du augmenter, l'eleve du bötail prenanl
toujours plusd'extension, aux depens de la culture du hie,
de moins en moins remuneratrice. Le vignoble argovien
diminue graduelleinent, parsuited'une serie de mauvaises
annees. On cultive la vigne dans tous les districts, excepte
dans ceux de Zolingue et de Muri, et principalemenl dans
les districts de Rrugg, linden, Zur/.ach et Laufenbourg qui,
i eux stMils, possedent les trois quartsdu vignoble. Les vins
blancs les plus estimes sont ceux de Schinznach et des
environs (Kasteln, Thalheim, Oherllachs); les vins rouges
proviennent des bords du hie de Hallwil (Brestenberger,
Goflersberger, Wettinger, Goldwändler, etc.). En 1898, le
produil total de la vendange a ete de 30589 hectol. dont
M88 hectol. de vin rouge, 7155 de blaue el 19 246 de vin
rose, rouge el blaue melanges, d'une valeur totale de
fr. I 276924. L'arboriculture est lies importante. Pom-
raiers, poiriers, cerisiers, pruniers, noyers, fournissent des
fruits pour une valeur de pres de 'A millions de fr., saus
parier du eidre qui produit, en moyenne, pres de Idoooo
hectol. valanl 2490000 fr. Les forets couvrent une super-
licie de 45 103 ha., ee qui represente 31,5 ",, du territoire.
La plus grande partie des fore*ts, 33681 ha. en le 76,15%,
appartienl ä des communes et ä des corporations, les par-
ticuliers possedenl 7491 ha., soit 16,93 % et l'Etat seule-
ment 3062 ha., 6,92?o- Et' produit net des forets a ete,
c, 1898, de fr. 2402999.
Le gibier devient de plus en plus rare. Le chevreuil et le
sanglier se rencontrent encore quelquefois. Les lievres el
les renards sont abondants, surtout dans le .Iura el dans les
grandes forets des collines du plateau. Dans la partie hasse,
le canard sauvage et la perdrix ne sont pas rares. Le droit
de chasse appartient aux communes et le produit leur en
revient, sauf une redevance de 15 ",, ä l'Etat, qui doit
l'employer ä l'amelioration de l'agriculture. En 1898, le
produit net de la chasse a ete de fr. II 426. Quelques cours
d'eau sont poissonneux. Le canton possede 24 etablis-
seinents de pisciculture, qui ont fourni, en 1898, 3 73(5 Kit)
alevins. La peche du saumon est tres produetive. En
1898, on a pöche 1114 saumons, dont 877 dans le Rhin,
185 dans l'Aar. .51 dans la Reuss et dans la Limmal. Mal-
heureusement, l'industrie utilisant de plus en plus les
cours d'eau, il en resulte de grands dommages pour les
pecheries. Les barrages formen! souvent des obstacles
insurmontables ä la remonte des poissons. On cherche ä
obvier ä cet inconvenient en etablissant des echelles ä
poissons. En 1898, la regale de la peche a produit 11 405
francs.
L'eleve du betail prend une grande extension. On en
jugera par le tableau suivant :
1876 1886 1896
Betes ä cor n es . . . 62 295 74 642 82 034
Chevaux 3 796 3230 3 803
Porcs 20826 20 785 28038
Chevres 13829 16194 15 217
Moutons 1390 L 431 998
Ruches d'abeilles . . 14629 15952 18231
L'industrie laitiere a suivi une progression analogue. En
1897-1898, on comptait, dans le canton, 106 fromageries
dont 29 dans le district de Muri, 25danscelui de Zoiingue
et 18 dans celui de Bremgarten. Seuls les districts de Lau-
fenbourg et de Zurzach n'en possedaient aueune. 3395cul-
tivateurs ont fourni a ces fromageries le lait de 11 444 va-
ches; la produetion de fromage" a ete de 2 816 quintaux.
La valeur totale du fromaye fabrique etait de fr. 2 484-790;
celle du heurre de fr. 48X200, soit, au tolal, fr. 2972 990.
L'apiculture est tres developpee. En 1895, on comptait
18231 ruches.
Le climat de l'Argovie est salubre. Les vents qui souf-
llent generalement sont ceux du N.-E. et du S.-O. Ce der-
nit'i est le plus frequent. Les brouillards recouvrent sou-
vent le fond des vallees.
Flore. A l'exception des bords du lac de Hallwil et de
la tourbiere de Bunzen oü se rencontrent quelques-unes des
especes rares caracteristiques ä ces stations, la portion
qui sc rattache au Plateau ne presente, au point de vue bo-
tanique, aueun caractere saillant. Le .Iura argovien, an
contraire, gräce aux cötes el aux ravelles hrülees par le so-
li'il de midi, abrite i quantite d'especes interessantes
duui plusieurs mömes ne se rencontrenl guere que dans
celle rögion privil6gi6e, ainsi que dans les stations corres-
pondantes >^< Jura soleurois,
: der phaneroaamischei
talogue des plantes phi
Nous donnons ici l'in
precs les plus intöres
hokke Lux-:
ic im Canton
's du canton
le quelques-
!C li'iiis sla-
Les environs d'Aarau, i+rÄrf au cirque de collines qui
domine la ville au N., sont particulieremenl privilögiös :
les stations de la Gislifluh, Stafelegg el VVasserfluh,
sonl eonnues de Ines les botanisles. I'armi les especes re-
marquables des environs d'Aarau, nous eiterons : la l'oi-
vrette sauvage [Nigella arvensis), ['Hellöbore verl (sub-
sponiani'), la fausse Roquette {Erucastrum obtusangulum),
la Coronille ä galnes [Coronilla vaginalis), Ic Trefle jau-
natre {Trifolium ochroleucum). La Hess,. s ,m^ feuille
(Lathyrus aphaca), la Gesse sansvrilles [L. nissolia) el la
Gesse v&lue (/.. hirsutus). Le Tetragonolobe siliqueux
(Tetragonolobus siliguosus), le rare Ceraiste ä fleurs agglo-
mertes, leMillep.-rluis.'ouche, la Violette siimuliere ( Vinlu
mirabilis), la Tiilipe sauvage, le Perce-neige sauvage (Ga-
lanllti
natura
neux s
Tivll.
lal parail s etre
in environs d'Aarau. Dans les endroiK sabbm-
ontrent l'Arabette des sables {Arabis arenosa),
le rainpanie [Gypsophila repens) descendue
t la Gypsophile des murs. Dans les endroits
Renoncule divariquee, le Cresson sylvestre,
la GVPSO]
avec 1 Aai
humides,
etc.
Le rarissime Queue de souris (Myosorus mininnts) a ete
signalee pres d'Ammerswil ; la Violette des collines se
trouve au chäteau de Wildenstein ; l'Holostee en ombelle,
pres de Schinznach. A Baden et aux environs on rencontre
le Polygale faux-buis, l'Anemone hepatique, le beau Sabot
de Venus (Cypripedium calceolus). Sur les Lägern on
trouve le Lis bulbifere, la Vesce de Gepard {Vicia Ge-
rardi), la Vesce jaune ( Vicia lutea), qui se trouve aussi
;i Liebegi;. Le rarissime Millepertuis elegant est indique
aux environs de Lenzbourg et d'Olsberg. Dans celte der-
niere Station, le botaniste recherche egalement la petite
Pyrole (Pyrola minor) et la Pyrole unitlore (Pyrola uni-
flora), tres rare en Suisse; la Coronille de montagne (le
Spiranthes autumnalis), Spiranthe d'automne, etc. Aux
environs de Rheinfelden el d'Augst, on signale le Trelle
hybride, tres rare en Suisse. La Hesse a feuilles etroites
est indiquee ä Lenzbourg ainsi que l'Ornithogale penche
ei le Millepertuis elegant. L'Oxalide dressee se trouve pres
de Schindanger. Les Roses, Ronees et Potentilles presen-
tent plusieurs especes interessantes, nous ne eiterons que
les rares Potentilles, P. inclinee et P. cendree, des environs
de Laufenbourg.
On trouvera ä l'article Plateau toutes les indications
concernant la flore des regions basses du canton, ainsi
que celle des marais et tourbieres.
Citons cependant, dans la tourbiere de Runzen, comme
especes particulierement interessantes : la Violette des ma-
rais, seule Station argovienne, la curieuse Morene aquati-
cpie i Ihjdrocliaris morsus ranae) avec les Rossolis (.Dro-
sera rotundifolia el longifolia), la Saline noueuse (Sagina
nodosa), le Pigamon jaune, le rare Carex chordorhizd,
la Rhynchospore blanche, la Cladie Marisque {Cladium
mariscus), etc., etc.
Le commerce <>t l'industrie sont grandement favorises
par la force motrice des couis d'eau, des routes bien en-
tretenues et im reseau etendu de voies ferrees. Le cours
infi'rieur de l'Aar, celui de la Sisseln, ont ete canalises ;
celui de la Reuss le sera proehainement. A fin 1898, le
nombredes usineshydrauliques etait de563, fournissantune
force de 14555 chevaux. Les usines electriques de Rhein-
felden et de Ruppoldingen, en amont d'Aarbourg, sont de
premiere importance ; une troisieme est en construetion ä
* II existe en outre une Enumeration des plantes du canton
(/■Art/oi-ie, dressee par Schmidt. Ce travail n'est que mauuscrit;
il est reiige en allemand.
88
ARG
AHO
l.i Bernau, pres Döttingen ; deus autres sonl projetöes
Laufenbourg el sur les bords de la Reuss.
i es routes onl une longueur totale de 503 km., los ch
mins vicinaux de 752 km. el les voies ferrees de 300 U t
environ.
\u poinl de vue du nombre des ouvriers, l'industrie
plus importante esl celle de la paille, laquelle, avec l'indi
trie similaire du crin, fournit du travail ä 10 ou 12000 per-
sonnes, femmes el enfantsen grande majorite. Ilconvienl
de dire que, depuis longtemps, les pailles tressees ne for-
iinMil plus la production prineipale. Aeluellement, ou em-
ploiesurtoul le über (Bast) de differents arbres el d'autres
plantes texiiles. Le siege principal de cette industrie est le
Freiami (districts de .Muri et de Bremgarten) et quelques
communes avoisinantes. L'industrie du tabaoost aussi tres
importante : eile s'exerce surtout dans le district de Kulm
et occupe 3000 ouvriers environ dont 200 seulement tra-
vaillent ä domicile. Depuis peu, la tricoterie a pris une ex-
leusiou considerable dans le district de Zofingue. Elle oc-
cupe 3000 ouvriers donl les deiix tiers Iravaillent a domi-
cüe.Citons, enoutre, la fabrication de milaines, derubans
de soie, de lingerie, toutes industries en partie domestiques.
Le tissage de la miläine avait autrefois une grande im-
portance dans
la partie pioles-
tante du can-
lon, mais la
concurrence
grandissante a
notablement
restreint cette
fabrication. Le
issage des ru-
bans de soie a
une certaine
i m por tanc e
dans les dis-
Iriclsde Rbein-
felden et de
Laufenbourg,
im peu nioins
dansceuxd'Aa-
rau, de Brem-
garten et de Zo-
ll ngue.En 1899,
lelectiicili- ac-
tionnait 63 eta-
blissements in-
dustriels. Ac-
tuellement, il
existe 65 ma-
de paille, 10
Machine ä tressei la paille
nufartures de labac, 24 fabriques de lr
fabriques de cbaussures, 14 lilaturos de rolon et ti'ssa-es,|
coton, 8 d'etoffes, 1 lilalure detoilede chanvre et de lin, Mi
teintureries, 14 fabriques de rubans de soie, 4 devida.ues de
soie, 2 fabriques de laine, 10 fabriques de broderie, 3 de
crepes de sante, 6 de passementerie el de lacets, 2 de cha
peaux de feutre, 5 d'arlicles en metaletfonderie, 2 de ma-
ehines el euliu des chaudronneries, des forges, ateliers me-
caniques, fabriques d'armes, fonderie decloches, fabriques
d'etuis de mathematiques el d'instruments de precision, I
taillerie de pierres pour horlogerie, de boites ä musique,
d'appareils electriques, de cimenl el d'objets en ciment,
tuyauxen gresetcatelles, de scylolithe, deplätreetdechaux,
seieries el l'abriipies de malles, l'aliriipies de meubles, de
boisscllerie el de tonneaux, de vai ie, de cellulose, de
cartonnage, de papier, industrie electro-chimique, fabriques
de produits chimiques, de laque el de vernis, brasseries,
fabriques de conserves, depätesalimentaires, de confiserie,
de chicoree et produits analogues, de savon el parfumerie.
An poinl de vue administrativ le canton (TArgOS'ie se
divise en II districts: Aarau, Baden, Bremgarten, Brugg,
Kulm. Laufenbourg, Lenzbourg, .Muri, Rheinfelden, Zoiin-
gue et Zurzach. ('.es dislriels se subdivisent en cercles.
En 1898, le canton a l'ourni ä l'armee föderale les con-
tingents suivants :
A. Elite. Infanterie 7908 bommes.
» Cavalerie 386 »>
Artillerie 1898
Genie 487
» Troupes sanitaires . . . 163 »
» Compagnies d'administra. 96 »
'i Etat-major 79
11019 bommes
dont 383 officiers. 1405 sous-oflieiers ei <I23I soldals.
B. Landwehr. Infanterie I Lan . . 2991 bommes.
» » II Ban. . 1635
Cavalerie .... 281
Artillerie .... 1354
•i Genie 487
Troupes sanitaires . 138
» Compaq, d'administ. 50
» Etat-major .... 24 »
6960 bommes.
dont 190 officiers, 917 sous-ofliciers el 5853 soldats.
Le laiidslmni comptait 17 073 bommes. Le canton pos-
sede, en outre, 324 societes de tir, 9 corps de cadets, 10
societes de pontonniers.
Enl898, les revenusde lEtatsesont eleves äfr. 3403 162,
se decoinposant comme suit :
Fortune de l'Etat Fr. 874175
Droits regaliens ,, 267 058
Impots indirects (Abgaben) . . . » 887 703
Impöls directs u 197 892
Recettes des autorites executives. o 717582
judiciaires. o 150 ins
La fortune produclive du canton s'eleve a IV. 21 833030,
dont :
Ratiments Fr. 8(19300
Terres >. 424524
Forets >, 4830949
Titres » 9852368
Aciions de la Banque cantonale. .. 4226880
Le passif elant de \'v. 2 827 350, la fortune nette est de
(v. 19 055 680. La fortune improductive s'eleve ä fr.
10 3112 167. II existe encore 46 fonds d'ieuvres d'utilite pu-
blique donl le total est de fr. 5365304. Le fonds canlonaldes
pauvres etait, en 1898, de fr. 860394, il n'est pas compris
dans la fortune de l'Etat. A cette meine date, ii existuil 'i95
asilesde pauvres comptant 703 pensionnaires. En 1807, le
total des pauvres assisles etait de 9895 personnes ; une
soinine de lr. 917 835 a ete depensee en secours etassistance.
Deduction faitedes dettes, les fortunes communales as-
cendent ä Fr. 51 923(0 1
Les fonds des pauvres ä . . . » 9 609 577
» scolaires, ä . . . » 7 273 912
» erclesiasliques, pre-
bendes et confreries. . . » 146738(13
Fr. 83480 303
(int ete percus les impots communaux suivants :
Service de la police . . . Fr. 1517852
»» des cultes » 141 246
ii de l'assistance .... 230839
» de l'instruction publiq. * 847 073
locaux .) 10334
Fr. 2 7 'i7 344
En 1898, les societes de districts pour eombattre le pau-
perisme comptaient 8159 membres reparlis dans 231
communes ; elles ont percu une somme de fr. 121 976 et
secouru 1 197 enfants et 3'i adultes. Leurs capilaux s'rle-
vaient a fr. 237 878. En outre, 109 societes d'ouvrages et de
secours en faveur des malades comprenaient 6328 inem-
DICTIONAIRE GEOGRAPHIUUE DE LA SUISSE
Wald I I Forets
Weide l-:.---d Päturages
Ackerland I I Terres culb.
Obstbäume I I Arhre* Fruit'
Weinbau (SU Eignes
Gärtnerei ft Horticulture
Salinen • Salines
Steinbruch tf Carriere
Gypsgrube ft% /. degypse
Cementgrube XCi „ „ cimenb
Holzhandel /* Commerce de bois
SalmenFisch. •*< Pechedusaumon
Bäder _ ß<j/>7.s
200 Rinder . ZOObovides
100 Schweine • lOOporcs
100 Ziegen * /OOchevres
'00 Bienenstöcke a /0O ruches
50 Pferde 4 50c/ie^aux
Fischzucht SS Pisciculture
25? VA1TINEE
AGRICULTURE ET PRODUCTIONS DU SOL DU CANTON D'ARGOVIE
AI5G
>llea on
dultea;
AUC
89
•i assisl
r i I Etal fr. 732251 el aux
897-1898, les öcoli
iles ci unales, 34 öcoles
an), 299 öcoles d'ouvrages,
schulen), 30 6coles de dis
H38 enfants el
fr. 233 M>9.
L'instruction publique a i
jommunes IV. I 564729. Poi
partissenl c< ie >nii : 591
Becondaires i Fortbildungssc
262 ecoles bourgcoiscs (Hin
hüls donl 18 mixtes, une ecole normale d'institutours ä
\ \ i ■ 1 1 ii i u < ■ 1 1 . im iiisiiiui de demoiselles, nur ecole normale
d institutrices ;i Aarau el l'ecole cantonale dans cette me
rille, comprenanl im gymnase, une division technique el
um' e"cole de eo nee. Los elalilissoinonts suivants sonl
bous l.i surveillance de l'Etal : les maisons de Correction
pour garcons vicieux d'Olsherg, d'Effingen, de Hermetsch-
wil.ainsi que les maisons d'education pour enfants pau\ res
de Kasteln, Kriedberg, pres Seengen el de Sankt-Johann,
pres Klingnau, Ie pensionnal Maria Krönung a Raden, les
Instituts des ds muets d'Aarau, de Baden et de Zofingue,
les etablisseinents pour enfants fäibles d'esprit ä Brem-
garten el au chäteau de Biberstein. (>n compte enfin ä Aar-
. ■ im- im | sionnal libre de jeunes gens el un autre de
jeunes filles.
Le canton possede un Museedes artsei metiers (Gewer-
bemuseum) ilivise en'deux sections: l'une consacree ä
l'enseignement el coi •< nant une ecole d'artisans, une
pour I ■ travail du bois el l'archilecture (Bautechnik),
iTuli' de travaux ä l'aiguille et l'autre renfermant des col-
lections de modeles, la bibliotheque et le bureau de ren-
seignements. L'Etat a institue ä l!rue.o. une ('•edle d'agri-
eullure dont les cours se donnent en hiver.
Les malades sunt rorus ilails les iiisliliilions hospitalioros
Buivantes: l'etablisse nl de Königsfelden, consacre sur-
luiii auxalienes; l'höpital cantonal, compose de pavillons
de Leuggern, les bains pour pauvres de Baden, Rheinfel-
ilen et Schinznach II existe ä Lenzbourg un penitencier
cantonal construit suivanl les exigences de notre epoque.
La statistique economique sociale fournil les donnöes
Buivantes :
En 18721a val. desimmeub. bätis s'elevait ä Fr. 150(MH")(KH"i
En 1886 »> » - o 200000 000
In 1892 i) » 218 000(1(10
En 1898 9 i) » i) » 307 680 783
Le tolal des dettes hypothecaires sur les bätiments etait,
en 1892. de fr. 103000000. Les assurances mobileres allei-
gnaient le Chiffre de fr. 254953344. La valeur des propfie-
ä fr. 268000 000; elles etaienl grevees de fr. 102 000000 de
dettes hypothecaires Les fortunes en capitaux des parti-
culiers, des communes, des corporations s'elevaienl :
En 1872 Fr. 142 947 02 'i
En 1890 179 936 648
En 1892 o 196 565 029
Fondsenganesdansun r -
merce el des etablisse-
menis iodustriels ...» 90425697
Fortune mobiliere . .... 52800723
Creances portant intöret. . » 20516 258
Total brut des fortunes Fr. 896 558 798
Donl ä deduire le passif » 235875056
Net Fr. 660 683 742
En 1892, l'impöl sur Ins ivssoure.es a ete pereu sur im
total de fr. 37 826 754. A la lin de l'annee, il \ avait, dans
le canton, I7caisses d'epargne, dont 15 par actions,21 coo-
peratives et II de fabriques ou d'ecoles ou meine gerees
par des particuliers. Le nombre des dopositairo- elail de
90 383 el le monlanl des depöts s'elevait ä fr. 79 'ilil 149.
Les caisses d'epargne et les trois banques qui n onl pas
de sorviee d'epargne possedaicnl. en tollt, fr. 203 756 081
dont IV. I IS 98 1 582 plaees sin- bypollieipies. Capital-actions
verse fr. 19 121 800. Komis de resrrve et d'ainorlisseinonl.
fr, .".TS:, 777.
A la lin de IS88. la population .■lad de 193580 ämes, de
laimue allemande en Iros yrande ina|oiite. File comptail
L0635I pr.itestants. 85 ttCi'catholiques, 1051 israelites el
343 divers. I'.n 1900. 200 '.98 I,.
Le pouvoir legislatif esi exoree par un Grand Conseil
nomine par les cercle > ra I un deputc par 110 ■
de population, toute fi action au des su de 51 ptanl
pour I lim. Ne soni paa öligiblet les fonctionnaire de l'Etal
iiomiii.s par le peuple. Lorsque 5000 electeurs le deman
dent, la question de la dissolution du Grand Conseil esl
soumiseau peuple. En cas d affirmative, le pouvoii li
tif esl renouvele" intögrale nt. Le Grand Conseil Be retjnil
deux fois par an en session ordinaire. Ses altributions sonl
Celles de toul pouvoir legislatif. II peut, entre autres auto
l emploi . les trois quarts du produil du demi-im| an
tonal revie nl aux fonds scolaires el ä l'assislancc pu-
blique des communes, le restedoil etre employe' pour un
Out d'intörel göneVal. Le Grand Conseil nomrneson Presi-
dent, son rice-prösident, quatre questeurs; les membres
du Conseil d'Etat, le prösidenl de ce corps (Landammann).
le rice-prösidenl (Landstalthaller), lesdeputes au Conseil
des Etats, les membres el !<• prdsidenl du tribunal can-
tonal, du tribunal criminel,de la Chambre d'aecusation el
le procureur genöral.
Le Conseil d'Etal compte cinq membres. Lors de la no-
minal le ce corps, loil tenir c pte de la minoritd
calholique, Un seid de ses membres peul faire partie de
llllie OU de lau Irr de^ Clia In Ines föderales. Los meiiihrrs du
Conseild'Etat ne peuvenl etreni directeurs, ni membres du
Conseil de direction ou d'administrati l'une soeiöte in-
dustrielle ou d'une entreprise analogue qued'office, comme
reprösentants de l'Etat. Hans [es districts, le fonctionnaire
pnncipal est le pr6fe1 (Bezirksammann); il esl nomme par
les ideeti'iirs. II existe des nicipalites immunes
d'habitants el dos communes bourgeoises. A la töte du
Conseil communal esl le maire (Ammann).
Le tribunal cantonal esl forme de neuf membres. II juge
en derniere instance les differends en matiere eivile, de
tutelleel de police;en premiere instance, sur la demande
bunal federal. II tranche les diflterends tanl administratifs
que tutelaires qui donnent lieu ä une procedure si aire
el gratuite. Les tribunaux de district jugenl sans appel les
causes en matiere eivile, de tuteile el de polier. Uanscha-
•les.
el im ^iilistitul iStalllialleri. Le |Uge de paiX eonnail des
litiges dont la valeur n'excede pas IV. 60. Des lois specia-
les pour le commerce, l'industrie el l'agriculture sont en
projel. 11 existe des tribunaux ruraux (Flurgerichte) el un
tribunal de commerce. II est question d'or^aniser des
tribunaux d'arbitrage industriel.
La frequentation des ecoles primaires est obligaloire.
L'Etat s'interesseä l'education des enfants aveugles, sourds-
muets, faibles d'espril e1 moralemenl negliges. Le traite-
menl minimum dos instituteurs est de IV. 1500 auquel s'a-
joutenl des augmentations d äge de IV. 300 au maximum.
Les dill'erenles confession« religieuses reglent elles-
- leurs affaires sous la surveillance de I Etat. Los biens
d'eglise el les prebendes qui vonl aux mains de l'Etat doi-
veni faire l'objet d'une comptabilite speciale, leurs revenus
ne pouvant ötre employös que pour des fondations eccle-
siastiques.
C'esten 180:!. par l'Acte de Medialion, que le canton d'Ar-
govie, le 16 en ran-, a ete constitue. II se compose de la
Basse-Argovie. qui appartenait ä Herne, du comte de I laden,
du Kellrranil jadis a Zürich, et du Frickthal. leipiel Tut erdr
par l'Autriche ä la Krance en 1801. La premiere Constitu-
tion dato de I8ii:i; eile eontenaii dos dispositions relatives
au cens elecloral, ä la nomination par le sort de la majorite"
des membres du Grand Conseil, etc. A la chute de Napo-
leon, le canton d'Argovie, menace un moment par Berne,
reriil une deuxieme Constitution de la Diete r6unie ä Zü-
rich. Cello Constitution neu liberale se ressentail de son
origine, on ätail alors en pleine Restauration : aussi en 1830,
le gouvernemenl refusanl tl' donner satisfaction aux aspi-
rations demoeratiques i]iii se faisaient jour de toute pari.
provoqua par la mörnedes troubles dans le Freiamt, entre
vernemenl abdiqua el une Constituante l'ui nommöe. La
nouvelle Constitution lui aeeopteo par le peuple en 1831.
terminait exaetement los compötences de chaque autorili
el etablissail le principe de la söparation des pouvoirs. La
lilierii' de la presse, du commerce et de l'industrie etait
90
ARG
ARL
garantie. mais on conservait le principe de la parke et la
justiücatioD d'une certaine fortune de la pari des deputv-s
au Grand Conseil. Cette Constitution tut revise"e en 1841;
la suppression de la paritäamena des troubles dans le Frei-
amt. Öne rencontre eut lieu le Lljanvierä ViHmergen, en-
tre los paysans du Freiamt et les troupes du gouvernement
Commanders par le Colone! Frey-Herosee. Les paysans fu-
renl battus et, le 19 janvier, le Grand Conseil decreta la
suppression des couvents, suppression qui devait avoir sa
repereussion sur la politique föderale. Une revision de la
Constitution eut lieu en 1852; apres trois lentatives infruc-
tueuses. d'autres revisions furent roalisees en 1863, en 1870
et en 187(i ; elles introduisirent le principe du referendum
et la nomination directe. parle peuple, des fonetionnaires
superieurs de districls, des prefets et des presidents de tri-
bunaux. Enfin, en 1885, unederniere revision aboutit ä la
Constitution actuelle dont voici les prineipales dispositions.
Sont soumis au vote du peuple: toutes les lois, toutes les
modifications de la Constitution ; tous les decrets du Grand
Conseil relatil's a une depense unique de plus de fr. 250 OOU
ainsi que les depenses reguliercs annuelles de plus de
fr. '25 000 ; les decrets qui prescrivent la perception de plus
d'un demi-impöt cantonal (cliaque fois t|ue cette mesure
s'impose, le Grand Conseil doit en fournir l'exacte justifica-
tion) ; les emprunts de plus d'un million et tous les decrets
que le Grand Conseil soumet de lui-memeä la votation po-
pulaire. Dans la regle, les votations populairesont lieu deux
lois par an, au printemps et en automne.
Si le Grand Conseil, apres une double deliberation, le
juge necessaire, ou si 5000 electeurs le demandent, on doit
proceder ä une i'evision de la Constitution. Cette revision
est conliee ä une Constituante. La revision partielle peut
elre decidee par le Grand Conseil ou par 5000 electeurs.
Le Grand Conseil peut ou obtemperer ä la demande des
petitionnaires ou soumettre la question ä la votation popu-
laire. Ne sont ni electeurs ni eligibles : ceux qui sont places
sous tutelle ou interdits par jugement; ceux qui sont sous
le coup d'une interdiction d'auberge; ceux qui sont sous
le poids d'une sentence infarnante tant qu'ils n'ont pas ete
rclialiilites; ceux qui, ä partir de leur vingtieme annee, ont
recu des secours de leur commune d'origine ; cette exclu-
sion cesse apres remboursement des sommes reeues et, en
tout cas une annee apres reception du dernier secours; les
faillis sont exclus tant qu'ils n'ont pas obtenus leur rehabi-
litation. Les faillis qui peuvent fournir la preuve qu'ils sont
tombes dans le malheur, sans qu'il y eut de leur faute, ne
peuvent etre interdits que pour six ans au plus. [Naeff.J
ARGSEELI (C. Uri, Com. Spiringen). 1326 m. Ha-
meau et päturage alpestre sur la route du Klausen et dans
l'Urnerboden, au bord du ruisseau de la Fätsch, ä 12 km.
O. de Linthal. Cbapelle ä 2 km. 30 chalets; de 20 ä 50 h.
Eleve du betail.
ARIESCHBACH (C. Grisons, D. Ober-Landquart,
Com. Fideris). 2251-700 in. Torrent, äff. gauche de la Land-
quart, source au pied N. du Mattlishorn, passe par les
bains de Fideris et traverse une petite gorge boisee avant
de se jeter dans la Landquart, au pied des ruines du chä-
teau de Strahlegg.
ARIGNON (L') (C. Fribourg, D. Broye), 510-444 rn.
Petit ruisseau traversant les communesde Frasses et Bussy,
de km. de longueur, prend sa source dans les marais de
Lully et coule parallelement ä la Petite Gläne (all', de la
Broye). dans laquelle il se jette pres de Bussudens.
ARINA (PIZ) (C. Grisons, I). Inn). Sommet de 2832 m.
contrefort S. du Multler (3298 m.), qui domine au N. le
village de Bemüs dans la Basse-Fngadine. Belvedere d'un
acces tres facile demandant 4heures de marche et d'oü Ion
jouit d'un coup d'oeil süperbe sur la Basse-Engadine.
ARISDORF (C. Bäle-Campagne, D. Liestal). 370 m.
Com. et vge paroissial ä 4 km. de la Station d'Augst, eh. de
fer du Böt/.berg. Bureau des postes. Telephone. 763h. Agri-
culture importante. Arisdorf seiend dans une riante vallee
couverte d'arbres fruitiers. Lors de la guerre de Trente
ans, le village fut epargne, gräce au courage et ä la fer-
rnete que rnontrerent les habitants.
ARISTAU (C. Argovie, D. Muri). 393 m. Com. et vge de
la paroisse de Muri, dans la vallee de la Beuss, ä 2,5 km.
N.-E. de la Station de Muii, ligne Lucerne-Lenzbourg. Depot
des postes. La commune compte, avec les villages de Birri
et d'Althausern, 91 mais., 798 h. catholiques; le village, 22
mais., 221 h. Agriculture, eleve du betail, laitage, apicul-
ture. Tressage de la paille.
ARLA (C. Tessin, I). Mendrisio, Com. Cabbio). 1100-950
m. Alpe dans le val de Muggio, a 7 km. N.-E. de Mendri-
sio et ä 2 km. E. de Cabbio. La frontiere italienne est ä 1
km. ä l'O.
ARI_ACHES(LESou AUX) (C. Valais, I). Entremont,
Com. Orsieres). 1180 m. Hameau situe dans le val Ferret,
sur la rive drohe de la Dranse, ä 500 in. N. de Praz-de-Fort,
ä 25 km. environ de la Station de Martigny et a <i Um. d'ür-
sieres. 40 mais , 133 h. Eleve du betail. Cereales, pom-
mes de terre. Tissieres, chanoine du Grand Saint-Ber-
nard, botaniste bien connu, est ne aux Arlaches.
ARLANS (C. Saint-Gall, D. Werdenberg, Com. Seve-
len). Grand alpage sur les pentes de TAI vier et du Gausch-
ier, ä 3 km. S.-ü. de Sevelen, avec quelques chalets ä
1494 m.
ARLAS (MUNT D') (C. Grisons, D. Maloja). Sommet
de 3129 m. que forme le contrefort S. du Piz Surlej; il
domine au N. la Fuorcla Surlej et s'eleve sur la crete, en-
tre les vallons de Surlej et de Bosegg, au midi de Saint-
Moritz (Haute-Engadine).
ARLAS (PIZ D') (C. Grisons, D. Bernina). 3367 m.
Sommet qui forme le contrefort N. du Piz Cambrena (mas-
sif de la Bernina). Sa eime septentrionale a 3009 in. et, au
N. de celle-ci s'ouvre le col d'Arlas qui fait communiquer
le vallon d'Arlas, un peu en aval du col de la Bernina, sur
le versant de Pontresina, avec le glacier de Pei s.
ARLENS (C. Fribourg, D. Gläne, Com. Blessens). 684
m. Hameau faisant parlie de la paroisse de Promasens, ä
2,5 km. de la Station de Vauderens (Fribourg-Lausanne) ou
de celle d'Ecublens (Payerne-Lausanne), et ä 3 km. S. de
Bue. 11 mais., 40 h. Autrefois seigneurie independante.
ARLESHEIM (District du canton de Bäle-Campagne).
Carte du district d'Arlesheim.
Population: 1880,19972h.; 1888, 21903h.; 1900,26439h.
üensite: 261 h. par km" 2 . Superflcie : 9567,1 ha se repartis-
sant comme suit;
Fortts 2617,2 ha.
Champs, prairies .... 6272 »
Vignes 230,9 »
Boutes, chemins de fer,
cours d'eau, etc. . . . 447
1965 ha. de forets sont propriele des communes et d'ins-
titutions publiques, 653 ha. proprit'tes privees.
Le district, dont le chef-lieu est Ariesheim, est compose
des 16 communes suivantes : .Esch, Allschwil, Ariesheim,
Benken, Biel, ßinningen, Birsfelden, Bottmingen, Ettingen,
Monschenslein, Muttenz, Oberwil, Pfeflingen, Reinach,
Schönenbuch et Therwil. Les 9 communes catholiques:
ARL
ARN
91
Esch, Allschwil, Ariesheim, Ettingen, Oberwil, Pfeffin-
,n, Reinach, Schönenbuch el Therwil sonl devenues, en
[815 seulement, proprietö du canton de Bäle, ä lasuitedu
Congres de Vienne ; elles formaienl une partiede la prin-
cipaute öpiscopale de Birseck el sonl encore connues
maintenant sous le nom de Birseck .Les7autres c< unes
protestantes. Ce districl esl traverse par la route de
Jelemont ä Bäle el par les routes cantonales de Gempen ä
Benken, d'Ettingen a Bäte et d'.Esch-Reinach-Bäle.
Le nombre des fabriques reconnues par la loi etaient de
10 en 1889 et de 32 en 1899. Tuileries, moulins, industries
in bois el fabrique d'instruments electriques.
Le recensemenl du betail est le suivant :
1876 L886 1896 1901
Betes ä cornes. . 3691 3885 1429 1055
Chevaux. . . . 747 812 981 1136
Porcs 1179 1852 2690 2867
Chevres .... 694 990 1086 915
Moutons. . . . 638 804 661 212
Ruches d'abeilles. 933 839 1219 1050
Physiquement, le districl se divise en deux regions : le
Birsthai, traverse par la Birse et le chemin de fer du .Iura,
el le Leimenthal, traverse par le Birsigel par le chemin de
ondulesdu Bruderholz et de Schönenbuch. Les assisesin-
ferieures de ces deux hauteurs sc composent de couches
lerliaires, la partie superieure est l'ormee de debris glaciai-
res el de Icess. Ce dernier est argileux dans sa partie infe-
rieure ; il a ete, en plusieurs endroits, entraine par les
eaux dans la vallee, de lä le nom de Leimenthal (Leim,
Leim =argile). Beaucoup de tuileries exploilenl ceterrain,
ainsi que i'ar^ilc lertiaire ä seplarias. La vallee de la Hirse
esi bornee ä l'K. par la courbure du .Iura tabulaire se diri-
geanl vers la depression de la vallee du Rhin. Hans cette
partie du pays sc trouvenl plusieurs carrieres exploitant
les couches de la grande oolithe. Au S., ce districl ren-
ferme les ramifications orientales des chainons du Lands-
ki'on et du Blauen.
ARLESHEIM (('.. Häle-Campagne). Clicf-Iicu du dis-
Vue d'Arlesheim.
trict du meme nom. Village sur une terrasse de la rive
droite de la Birse, ä 340 m. Station de la ligne du Jura-
Siiuplon. Bureau des postes, telegraphe, tolephone. I'refee-
lurc, tribunal d'arrondissement, oflice de poursuite et de
faillite, caisse d'epargne et de prets. Sejour d'ele et but
de promenade pretere des habitants de liäle ; helles cam-
pagnes avec parcs et jardins ; dans le voisiuai^e. les
ruinesde Reichenstein et Birseck. Population : 188(1, 974 h.;
1888, 1019 h. ; 1901, 1599 h. La majeure partie de la
population est catholique, mais Ariesheim possede aussi
une eglise reformee pour le village et les environs. La
terre est fertile, les vignes bien cultivees. Dans le voisi-
nage sc trouvenl de grandes ßlatures ric chapes, et, ä
quelque distance de Mönchenstein, les etabhssements
bien connus de la Sociötö d'eleclricitö Alioth. Ariesheim
fut, de 1680 ä la Revolution franmise, le sicj;e du chapitre
de la prineipaute episcopale de Kaie. C'esl en 1680 que
l'on consii nisii la belle eglise ä deux tours que l'on re-
marque aujourd'hui. Dansle vaisinageon voit fes maisons
des chanoines, aujourd'hui en partie proprielö de l'Etat,
en partie proprie.te parliculiere. Le chäteau de Birseck,
detruil par le feu en 1792, fut, jusque-lä, le siege du gou
vernemenl des princes-eveques pour le Birseck.
arlos (pizd')iC Grison8, D. Ubula). Sommet de
•271«) in. qui Tonne le contreforl \. du Piz d* Arblatsch, el
domine, au S.-O., le village deTinzen, sur la route du <'ol
du Julier.
ARN (HINTER, VORDER) (('.. Zürich. D. el Com.
Horgen). 560m. Petit village ä 3 km, S.-E. deHorgen, sur
la route de Horgen ä Hirzel. Voiture portale Horge
/el. Telephone. 41 mais., 215 h. protestants. Agriculture.
ARN/ESCHI (OBER, UNTER) (C. Herne [l.lics-
si'iiay. Com. Gsteig.) Alpe avec quelques chalets ä IT'i-'i el
lö'il in., sur les bords du lac d'Arnon e1 au S.-E. de I ir-
neschhorn, dans le Tscherzisthal, ä 12 km. O. de Gsteig.
arnau ic. Tessin, D. Valle Maggia, Com. Campo).
t>'cii) .. 1350 m. Alpage e1 chalets ä 32 km. N.-O. de Lo-
carno et ä '1 l<in. S. de Campo, dans une pelite vallee la-
terale du val Campo.
ARNEGG (NIEDER) (C. Sainl-Call. |l. et Com. Gos-
sau). 640 m. Petit village sur la route de Waldkirch ä
Gossau, ä H> km. O. de Sainl-Call et sur la pente O. du Tan-
nenberg. Station de la ligne Gossau-Weinfelden. 40 mais.,
261 h. catholiques. Agriculture.
ARNEGG (OBER) (C. Saint-Call. I). Cossau, Com.
Andwil). 683 m., IIa au ä 1 km. E. de Nieder-Arnegg, ä
:i km. S.-O. de Waldkirch. 13 mais., 37 h. catholiques.
Agriculture.
arnen (C. Berne, D. Gessenay, Com. Gsteig). 1770 m.
Alpage avec chalets sur la pente E. de l'Ärnenhorn
(2214 in.), dans le vallon de Tscherzis, ä l'O. de Gsteig. II
domine le lac d'Arnon (Arnensee).
ARNENHORN (C. Herne, I). Gessenay). Sommet de
2214 in. qui s'eleve entre Gessenay et la
,allee des Ormonts-Dessus. On y aeeede
le Gessenay par le vallon de Tscherzis, au
bnd duquel s'etend le joli lac d'Arnon,
im bien des Ormonts par Isenalp.
ARNESCHHORN (C. Herne, D. Ges-
senay). Sommet de 2101 m., qui s'eleve au
N.-ü. de l'alpe d'Arnäschi et du lac d'Ar-
non, et qui forme l'extremite S. du Wi-
tenberghorn ou Grand Meyel (massifdela
Gummüuh.)
ARNEX (C. Vaud, D. Nyon)_. 456 m.
Com. etvge ä 5 km. O. deNyon, ä 1,3 km.
S.-E. de Borex, sur la rive droite du Boi-
ron. 13 mais., 79h. protestants. II faitpar-
tie de la paroisse de Crassier. Arnes est
le lieu a'origine de Merle d'Aubigne
(l70'i-187-2), historien de la Reformation.
ARNEX (C. Vaud, I). Orbe). 547 in.
Com. et grand vge situe sur im plateau
assez froid, ä 4 km. S. d'Orbe et V km. N.
de la Sana/, sur la route d'Orbe ä COSSO-
nav. 101 mais., 612 h. prot. Station de la
e Lausanne-Vallorbe. Voiture postale
pöur Orbe. Bureau des postes, telephone.
Vignoble estime. Moulin et huilerie. Chä-
teau, propriele particuliere. A 1,5 km. S.-O.
du village, pres de la ligne du eh. de fer, vaste etang
d'Arnex, aux bords marecageux, 555 m. La plus ancienne
mention d'Amiacum date de 1049. Arnex fait partie de la
paroisse d'Agiez. On a trouveä Arnex des antiquites ro-
maines et de l'epoque de llallstadt.
Les environs sont remarquables par la forme ondulee
d'une serie de petites collines d'ongine glaciaire, toutes
allongöes dans la direction du N. moraines de forme spe-
ciale que les geologues appellent des Drumling, les seules
de l'ancien territoire oecupe par le glacier du Rhone.
ARNI (C. Argovie, I). BremgaiW, Com. Arni-lslihei^i.
572 in. Vge sur la roiile de Hedingen ä /Ksch, ä 7 km.
m
AHN
ARO
S.-E. de Bremgarten, el ä 3 km. N.-O. de la Station de
Hedingen, ligne Luceme-Affoltera-Zurich. Bureau des pos-
tes, telephone. II Forme, avec Isliberg, situd ä 1,5 km. N.-E.,
la commune d'Ami-Isliberg, qui compte 74 mais., 424 h.
catholiques ; le village d'Arni a 'iS mais., 275 h. A^riculture.
ARNl (C. Berne, D. Konolfingen). 1000-800 m. Com. et
vge siiuf dans la vallee encaissee qui seiend de la Bla-
senfluh (beau poinl de vue, IH3 in.) jusqu'ä Biglen, et ä 3
km. de la Station de Biglen, eh. de fer electrique Thoune-
Berthoud. Bureau des postes, telephone. La commune
compte, avec les villages de Lütiwil et de Both, 192 mais.,
1258 h. protestants ; le village, 15 mais., I -J7 h. Culture
des prairies. Fromagerie et eleve du betail, belies Ibrets
Ami, du vieux allemand arnan, Iravailler, labourer.
ARNl (C. Nidwahl). Grand palurage de la vallee d'En-
gelberg, ä 1616 m., dansla commune du W'olfenschiessen, au
Bord de l'Arnibach, pres du Juchlipass ('2170 m.) qui con-
duil au Melchthal. Apparlient ä unesociete; pendant l'ete,
i'nviron '200 pieces de betail v päturent.
ARNl (C. Obwald, Com. Giswil). Vallon appartenant
geographiquement au haut Entlehuch (Marienthal) et oü
sc trouve la source de l'Emme au pied de l'Arni/tist,
•2209 in. et de l'Arnihacken, 221« m. Le vallon d'Arni
comprend les groupes de chalets d'Obrist Ami, 185' m ,
Miitlesi Arni, 1608 m., et Arnizüflucht, 1247 m. avec une
centaine de vaches. Le petit col d'Arniwandelen, 2072 m.,
conduit du vallon d'Arni ä Lungern.
ARNl (MITTUEST, OBRIST) ((i. Obwald. Com.
Giswil). 1608 et 1851 m. Quelques chalets dans le petit
vallon d'Arni, sur la pente N. de PArnifirst (2209 m.) et
sur l'Arniwandelen.
ARNIBACH (L') (C. Nidwald). Ruisseau afll. de gau-
che de l'Aa d'Engelbcrg, ä 3 km. O. de cette localite. L'Ar-
nibach descend des pentes N. de l'Hutstock et a im par-
cours de 5 km. de l'O. ä l'E. ; au bas du vallon, jolie gorge
boisee avec cascades.
ARNIBERG (C. Lucerne, I). Entlebuch). Petit som-
met de 1610 m. et chalets au N. du Brienzergrat.
ARNIBERG (C. Uri, Com. Silenen). 1346m. Alpage a
2 h. 30 min. O. au-dessus d'Amsleg, sur la rive gauche
de la Reuss. Une quinzaine de chalets s'y etendent du S.
au N. II donne naissance ä un petit afll. de la Reuss
nomine Arnibach. Agriculture, eleve du betail. Plusieurs
des « legendes de Liitolf » se rapportent a cet endroit.
ARNIFIRST (C. Obwald). Sommet de 2208 m. qui se
dresse ä la jonetion des vallees du Hasli. de Samen et de
l'Emme, et qui domine ainsi Brienz au S.-O. et le col du
Brünig au S.-E. A l'O. s'eleve, entre ce pic et le Brienzer-
rothhorn, l'Arnihacken, 2216 m. A ses pieds s'etendent le
lac et les chalets d'Arni, tandis qu'au N.-E.
de l'Arnilirst, le col d'Arni (2072 m.), mene
de quelques chalets ä 1608 m. aux pätura-
-es de Schi.nbühl (1986 m.)
ARNIHACKEN (C. Obwald). Sommet
de 2216 m., chaine du Brienzergrat, ä l'E.
du Rothhorn (2353 m.), ä l'O. de 1'Arnilirst,
entre la vallee de l'Aar et le Marienthal. II
dornine, au S., le villaee de Rrienz.
ARNISAGI (C. Rerne, D. Konollingen,
Com. Arni). 825 in. Fennes eparses sur la
route de Biglen ä Ober-Goldbach, ä 2 km.
.N.-E. de la Station de Biglen, ligne electri-
que Thoune-Berthoud Telephone. 12mais.,
117 h. protestants. Eleve du betail, eulture
des prairies. Scierie.
ARNIWANDELEN (C. Obwald, Com
Giswil). 1949 m. Petit col au pied N.-E. de
l'Arnilirst (2209 in.), conduisant du vallon
d'Arni ä Lungern. Le sentier passe par les
chalets de Mittlest et d'Obrist Arni.
ARNON (LAC D') (Arnknsee) (C.
Beine, I). Gessenay, Com. Gsteig). 1538 m.
Charmant petil lac situe au fond du vallon
de Tscherzis, affluent de la Saline, ä l'ex-
I rennte S.-(). du canton de Herne. Ce lac, de
forme ovale, avec des rives en partie boi-
sees, mesure 33 ha. ; sa plus grande pro-
fondeur est de 39 in. II est poissonneux. Le bassin est
encadre par les eimes gazonnies de l'Arneschhorn, 2101
m.. de I Arnenhorn, 2214 in., de la Palette d'Isenau,
2173 in., du Seeberghorn, 2074 in. et de la Wallen, 2052 m.
ARNON <L') (C. de Vaud). Ruisseau du .Iura vaudois,
dune longneur de 17 Um. et dont le bassin mesure environ
88 km-' ; il draine le Haue S. du massif du Chasseron,
prend sa source ä Sainte-Croix, entre la gare et le village,
;i 1070 in., se dirige aussitöl vers l'E. et creuse la gorge
de Covatannaz. si pittoresque et si interessante au point
de vue gi''ologique. II en sur! a Vuittebieuf et suit, des lors,
le pied du .Iura en passant par La Mothe et Vugelles pour
aller se jeter dans le lac de Neuchätel, ä 3 km. N.-L. de
Grandson, a la cotede 434 m. II regoit, de droite, la Bau-
mine ei de gauche, le l'ontet ; 11 ponts dont deux de eh.
de fer ; 5 moulins. L'Arnon est renomme pour ses truites;
1'EtatdeVaud entretient un etablissement de piscicullure
ä la Poissine, pres deson embouchure.
AROGNO (C. Tessin, 1). Lugano). 600 m. Com. et
vge surla pente S. du Colmo di Creccia (1310 m.), a 2 km.
du lac de Lugano et de la frontiere italienne, sur la
route de Maroggia a Lan/.o. et ä 4,5 km. N. de la Station de
Maroggia, ligne du Golhard. Bureau des postes, telegra-
phe, telephone. Voiture postale Maroggia-Arogno. La nun.
compte, avec les villages de Cassina etSerocca, 183 mais.,
835 h., catholiques ; le village, 8S mais., 433 b. Quelquepeu
de viticulture et d'exploitation des bois. .lusqu'en 1873,
beaueoup d'habitants emigraient periodiquement CO e
macons. A cette date, le D' R. Man/.oni introduisit, dans
son village, l'horlogerie, en faisant venir du Jura 150 ou-
vriers avec leurs familles. Actuellement, la fabrique d'e-
bauches Manzoni oecupe, a eile seule, 200 ouvriers indige-
nes qui preparent, en moyenne, 1800 dou/.aines d'ebauches
par mois, la plupart pour montres de dame ; une seconde
fabrique plus petite fournit les ebauches pour montres
d'hommes. Ces produits sonl. expedies aux fabricants de
La Chaux-de-Fonds, du Locle, de Geneve, etc. Pres d'A-
rogno, il y avait autrefois une petite houillere qui n'est
plus exploitee aujourd'hui. Adamo, celebre architecte qui
construisit le Hörne de Trente, est originaire d'Arogno ;
les familles Artaria et Colomba, egalement d'Arogno, ont
fourni des peintres renommes.
AROLEITfC. Valais, D. Viege, Com. Zermatt). 1840 in.
4 chalets hahites une partie de l'annee, au S.-O. de Zermatt,
ä 10 minutes du glacier du Gorner et pres du sentier du
col de Theodule, dans la vallee de Zermatt.
AR OLE Y (L')(C. Valais, D. Martigny). Sommet de 1970
m. surla crete qui court au S.-O. de la Pierre-a-Voir, vers
lePasde Lens; la pente N. est couverted'une foret de mele-
zes et d'arolles descendant jusqu'ä Saxon. La pente S. s'e-
tage en preeipices au-dessus de Vollegeet de Sembrancher.
AROLGIA (C. Tessin, Ü. Locarno, Com. Brissago). Al-
Rmi-es d'Arolla.
page et chalets ä 1735 m., ä 3 km. O. de Brissago et ä
l'origine de la Valle della Madonna.
AROLLA(AIGUILLES ROUGES D')ouPOINTE
AHM
u;<>
93
DE DARBONNEIREIC Villi . |i. Hörens
,1m Mont-Blanc de Seiion, el au S. de la Pointi
..,.,,.,, anl lesdeux vallees d'Arolla. ä l'E.,
,.| des Dix, parlie supörieure de la val-
i, >e ,i iL rriiiriicr, ä l'( i. L'aiguille cen-
trale la plus öh'viV .i :)•>.")( i in., Ii's deux
BUtres, 3400 a 3500 in. Kllesdominent, au
S.. le glacier des Ignes, ä I K , le glacier
des Äiguilles Rouges, ä l'l I., «rhu de
Darbonneire, el au N., le glacier de
Vouasson. Äiguilles Ires pittoresques el
varies. Rochers en decompo-
gition. Le poinl culminanl esl accessi-
1,1,- ,n ."> heures d'Arolla, par le versanI
E. L'ascension en a ete faite pour la
in emiere fois en 1870.
AROLLÄ (COL D) (C. Ullis. II.
Herens). Nohi donne autrefois au col de
glacier appele anjourd'hui le col de l'E-
., (3393 in ). au S.-O. du massif du
Moni Colon. A 2 km. au S.-O. se trouve
le col de la Reuse d'Arolla (3242 m.), ou
col d'( Men. Ces deux cols fonl co ni-
quer le vallon Italien deValpelline avec
le grand glacier d'Ote laou Hautemma.
AROLLA (GLACIER D') (C. Vi
lais, IL Herens). Glacier prenant son
angine sur la crele de la Frontiere ila-
Kenne entre l'Evdque (3738 m.) ä l'O.
et le Moni Drille (3621 in.) a l'K. II sei.
« d'Arolla (vallee secondaire de la val
haus sa parlie superieure s'ouvre le <i>1 de <
qui lail communiquer ce glacier avec la Val|
I., placier d'Arolla esl borde. a l'O., par le n
i olon, et, ä l'E., par ceux lies lients des Boi
Bertol. II ne reeoit qu'un affl. considerable,
Vuibez ä gauche. Comme le glacier d'Aroll;
douce nl (col du Colon. 3130 m., pied di
in.), ne faisant qu'une Faible chute et qu'il
peiile plaine horizontale il esl Ires accessibl
a etudier ('.'est dans nne grotte naturelle
(iiir les professeurs Forel de Morges
oiii il' Bouvenl ötudi£ea Recemment, ce giaciei a
laissanl derriere lui des las Enorme de
icile
ciei
Bis-
ehoff de Itäleont fait des etudes tres connues su\ la Cons-
titution de la glace. II dessine deux grandes courbes en
forme d'S. ; ses moraines sonl tres regulierement develop-
pierres. D'apres le prol'essoiir Heim, la siiperlicie lolale
de ce glacier etait, en 1880, de 26 Km- (dont 20 de nev&s),
el sa longueur de 8,2 km. Le col de Colon esl menlionne
dejä eu lo43 sous le nom d'Arolla par le cosmographe
Se'bastien Münster, el il est decrit en detail par P.-A. Ar-
nold en 1901. Le glacier d'Arolla est l'un des grands
AROLLA (MAYENS D') (C. Valais. II. Herens). Cha-
lets habites pendanl l'ile seulement; ils sunt situes ä une
hauteur de 2003 m. (chalel superieur ä -2 i< »7 m.), au fond de
la combe d'Arolla (qui se reunit avec la vallee d'Hörens
pres des Hauderes), et au pied meine du glacier d'Arolla,
Un peu en amont de ces chalets, un premier hotel a ete"
ouverl en 1872, ä une altitude de 1962 m., el un deuxieme
en 18117 a l'O. sur la hauteur, ä une altitude d'environ
2062 in. Ces deux liölels sont tres estimes des touristes,
car de la on peut faire un grand nombre de promenades
el d'ascensions.
AROLLA (MONT ROUGE D') (C. Valais, 11. II,-
rens). Crete rocheuse qui s'eleve ä l'O. des Mayens d'A-
rolla, et qui est le prolongement, vers le S., de la chaine
des Äiguilles Rouges <1 Arolla. La eime la plus elevee de
eette crete a um' altitude de 3302 in. et porte le nom de
Cassiorte.
AROLLA (PIGNE D') (C. Valais. I). Herens). Helle
eime nei-euse de 38(11 in. qui s'eleve immediatemenlau Midi
des Mayens d'Arolla. entre les glaciers de l'ieee. de Zigio
renove, de Breney el d'Otemma. Comme eile est tres ac-
cessibleel surtous les versants (le versant N. seul estdil'li-
cile) et qu'on y jouil dune vue süperbe, eile est visitee
presque tous lesjours, en ete, par les touristes en sejour
aux hoteis d'Arolla.
AROLLA (VALLEE ou COMBE D')(C. Valais, I).
Herens). Embranchemen! S.-l I. de la vallee d'Herens, arrose
par le cours superieur de la Borgne, fermeauS. par leMont
Colon et le Pigne d'Arolla, horde a l'O. par la chaine des
Äiguilles Rouges et ä l'E. par celle des Grandes Dents ; le
val d'Arolla, qui ne mesure guere plus de 9 km. de long,
jouiteependant, comme centre d'excursions, d'une renom-
rnee grandissante. Un chemin muletier relie ce vallon a
Evolene. Ile grands hötels situes aux Mayens d'Arolla
( 1962 m.) sont, chaque annee, le rendez-vous de nombreux
touristes qui tenti'iit une visiteau glacier d'Arolla ou l'as-
cension des sommites einir lautes : le Pigne d'Arolla
(3801 m.), le Mont Colon (3644 m ). l"Evöque ,:iti7-2 m.i. le
Mont Brüte (3621 in.), les Denis des Itouquelins (3(i!l(l in. i,
l'Aiguille de la Za (367(1 in ,) la Hont de l'erroc (3655m.),
les Denis deVeisivi (3425 m.), etc., etc. Des Hau, lere-, le
chemin Iraverse suceessi\e nl les liameailx OU groupe de
chalets de Pralovin, La Gouille, Satarma, l'ra/ Mousse, La
Montaz. les Mayens d'Arolla. Des cols Kleves relient le val
94
ARO
d'Arolla aux contrees environnantes : celui de Colon (3130
111.1 et de Za de Zan (3310 m.j ä l'Italie et par !e glacier
d'Arolla. ceux de Riedmatten (-2910 m.) et du l'as de Chevre
(2851 m. i. au val d'H^römence; le col de Chermontane
3084 m.) ä celui de Bagnes et le col de Bertol (3220 m.),
;'i Zermatl ä travers une suite süperbe de glaciers. La Bor-
gne d'Arolla rassemble les eaux de plusieurs glaciers; ä
PO. les glaciers de Vouasson, dos Aiguilles Rouges, dos
[gnes; au S. los glaciers de Zigiorenove, de Piece, de
Vuibez, d'Arolla; ä l'E. enfin los petits glaciers dos Doves
blanches, Ae la Za et de Zarmine
Notons comme curiosite" de la valhie, sur le versanl gau-
olie, au-dessus >\e Satarma, un joli lac bleu, la Gouille
perse, appel£ aussi par los louristes le lac Bleu de Lucel,
du noin des chalets qui so trouvent aux environs. La
Gouille perse est d un bleu tout ä l'aii exceptionnel en
Suisse et qu'on ne retrouve guere qu'au lac Bleu de Kan-
dersteg.
Le val Ion d'Arolla doit son noin au magnilique pin arolle
[Pinus Cenibra) qui y est tres repandu. Ce remarquable
oonit'oro. conipagnon du meleze, tond malheurousement
ä disparaitre de plus en plus de nos Alpes; son ensemen-
cemenl naturel est ä peu prcs nul. Ce n'est guere que
dans la partie moyenne du Valais qu'il forme de belies fo-
rets. dans los valle.es d'Anniviers et de Tourtemagne en
particulior, et surtout dans le val d'Arolla, oü il presente
uno vigueur et une beaute remarquables. On le renconlre
assez frequemment dans toutle Valais, dans les Alpes vau-
doises et liernoises, dans les Grisons, l'Engadine en parti-
culier, et dans le Tessin, mais il n'y forme qu'exception-
nellement des forets. Son tronc tortueux, ses rameaux
tuunnentes et couverts de lichens, son branchage sembla-
ble ä celui de quelque arbre feuillu, le fönt facilement re-
connaitre, surtout lorsque, isolö au-dessus de la limite su-
perieure des forets, il apparait comme un dernier survivant
d'une Vegetation d'un autre Ige.
AROSA (VALLEE D') (C. Grisons, D. Plessur). Vallee
ä 13 km. S.-E. de Coire et ä 10 km. O. de üavos, au pied
de l'Aroser-Bothhorn (2983 in.). Elle forme la partie supe-
rieure de la vallee de Schanfigg, qui, a l'Isel, se separe
en deux : vallee d'Arosa et vallee du Welsch Tobel, et court
du S.-O. au N.-E. pendant 7 krn. Elle est arrosee par l'Aro-
serwasser, aflluent de gauche de la Plessur. A l'O. la vallee
est limitee par le Weisshorn, le Plattonhorn et le Tchirpen,
au S. par l'Erzhorn et les montagnes du Welsch Tobel.
Deux lacs se trouvent dans cette vallee, Tun, l'Obersee
(17«) m.) a 7 ha., l'autre. l'Untersee (1708 m.) n'a que 2,5
ha. de superlicie. Au point de vue climatologique, la vallee
se divise en deux parties: l'une, au-dessns de la limite des
forets, est rechaiiffee, en ete comme en hiver, par les
rayons du soleil, alors que l'autre partie, pres des lacs
alpestres d'Ober et d'Untersee, et au milieu des forets,
ARP
souffre dos brouillards. On chercherait en vain, dans
Cette valhV, un village proprement dit, los rnaisons
et les chalets sont isolos ou disperses par petits grou-
pes.
AROSA (C. Grisons, D. Plessur, Corde Schanfigg). 1740
ä 1890 m. Com. et village sur les bords do la IMessur, dans
la vallee d'Arosa. a 30 Um. oiiviion do la Station do Coire
(ligne Coiro-Sargans). Voiture postale Coire-Arosa. Bureau
des posles, le"16gr., te'le'ph. La populationqui, on b v ss, <-<jinp-
tait»8h., so monte aujourd'hui ä 1071 ämes, protestants et
catholiques >\i~ langue allemande, 50 m. Agriculture et
eleve du betail. Hotels. Industrie des etrangers. Arosa est
une Station climatiquo renonnnoo pour los poitrinairos.
Depuis 1890 Arosa possede une Station meteorologique.
Temperature moyenne de l'annee 2,8°, de janvier — 5°, de
juillet 12,1". Los mois d'hiver sont de quelques degres plus
chauds qua Davos, situe ä 300 metres plus bas. Arosa se
distingue par la rarete du brouillard et sa Situation a"bri-
loo du vent.
AROSER ROTHHORN. Voir RoTHFionx (ÄRO-
SER).
AROSIO (C. Tessin, l). Lugano). 867 in. Com. et vge
paroissial situe au sommel du coteau qui separe les vallees
de la Magliasina et d'Agno, ä 16 km. N.-O. de Lugano et ä
4 km. S.-O. de la Station de Taverne, ligne du Gothard.
Depot des postes, 38 mais., 186 h., catholiques. Eleve
tlu betail, l'abrication de beurre et do fromage. Viticul-
ture et agriculture ; beaucoup d'habitants emigrent perio-
diquernent dans les autres cantons suisses comme raa-
oons, plätriers, peintres,
ARPALLE (CLOCHERS D') (C. Valais, D. Entre-
mont, Com. Orsieres). 2 sommets (le plus eleve a 2709 m.)
qui s'elevent au fond du Val Eerret suisse, ä l'O. du Dro-
naz ou pointe des Monts Telliers (2954 m.) et au S. des
pälurages dos Arpalles, au-dessus du sentier qui conduit
au Col de Fenetre.
ARPALLES (LES) (C. Valais, D. Entremont, Com. Or-
sieres). 1966 m. Alpage avec chalets ä 18 km. S.-E. de Mar-
tigny et ä 3 km. E. d'Örsieres, sur la pente S, du Six-Blanc
(2450 m.). II domine ä l'O., le harn, de Co-
meire (1452 m.). Mine d'anthracite.
ARPELISTOCK (C. Berne, D. Saa-
nen). Sommet de 3039 m. (appele aussi Ar-
belhorn), qui domine le col du Sanetsch au
N.-E., et s'eleve ä l'extremite O. du massif
du Wildhorn, entre les cantons de Bei ne et
du Valais. Vue magnifique. Ascension en
2 h. 30 du col de Sanetsch.
ARPETTAZ (L>) (C. Valais, D. Saint-
Maurice, Com. Verossaz). Chalets ä 1450 m.
au pied de la Cime de l'Est de la Dent du
Midi, a 5 km. S.-O. de Saint-Maurice.
ARPETTE (C. Valais, D. Entremont).
La vallee d'Arpette descend ä l'E. depuis la
Pointe des Ecandies, versant suisse de la
chaine du Mont-Blanc, et se termine (cha-
lets 1647 m.) pros du lac Chainpex, entre
Martigny et Orsieres. Au fond (extremite O.),
la Fenetre d'Arpette (2683 m.) et le Col des
Ecandies donnent acces au glacier et au
| vallon du Trient. La vallee est fermee au N.
J^HH par des tours sveltes des clochers d'Arpette
22$otS| C- 8 - 2 m.) et au S. par les Aiguilles d'Ai-
WJBJI pette (3061 m. d'apres la carte Barbey-Kurz) ;
cette derniere chaine est traversee par le Col
d'Arpette (3040 m. atlas Siegfried, 2941 m.
d'apres la carte Kurz) qui mene ä la cabane
et ä la vallee d'Orny. La vallee d'Arpette est un lieu de
promenade favori pour les touristes du lac Champex.
AR PETTO (C. Tessin, D. Locarno, Com. Vogorno).
Croupe de chalets sur les pentes du Pizzo di Vogorno
(2440 m.) ä 3 km. E. de Lavertezzo.
ARPIGLIA (PIZ D'). (C. Grisons, D. Inn). La carte
Dufour donne ce nom ä deux pics situes vis-ä-vis l'un de
l'autre, au N. et au S. de Lavin (Basse-Engadine). L'atlas
Siegfried appelle le Piz au N. Piz d'Anschatscha (2984 m.)
et maintient ä celui du S.le nom de Piz d'Arpiglia (3031 m.)
Colui-ci s'eleve immediatement a IE. de la gorge, entre Süs
et Zernez, d'oü on le gravit en 5 heures ; il domine ä l'O.
le bassin recule de Macun.
:
ARP
ARPILLE. Nom que l'on rencontre dans les Alpes vau-
, leises el le Kas-Valais. Vient du latin ahricula, petite alpe.
ARPILLE (C. Vaud, n. Aigle). 1980 m. Sommel ver-
doyant, Signal trigonomelrique, cliarmanl poinl de vue sur
ART
<ir,
la cha
.lu-.Hi'
i Eau
de la
, sur
, m.)
le ei
■ de I
le Culant, ä 45 min. E. du col de la Croix, entre Gryon ei la
vallee des Ormonts ; au N.-O., alpe der«' nom (1SD7 m.).
ARPILLE (C. Vaud, l>. Aigle, Com. Üllon). Päturage
- 1 1 1 1 « ■ dans la vallee des Ormonts, ä 20 min. S.-E. du col
de la Croix. mais t'aisant partie de la commune d'Ollon.
Rres du chalet (1802 m.), prend naissance le ruisseau d'Ar-
pillc affluent de l'Eau Kroide, afüuenl lui-meme du Tor-
renl de Culant et de la Grande Kau. Le päturage est do-
mirie au S.-F. par la Pointe d'Arpille (1980 in.),
ARPILLE (C. Vaud. I). Aigle, Com. Ürmont-Dessus). Pä-
torage avec chalet communal ä 2004 m.,ä 1 h.45 N.-E. de
Vers l'Eglise, centiv d'Ormont-Dessus, occupanl im vallon
etroit oiile betail ne inonte qu'enaoül ; ce vallon se termine
a son extremite superieure au col d'Ar-
pille ou de Seron (2150 m.) qui s'ouvre
entre la Pare de Marnex ou Tornettaz ä
gauche, et la Cape de Moine ä droite,
et qui relie Vers l'Eglise avec l'Etivaz en
5 h. Un petit vallon qui depend de ce pä-
jnrage s'appelle les Arpillettes et a donne
son nom ä la Töte des Arpillettes (2315
rn.) qui le domine dans sa partie supe-
rieiire et qui n'est qu'un contrefort de la
Cape de Moine. Ne pas confondre ce pä-
turage avec celui d'Arpille qui se trouve
dans la vallee meme des Ormonts, mais
qui appartient ä la commune d'Ollon.
ARPILLE (C. Valais, D. Martigny).
Summet de 2082 in. au X. du col de la
Forclaz, entre Martigny et Trient. Croupe
de chalets ä 1818 in. Tue des plus belles
vues panoramiques du Valais. Ascension
t'aeile en I h. 30 du col de la Forclaz, ou
en 4 h. 30 de Martigny. Sur les pentes
qui dominent Martigny, ä Ravoire, on
trouve une longue ligne de blocs errati-
ques, d'entre les plus beaux et les plus
nombreux des Alpes; on commence ä
les exploiter.
ARPILLE (POINTE D') (C. Vaud,
!». Ugle. Com. Ollon). 2001 m. Un des
derniers contreforts O. des Diablerets,
an S.-E. du col de la Croix et dominant,
et le chalet d'Arpille.
ARPILLES DESSUS, DESSOUS (C. Vaud, D.
Pays-d'Enhaut, Com. Chäteau-d'(Kx). 1770 et 192:5 in. l'ä-
turages situes dans la vallee de l'Etivaz, ä 6 km. S.-E. de
le versanI E, des rochers des Rayes (Tete ä
areie rocheuse qui BÖpare les vallons de
de la Tourneresse, deux embranchements
'Etivaz. Chalets habit&vera la Hi l'ete\
ARPITETTA (ALPE I POINTE
D')(C. Valais. D. Her. mal. 2261 ei 2572m.
resserre entre les glaciers de Zinal el
de Moming, II esl domind a l'E. par la
Pointe d'Ärpitetta (3140 m.), contreforl
de la chaine qui s'dtend entre le Weiss-
hörn et les Oiablons. L'ascension en esl
plutöt facile, en ä h. 3 Zinal. Vue
splendide sur le Weisshorn. le Rothhom
et la Dent Blanche.
ARRISSOULES (C Vaud. D. V\er
.1 li'iti m. Com. el hi au silu.'. pres
de la rive S. E. du lac de Neuchatel, dans
la paroisse d'Yvonand, ä 3 km. E. decette
localiie ou se trouve la Station de che-
iniu de fer, ligne Yverdon-Payerne, el
a 2 km. du village de Cheyres. 18 mais.,
76 h. protestants. Agriculture. La pre-
;re tnention de cette k.ealiie date de
I 1 'lli, eile depen.lail alorS du ei.n\enl
ARRUFFENS(C.Frihourg.l>. Clane,
Cum. liumonl). 730m. Ilameaii a I km.
s. de la Station de Romont, pres de la
bifurcation des lignes de Frihourg-Lau-
sanne et Romont-Bulle. II mais., 79 h.
catholiques de langue francaise. Agricul-
lure. Arriitlens esl une aiieienne sei-
partie de la paroisse de llillens. mais fut
L868, ä la commune de Romont.
ARSES (LES, AUX). Nom irequeiiiment employe
dans le Pays-d'Enhaut et dans les Alpes vaudoises, en ge-
neral, pour dösigner un päturage conquis sur la l'uni par
le Ten. C'esl le partieipe passe de l'ancien verbe ardre (latin
ardere) brüler.
ARSES (LES) (C. Fribourg, D. Gruyere, Com. Char-
mey). 950 m. Hameau sur les bords du ruisseau du meine
nom, ä 10 minutes ä l'E. de Charmey. 4 mais., 2b" h. Au-
dessus de ce hameau, il y avait autrefois le manoir des
sires de la Räume. Chapelle de Notre-Dame de Lorette,
fondee en 1645.
gneur
in N.-O., I'alpage
ARSIER (C. Vaud, D. Nyon). Voir Aii/iki;.
ARSIZIO (C.Tessin, D.Lugano). Voir Rrisino-Arsizio.
ART. Mol designant un pays laboure, provenant du
vieux mot art (althochdeutsch, labourage).
ARTELEN (C. Beine, I). Frutigen). 1959 in. Alpage
ART
ARZ
au-dessus d'Adollioden (Engstigenthal), au pied S.-O. du
Lohner. Un petil ruisseau du meme nom descend ä 1*0.
rojoindre eelui d'Engstligen. A l'E., on peut traverser
la crelo facile de l'Artelengrat, entre le Lohner et le
Tschingelochtighorn pour so rendre, par la vallee
d'CEsclnnen, ä Kandersteg.
ARTH (C. Schwyz, D. Schwyz). 422 m. Com. et
vge situe a la pointe s. du lac de Zoug. La commune
compte, avec les hameaux de liuosinycn, (Sandigen,
Goldau, Ober-Arth et Schlattenberg, 382 mais., 1739
h.; le vge meme, 132 mais., 874 h. catholiques. Bu-
reau des postes, telegraphe, telephone; grandes dis-
tilleries deau de cerises, Blature de soie. Le village,
au pied N.-E. du Righi, esi ä l'O. du Rossberg. II '
tote de ligne du cheinin de Ter de monlagne Arth-
Righi-Kulm et Station des tignes du Gotliard, Lenz-
bourg-Schwyz et Zu rieh -Schwyz. Arth possede une
belle eglise, un couvent de capucins ei beaucoup de
riclies habitations particulieres. On remarque un
bloc de granit enorme creusö pour servirde Bassin ä
la Ibntaine principale. Au XIII" siede, la vallee fti
l'eiiuee par um' forte uiuraille. aujourd'hui dotruile,
< I ii i la protegeait contre les invasions. L'industrle des
el rangers >i unegrande fabrique de soie sont les seu-
les industries des hal ilanls.
ARTH (OBER) (C. Schwyz, D. Schwyz, Com.
Arth). 'i5'i m. Gros hameau sur la route d'Arth a Lo-
werz, au pied N. du Righi et au pied S.-O. du Rossberg, ä
1.5 km. S.-E. d'Arth ei ä 1,5 km. N.-O. de Goldau. Sta-
tion de la ligne Arth-Righi-Kulm. C'est ä partir d'ici que
la traction de cetle voie ferree pour le Righi se t'ait avec
la locomotive de montagne. 4^5 mais., 314 h. catholiques.
Agriculture. Kleve de la race des vaches de Schwyz.
ARVE (C. Geneve, Rive gauche). Riviere, premier affl.
gauche du Rhone apres sa sorfie du Leman. Source au
col de Halme a 2200 in. d'altitude. Son cours mesure 102
km. de longueur dont 93,5 km. en Savoie et 8,5 km. sur
territoire genevois. L'Arve jauge, ä l'etiage, 35 m :i d'eau par
seconde, mais roule, dans ses plus grandes crues, jusqu'a
1200m 1 . Son regime est donc eminemment torrentiel,puis-
que son debit varie dans la proportion de 1 ä 34. En moyenne
I Arve roule, au conlluent, 16U m. 3 La quantite de matiere
en Suspension ou en dissolution charriee par l'Aar, peut
etre evaluee annuellement ä 1 million de tonnes.
Des son entree, dans le canton de Geneve, PArve forme
de beaux meandres encaisses enlre de hautes bergcs creu-
sees dans le terrain diluvien, conglomerat de limon et de
cailloux roules; puis, ä partir de Carouge, eile traverse la
plaine d'alluvion de Plainpalais pour aller se jeter dans
le Rhone, en aval de Geneve, a la cote de 372 m., apres
avoir recu, de droife, le Foron et la Seime et, de gauche,
l'Aire. 4 ponts principaux la traversent sur territoire suisse.
Le bassin de l'Arve est de 1980 km'-* dont 80 km 2 sur le ter-
ARVE (LA QUEUE D'). Voir QüEUE D'ARV] .
ARVEL (MONT) (C Vaud, I). Aigle). Arete terminale
l'Arve en Su
ritoire du canton de Geneve. Des etablissements industriels
en utilisent la Ibrce motrice, cc sont surtout les moulins
de Sierne, les usines ile C.aniuge, une taillanderie, une
scierie, une fabrique de boucnons, une fonderie, etc.
Berges de 1 Ar\ e.
du chainon d'Aveneyre, forme de rochers abrupts dont le
point le plus elovo est ä 1771 m. et le plus bas ä 1087 m.,
qui separe la vallee de l'Eau Froide de celle de la Tiniere
et qui domine, ä l'E., la plaine de Villenenve. Elle sc de-
tache du versant S.-O. du Signal de Malatrait et descend,
en gradins assez reguliers, jusqu'a Roche. Tandis que les
cretes constituenl le % territoire libre» pour de nombreux
chamois, on tire, sur le versant qui regarde Villenenve.
du marine liasiipie gris, parfois rose et violace, dont la
cassure est saecliannde et qui est tres apprecie ä cause de
ses belies teintes. (Breche echinoderinique appartenant au
Lias moyen et inferieur.) Cette carriere, exploitee depuis
1856, est reliee a la ligne du eh. de fer par une voie de
raccordement; on y extrail, en moyenne, 28 000 tonnes de
marbre par an. Au-dessus de ce banc, on exploite aussi
un calcaire plus grassier pour la maconnerie et le pavaye.
ARVEYE ou ARVEYES (C.Vaud, I). Aigle, Com. 01-
lon). 1223 m. Hameau ä 7 km. N.-F. de Bes et ä 1 km.
S.-E. de la Station de Villars, chemin de Ter eleclrique
Bes-Gryon-Villars. II domine la gorge de la Gryonne et
la mine de sei du Fondement. 25 mais., 121 habitants pro-
teslants.
ARVIGO(C. Grisons,D. Moesa, Cercle Calanca). 870 m.
Com. et vge paroissial sur la r'ive droite de la Calancasca,
ä 20 km. N.-E. de Bellinzone, sur la pente E. du Pizzo di
Claro. Depot des postes. La commune compte 43 mais.,
155 h.; le village, ;55 mais.. 118 h. catholiques. Agricul-
ture eteleve du bdlail.
ARVOUIN (COL D') (C. Yalais, D. Monthey, Com.
Vouviy). 1873 m. Passage appele aussi col de Savalenaz,
qui fait coinmuniquer la coinbe suisse de Savalenaz avec la
vallee I'rancaise d'Abondance. Sur la carte francaise, le
nom s'ecrit «Ervin ». On trouve sur le versant francais de
ce passage, un lac et des chalets qui portenl le meme
nom. De Vouvry au col, 4 h. 40, a Chapelle, 7 heures.
ARZASCIA'(C. Tessin, D. Valle Maggia, Com. Someo).
1100 m. Graupe de chalets ä 7 km. N.-O. de Maggia, sur la
pente N. du Pizzo Gramalena (2320 in.) et a 3 km. S.-O.
de Someo, sur la rive droite de la Maggia. 14 hultes.
ARZIER-LE-MUIDS (C. Vaud, D. Nyon). 848 m.
Com. et vge au milieu des prairies et des vergers, ä 12 km.
N. de la Station de Nyon, ligne Lausanne-Geneve, sur le
versant S.-E. du Jura vaudois, dans uneadmirable position
qui lui vaut, en ete, la visite de nombreux hötes, attires
par les beautes des environs. La com., avec le vge de Muids,
compte 94 mais , 479 li. protest. ; le vge, Ar/ier, 52 mais.,
245 h. Bureau des postes, telegraphe, telephone. Voiture
postale jusqu'a Nyon. Agriculture, apiculture, Industrie des
i'trangcrs, exploilation "forestiere. Carrieres de pierre ä bä-
tir. Gisement de fossiles valangiens. Panorama dessinepar
Ijig. de la Harpe, pasteur. Jadis, le centre de cette com-
mune etait Pancienne chartreuse d'Oujon, fondee en 1150
par Louis de Mont. a 2 km. N.-O., dans un vallon, dont.
AKZ
ASS
'.17
in 1804, lea moinea cederenl gratuitement lea terrea aus
Colons pour los engager ä s'y lixer. (.'.'est ä A i/icr quo \e-
ini [e pasteur Ed. de Ribeaucourt, connu au loin par sos
jmvauj sur l'apiculture.
ärzinol (Pic et COL D') (C.Valais, I). Entremont).
Soinnii'i de 3001 in., appelä aussi Sex Blanc, qui a'öleve
niiiv lea valhies d'Herens et d'Hörömence, ä l'extrömitö N.
Klachatne des Aiguilles Rougea d'Arolla. Belvödere bu
Erbe el aouvenl visite d Evolene (aacension en i h. 30).
An S. s'ouvre le col d'Arzinol (2706 m.). Ce col, qui porte
aussi les noms de col de Moribo et de Meina, donne acces
par un sentier muletier de la vallee d'Hörens ä l'hötel et
au njayen de Pralong dans la vallee d'He're'mence ; du cöte -
Hjüvolene, ce sentier passe par l'alpe d'Arzinol (2117 m.).
■äcension du Pic d'Arzinol par le col du möme nom se
l'ail en 5 heu res d'Evolene.
ARZO (C. Tessin, l>. Mendrisio). 502 111. Com. et vge
kroisaial sur la r le Mendrisio ä Saltrio (Italie), ä 5
km. »>. de la Station de Mendrisio, ligne du Gothard, et ä
I km. de la (rentiere italienne; pont ä 488 m. sur le Gag-
Ei, D6pöt iles poslos. Tolographo. Voiture postale Mendri-
sio-Morido. 132 mais., 743 h. catholiques de langue ita-
lienne. Ciillure des elianips el de la vigne. Grande oinigra-
lion. Plusieurs carrieres de marbre rouge liasique, peu
ARZO (PONTRONE D") (C. Tessin, I). Mendrisio).
1021 in. Sommite boisee, appetee aussi Monte Pravello,
sur la frontiere italienne et doniinant Viggia, en Italie.
ASCHARINA (C. Grisons, D. Ober-Landquart). Voir
S.\m;t-Amii:\ii.\.
ASCHARINATHAL (C. Grisons, D. Ober-Landquart,
Cerele Lu/ein, Com. Saint-Antönien-Ascharina). l'elile
vallee laterale de la vallee de Sainl-Antönien, ä l'O. du
Madrishorn (2830 in.), allanl du S.-E. au N.-O., arrosee
par un ruisseau dont l'altitude ä la source est ä 2000 m.
et b l'embouchure dans le Schanielenbach (1321 m.). Pätu-
rages et alpages, quelques chalets.
ASCHUEL (C. Grisons, 1). Ober-Landquart, Cerele Lu-
zein, Com. Saint-Antönien Castels). HiOO m. Chalets disper-
ses dans un petit vallon lateral de Saint-Antönien, ä 2 km.
O. de Saint-Antönien. 15 chalets. 27 h. prot. Agriculture.
ASCONA (C. Tessin, D. Locarno). 203 m. Com. et vge
ei de paies alimentaires. i.e climat, 6t6 e me li i \ . i , esl
Ires dOUX. Ase.llia esl lllle Station reeulnliiaililee p
mädecins. A ilieu du village, on voil une belle eglise
possödant deux interessante tableaux de Serodino, pe «,
Bculpteur ei architecte du XVII« siede, donl ia maison,
li.ilie a eölo de leglise, esl deeoiee de seil I pl II res en liaill-
reliefd'i grande valeur artistique. Au s. d'Ascona, on
remarque un grand couvent de Dominicains, datanl du
XlVaieele, qui fut,de*jädu tempa de Charlea Borrome'e,
transforme* en inatitul d'öducation ; actuelle nl il est di-
nge" par les Salesiens, L'aneieime Öglise annexe eiuilienl
le plus inleressanl cyclo (1455 a 1516) de l'resipies de toute
trois
1250,
de Sa
nriel.
1518.
isses, Ase
Partie de
,i di
sont r
d'artis
des de
As.
■s Pia«
IV- li,
llomc
teur i
ä 3 km. S.-O. de Locarno, s'etendant au bord du lac Majeur
et ä l'O. du delta de la Maggia, au pied de riantes collines
couvertea de vignes et de chätaigniers. Bureau des postes,
Hggraphe. Station des bateaux ä vapeur. Voiture postale
Rcarno-Brissago. Avec les fractions Moscia et Saleggio,
RS h., 188 mais. (architecture italienne). Les habitants
»ccupentd'agriculture, beaueoupemigrentä Paris comme
liiiuisies. Les jolies villas entourees de riches jardins qui
Eleven t ä l'E. d'Ascona sont une preuve de la' fortune de
leuis proprietaires, fortunea g^näralement acquises en
France. Deux grands moulins ä cylindres et une scierie.
ferces ölectriques. Fabriques de contitures, de liqueurs
i ia patne ae Don nomine
sconio, l'auteur des cariati-
Milan; Pancaldi, peintre c6-
ectes renorniiies, auteur8 de
urs, a Soleure; Serodino, qui jouit, ä
iine reputation comme peintre, sculp-
elc.
ASP. Mol provenanl du vieux haut allemand aspa et de-
signant le tremble (allemand espe, latinpopulus Iremula).
ASP (C. Argovie, I). Aarau, Com. Uenshuren). .'iS'i m.
Village au N. de la StafTelegg, ä 7,5 km. N. d'Aarau, sur le
Strichen, dans le Frickthal. Voiture postale Aarau-Frick.
52 mais., 372 h. protestants. Agriculture et viticulture.
ASP (C. Soleure, I). Ölten, Com. Hägendorf). 058 m.
Ferme dans une 6 trotte vallee au pied du Jura, a 4,5 km.
O. de la Station de Hägendorf, ligne Olten-Bienne. II est
question de fonder a cet endroit, abrite des vents et sans
brouillards, un Sanatorium cantonal pour phtisiques.
ASPENRUETI (C. Thurgovie, 1). Bischofszell, C
Neukirch a/Th.).' 581 in. Croupe de maisons ä I km. S. de
Neukirck a/Th., sur la route de Bischofzeil ä Neukirch
a/Th., ä 4 km. S. de la atation de Bürglen, ligne Romans-
horn-AVinterthour. 39 h. Agriculture.
ASPEN WALD (C. Saint-Gall. I). Lac).
513 m. Petite colline boisee au S. du. Ionen,
s'etendant de l'O. ä l'E. sur 4 km. de lon-
gueur au S. de Rüti et ä 2 km. N.-E. de
Rappers wil.
ASPERMONT (C. Grisons, D. Unter-
Landquart, Cerele Maienfeld, Com. .Ie-
nins). 912m. Ruines de chäteau, au N.-E.
du village de .lenins, sur la pente du Vi-
lan. On appelle egalement Aspermont une
ruine de chäteau dans le voisinage de
Trimmis, meine district, sur la rive droite
du Kleine Rufe, ä 768m. Cette ruine, ainsi
que celle pres de Jenins, sont riches en
legendes, mais aueune des deux n'a d'iin-
portance au point de vue historique.
ASPI (C. Herne, D. Aarberg, Com. See-
dorf). 520 m. Hameau sur la route de
Seedorf ä Aarberg, ä 1 km. N.-O. de See-
dorf et ä 2,5 km. E. de la Station d'Aar-
berg, ligne Lyss-Morat. 15 mais., 100 h.
protestants. Agriculture.
ASSA (VAL D') (C. Grisons, 11. Inn).
Petit vallon ä l'E. de Remüs, dans la
Basse-Engadine, le long de la frontiere
autrichienne. II descend au N. du Pizzo
Schalembert-dadaint (3034 m.) dans la directum du N.-O.
pendant 3 km. II est arrose par un petit afftuent de droite
de l'Inn, dont la cote, ä l'embouchure, est ä 1082 m.
Une branche du val d'Assa est appelee val Dascharina. Un
sentier remonte le val d'Assa, au centre duquel on trouve
la source intermittente dite Fontana Christaina (2000 m.)
et, toul pres, unv belle grotte de stalactites.
ASSASSINA VACCHE (C. Tessin, D. Levenline).
2448 in. Contrefort (•. du groupe Cristallina, domine par
le glacier de Yaleggia. au S. du hameau All'Aequa, dans
la baute vallee de la I. eventine.
ASSE (L') (C. Vaud, II. N\on). Ruisseau prenanl sa
DICT. GfeOGR. — 7
98 ASS
source sur un plateau mar£cageux, au-dessous du chäteau
(1,- Bonmont, a 546 m., et se jetant dans le Leman au N.
de la villi- de Nyon, apres un parcours de S Km. Les me-
ines prairies qui donnent naissance ä l'Asse alimentent
egalement de leurs eaux le ruisseau le Boirois (voir ce
n'om). L'Asse fburnil la force oaotrice ä plusieurs moulins
ti Etablissements industriels.
assens (C. Vaud, 1>. Echallens). 625 m. Portait au
moyen Ige le nom il Asiens. Com. et vge ä 3 km. S. d'E-
challens, sur la route de Lausanne ä Yverdon. Station de
la ligne Lausanne-Echallens. Bureau des postes, telegra-
phe, telephone. 69 mais., 401 h. dont les deux liers cnvfron
sont catholiques. Agriculture. Carriere de mollasse grise.
L'ne belle eglise catholique construite en 1845, possedant
le tombeau de la comtesse Pletscheieff dont la mere avait
feit unc dotation religieuse ä la commune. Pendant long-
temps l'ancien temple, devenu temple Protestant, eleve en
L454, servit aus deux cultes. C'est ä la paroisse d'Assens,
comprenant Assens et Etagnieres, Malapalud et Bioley-
Orjulaz que se rattacherent les catholiques de Lausanne,
avant le retablissement de leur culte dans cette ville. L'6-
veque Jean-Baptiste d'Orsonnens a ete eure d'Assens (1795).
Mingard, pasteur ä Assens, s'est illustre par sa collabora-
lion'a l'Encvclopedie d'Yverdon.
ASTAI (PRES DE l_') (C. Berne, D. Moutier, Com.
Koches). Nom donne äla partie superieure du vallon de Ro-
ches, Oriente de 1*0. ä TL. Les päturages et forets de l'As-
tai sont ä 988 et 876 m. d'altitude. Le ruisseau de Roches,
qui draine ce haut vallon, se jette ä Roches dans la Birse
dont il est un des aflluents de gauche.
ASTANO (C. Tessin, 1). Lugano). 636 m. Com. et vge
dans le Malcantone, ä 12 km. 0. de la Station de Lugano,
ligne du Gothard, et ä 1,5 km. E. de la fronticre italienne.
Depot des postes, telegraphe. Voiture postale Astano-Cu-
rio-Lugano. 93 mais., 384 h. catholiques. Eleve du betail ;
belle fromagerie; forte Emigration periodique. II existait
jadis ä Astano des carrieres et des mines d'oü l'on tirait
quelque peu d'or et d'argent; elles sont aujourd'hui aban-
donnees. C'est ä Astano que naquit le celebre ingenieur
Trezzini qui fut Charge par Pierre-le-Grand de la fondation
de Saint-Petersbourg (1703).
ASTERS (LES) (C. Geneve, Rive droite, Com. Petit-
Saconnex). 416 m. Quartier de villas de la banlieue de
Geneve, ä l'O.-N.-O. de cette ville.
ASTRAS (PIZ D') (C. Grisons, D. Inn). Sommet de
2983 m. qui forme le contrefort E. du PizTavrü; il s'eleve
entre la route de l'Ufen Pass et le vallon de Scarl. Sa pente
Orientale (Munt d'Astras) et le petit vallon d'Astras descen-
dent vers les chalets d'Astras (superieurs 2160 m. et infe-
rieurs 2138 m.) dans une combe verdoyante,
au N. du col de Scarl, passage facile entre la
route de l'Ofen Pass et le hameau de Scarl.
ASUEL (C. Berne, D. Porrentruy). Petit
aftl. de gauche de l'Allaine, forme par les
fdets d'eau qui descendent du versant N.
des Rangiers et des Malettes par 800 et 900
m. d'altitude. Long d'environ 70 km., ce
ruisseau, presque ä sec en ete, charrie
parfois une masse d'eau considerable; il
coule au fond d'un etroit vallon, traverse
le village d'Asuel, pres duquel il fait de
belleschutes, tourne au N.-ü. de Pleujouse,
baigne le village de Fregiecourt, draine
une petite plaine marecageuse au S. de
Miecourt et, un peu en amont d'Alle, se
jette ä la cote de 450 m. dans l'Allaine, dont
il est une des sources principales. II arrose
une contree riebe en cereales et en arbres
fruitiers.
ASUEL (Haseniujrg) (C. Berne, D. Por-
rentruy). Com. et vge au fond d'un etroit
vallon ou serpente le ruisseau d'Asuel, tri-
butaire gauche de l'Allaine, ä 11 km. E. de
Porrentruy, ä 5,5 km. N.-E. de la Station de
Saint-Ursanne et ä 7 km. de celle de Cour-
genay, ligne Delemont-Porrentruy. Le vil-
lage, une seule rue d'un krn. de longueur,
decrit un arc de cercle autour du rocher sur lequel
s'elevent les ruines du chäteau des anciens comtes
d'Asuel. La partie superieure du village est a une altitude
ATT
de 600 m., la partie inferieure a 550 m. La commune
compte 80 mais., 400 h., le village 70 mais., 303 h. catho-
liques. Bureau des postes, telephone. Voiture postale
Porrentruy-Asuel. Agriculture et eleve de chevaux. Com-
merce de bois, horlogerie. Les ruines imposantes qui
dominent de 50 m. le village ä l'O. sont Celles du chäteau
construit au X e siecle et dont Tun des seigneurs, Ulrich de
Hasenburg, est connu sous le nom de comte de Fenis (Neu-
chätel). Le chäteau d'Asuel fut le berceau de plusieurs
personnages celebres en Suisse eten Alsace; il fut detruit
par le tremblement de terre du 18 octobre 1356.
ATHENAZ (C. Geneve, Rive gauche, Com. Avusy). 431
m. Hameau ä 12 km. S.-ü. de Geneve, ä 2,3 km. S. du
Hhöne et ä 1,3 km. N. de la frontiere francaise. 26 mais.,
100 h. Telephone. Station du chemin de fer ä voie etroite
Geneve-Chancy. Agriculture.
ATTALENS (C. Fribourg, D. Veveyse). 777 in. Com. et
vge sur la route de Vevey ä Oron, ä 5 km. N. de Vevey et
ä 4 km. de la Station de Palezieux, ligne Berne-Lausanne.
Depot des postes. Telegraphe. La commune compte, avec
les villages de Corcelles, Vuarat et La Jacquaz, 181 mais.
et 1059 h. catholiques; le village meme, 19 mais. et 136 h.
Attalens est une paroisse et comprend les communes d'At-
talens, de Bossonens et de Granges. Exploitation de pier-
res ä paver (gres d'Attalens). Agriculture et eleve du be-
tail; quatre laiteries fournissant leur lait ä la fabrique de
farine lactee Nestle, ä Vevey, livrent (J25 000 kg. de lait par
an. La commune possede 635 tetes de race bovine, pie
rouge. llospice paroissial fonde en 1878 par donation de
l'ancien doyen d'Attalens, Bobadey ; cet hospice est löge
dans l'ancien chäteau. L'eglise a ete construite en 1863.
Des ruines romaines et des tombes burgondes prouvent
l'antiquite d'Attalens. La paroisse est deja mentionnee en
1166. Attalens est une ancienne seigneurie qui appartenait
au XIV'' siecle aux seigneurs d'Oron et de 1531 ä 1597 ä
la famille de Challantfen 1615, le gouvernement de Fri-
bourg l'acheta et en fit un bailliage qui dura jusqu'en
1798.
ATTELWIL (C. Argovie. D. Zofingue). 504 m. Com. et
vge de la paroisse de Reitnau, ä 14 km. S. d'Aarau, dans
la valleede la Suhr, ä 10 km. E. de la Station de Zofingue,
ligne Olten-Lucerne. Telephone. 34 mais., 263 h. protes-
tants. Agriculture, eleve du betail, laiterie.
ATTIKON (C. Zürich, D. Winterthour, Com. Wiesen-
dangen). 474 m. Petit village sur la route de Winterthour
ä Frauenfeld, ä 6 km. N.-E. de Winterthour et ä 2 krn
N.-E. de la Station de Wiesendangen, ligne Winterthour
Frauenfeld. 15 mais., 84 h. protestants. Agriculture.
ATTINGHAUSEN (( Hri). 476 m. Com. et vge ä 2 km
Ruines du chäteau d'Attinghausen.
S. d'Altforf et ä 1 km. de la Station ineine d' Altdorf, ligne H
du Gothard, sur la rive gauche de la Reuss, ä l'endroit j
ou la rlvier'e est canalisee et reeoit le Schächenbach 1
ATT
AUB
;„, pi,.,l des Giebelstoeko. 85 maisons disseminöes, 528 h.
catholiques. Depot des postes. Belle eglise et beaupresby-
tere, nouvellemenl remis ä neuf ; la paroisse existail döjä
dans la premiere moitie du XIII' siecle, mais n'esl citee
pour la premiere fois qu'en 1349. Agriculture, eleve du be-
tau, apiculture. On voit encore los ruinös du vieux chäteau
de Schweinsberg, dominant la maison qui appartint ä
nobles d'Attinghausen. Co eiiäloau, donl l'existence est
citöe en 1240, i'ut dötruil et brule en 1365, probablement
par les paysans d'Uri. Lors de la restauration du chäteau,
en 1897, on trouva de precieuses antiquites: casques,
baches, clocliettes, tleches, lances, de.
ATTISHOLZBAD (C. Soleure, I). Soleure-Lebern,
Com. Riedholz). 454 m. llameau sur la rivo gauche de l'Aar,
a 2 km. N. do la slation de Luterbach, ligne Soleure-Ol-
ten, et ä 4 Um. N.-E. do Soleure, 12 mais., 74 h. catholi-
tiues. Hains frequenles. La deeouverlo d'anoions aque-
iliics lait presumer que los Romains dejä avaient etabli
des bains a oot endroit et qu'ils y amenaient les eaux du
.Iura.
ATTISHOLZWALD (C. Soleure, D. Soleure-Lobei n.
Com. Riedholz). 500 m. Bolle et grande foröts de sapinsqui
s'etend au N.-E. d'Attisholzbad. Ün y a decouvert un au-
tel qu'oncroit avoir ete" consaero au bergor Atys.
ATTISWIL (C. Berne, I). Wangen). 471 m. Com. et
Vge do la paroisse d'Oborbipp, ä 3 km. 0. de Wiedlisbach,
sur la route do Soleure ä Ölten, au piod du .Iura, dans
nnc contree fertile, ä 5 km. 0. do la Station do Wangen, li-
gne Soleure-Olten. Voiture postalo Soleure-Niedorbipp.
Bureau dos postos, telephone. Com., 124 mais., 933 h. pro-
testants, vge, 91 mais., 721 h. Cöröales et prairies artificiel-
les. I no inosaique romaine a ete trouvee ä Attiswil au
siecle dornier.
AU (etwa et owa en moyon haut allomand, provenant,
ainsi que aa et arh, du vieil allemand ahva), mot tres
employe dans la Snisse allomande et qui signihe, en ge-
neral, une prairie riche en eau ou qui peut etre arrosee
par des canaux d'irrigation, quelquefois une petite ile.
AU (C. Appenzell, Rh.-Ext., Ü. Hinterland, Com. Ur-
näsch). 825 m. llainoau sur la rive gauche de l'Urnäsch,
ä 1 km. S. de la Station d'Urnäsch, ligne Appenzell-Heri-
sau. Telephone. 14 mais., 60 h. Culture des prairies et
eleve du botail. Brodorie.
AU (C. Grisons, D. Ober-Landquart, Cercle et Com.
Klosters.) 1208m. Hameau du village d'Auje, dans la vallee
de Klosters, sur la rive droitede la Landquart, ä 2 km. E.
de la Station de Klosters, ligne Coire-Davos. 9 mais., 31 h.
de langue allemande. Culture des prairies et eleve du
hölail.'
AU (romanche : les Agnas) (C. Grisons, D. Maloja, Cer-
cle Ober-Engadin, Com. Bevers). 1710 m. Prairie au pied
E. du Crasta Mora, sur la route de Bevers ä Zuz et ä 1 km.
N.-E. de Bevers. C'est lä que s'assemblait autrefois la
Landssiemeinde de la llauto-Engadine.
AU (C. Saint-Gall, D. Ober-Bheinthal, Com. Eichberg).
468 m. Hameau ä 5 km. N.-O. d'Oberriet et ä 5 km. S.
de la Station d'Alstätten, ligne Sargans-Rheineck, sur
l'Aucrbach, petit aflluent de la gauche du Rhin, ä 600 m.
S. d'Eichberg. 40 mais., 211 h. protestants de la paroisse
d'Eichberg. Culture des prairies. Brodorie.
AU (C. Saint-Gall, D. Unter-Rheinthal). 467 m. Com.
et vge agreablement situe dans la vallee du Rhin, ä la
bifurcation dos routes pour Trogen, Sargans, Rheineck
et Ludstnau, ä 3 km. S. de Sankt Margrethen. Station
de la ligne Coire-Rorschach. La commune compte 219
mais., 1254 h. dont les deux tiers sont catholiques,
lo village meme, 201 mais., 1160 h. Bureau des postes,
telegraphe, tolophone. Lo village s'etend, en une seule
nie, sur 2 km. de lougueur. L'industrie y est tres de-
veloppee, plus de 400 a 500 personnes travaillent aux
broderies, beaucoup d'autres sont occupees dans une
fabrique de chicoree. Contree fertile, vignes, arbres
fruitiers, cidre. Deux ponts traversent le Bhin. Carrieres
do mollasse.
AU (C. Schwyz, D. et Com. Einsiedeln). 920m. Couvent
de l'eiiiines ä l'entree de l'Alplhal, ä 4 km. S.-O. d'Einsie-
deln. C.<> couvent, fonde au XIII ""■ siecle, se ratlache ä l'or-
dre de Saint Benoit ; il tut pille, par los soldats francais,
on I79S. 1 mais., 60 h.
AU (C. Schwyz, D. Schwyz, Com. Steinen). 169 m. Quel-
ques fermes avec chapelle ä 'i<«) m. N. du lac de Lowerz.
ei ;i l km. s. ib' la Station de sieinen, ligne du Grothard,
30 h. Agriculture.
au (C. Thurgovie, D. Münchwilen, Com. Fischingen).
8(1(1 in. Leimes ilisseiiin s au S. (I. de |- isebiiigen el ., S
km. N.-E. de la slalion de llaunia, ligne du Tlioslbalbahn,
(i'i mais., :!()9 h. catholiques. Prairies ei forete. Petil
village solitaire dans l'angle S. de la Thurgovie, au pied
du llornli ; il comprend une e"glise, une 6cole, une eure,
une auberge el quelques maison--. La paroisse d'Au s'e-
tend Sin- les pellles V du Hörali el se compose de iiom
breux hameaux ei Ter s. Les principaux sont : Anderwil,
Dingetswil, Landsideln, Rothbühl, Schwendi, Mühlegg el
Allenwiiiden: ee dei nier esi une Station climatique (953 m._).
au (C. Zurieb, I». Bülach, Com. Rorbas). iOÖm. Partie
S. du village de Rorbas, a I km. N, de la slalion d'Km-
brach-Korhas, Hgne Winlertlioiir-I'^lisau. 12 mais.,
I()(i li. pn.teslants.
AU (C. Zürich, D. Horgen, Com Adliswil). 447 m. Ha-
meau sur la rOUte d'Aillisvvil ä Lenibach, sui' la rive gau-
che de la Si hl, ä 500 m.N. de la slalion d'Aillisvvil, ligne
du Sihllhalbalm. Unreal) des postes, telegraphe, tolophone.
9 mais., 159 h. protestants. Paroisse de Kilchberg. Indus-
trie du coton.
AU (C. Zürich, L). Borgen. Com. Wädonswil). Belle et
pittoresque prosqu'ile qui, ä 3 km. N.-O. de Wädenswil,
s'avance dans lo lac de Zürich. Elle est formee de graviers
el de sables elaeiaires qui se sont cimenlos en poudingue
et en gres asse/ duis. C'est unecolline isolee, surlespen-
ies s. de laquolloo'oil un excollenl vin. Slalion de la ligne
Zurich-Wädonswil. Depot des postes, telephone. Au sommet
(456 in.) se trouvele restaurant bien connu «Zur Au »d'oü
l'on jouit d'une vue splendide. A l'E. (410 m.) se trouve3
maisons (Au) et ä l'O. (415 m.) 2 maisons (In der Au).
L'une de ces dernieres fut bätie par le general J.-R. Werd-
muller, de Zürich, homme tres original qui passait dans
les environs pour avoir fait un pacte avec le diable. (Voir
la nouvelle Der Schluss von der Kanzel par C. F. Meyer.)
Klopstock parle de cette presqu'ile dans son ode « Le
lac de Zürich ». Quelques antiquites roinaines.
AU (C. Zürich, D. Pfäffikon, Com. Bauma). 598 m. Ha-
meau sur la rive droite de la Töss et sur la route de Wila
ä Juckern, ä.3 km. S. de Wila et ä 500 N. de la Station
de Saland, ligne du Tössthalbahn. 12 mais., 63 h. protes-
tants. Agriculture.
AU (C. Zürich, D. Winterthour, Com. Zell). 497 m. 12
mais. sur la rive gauche de la Töss, ä 1 km. E. de la Sta-
tion de Kollbrunn, ligne Wald-Winterthour. Industrie
du coton. 63 h.
AU (IN DER) (C. Nidwald, Com. Buochs et Ennetbür-
gen). 439 in. Hameau sur la route de Buochs ä Ennetbürgen,
ä 1 km. N.-O- de Buochs, au bord de l'Aa, ä 500 m. du lac
des Quatre-Cantons e tä 5 km. N.-E. de la Station de Stans,
ligne Stans-Stanstad. 11 mais., 80 h. catholiques. Fabrique
de pätes, do chaussures et chape de la soie. D'apres la
logende, c'est ä Au que Conrad de Seldenbüren avait com-
mence de bätir son couvent d'Engelberg. Celui-ci ayant
ete detruit, il le rebätit, non plus ä Au, mais dans la
vallee d'Engelberg. Le landaman Louis Wyrsch, qui fut
au Service de la Hollande et le principal promoteur de
la maison des orphelins de Buochs, y mourut en 1858.
AU (OBERE, UNTERE) (C. Schaft'house, D. et
Com. Schieitheim). 460 in. Prairies sur la rive gauche
du Sclileitheimerbaeh, s'etendant de la source ou fon-
taine bien connue de Wilderich jusqu'ä l'embouchure
du ruisseau dans la Wutach, au pied du Auhäldeli et
du Auhalde couvert de forets. Le Bartenmühle, bäti en
1556, dans l'Obere Au, appele « Beit-ein-Wyl » ou « Beiten-
weil » (Wart eine Weile = attends un moment) appartint
tout d'abord a l'abbaye de Reichenau ; plus tard il de-
vint propriete de la commune de Schleitheim et, depuis
1841, propriete particuliere. Moulins ä ble et ä plätre.
AUBACH(C. Saint-Gall, D. Ober-Rheinthal). Ruisseau
de 9 km. de parcours, se jetant dans le Rhin ä l'E. de
Kriesern, ä Ja cote de 420 m., apres avoir traverse les
localites d'Oberriet et de Montlingen. II recoit, ä gauche,
le Rotheibach et le Dürrenbach ou Rütibach.
AUBERG ou AUBRIG (GROSS ot KLEIN) (C.
Schwyz, D. March). Deux sommets de 1698 et de 1644 m.
100
AUB
AUB
dans le massif qui s'eleve (nitre le haul Wäggithal ei la
haute vallee de la Sihl, a 10 km. E. d'Einsiedeln. Ils
sont formes par une voüte
de terrain eretacique domi-
nant le pays de collines adou-
cies des terrains tertiaires.
L'Aa coupe cette petite chaine
par une vallee etroite. As-
censioo en 3 heures de Yor-
der-Wäggithal.
AUBERSON <L') (C.
Vaud, T). Grandson, Com.
Sainte-Croix). 1070 m. Centre
social et industriel de la cir-
conscription des Grangis de
Smmt.-Croix (Voir ce nom),
tonne du hameau de l'Au-
berson et de celui de Chez-
les-.laques. sur la route de
Sainte-Croix ä Pontarlier par
le col des Etroits et les
Fourgs, ä 4 km. O. de la
Station de Sainte-Croix, avec
lequel il est relie par des
voitures postales, ligne Yver-
don-Sainte-Croix. Bureau des
postes, telegraphe, telephone.
90 mais., env. 900 h. protes-
tants.
L'Auberson est un long vil-
lagequi suit la route de Sainte-
Croix aux Fourgs ; il est situe
ä l'extremite superieure du
Val-de-Travers, sur un haut
plateau, entoure de belles
forets de sapins et domine par
le mont Suchet, les Aiguilles
de Baulmes et le massif du
Chasseron; il est exposeä tous
les vents et les hivers y sont tres rigoureux. Ce plateau
donne naissance ä un ruisseau, la Noiraigue, qui, en amont
de Buttes, change son nom en le Buttes; c'est un petit
affluent de droite de l'Areuse. La paroisse comprend deux
temples. Un peu d'agriculture : les arbres fruitiers n'y
peuvent plus croitre. Industrie des boitesä musique, repre-
sentee par plusieurs comptoirs importants. L'horlogerie
aussi occupe de nombreux ouvriers. Eleve du betail; de
beaux päturages favorisent cette branche de l'agriculture.
Le village est absolument depourvu de fontaines et ne pos-
sedequedes citernes alimenteespar l'eau depluie. Lesprai-
ries qui avoisinent le village vers le N. n'en sont pas rnoins
marecageuses et fournissentde l'excellentetourbe exploitee
par des particuliers. La route de Sainte-Croix ä Pontarlier,
qui traverse le village, est tres ancienne ; c'est par lä qu'en
1871, 22 000 soldats\lel'Armeede l'Estentrerent en Suisse
apres avoir depose leurs armes ä la frontiere, qui est ä
1 km. Les environs, particulierement pres de la route, four-
nissentde riches recoltes de fossiles cretaciques. Autrefois,
on exploitait ä l'Auberson un minerai de fer tres apprecie.
AUBERT(CORNE) (C. Fribourg, D. Gruyere). Som-
met de 2039 m. de la chaine de la Dent de Ruth, ä FE.
de la Dent de Brenlaire, sur la limite des cantons de Vaud
et de Fribourg et ä 10 km. N.-E. de Chäteau-d'CEx.
AUBERT (MONT) (C.Vaud, D. Grandson). Montagne
du Jura central, sommet de 1342 m. dominant au S. le
village de Concise, au bord du lac de Neuchätel. Ceinture
de forets et beaux päturages appartenant surtout ä la com-
mune de Concise. Magnif'ique point de vue, facile ä attein-
dre en deux heures et dernie de Concise et en une heure
trois quarts de Provence. Le Mont Aubert, qui sort de l'ali-
gnement regulier du Jura, se voit de fort loin dans le
Plateau suisse.
AUBONNE (L') (C. Vaud, D. Aubonne). Petite riviere,
affluent de droite du Leman, de 13 km. de parcours, et
d'un bassin d'environ 80 km 2 . Source vauclusienne au S.
de Biere, 662 m. ; coule entre de hautes berges boisees
ou couvertes de vignes; recoit de droite le Toleure avec la
Saubrettaz, la Sandolleyre etla Mala-Armary, passe au pied
de la jolie ville d'Aubonne et se jette dans le Leman en y
l'ormant un depöt d'alluvions assez irnportant. 8 ponls, dont
un de chemin de fer. Des moulins, scieries et papeteries
utilisent la force motrice de la riviere, principalementpres
Ä f f*\ ! ?
—il J 1 $\
X V
>fele Brassus
Mollens/ ffZ^
.CretdeMondi'se 9 V \!— •
ISI9 / 1) '
m P'9 n rtS.
^ Cd dJM>
Mtde/ßiere
Wfoffig^X^°"^|
M'~\f
rchairuz
<?m«aii/ Berolle ^^Jöalle^^^
4zges£/}
* 7' 1
1 '^yx^Wli
= ^ =- "li\ • f-
/ v
ßisC e L^^ ; ^ r '§■»•
"" r biyvJpverölW
^ /'
ab -icflT^^C"' "*"^^v\
•''•■iVl
sCret de la Neuve
/ \-Ö* leBaulox
J ^ -1080 q
$3^%<L Jns°bo,m) >. 1 ~\
\^uW
t S-Georqe
fernes SSaubra^ ft&? X. \
^^^NvMJars-
f °
'w^'^v Girrt ej_
k^/\%''
Y^\ ^oS^EPS
"•3»'*\ Longinoc
\ rfjH
^ J/T
ß^^pif^f^7\\
yrhuk
\ ( S|" arc bissv/[s^' / ,— •' "*•"
leVaudi^
•'ZJ' «*
ft^ - —^
^^\L s ,n
''i
t^urti 3 ny
\/^ yJ\j^^^^^^^
)X j¥ ~ 375 —
€ \\ | /
... - : ::.:
Carte du district d'Aubonne.
de sa source. Historiquement, l'Aubonne a servi de limite au
Pagus equeslris et plus tard a separe l'eveche de Geneve de
celui de Lausanne. L'Etat de Vaud possede sur l'Aubonne
une pecherie de truites, dont les oeufs sont envoyes ä l'eta-
blissement de pisciculture des Grands Bois.
AUBONNE (District du Canton de Vaud) de 15121 ha.
compose de 17 communes : Apples, Aubonne, Ballens, Be-
rolle, Biere, Bougy, Fechy, Gimel, Longirod, Marchissy,
Mollens, Montherod, Pizy, Saint-Georges, Saint-Livres,
Saint-Oyens, Saubraz; formant 3 cercles : Aubonne, 2887 h.,
4 com. ; Ballens, 3053 h., 5 com. ; Gimel, 2547 h., 8 com.
II s'etend des bords du Leman, ou ä peu pres, aux cretes du
Jura, sur une contree montueuse, sillonnee de profonds
ravins, que se sont creuses l'Aubonne et ses deux affl., la
Saubrettaz et le Toleure. Le centre du district est un vaste
plateau dont le rebord S. s'afl'aisse subitement au-dessus du
vignoble de la Cöte; la colline la plus prononcee de ce re-
bord est le Signal de Bougy (772 m.), le plus connu des
nombreux beaux points de vue de ce district. Les deux
sommites les plus elevees sont le Signal ou Cret de la
Neuve (1498 m.) etla crete S. du Mont Tendre (1620 m.).
tous deux faisantpartiedu Jura. Le district est traverse par
les routes de Geneve ä Lausanne et de Geneve ä Yverdon
et par les routes cantonalesd'Apples au Brassus, d'Aubonne
ä Biere, ä Ballens, ä Gimel et ä la Vallee (Brassus) par le
col du Marchairuz. Le district d'Aubonne est desservi par
les lignes de eh. de fer suivantes : Lausanne-Allaman-
Geneve ; Morges-Apples-Biere, qui dessert surtout la place
d'armes de Biere ; Allaman-Aubonne-Gimel, traction elec-
trique ; Bolle-Mont-Signal de Bougy-Gimel, traction elec-
trique. Les 8387 h., dont 8194 prot.'et 193 cath. habitent
1436 mais. et forment 2W1 menages. En 1900, 8277 h. La
principale oecupation des habitants est l'agriculture.
Recensement du betail : 1876 1886 1896
Betes ä cornes . . 3492 4596 4826
Chevaux 775 762 738
Porcs 2157 2582 3131
Chevres 682 576 558
Moutons 2618 2068 1298
Ruches d'abeilles. . 1671 1676 1578
Culture de la vigne dans le bas elexploitation des forets
AUB
AUF
101
Im .Iura (vignes, 280 ha, ; forets, 3000 hi
ips, prairies, päturageB). A mihi' moyeni
Üstricl produit 10 760 hl. dr vin, passablement de fruits
et 150 q. in. de miel. L'industrie y est presque nulle ; cello
des ötrangera estä ses debuts, carelle n'a encore l'.iii sur-
gir qu'une seule Station, celle de Gimel-les-Bains, quoique
Aubonne puisse briguer pour eile la faveur des voyageurs.
II se public un Journal dana ce diatrict.
AUBONNE (C. Vaud, D. Aubonne). 5-20 m. Com. et
paroisse comprenant Pi/v, Montherod, Lavigny,
"' 'iv. Ville admirablement aituee sur unehau-
qui domine de 100 in. environ le fond du
n ou coule l'Aubonne. Ch.-l. du district e1
:ercle de ce noin, ä 2,5 km. N. de la gare
;m ei a 19 km. O. de Lausanne. II estsi-
tue ä 145 m. au-dessus du niveau du Leman, vue admirable
qui embrasse ä peu pres tout le bassin du lac. Aubonne se
trouve au point de Separation des routes qui conduisent ä
Allaman, Nyon, Bougy, Gimel et le Marchairuz, Apples,
Cossonay, Saint-Livres, liiere et Ballens. Elle est reliee ä la
Station Äubonne-Allaman de la ligne Lausanne-Geneve par
im tramway electrique qui, au delä d'Aubonne, continue
par Montherod dans la direction de Gimel. Un service pos-
tal la relie avec Saint-Livres par Lavigny et un autre avec
Saint-Prez. Bureau des postes. Tclegraphe, telephone. La
com. compte 248 mais., 1783 h. protestanls; la ville, 215
inais., I5(i5 h. Quelques vignes produisent un vin estime.
fenprimerie. Agence de la Banque cantonale vaudoise.
L'inlirmerie, datant de 1875, reeoit 50 ä 60 malades par an.
Bourse allemande, fondee en 1812 pour les ressortissants
pauvres de la Suisse allemande. Etablissement de charite
d'Aubonne pour assister les pauvres non bourgeois, fonde
en 1820. Caisse des aveugles de l'ancien bailliage d'Au-
bonne, fondee en 1802 gräce a un legs de E. Charbonnier,
aveugle lui-meme. Caisse d'epargne. Societe de secours
mutuels pour les ouvriers, etc. Le chäteau de Trevelin,
qui remonte ä l'epoque romaine, aux portes meme d'Au-
bonne, a longtemps servi dYglise paroissiale ; c'est au-
jourd'hui une propriete particuliere. Un autre chäteau,
celui de la ville meine, renferme actuellernent le College
classique, l'ecole superieure et les ecoles primaires".
Aubonne, jadis Albona, remonte au XI e siecle. Elle fut
erigee en bailliage en 1701. En 1727, le cceur de l'amiral
Duquesne (mort en 1687) a ete enseveli dans l'eglise.
Aubonne est la patrie du general Begoz (1763-1827), de
l'ingenieur H. Exchaque (1742-1814), du general baron de
Mestral (1743-1812) et de divers representants connus de
la famille de La Harpe.
AUBOR ANGES (C. Fribourg, D. Gläne), 669 m. Com.
et vge ä la frontiere du canton, sur la rive gauche de la
Broye, ä 2 km. N.-O. de la Station de Chätillens (ligne
Payerne-Lausanne) et ä 4 km. S. de Bue. Telegraphe.
Telephone. 27 mais., 151 h. catholiques. Agriculture et
eleve du hetail, laiterie. Orphelinat fonde en 1865 par le
conseiller d'Etat Jean Pache ; etablissement prive pour
gar.ons pauvres de la paroisse de Prornasens. En 1317 le
village fut donne par Louis de Savoie ä l'abbe de Saint-
Maurice. Quelques debris rornains dans les environs.
I AUBRIG (C. Schwv/.i. Sun iuris. Voir Ai Bl RG.
I auoannes (LES) (C.Valais. li. Sierrej. 2680 m. l'.-
iii lac alpin a !i Km. S.-K. du somini'l du
Wildhorn.
AUDON (BECCA D')(C. li.-i-m-, \ auil
el Valais).Voir Oldenhorn.
audon (GLACIER D") (C Berne,
li. Gesaenay). Branche du glacier de Zan-
ßeuron, massif dea Diablerets, deacend ..
K. de l'Oldenhorn ou Becca d'Audon,
eis les chaleta d'Olden (1834 m.).
AUDON (Oldenalp) (C. Berne, D. Ges-
enay). Vallon ei päturage s'ouvranl non
jin du col du l'illon, sur le cöte S. de la
allee (|ui, de Gsteig, aboutit ä ce col. II
si doinine au S.o. par l'Oldenhorn. Le
>nd de la vallee est occupä par le petit
lacier d'Audon, de 400 m. de longueur,
l'exiivmili' aupörieure (bord N.-ü.) du-
uel a'ouvre le col d Audon (2788 m .) qui
elie le vallon ei lea chaleta d'Audon avec
' glacier <\f Zaiillciii'on ei l'hötel du
Sanetach en 5 heures 30 minutea. Les cha-
(l!)(H) m. environ), sont frequemment utiliaöa pour la
lim! par les lourisles ipii, des Ormolils surlout, fonl. l'as-
cension de l'Oldenhorn; il faul compter I heure 30 min,
des chaleta de la Reuachalp (sur la route du l'illon) jus-
ipi'aux chalets d'Audon par un aentier trea pittoreaque
dont Tun des embranchementa longe la splendide cascade
d'Audon, qui tneaure prea de 80 m. de hauteur. Cet alpage
n'esl hahilr qu'en aoüt. Flore interessante, edelweiss en
grand nomine.
AUEN (C. Appenzell, Rh. -Ext., I). Hinterland, Com.
Ilundwil). 800 m. Quartier de Hundwil, ä 2 km. S.-E. de
cette localite, sur la rive droite de l'Urnäsch, ä 6 km.
N.-O. de la Station d'Appenzell, ligne Herisau-Appenzell.
35 mais.. 120 h. prolestants.
AUENBERGE (C. Glaris, Com. Haslen). Prairies de
montagne avec chalets habites seulemenl pendant l'ete,
sur une terrasse de la pente O. du Salengrat, ä 10 km.
N.-E. de Linthal et ä 2 km. de Schwanden, depuis 1897
exploitees comme alpages. Magnitique point de vue sur la
chaine du Glärnisch.
AUENGÜTER (C. Glaris, Com. Linthal). Nom col-
lectil'd'un assez grand nombre de fermes avec une rnaison
d'i'Cole disseininees sur la rive droite de la Linth, de 1 ä
3 km. S. de Linthal. Culture des prairies, eleve du betail.
AUENHOFEN (C. Thurgovie, D. Arbon, Com. Hefen-
bol'en). 449 m. Hameau de 21 mais. et 109 h., ä 500 m.
d'Amriswil, Station de la ligne Romanshorn-Sulgen. Cerea-
les, arbres fruitiers, laiterie.
AUENSTEIN (C. Argovie, D. Brugg). 435 m. Vge, com.
et paroisse sur la rive droite de l'Aar, ä 2,5 km. 0. de la'
Station de Wildegg, ligne Aarau-Brugg. Bureau des pos-
tes, telephone. Com., 92 mais., 696 h. ; vge, 80 mais. et
592 h. protestanls. Agriculture, viticulture. Pres du bac
sur l'Aar, on voit les ruines d'un ancien chäteau dans lequel
Hermann de Beinach fut assiege, en 1380, par les Soleu-
rois et les Bernois. Sa femme, Ursule de Homberg, rendit
le chäteau aux assiegeanls ä condition de pouvoir empörter
ce qu'elle avait de plus precieux; eile prit alors son mari
sur ses epaules et sortit du chäteau, lui sauvant ainsi la vie.
Dans le sable de l'Aar, on trouvait autrefois des paillettes
d'or. Lieu de naissance de G.-L. Schmid, mort ä Lenz-
bourg en 1805, ecrivain politique et philosophe, conseiller
d'ambassade du grand-duche de Haxe-Weimar.
AUEREN (C. Glaris, Com. Haslen). 1419 m. Groupede
chalets sur l'alpe Ennetseewen, ä 4 km. S.-E. de Haslen et
ä 3 km. E. de Hätzingen.
AUERNALP (C. Glaris, Com. Netstall). 1680 m. Alpage
ä 5 km. N.-O. de Claris, sur la pente S. du Wiggis et do-
minant le Klönthal. Quelques chalets. La vue sur le Glär-
nisch ei les Alpes environnantes est süperbe.
AUFALLAZ (POINTE et COL D') (C.Vaud etValais).
Sommet rocheux de 2735 m. s'elevant immediatement au
S.-O. du Petit Muveran, sur la crete qui relie cette eime
ä la Denl de Mordes. Au N.-E. s'ouvre, entre ce pic et le
Petit Muveran, le col d'Aufallaz (2515 m.) qui fait corn-
muniquer le vallon de Saillon avec celui de Nant et qui est
102
AUF
tres raremenl utilisä. L'ascension de la pointese fait dela
eabane Rambert en i heures 30 min. et en 6 heures 30
min. des Plans de Frenieres.
aufhausern (C. Thurgovie, D. Weinfelden, Com.
Hugelshofen). Petil hameau silue au pied N. du Mittlern
Ottenberg, äl,5 km. E. de Hugelshofen et ä 4 km. N. de la
Station de Weinfelden, ligne W'inteithour-Romanshorn.
1(1 niais.. 51 h. Agriculture et arbres 1'ruitiers.
AUFHOFEN(C. Saint-C.all. D. Wil, Com. Oberbüren).
629 m. Petit hameau ä 3 km. N. de la Station de Flawil, li-
gne Gossau-Wil. Telephone. 12 mais. et 65 h. protestants
de la paroisse de Nieuerwil. Agriculture laiterie.
AUFHOFEN(C. Thurgovie, D. Frauenfeld, Com. Thun-
dorf). 566 m. Hameau sur la routc de Frauenfeld ä Amli-
kon. a 500 m. E. de Tbundorf et a 4 km. S.-E. de la Sta-
tion de Feiben. ligne Winterthour-Sulgen. 18 mais., 74 h.
protestants. Agriculture.
AUGASSE (C. Herne. I). Thoune, Com. et paroisse
Steffisburg). 500 in Quartier exterieur du village de Stef-
lisluiri;. entre Thoune et Steflisburg, sur la rive jauche de
la Zu Ig, a 1,5 km. S. de Steflisburg, ligne Thoune-Ber-
thoud." Ce quartier n'avait, en 1888, que 5 mais. et 48 h. ;
il s'est rapidement developpe et comptait en 1899, 30-35
mais. et 150-200 h. protestants. Scierie, filature de laine,
hlanchisserie.
AUGE D'AVAUX (C. Fribourg, D. et Com. Gruyere).
709 m. 6 mais. avec scieries, ä 5 km. S.-E. de la Station de
Bulle, ligne Bulle-Romont, et a 1 km. S. de Gruyere, sur
la route de Bulle-Chäteau-d'tEx. Voiture postale 30 h.
AUGES (LES) (C. Fribourg, D. Gruyere, Com. La
Tour-de-Treme). 750 m. Hameau sur la rive droite de la
Treme, ä 200 m. N. du village de la Tour-de-Treme et ä 1,5
km. S.-E. de la Station de Bulle, ligne Bulle-Romont. 38
mais., 266 h. cath.
AUGES (LES) (C. Fribourg, D. Sarine, Com. Villars-
sur-Gläne). 584 m. Croupe de maisons sur les bords de la
Gläne, ä son embouchure dans la Sarine, ä 4 km. S.-O. de
Fribourg. 30 h. En amont de ces maisons se trouve le
magnifique pont de la Gläne.
AUGINE (!_') (C. Vaud, D. Moudon, Com. Boulens).
712 m. 6 maisons avec un moulin, ä 500 m. E. de Boulens,
sur la route de Lausanne ä Thierrens. et ä 2,5 km. S. de
la Station de Bercher, ligne Lausanne-Bercher. 33 h. Agri-
culture.
AUGIO (C. Grisons, I). Moesa, Cercle Calanca). 1034 m.
Com. et vge sur la rive droite de la Calancasca, dans la
partie superieure de la vallee de Calanca,
ä 26 km. N.-E. de Rellinzone. Depot
des postes. 38 mais., 109 h. catholi-
ques. Culture des prairies et eleve du
betail ; emigration periodique des ha-
bitants comrne vitriers, peintres, plä-
triers.
ÄUGST (BASEL-) (C. Bäle-Campa-
gne, D. Liestal). 275 m. Com. et vge ä
10 km. E. de Bäle, sur la route de Bäle
ä Rheinfelden, ä 500 m. de la Station de
Kaiser-Augst, ligne Bäle-Brugg, et sur la
rive gauche de l'Ergolz, pres de l'embou-
chure de celle-ci dans le Rhin. 44 mais.,
501 h. protestants. Depot des postes, te-
legraphe, telephone, douane. Voiture pos-
tale Augst-Arisdorf. Agriculture et viticul-
ture, pecheries. Maison pour les jeunes
criminels fondee en 1853 gräce ä l'initia-
tive de ßirmann, et dotee en 1893 par
Handschin. Les celebres salines de Schvvei-
zerhalle, fondees en 1836, sont ä 3 km. ä
l'O. de Rasel-Augst.
Ana sta Rauracorum, nom de la ville
romaine qui s'etendait sur les collines
situees au S.-E. de Basel-Augst, ä 500 m.
du Rhin, entre l'Ergolz et le Violenbach;
eile fut fondee, sur l'ordre d'Auguste,
13 ans avant J.-C. par L. Munacius Plan-
cus, ancien lieutenant de Cesar, dont le tombeau, re-
trouve pres de Gaete, contenait l'inscription : Colonias
deduxit Lugdunum et Rauricam. La fondation d'Au-
gusta, sur l'cmplacement de la capitale des Rauraques, avait
pour but de couvrir un des plus irnportants passages du
AUG
Rhin, lä ou se rencontraient les grandes routes mililaires
qui, de l'ltalie, traversaient la Rhetie, l'llelvtHie et la Se-
Cast.-I
quanie. Ce fut donc une colonie militaire destinee ä pro-
teger l'empire romain des invasions germaniques, plutöt
qu'une colonie civile, ses ruines attestent toutefois une cite
de premier ordre, qui dura plus de deux siecles. En 260, la
ville fut abaudonnee par suite de l'envahissement des Ger-
mains, peu apres, cependant, le castel est reconstruit, un
Ruines du theätre d'Augst.
pont traverse le Rhin et Äugst se peuple äjnouveau. Mais, en
374, Bäle devient sa rivale et, en 400, les Germains s'instal-
lentä Äugst, tandisqueles Romains se retirent peu a peu du
N. de l'Helvetie. Dans la suite, le pont de l'Ergolz, sur lequel
se trouvait la douane, lui donna une cerlaine importance.
Al!(i
AUG
10.5
LeB ruines cTAugusta Rauracorum, quoiq
(Ines el i 1 1 ;-> imporlantes que Celles d \\ '-i
pendanl attire, depuis plusieurs siecles,
fottention des archeologues ; dejä en 1544,
Bebastien Munster, dans sa Cos graphie,
BD donne une description et, en 1582, An-
§rea Ryff fait faire, pendant trois ans, des
fouilles au theätre et au castel, mais c'est
principalemenl ä l'humaniste Amerbach
<|ih' nous devons des notes et des dessins
du plus vif intorol mit Petal des ruines en
I.VJO. Depuis lors, ;i diflerentes dpoques,
drs fouilles partielles furenl executees ;
im. iis, ;i partir du XVIII" siecle, le gouver-
ih'iih'iiI interdit de lescontinuer el ce n'esl
nie depuis le milieu du XIX.<> siecle qu'el-
Irs furenl reprises avec succes. II est as-
scz difficile de sc rendre compte de Peten-
I ccupee par Augusta Rauracorum, le
■or d'enceinte n'existant plus que par-
Bellement, mais d'apres le plan dresse par
i Ingenieur .1. Frey, on peul estimer cette
Itendue ä environ (>."> ha, el la population
ä 30 ou 40000 habitants. Le mur d'en-
gtinte est construil en petits moellons al-
pmanl avec des rangs de briques et l'on
y remarque les meines tours semi-circu-
Bjres qu'ä Avenches; Pentröe principale
De la villc ctaii du cöte X., deux autres
■ortes existaient au S.-K. et au N.-E. Les
principaux monuments sonl le castel, Pan-
cien castrum qui s'elevait, avec le forum, ä
iiMiiani la plainedu Rhin ä l'<>. ; sur une autre colline por-
tant le nom de Schönbühl, se trouvent les ruines du Capi-
tole et irun temple consacre ä Jupiter, un second temple,
Baoins important, existail plusä PO., dans la valleed'Ergolz
rtdesbainsse trouvaient au piedN. du castrum; au cen-
ti-c du plateau existent les restes dune tour ou d'un arc
de triomphe (?) et, dans un pli de terrain, au milieu dun
pelii hois, les restes du theätre construit en moellons de
pres rouge, que des fouilles methodiques et des travaux de
ionsolidalion ont remis presque completemenl au jour.
I.e theätre d' Augusta a ete. reconstruit ä trois periodes dif-
leieules. Ali theätre primitif, de dimensions restreintes,
1 succede un amphitheätre aux murs elliptiques, puis le
tlieätie aeluel beaucoup plus considerahle : ee dernier me-
iere 91 metres de diametre el 46 metres de rayon, la
scene mesure 1(5 m. de longueur, 70 m. avec les depen-
dances de gauche et de droite ; le mur exterieur du theätre
s'elevait de 15 m. au-dessus du sol, et comme la ditference
entiv le Com! de l'hemicycle et le sol est de 8 m. cela fait
une hauten i- totale de 23 m. Trois couloirs de 3 ä i m. de
fcffge coupaient Pedifice transversalement et permettaient
de parvenir
au podium
dalle et aux
deuxrangsde
gradins par
des escaliers
en pierre et
en bois. Un
couloir cir-
culaire en-
tourait le po-
dium, puis
venait un
premierrang
de 14 gra-
dins, sepa-
re du rang
superieur de
11 gradins
par un se-
cond couloir
circulaire. Une chosequi surprend dans le theätre d'Augst,
c'est l'emploi de petites tours demi-circulaires, accolees les
unes aux autres et destinees ä soutenir les murs principaux
de l'ediliee el a leur donner une solidile ipii en eilet a defie
les siecles. Ce beau theätre contenait 10 000 spectateurs.
la Bcene ai n i ai
ichies < l > 'ii 1 1 • ■ ■
de I ine doute
ii i i . aqueduc
Fouilles du tlii-atre d'Augst.
•ipal d'Augusta remonlait for
Males reeileillies, on a pil
tivesde Phistoire d'AugusI
de la \ ille doi! ötre celle
loin dans la vallee de
paiaii-il. presdu village
oü l'on montre Pentree
elee I leidenloch. En de-
tait, du cöte du Rhin,
la vilU-, entre autres ä
i que sur la rive droite du
i de monnaies romaines.
criptions malheureuse-
sieurs de ces antiquites
läle. D'apres les inon-
lques dates approxima-
a partielaplusancienne
uve le castel, ear on y
ips
-Ion
^ p
'Ztr™ 1 '
du theätre d'Augst
monnaies de cette epoque confirmerait ce fait; le thöätre
actuel aurail ete construil quelque temps apres et a dun''
jusqu'ä la destruction d Augusta, qui a du avoir lieü au
milieu du IV' siecle, car on sait qu'Amucien Marcellin
Iroiiv.i la ville encore florissante en 354. Mais vers 356 eut
lieu une invasion des Barbares et la serie des monnaies
romaines que l'on trouve ä Augusta ne depasse guere cette
dale, tandisque l'on a lecueilliä Kaiser-Augstdes monnaies
de Constantin parmilliers. C'est donc cette localite qui suc-
ceda ä Augusta et prit le nom de Castrum Rauracense
mentionnee dans la notice des provinces de l'Empire ro-
inain, redi-ee vers l'an 400; il est ä remarquer que les
miirailles du castel de Kaiser-Augst sont tres epaisses et
renfermenl des döbris de grands edifices qui ont du appar-
tenirä Augusla Rauracorum. Ce castel etait un parallelo-
gramme mesuranl 255 m. de long surl50m.de large. Le
clnislianisme a du parvenir sur les bords du Rhin des le
III' siecle; .luslinien. le plus ancien eveque d'Augusta qui
signa lesactes duconcile de Cologne en 34(5. avait le titre
d'eveque des Rauraques. Apres lä destruction de la ville,
le Siege de l'e\echo fllt transfero a Bäle.
Bibliographie : Schöpflin : Alsatia illustrala, trad. Ra-
venez; Brückner: Die Schlösser und Bürger in Basel-
land ; Quiquere/ : Momnnei/ts de rancicii rvcclir de Bäle;
die Mitteilungen der historischen Gesellschaft, zu Basel,
IKN'2 ; Vliidiinlt'ur d'tud i</iiites suisses, etc.
ÄUGST (KAISER-) (C. Argovie, D. Rheinfelden). 270
in. Sur la rive droile de l'Krgol/., pres des bords du Rhin, ä
800 in. de Ilasel-Augst. (53 mais., 595 h, catholiques. Station
104
AUG
AUR
dela ligne Bäle-Brugg. Postes, telegrapho. tolephone. Kleve
du betail, viticulture, pisciculture. Fabriques decelluloide,
deeiments et de briques. Salines ä proximite. Lenom de
Kaiser-Augst, Äugst imperiale, vient de ce que eette localite
relevait aiitrelbisdirecteinont de l'empereur. ('.est ici quo
se trouvait, au V« siecle de notre ere, le Castrum Raura-
cense dont il est parle ä l'article Ai gsi (Basel).
augstbach (C. Bale-Campagne et Soleure). Ruis-
seau de 12 km. de parcoura dans la direclion du N.-E. au
S.-O., prenant sa source au Lauchberg; il coule jusqu'a
Langenbruck sous [es noms de Waldbach ou de Schön-
Lhalbach et traverse los localites de Holderbank et de
Balsthal;ilse jette ä Klusdansla Dunnern.affl.de l'Aar.A
droite, il reeoit le Mümliswilbach. A Baisthal, l'Augstbach
est utilise par quelques Etablissements industriels.
AUGSTBERG (('.. (liisons, I). Ober-Landquart). Deux
Fetits sommets voisins (2451 in. et 2264 m.), contreforts de
Imselfluh ; ilss'olevent immediatement ä IE. de Spinabnd,
dans la vallee de la Landwasser, un pou au S. de Davos.
AUGSTBODENKOPF (C. Grisons, I). Ober-Land-
quart). 2691 m. Petit sominet remarquable, contrefortde la
chaine qui limite au N. lo vallon de Vernein, vallee secon-
daire de la vallee de Vereina, ä l'O. du Piz Ruin.
AUGSTBORDHORN (C. Valais, D. Viege et Loeche).
2974 m. Sommet qui s'eleve ä 6 km. <). de Stalden, dans
la vallee de Zermatt, au N.-E. du Schwarzhorn (3204 m.).
II domine, ä l'E., I'alpage Im Augstbord et ä l'O. celui
(I Oliere Ginanzalp.
AUGSTBORDPASS (C. Valais, D. Viege et Loeche).
2893 in. Passage facile, avec un sentier a mulets, r j 1 1 i i'ait
communiquer'Saint-Nicolas, dans la vallee de Zermatt,
avec Meiden, dans lo vallon de Tourtemagne ; au N. s'eleve
le Schwarzhorn (3204 in.), un des grands belvederes de la
Suisse, d'un aecos facile depuis le col. Sur le versant de
Saint-Nicolas le sentier du col passe par les chalets
d'Augstbord (2262 in.) au N.-E. desquels se trouve la pente
appolee « Im Augstbord » (2618 m.), dominee au N. par
l'Augstbordhorn (2974 in.).
AUGSTE (C. Appenzell, Rh. -Ext., D. Vorderland, Com.
Wolfhalden). 793 m. Hameau aux inaisons disseminees, ä
1.5 km. S.-E. de Wolfhalden et ä 2 km. E. de la Station
de Heiden, ligne Rorschach-Heiden. 13 mais., 66 h. pro-
lestants. Agriculture.
AUGSTENBERG (VORDER et HINTER) (G. Gri-
sons, D. Inn). Alpea deux sommets (Vorder et Hinter) dont
chaeun attoint 3234 m. Elle s'eleve sur la crete limitrophe
entre la Suisse et le Tyrol, dans le massif de la Silvretta et
immediatement ä l'O. du Fütschöl Pass ou Forcella qui
fait communiquer Ardez, dans la Basse-Engadine, avec
Galthür, dans la vallee de Paznaun. Relvedere magnilique
et souvent visite depuis la cabane de Jamthal (versant ty-
rolien). Pendant longtemps la topographie de ce pic fut
tres mal connue, mais la publication recente des feuilles
Ardez et Gross Litzner de l'atlas Siegfried, l'a rendue tres
claire.
AUGSTENHOZRNLI (C. Grisons, D. Ober-Land-
quart). Sommet de 3030 m. qui s'eleve immediatement ä
10. du Scaletta Pass, entre Uavos et Scanfs, sur la crete
qui separe la Rasse-Engadine de la vallee de Davos.
AUGSTHOLZ (C. Lucerne. D. Hochdorf, Com. Hohen-
rain). 574 m. 4 maisons sur la route de Hohenrain ä Lieli, ä
3 km. E. du lac de Raldegg et ä 3 km. de la Station de
Hochdorf, ligne Lucerne-Lenzbourg. Ce sont d'anciens
bains dont los sources sulfureuses, calciques et ferrugi-
neuses existent encore. 30 h.
AUGSTKUMMENHORN (C. Valais, D. Viege). Ce
nom est porte par deux sommets:
1° Sommet de 3454 m. qui s'eleve sur la crele limitrophe
entre la vallee de Saas (Suisse) et eelle d'Antrona (Italie),
immediatement au S. du Sonnighorn;
2" Sommet de 2893 m. qui s'eleve ä l'extremite S. de la
crete se dirigeantdu Rietschhorn vors le S. II domine le
päturage l'Augstkumme (2112 m.) et la vallee du Rhone,
entre Viege et Rarogne.
AUGSTMATTHORN (C. Herne, I). Interlaken). Deux
sommets portent ce nom :
1° Sominet de 2429 m. sur le prolongeinent N. du Schilt-
horn, entre les vallees de Lauterbrunnen et de Saus. C'est
undes pics quidorninont los sources de la celebre cascade
du Staubbach ;
2" Sommet de 2140 m. dans la crete qui separe le lac de
Brienz de la vallee de Habkern, ä 8 km. N.-E. d'Interlaken
et dominant Niederried, au bord du lac de Brienz. C'est un
beau pointdevue auquelonparvienl en 3 h. 30 de Habkern.
AUGUSTINS(AUX)(C.Fribourg,D.Gläne,Com.Rue).
673 m. Hameau entre Rue et Vauderens, ä 1,5 km. O. de
cette derniere Station, ligne Fribourg-Lausanne. Chäteau
de Maillardoz; chapelle. Los Augustins, qui possedaient
en cet endroit une metairie en 1594, donneront plus tard
leur nom au hameau qui s'y construisit. 8 mais., 45 h.
catholiques.
AUG WIL (OBER et UNTER) (C. Zürich, D. Bülach,
Com. Lulingen). 570 m. Croupe de maisons ä 3 km. N. de
la Station de Kloten, ligne Kloten-Pfäflikon. 6 mais., 45 h.
protestants.
AU JE (C. Grisons, I). Ober-Landquart, Cercle et Com.
Klosters). 1208 m. Petit village dans la vallöc de Klosters,
ä 2 km. environ S.-E. de la Station de Klostors, ligne
Landquart-Davos, sur la pente N. du Gatschiefors'pitz
(2673 m.), 3:5 mais., 127 h. protestants de langue allemande.
Culture des prairies et eleve du betail.
AUL (C. Grisons). Deux sommites portent ce nom : la
premiere dans le district du Vorderrhein. Rolle sommite
rocheuse de 3124 m., point eulminant de la crete sauvage
qui separe les vallees de Vals et de Vrin, dans les Alpes
Adules. Elle fut gravie pour la premiere fois, en I7<s-i et
1792, par le moine Placidus a Spescha, de Disentis. On
peut y parvenir en 6 heures de Vals, par le Sattellücke.
La deuxieme, dans le district du Glenner. Sominet de
2727 m. ä l'extrömite N. de la chaine du Piz Ganneretsch,
ä l'O. de la route qui traverse le col du Lukmanier (Vor-
derrhein).
AULA (C. Tessin, D. Locarno). Montagne de 1420 m.
appartenant a la Corporation d'Intragna ; eile s'eleve ä 5 km.
O. du village, entre le val Onsernone et le Centovalli et do-
mine les hameaux de Corcapolo et de Verdasio au S., los
villages d'Auressio, de Loco et de Mosogno au N.
AU LT (PIZ) (C. Grisons, D. Vorderrhein). 3033 m.
Aiguille rocheuse qui s'eleve un peu au S.-E. de l'Ober-
alpstock (massif du Tödi) et domine le village de Sedrun,
sur la route de l'Oberalp. II faut 5 ä 6 heures pour attein-
dre cette eime qui a ete gravie, pour la premiere fois, vers
la fin du XVIIR siecle, par le moine Placidus a Spescha,
de Disentis.
AUMONT (C. Fribourg, D. Rroye). 605m. Com. et vge
sur la rive droite de la petite Gläne, ä 3,5 km. S.-Ü. de la
Station de Cugy, ligne Fribourg- Yverdon. Bureau des postes,
tolephone. Voiture postalo Combreinont-Payerne. La com-
mune compte 78, mais., 499 h. catholiques ; le village 61
mais., 404 h. La paroisse comprend Aumont et Granges
de Vesin. Agriculture et oleve du betail, laiterie. Culture
du tabac. Eglise construite en 1826. Ce village etait ancien-
nement une seigneurie et appartenait ä la famille Reiß' de
Fribourg.
AURESSIO (C. Tessin, D. Locarno). 661 m. Com. et
vge, premier village du val Onsernone, ä 12 km. O. de
Locarno. Depot des postes. Voiture postale Locarno-Como-
logno. Riante Situation au rnilieu des vignes et des chatai-
gniers. Helle villa du conseiller Calzonio, bienfaiteur du
village. C'est ä sa liberalite qu'Auressio doit sa bonne Si-
tuation financiore. La commune compte, avec les hameaux
de Raldogno et de Giardino, 50 mais. et 193 h. catholi-
ques; le village, 34 mais., 130 h. Un peu d'agriculture;
les femmes travaillent ä la campagne, les hornmes emi-
grent dans la Suisse francaise et a Paris comme chape-
liers, peintres, etc.
AURIER NOIR (AIGUILLE DE L') (C. Valais, D.
Entremont). Nom donne par la carte du Club Alpin Suisse
(champ d excursions de 1868) au sommet ordinaireinent
appele « Mont Briile » (3621 m.) qui se trouve au fond du
glacier d'Arolla. Le col de cenom est sur le llanc N.-E. de
ce pic en Italie.
AURIGENO (C. Tessin, D. Valle Maggia). Com. et vge
ä 350 m. sur la rive droite de la Maggia, a 10 km. N.-O. de
Locarno. Depot des postes. Voiture postale Locarno-Bi-
gnasco. Aurigeno compte 76 mais. et 219 h. catholiques.
Eleve du betail. Reaucoupd'omigrants pour Paris et l'Ame-
rique.
AURIGENO (VAL D') (C. Tessin, D. Maggia). Jolie
petite vallee riche en päturages ä l'O. du village du meme
ÜICTIONNAIRE GEOGRAPHIQUE DE LA SUISSE
. h Hi
TabaksFabrikation .*. Fab de tabac
SbrohhubFabr. j=. Chapeaux depaille
Seidenbander z Rubansdesoie
Baumvrollspinn. £. Filature de colon
Sbckerei o> Broderie
Strickerei )K Tricotene
Färberei J, Teinturerie
Weber e, u Bleiche hiles et blanche
TuchFabrikation a Draps etlamages
SchuhFabrikation t Chaussunes
Papierindustrie £ Industrie du papier
Holzindustrie V ■■ ■■ bois
Nahrungsmittel <o> Produits aliment r - i
ChocoladenFabr. (& Fab de chocolat
Haserei • Fromagerie
Brauerei o Brasserie
Brennerei 3 Distillerie
Giesserei A Fonderie
Glockengiesserei 4> ■ de clocbes
Metallindustrie ^ Metallurgie
UhrenFabrikation ® Fab dependules
Elektr Werk A Usme electrioue
Chemische Prod. I Prod ts cbimiques
Ziegelei Fuilene
TöpFerei -»• Potene
Salinen a Salines
Cemenb P, Cimenb
Gjps h Gjpse
MorkFabrikation u Fab de bouchons
M.B. nach D r Dill.
PRINCIPALES INDUSTRIES DU CANTON D'ARGOVIE
N. B. La teinte rouge indique la region approximative du tressage de la paille.
AUH
ALT
105
noni. S'etend de l'O. ä l'E. pendanl •"> km. ei prend nais
«nee .1 l'alpe de Tramone (2Ö24 m.), Elle est arrosöe parun
tit affluenl di
dn
it.- de
la Maggia, qui se
j'
tte
Qe-ci au sorti
r d<
la va
ler entre Aurigeno
c
M
AURIGUIA (VAL D') (C. Crisons, II. M.iesai. IV-
Btevaltee laterale du ValCalanca. Elles'&end de l'E. ä l'O.,
Sir 3 km., du Pizzo diGroveno (2693m.) au village de Selma.
Elle esl airostV par un petit affluenl de gauche <iu Ca-
laucasra.
au ron a i Valais, D. Brigue). Ce nom est donne\sur
lc rersanl italien, ä plusieurs endroits de la eröte limitro-
phequi s'ötend au N. du Monte Leone. La Pointe d'Aurona
■i'.i'.H m.) est connue, en Suisse, sous le nom deFurggen-
baumhorn. Immediatementä l'E. de ce pic s'ouvre le Passo
d'Aurona ('271") m. d'apres la carte italienne). Un peu au
S c lence la Bocchetta d'Aurona ou le col de Kaltwasser
(2750 m.) qui rail communiquer l'Hospice du Simplon avec
la vallee italienne de Cairasca; sur le versanl italien de
ri' passage s'ätend le glacier d'Aurona, d'oüsort le ruisseau
d'Aurona, une des sources de la Cairasca.
auruti (ober, UNTER) (C. Zürich, l>. Hinwil,
Com. Fischenthal). «7(1 m. Hameau ä 1,5 km. au S.-E. de
la Station de Fischenthal, ligne du Tössthalbahn. Sur la
pente N. du Hüttkof (1334 m.). 5 mais., 42 h. protestants.
AU-SEELI (C. Zürich, D. Horgen, Com. Wädenswil).
VII m. Petil lacde WO m. de longueur, ä3 km. N.-O. de
Wädenswil, forme" par la presqu'ile d'Au qui s'avance
dans le lac de Zürich.
AUSGRÜT (C. Zürich, D. Andelfingen, Com. Flaach).
349 m. Marecage hoise a l'embouchure de la Tluir dans
le Rhin, ä9 km. E. d'Eglisau.
AUSUlKON (C. Zürich, D. et Com. Pfaflikon). 563 m.
Vge sur la route de Hinwil ä Pfaflikon, ä 1 km. E. du lac
de Pfäffikon dont il est separe par un marais d'un km. de
largeur. A 2 km. au X. de la Station de Kempten, ligne Effre-
tikon-llinwil. Depot des postes, telegraphe, telephone
3't mais., 248 li. protestants. Agriculture.
AUSSAYS (ES) (C. Valais, D. Saint-Maurice, Com.
Yerossaz). 815 m. Vge sur un plateau au pied N.-E. de la
Den! du Midi, en face de la Dent de Mordes et de Dailly
et Savatan, a 4,5 km. 0. de la Station de Saint-Maurice,
BgneLausanne-Brigue. Depot des postes, telephone desforts
de Dailly. 43 mais., 194 habitants cathohques. Culture
des pommes de terre, eleve du betail. Industrie laitiere,
belli' Situation pres d'une foret de sapins ; vue sur les Al-
na valaisannes et sur la Vallee du Rhone, du Leman a
Martigny. Saint-Sigismond, roi de Bourgogne, fit peni-
tence quelque temps ä Aussays.
AUSSERBERG (C. Berne, D. Berne, Com. Wohlen).
Hameau a 73-2 in. au bord S. de la foret de Frieswil, ä 5
km. S. de la Station d'Aarberg (ligne Morat-Lyss), 6 mais.,
30 h. Agriculture.
AUSSERBERG (C. Berne, D. Wangen, Com. Ober-
bipp). 1216 m. Foret sur les pentes du Jura dominant
Wblfisberg, a 2 km. N. d'Oberbipp.
AUSSERBERG (C. Valais, D. Rarogne). 1008 in.
Com. situee sur la rive droite du Rhone, au pied du Wi-
wannihorn, ä 3,5 km. N.-O.. de la Station de Viege, ligne
Lausanne-Brigue. A quelque distance du Dälwald. Cette
commune comprend deux villages, Trogdorf (Grosstrog)
et Rissern, 73 mais., 398 h. catholiques. Agriculture.
Eleve du betail.
AUSSERBINN (C. Valais, D. Conches). 1310 m. Com.
et vge sur une pente ensoleillee, sur la route de Binn ä
Brigue, ä 5,5 km. O. de Binn et ä 19 km. E. de Brigue.
10 mais., 18 h. catholiques. Agriculture et eleve du betail.
Commerce de fromage. Ardoisieres.
AUSSERBIRRMOSS (C. Berne, D. Konolfingen) .
91(iiii. Com. et vge sur la route de Riesbach a Rötenbach,
au pi(<d S. du Kurzenberg (1202 m.) ä 3,5 km. E. de la sta
tion d'Ober Diessbach, ligne Rerthoud-Thoune. Voiture
postale Lindeii-Thoune, Linden-Ober Riessbach, Linden-
Heimenschwand. La commune, avec les hameauxde ßar-
achwand et de Schönthal, compteSOmais., 559 h. protes-
tants, le village 64 mais., 456 h. Les habitations de cette
commune sonl disseminees et le nom d'Ausserbirrmoss
est forme" deceux de deux emplacements difl'erents sepa-
res par un ruisseau, Ausser et ßirrmoss. Agriculture et
eleve du betail. Situation charmante, climat sain, surtout
en i'ti' . vue splendide sur le^ Upes, Beiles pro nades ä
Falkenfluh. Lieu de eure. Sejour d 6\A fr6quente\
AUSSERFELD (C. Zürich, D. Meilen. C.„,,. Mann,'
dorf). 410 m. Petit village, sur la roule de Rapperswil ä
Zürich, au bord du lac de Zürich, ä 1,5 km E. de la Sta-
tion de MannedoiT. ,'i7 mais., ISS h. prnlcslanls.
_ AussERSiHL i Zürich, li. Zürich, arr. III). 165 m.
tinete, mais, depuis le 1- janvier 1893, il a 616 röuni ä la
ville de Zürich. Celle fraclion de la ville, par guite de Bon
Industrie llorissante et de l ötablissemenl d'un grand nom-
ine d'ouvriers, s'esl 6normement aecrue. De 1448 h. en
1836, ce chiffre s'esl ßleve" ä 19 767 en 1886, en majorite"
protestants. La paroisse, datant de 1787, avec ses deux
eglises, esl resle"e administröe ä part. Antiquitäa romaines.
Au di'la du pont de la Sihl sc Irouxait la inaison de pr6-
mdi
ae.p
■s. C
ZZ pn
dans le voisinage de celie-ci
1443, le sort de la bataille bien
connue de Saint-Jacques sur la Sihl, au de"savantage des
Zu ricinus, allios aux Autr'iehieus, et (laus laquelle le bourg
mestre Rodolphe Stüssi et le bannerei Konrad Meyer de
Knonau trouverenl la mort.
AUSTOCK (C. Schwy/, I). Mareh). 1431) m. So et
boise de la K ist lera l|i, au S. de Reirlicnhiir^, dans la val-
AUSWIL. (NIEDER et OBER) (C. Lerne. I). Aar-
wangen). 691 m. Commune comprenanl 2 petits vges 61oi-
gnes Tun de lautre de ■> km., a 1,5 km. a IL. de la Station
Rohrbach (ligne Langenthal-Huttwil). Döpöl des postes. 86
mais., 559 h. protestants. Agriculture, praii'ies arlilieielles.
Tissage de la toile ecrue comme Industrie domestique.
AUTAFOND (C. Fribourg, D. Sarine). 668 m. Com.
et vge sur la rive gauche de la Sonnaz, ä 3 km. O. de la
Station de Belfaux (ligne Fribourg-Payerne). 1 1 mais., 113 h.
catholiques. Agriculture et eleve du betail. Etablissement
de pisciculture au Zenaleyre. Carriere de mollasse aux
Combes.
AUTANNAZGRAT (C. Valais, D. Sierre). Dallas
Siegfried donne ce nom general ä la crete (point culmi-
nant, les Faverges, -IVl^ in.) qui limite au S. le glacier du
Wildstrubel, et domine au N. le vallon d'Autannaz.
AUTANNES (LES GRANDES) (C. Valais. D. Mar-
tigny). Sommet de 2677 m. (2680 m. d'apres la carte
Rarbey-Kurz) iiiiinediatement au S.-E. du col de Balme,
et sur la crete limitrophe de la Suisse et de la France. La
carte de l'etat-major francais l'appelle les « Hautes Au-
tannes i). C'est un beau point de vue, ä 1 h. 30 du col de
Balme.
AUTAVAUX (C. Fribourg, I). Broye). 481 m. Com. et
vge sur la rive du lac de Neuchätel, ä 3,2 km. N.-E. de
la Station d'Estavayer (ligne Payerne-Yverdon), sur la
route d'Estavayer ä Cudrefin. Depot des postes. 25 mais.,
139 h. catholiques. Agriculture et eleve du betail, laiterie.
Faible culture du tabac. On rencontre, entre Aulavaux et
le cheinin de Corbiere, une tres riche Station lacustre de
l'äge du bronze.
AUTERVENAZ (C. Valais, D. Monthey, Com. Cham-
pery). 1388 m. Groupe de chalets ä la bifurcation des che-
mins du col de Coux et de Culet et Morgins par les Portes
du Soleil. II est ä 3 km. O. de Champery, et ä 18 km. de
la Station de Monthey, ligne Saint-Maurice-Bouveret. Nest
habite qu'une partie de l'annee. Eleve du betail, fabrica-
tion de beurre et de fromage.
AUTIGNY (C. Fribourg, D. Sarine). 690 m. Com. et
vge sur la rive gauche de la Gläne, ä 13 km. S.-O. de Fri-
bourg, ä 2 km. S. de la Station de Cottens (ligne Fribourg-
Lausanne). Depot des postes, telegraphe et telephone. La
commune compte, avec les hameaux de Cretausaz, Le
Moulin et Verdaux, 92 mais., 497 h. catholiques, le village
47 mais., 248 h. Agriculture et eleve du betail; la com-
mune possede 525 tetes de betail bovin, race pie rouge,
une laiterie (270000 kg. de lait par an). Fabrique de tuiles
et de drains, huilerie, scierie. Eglise, pont sur la Gläne.
Nombreux restes romains pres de la Vy de l'Etraz, an-
cienne seigneurie. En 154o, une partie du village fut in-
cendiee.
AUTIS (C. Schwyz, D. March). 700 m. Fennes au mi-
lieu des bois de la com. d'Altendorf, ä 3 km. S.-O. de la
Station de Lachen, ligne Glaris-Zurich, au S. du lac de
Zürich. 4 mais., IM) h. Agriculture.
106
AUV
AUVERNIER fC. Neuchätel. 1>. Boudry). 142 m. Com.
; vge sitae ä 4.5 km. (). de Neuchätel sur les bords du
Vue d'Auveruier.
lac de ce nom. 130 mais., 875 h. prolestants. Bureau des
postes, telegraphe, telephone. Station des lignes Neuchätel-
Yverdon, Neuchätel-Verrieres et Neuchätel-Boudry. Em-
barradere des bateaux ä vapeur. Vignoble renomme, siege
de l'Ecole cantonale de viticulture fondee en 1890, Station
d'essai pour la reConstitution du vignoble avec les plants
americains, laboratoire de chimie viticole. A cöte de la
culture de la vigne qui couvre presque toute la superlicie
de la commune, et de l'encavage des vins, la peche occupe
une partie des habitants. Auvernier est la plus petite com-
mune, comme superlicie, du canton de Neuchätel.
On remarque plusieurs vieilles maisons du XVI e siecle
d'une architecture interessante et un chäteau du XVII e sie-
cle. Dans 1 eglise, dont une partie date de 1477, se trouve
le tombeau du ministre et theologien de Chaillet. Au bord
du lac on a trouve des stations prehistoriques de l'äge de
la pierre et du bronze et une belle sepulture qui a ete
transportee au Musee des Beaux-Arts de Neuchätel. Au-
vernier est cite dans un acte de Bodolphe III de Bourgo-
gne, date de 1011, sous le nom d'Averniacum dont les
Alleinands ont fait Avernach. D'apres les ossements re-
cueillis, les populations prehistoriques d'Auvernier parais-
sent se rapporter ä la race de grande taille des dolicho-
cephales neolithiques d'origine septentrionale.
AUW (C. Argovie, D. Muri). 494 m. Com. et vge sur le
Lindenberg, sur la route de Muri ä Sins, ä 3,5 km. S.-O.
de la Station de Muhlau (ligne Lenzbourg-Immensee). Bu-
reau des postes, telephone. La commune, avec le vge de
Büstenwil, compte HO mais., 753 h. catholiques ; le vge,
87 mais., 579 h. Agriculture, eleve du betail, arbres frui-
tiers, laiterie, scierie. Commerce de bois.
AVA DA LAVINUOZ (C. Grisons, D. Inn). Torrent
de 7 km. de long, emissaire du glacier de la Maisas et de
ceux de Tiatscha et de la Cudera, au pied du Piz Buin. II
prend sa source ä 2312 m. d'altitude, parcourt le Val La-
vinuoz et se jette dans l'lnn ä Lavin, ä la cote de 1389 m.
AVA DA MULINS (C. Grisons, D. Im Boden). Tor-
rent de 11 km. de parcours, prend sa source au pied du
Trinserhorn ä 2489 m , recueille les eaux descendant du
Ringelspitz et, apres avoir parcouru la vallee de Bargis,
se jette en aval de Mulins dans le Flene, aflluent du Rh in
anterieur, ä la cote de 790 in.
AVA DA MULIX (C Grisons, D. Alhula) Torrent de
4 km. qui prend sa source au pied N. du Piz Mulix, tra-
verse l'alpe du meine nom et se jette ä Naz dans l'Albula
dont il est le premier aflluent de gauche.
AVA DA NANDRO (C. Grisons, D. Albula). Gros
ruisseau de 12 km. de parcours, dont le bassin mesure
48 km 2 . Sa source est au pied du Piz Alv ; il arrose le val
Nandro ou il recoit, de droite, le ruisseau du val Curtins.
II se jette dans la Julia, aflluent de l'Albula, ä Savognin,
par 1170 m. environ.
AVA
AVA DA SAGLAINS (C. Grisons, I). Inn). Torrent de
km. de parcours, emissaire du glacier de Saglains, au
pied du pic du möme nom (massif du
Linard). II arrose leval Saglains et sejette
dans rinn, rive gauche, ä 1 km. en
amont de Lavdein, ä la cote 1417 m.
AVANCHET (NANT D*) (C. Geneve,
Rive droile). Petit ruis. all. de droite
du Rhone, prenant sa source dans la com.
du Grand Saconnex, non loin de la kon-
tiere francaise, ä 424 m. d'altitude. 11 tra-
verse les com. de Meyrin et de Vernier.
Dans la partie inferieure de son cours de.
3,5 km., il coule en un ravin creuse
dans l'argile glaciaire et la mollasse. II se
jette dans le Rhone un peu en aval des
moulins de Vernier (369 m.).
AVANCON (L') (C. Valais, I). Mon-
they). Torrent de 8 km., qui prend sa
source pres du col de Croix, ä la fron-
tiere francaise ; il se jette dans la plaine
du Rhone, enlre Vionnaz et Vouvry, et
rejoint pres de ce dernier village le ca-
nal Stockalper, äff. du Rhone.
AVANCON (!_') ou AVENCON (C.
Vaud, D. Aigle). Petite riviere de 18,5
km. de long, bassin d'environ 90 km 2 . La
branche principale, l'Avanvon d'Anzein-
daz, prend sa source au pied de l'arete du Bellaluex, passe
par les chalets d'Anzeindaz, 1896 m., oii il recoit les eaux
des Diablerets, descend sur Gryon qu'il laisse ä droite, tra-
verse Bex oü plusieurs etablissetnents industriels utilisent
ses eaux et va se jeter dans le Bhöne, en face de Masson-
gex, 401 m. 12 ponts le traversent, dont 2 de chemins de
fer. De la Peuffaire au conlluent des deux Avancons, un
canal conduit l'eau aux usines qui alimentent les tramways
de Bex et le chemin de fer electrique de Bevieux-Gryon.
Une route recente longe le cours d'eau, de Bevieux ä la
Peuffaire, au milieu de süperbes forets. Les salines de Bex
utilisent ce torrent comme force motrice.
La seconde branche, l'Avaneon de Nant ou des Plans,
est l'emissaire du glacier des Martinets et mesure 9,5 km.
de long ; il disparait sous terr'e dans un entonnoir pen-
dant 1 km., descend le val de Nant et debouche ä Pont
de Nant, 1200 m., dans le vallon des Plans, oü il recoit, de
FE., les eaux des glaciers de Plan neve et de Paneyrossaz,
puis passe pres de Frenieres et rejoint la branche mai-
tresse ä la Peuffaire, 730 m.
AVANTS (LES) (C. Vaud, D.Vevey,Com. Le Chätelard).
972 m. Harn, sur la pente E. du Mont Cubli (1201 in.), aux
maisons disseminees dont la principale est le Grand Hotel,
ä 1 h. 45 min. au N. de Montreux, localite ä laquelle il est
relie par une süperbe route de 10,5 km. de longueur, pas-
sant par Chamby, et riche en merveilleuses echappees. Une
nouvelle route, terminee en 1900, relie les Avants au col
de Sonloup et ä Villars. Bureau des postes, telegraphes, te-
lephone. 7 mais. 52 h. Les Avants fönt partie de la paroisse
de Montreux et possedent une eglise anglaise. Gräce ä
leur Situation abritee, au fond d'un haut vallon, ils jouis-
sent, en hiver, d'un climat tres sain ; aussi sont-ils tres
frequentes, pendant cette saison-lä, en particulier par la
colonie anglaise qui vient surtout s'y livrer au sport de la
luge. Au printemps, les prairies sont absolument Manches
de narcisses qui degagent un parfum des plus penetrants
et qui donnent aux pres l'apparence de champs de neige
fraichement. tombee. C'estun but d'excursion frequemment
choisi en rnai. Un second hötel s'y est ouvert en 1900. Des
1902, les Avants seront Station de la ligne en construction
Montreux-les Avants-Jaman-Montbovon. Tufieres et fossi-
les liasiques dans les environs.
AVARE (!_■) ou LA VARRAZ (C. Vaud, D. Aigle,
Com. Bex). 1766 m. Groupe de chalets ä 16 km. environ
ä l'E. de la Station de Bex (ligne Lausanne-Brigue), situes
dans un vallon lateral de la partie superieure de la vallee de
l'Avaneon des Plans, entre le cirque de Plan neve au S. et
la chaine de l'Argentine au N. Ils sont ä 1 h. 30 des Plans
de Frenieres, sur le chemin de cette localite ä Anzeindaz
parle col desEssets. Des combats se livrerent autrefois entre
bergers valaisans et vaudois dans ce vallon expose aux in-
cursions pillardesdes premiers. Les poemes de Henri Du-
AVA
AVK
107
iac : la r.-cniir a
ete de 933 quintaux ei
930 quintaux en
i 1891).
1886 el
822 q
lintau
La Btatistique du
Ini.iil donne les
releve -
livanta :
1876
1886
1896
lii'ics ä cornce
. 1747
2197
m\~>
Chevaux . .
. 018
'.'.»7
525
Porcs . . .
. 1340
1221
'2 1211
Chevres . .
481
550
485
Moulons . .
. 1523
I148
698
Ruches d'abe
1-
[es ....
. 422
565
446
Le distriel esl desservi par la ligne de
i< nun de Per Palözieux - Payerne - Lyss.
esl traversd par Ins poutes de Fribourg
Cudrefin, de Payerne ä Moral el d'A-
nches-Villars-Cudrefin.
Dans les marais de la Broye on exploite
tourbe et, pres d'Avenches, du gres ex-
Imemenl dur, dejä utilise par les Ro-
ains. II y a peu d'industrie dans le pays,
lanl on peut citer une acierie, une
fabrique de lait Condensed une de res-
sorts, ä Avenches; une de matöriaux de
construetion en eiment, une briqueterie,
une de porte-allumettes lumineux (et quel-
ques horlogers) a Faoug, une huilene ä
Montet, destuileries,une fabrique de meu-
bles ä Vallamand-dessus.
sions ; on y couche parfois lorsque Ton veut gravir quel-
ques-unes des sommites environnantes.
AVARTE (C. Tessin, 1). Hlenio, Com. Leontica).
1056 m. Chalets sur les pentes du Piz Erra ('2400m.) ä 4 km.
N.-O. de Dongio, dans le val Blenio, ä 14 km. N. de la sta-
tinn de lliasca (ligne du Gothard). 40 h.
AVAT (PIZ) (C. Grisons, I). Vorder-Rhein). Sommet de
•isi.s in. qui s'eleve ä l'extremite du prolongement S. du
Tödi. II domine la vallee de Rusein et a la forme d'une
mitre d'abbe, d'oü son nom. Ce nom ne parait pas dans
l'atlas Siegfried, mais est dünne par la carte du Club Alpin
Suisse (Champ d'excursions de 1876), et par Theobald. Ce
sommet a souvent ete eonfondu ä tort avec le Piz Gliems
(2913 m.) qui se trouve vis-ä-vis.
AVEGNO (C. Tessin, D. Valle Maggia). 301 m. Com. et
vge ä 8 km. N.-O. de Locarno, sur la route de Locarno a Bi-
gnasco, au bord de la Maggia, au pied O. du P. di Trosa ( I8(iti
in.). Hepötdes postes, telegraphe. Voiture postale Locarno-
Bignasco. Le vge compte, avec les 3 fractions Terra di Fuori,
Terra della Chiesa et Terra di Dentro, 96 mais. et 322 h. ca-
tholiques. Agriculture eteleve du betau. La seule industrie
est l'exploitation du imeiss et la taille de la pierre.
AVEN (C. Valais, 1). et Com. Conthey). 946 m. Vge sur
le passage de Cheville, ä 2,5 km. O. de Conthey et ä 3
km. N. de la Station d'Ardon (ligne du Simplon). 78 mais.,
346 h. catholiques. Agriculture et viticulture. Village natal
du Pere jesuite Roh, celebre Conferencier qui mourul en
Allemagne en 1875.
AVENCHES (District du canton de Vaud). Sup. 5318
ha. enclave entre le canton de Fribourg ä l'E. et au S., le iac
de Neuchätel a l'O. et le Iac de Moral au N. ; il comprend 13
communes (Avenches, Bellerive, Chabrey, Champmartin,
Constantine, Cudrefin, Donatyre, Faoug, Montmagny, Mur,
Oleyres, Vallamand, Villard-Ie-Grand), groupees en deux
cercles (Avenches 2781 h. et Cudrefin 2526 h.). Le centre
du district est forme par la vaste plaine arrosee par la
Broye, fermee au N.-O. par les collines du Vully et au
S.-E. par des collines mollassiques. Les 5305 h. oecupent
921 maisons et forment 1196 menages. En 1900, 5487. La
densite est de 100 h. par km*. Ce sont, pour la plupart,
des agriculteurs ; on compte 4920 proteslants, 235 catho-
Bques et 145 israelites.
Les terres produetives se decomposent comme suit :
Champs 2267 ha.
Prairies 2087 »
Vignobles 178 »
Forets 732 »
Terrains steriles : routes, carrieres, etc. 54 »
5318 ha.
Carte du -district d'A
AVENCHES (WlFLlSBURG) (C. Vaud, D. Avenches).
480 m. Petite ville du canton de Vaud, chef-
lieu du district et du cercledu memenom,est
siliit'c ä 32 km. O. de Berne, a 12 km. N.-O.
de Fribourg et ä 3 km. S. du lacdeMorat, sur
la route de Payerne .i Morat et sur une col-
line qui domine la plaine de la Broye infe-
rieure, entre Domdidier et Faoug, ä l'extremite N.-O. de
l'enceinte romaine d'Aventicum. Station de la ligne Pale-
108
AVE
AVE
zieux-Payerne-Lyss. Voitures postales pour Cudrefin et
Estavayer. Bureau dos postes, teleg. el teleph. 202 mais.,
1952 h. La population est en majorite protes-
tante ei agncole; une colonie de pres de 200
.luit's alsaciens s'y est etablie vers 1830 et s'y
adonne au petit commerce. Fabriquederessorts
et acierie, lait condense. Le territoire est fertile
et la culture du tabac y est fort repandue. Le de-
pöt d'rtalons de la Confederation suisse occupe
im vaste emplacement a l'O. de la ville.
La ville acluelle, construite sur la colline
oü Ion place generalement le Capitole de la
ville romaine, presenle un aspcct fort pittores-
que. Ell suivant le chemin qui monte de la
gare ä droite, od trouve le Chäteau, recons-
truit par les Bernois au XVI e siecle , sur
l'emplacement dun ancien chäleau episcopal,
aujourd'hui siege de l'autorite du district et
de la commune, d'ou la vue embrasse la
vallee de la Broye, le lac de Morat et le
Vully. En face de l'entree de la rue Centrale,
un entbneement, en forme d'ellipse, marque
l'emplacement de l'amphitheätre romain ; i"
est domine, ä l'E., par une tour carree, mas-
sive, ä ileux etages, oü se trouve le musee ar-
cheologique. La rue Centrale, qui traverse la
ville dans toute sa longueur, s'elargit en une
place devant l'eglise protestante. L'hötel de
ville, avec facade sur la place, est un bei editice
de style renaissance. On peut faire le tour de
la ville en suivant les vestiges des fortilica-
tions du inoyen äge, qui n'avaient guere qu'un kilometre
de tour, alors que l'enceinte de la cite romaine en a plus
de six. Sur le versant de la colline, ä l'E., se trouve la
chapelle de l'eglise libre et, au S., la synagogue.
Histoire. Avenches conserve une importance toute spe-
ciale dans la geographie historique de la Suisse parce que
sa Situation et son nom la rattachent intimernentä Aventi-
cum, la principale cite des Helvetes. «Pour qui vient du
Nord et ne connait l'antiquite que par des livres ou par
les collections artificielles des grands musees, dit le prof.
Erman, la visite d'Avenches, oü musee et terrain ne for-
ment qu'un tout et se cornpletent et se vivilient Tun l'autre,
est une vraie revelation. C'est le premier contact direct
avec l'antiquite. » Cette importance historique d'Avenches
necessite une etude plus complete pour le Diciionnairc
geographique de la Suisse.
Aventicum et Avenches ont cependant chacune leur his-
toire parfaitement distincte, les traces de la premiere
ville se perdant deux siecles environ avant le debut des
annales de la seconde.
Epoque lielvete et romaine. Aucun docurnent historique
ne nous est parvenu sur Aventicum avant celui de Tacite,
qui se rapporte ä l'an 69 de notre ere et dans lequel Aven-
I que l'origine de la cite doit etre reportee a l'epoque de
| l'etablissemenl des Helvetes sur le Plateau suisse; mais
Vue d'Avenche
ticuin est appele Capugeutis, chef-lieu ou principal centre
d'habitation des Helvetes. Cependant, des Cornmentaires
de Cesar et des donnees de l'archeologie, on peut inferer
musee d'Avenches.
eile parait n'avoir ete primitivement qu'un bourg egal en
importance aux autres, et il est impossible de determiner
l'epoque de son elevation au rang de Caput genlis. 11 se-
rait donc inexact de se representer Aventicum, ä l'epoque
helvete, comme chef-lieu dun Etat politique embrassant
toute la Suisse actuelle. Les Helvetes etaient divises en
quatre pagi et Aventicum devint le centre urbain de Tun
d'eux, probablement le pagus Tigorinus. Cette circons-
tance, jointea sa position geographique qui en faisait unlieu
de passage, aura contribue ä lui donner l'impbrtance que
Tacite lui reconnut. On a decouvert, dans la foret de Char-
montet (Vully), quelques tumulus anterieurs a l'epoque ro-
maine ; un autre se trouve ä l'angle S.-O. du bois deFaoug.
Un coin pour la frappe de la monnaie gauloise, conservi''
au musee, atteste l'existence d'un atelier monetaire, et,
par consequent, d'un centre politique et industriel pour
l'une au moins des tribus helvetes. Ce coin, ou inatrice,
servait ä frapper "des monnaies d'or, imitees de Celles des
rois de Macedoine, qui portent au droit la tete d'Apollon
et, au revers, un char a deux chevaux. Enfin l'inscriptiün
lugoves, gravee sur un chapiteau du musee, parait etre le
nom d'une divinite celtique du meme cycle que LÜG,
protecteur du commerce. C'est lä ä peu pres tout ce qu'on
sait sur la ville ä laquelle les Romains
donnerent le nom d'Aventicum, mais qui,
avant leur arrivee, devait porter un nom
celtique forme probablement de la racine
du mot Aventicum, que l'on retrouve dans
Aventia.
L'histoire des Helvetes est mieux connue
a partir de leur rencontre avec Cesar, en
l'an 58 avant J.-C. Aventicum fut l'une
des douze villes ou bourgades detruites
par eux lrrs de leur emigration, et recons-
truites apres leur defaite par Cesar a Bi-
bracte et leur rentree dans leur pays. II
ne doit etre presque rien reste des cons-
tructions anterieures ä l'an 58 avant J.-C.
Apres la soumission des Gaules par Ce-
sar, vers l'an 49, la tranquillite futretablie
dans le pays, et une periode de 120 ans ä
peu pres s'ecoula, pendant laquelle les
Helvetes formerent une Cite, la Civitas
Helvelia, d'apres Cesar, ou Civitas Helve-
liorum, d'apres les inscriptions.
Aventicum, probablement en raison de
son importance, devint le chef-lieu de la Civitas Belveüo-
rwm et eut, des lors, des habitants portant des noms latins ;
ceux-ci pouvaient etre exemptes du service militaire, ä
AVE
AVE
109
eondition de foumir une garde civiqu
Quelques faits historiques sc rapporl
anteri
A
llVLGFFÄBCA-Mtttt
\('\\V,MAGTRIBMII
r.OIlIlMAGDHASFl'VR^
FCORDNA'A/REA-DONÄO
Ti'C:iAVDioc\i:.s.\i;iA\\i l
TER- CVMABrEO-EVOCATVS
N'BRITANNIA-MiLITAJSü"
(M:PlAl : LA\aA-GPNSTA M 5
EMERlTA^HELVETIÖk-
*X D • D •
n temps de paix.
a cciic pöriode
re ;ui\ Fiaviens
noua soiit connua.
C'est SOUS le renne des
empereurs Qa\ Lena | Ves-
pasien ei ses deus Qls Ti-
tas etDomitien,69-96 apres
C.) (|iies'opere la Irans-
•ination de la eile des
llelveles eil colonie. ('.'est
a Celle epoque anssi i|iie
commence, pour Aventi-
CUlll, la periodedoprospe-
riW que l'on considere
comme son apogöe et qui
dura a peu pres 200 ans.
Pour expliquer La faveur
doiil Aventicum a joui de
la pari de Vespasien et
de ses successeurs, on a
l'ail valoir avec raison la
part active que les Helve-
tes avaient prise aux In lies
contre Vitellius. On sait,
d'autre part, par un pas-
sage de Suötone, que Sa-
nus, pere de Vespasien,
son retour d'Asie, s'eta-
blit chez les Helvetes, y
tit un commerce de ban-
que et y mourut.
Inscription trouvee ä Avenehes. Ledoveloppementmate-
riel de la cite marcha de
pair avec l'accroissement de son importance politique. Les
quatre pagi ou districts remontant ä l'epoque helvpte dis-
parurent peu ä peu et les 12oppides ct4(K) villages helvetes
Füren! remplaces par de nombreux vici ou bourgs. La co-
lonie des Helvetes ne fut pas une veritable colonie ro-
maine, car eile ne recut pas le droit de cite (civilas ro-
mana). Elle obtint de Vespasien ou de ses lils le droit
laiin qui, en laissant une plus grande autonomie au pays,
rapprochait cependant ses habitants des citoyens romains
en leur facilitant l'obtention du droit de cite.
Aventicum a ete le centre administratif du pays des Hel-
vetes. Mais ce pays ne formait point, ä lui seul, une pro-
vince de l'empire romain. II comprenait la majeure
partie du Plateau suisse, des Alpes au Jura, et, ä l'E.,
jusqu'a la vallee de la Thur; ä l'O. le territoire com-
pris entre la riviere l'Aubonne et le Rhone ä sa sortie
du lac fut detache par Cesar du reste du pays pour for-
mer une cite" avec Nyon (Noviodunum) pour chef-lieu,
eile qui fut appelee Civilas Equeslrium, puis erigee
en colonie, Colonia Julia Equestrium.
Le pays helvete ainsi delimite, que l'on apelle par-
fois l'Helvetie romaine (le terme Helvetie ne se trouve
jamais seul dans les documents), fut rattache ä la pro-
vince gauloise de Belgique, qui comprenait tous les
pays situes au N. et ä l'E. de la Seine et de la Saöne,
puis, plus tard, ä la Germanie superieure (Alsace, Pa-
lalinat).
La ville d'Aventicum tira une importance nouvelle du
fait qu'elle se trouvait sur la grande voie inilitaire et
commerciale qui, apres avoir "franchi le Grand Saint-
üernartl. i^a-nait Mayence et Cologne, chef-lieu de la
Germanie superieure". Elle n'avait pas d'importance
slrate^ique, comme c'etait le cas pour Vindonissa,
niais eile etait une etape ou s'arretaient les soldats de
la \\l" legion Rapax, puis de la XI me , Claudia Pia
Fidelis, se rendant ä leur garnison, comme aussi les
commercants ; car le commerce semble avoir fleuri ä
Aventicum, ä en juger par le nombre des monnaiescon-
Les sapins, les resines, le suif, la cire, le
beurre et le fromage pouvaient bien etre les articles
d'exportation, tandis que limportation comprenait les
vins, les huiles, les fruits du Midi, les huitres, les par-
fums, les marbres dltalie et de Grece et les porphyres
d Egypte ; le commerce de transit devait eü'e aussi impor
tant.
L t 's auteurs qui ont ecrit sur Aventicum s'aecordent ;
reconnailre, a\ec M. Gh. Morel, que ce chel'-heu n'ahsorh.i
Cas aniani qu aillenis ia \ je administrative. Tons les ha-
ilants du pays, CeUX lies campa^lies et cenx ile la eile,
elaienl 6gaux soiis le rapport du droit civil, possoilanl liai-
le droit latin et poiivanl Ions faire partie ilu Senat de la
colonie. Les Romains onl laisse* subsister chez les Helvetes
un regime liberal; ils onl tenu compte des traditions lo-
c.iles, de I espril il initiative des Helvetes qui rendaient inu-
tilea certains rouages administratifs, ei les Helvetes en onl
prolilo en consliliiant des associations (|iii percevaient des
contributions plus ou moins volontaires ei administraienl
La transformation materielle de la < ■ i t < '■ , pendant ei apres
la dynastie des f'laviens, dul i'lreen propoition de sa nou-
velle Organisation politi(|ue et de 1'accroissemenl de sa po-
pulalion, evalue a ;i(t ou 'iHIKXI äines. La conslriiclion d'une
enci
inte l'ortili
te all'ectc I;
; eile eml
s'6tagen1
een tut la eondition essentielle. Celle en
la forme d'un polygOne de si\ kilomelres de
ihrasse le village de Itonatyre et les pentes
au S. de la ville, de facon ä ne laisser en
aenorsque le bois de Chatel sur lequel se trouvait le Cas-
tellum romain dont on retrouve encore quelques traces
aujourd'hui, mais qui fut de beaueoup posti'rieur a l'en-
ceinte elle-nieine.
La nature du terrain, qui aguide les ingenieurs romains
dans le lraci> de leneeinte, a aussi influe sur son mode de
construetion ; en eilet, dans la plaine marecageuse, du cötö
du lac de Moral, les substruetions reposent, en certains
endroits, sur des pilotis de diene et, dans la muraille, le
calcaire jurassique se trouve en plus grande quantilo que
sur la section S. de l'enceinte oü prectornine le gres plus
tendre de Ghätel et de la Moliere. Les parements exterieurs
ont partout disparu au-dessus du sol et l'on n'a conservö
(sur la terrasse du musee) qu'une seule des dalles qui
fais.iient partie du couronnement, ä une hauteur de 6 m.
environ. La section la mieux conservee est celle qui va de
la Tornallaz (tour d'origine romaine) ä la porte de l'Est.
La Tornallaz, la seule tour de l'enceinte restee debout,
n'est plus dans son etat primitif; des la (in du .Will'
siecle une porte y fut pratiquee, et une restauration plu-
töt malheureuse "y fut executee en 1856. La tour a 12 m.
de haut; eile comprend actuellement, outre le rez-de-
chaussee, deux etaijes perces de fenetres et d'embrasures.
L'enceinte totale devait, d'apres les donnees de Fr. de
Graffenried, comprendre environ 80 tours semblables.
L'Association Pro An-iitico, fondee en 1885 dans le des-
sein d'organiser des fouilles systernatiques, a fait consolider
successivement les troncons les plus importants de la mu-
110
AVE
AVE
raille entre la gare et le lieu dit la Maladaire. C'est sur la
section Tornallaz-Porte de l'Est que l'on peut le mieux se
rendre compte des dimensions primitives; en cct endroit,
le mur a encore 3 m. 50 ä 4 m. de haut et 3 m. d'epais-
Beur a la base.
Sur l'emplacement de la Porte de PEst (au centre du
front N.-E. de l'enceinte), signale des 1888, dans le Bulle-
tin II de l'Association, par Secrelan, des fouilles ont ete
pratiquees par J. Mayor, de 1897 ä 1900, et ont amene la
constatation des fondements dune porte monumentale.
Cette porte devait etre l'une des plus importantes, car la
voie qui la traversait, coupant eusuite, dans le sens de la
longueur, en deux moities ä peu pres egales, l'emplacement
de la ville antique, etait elle-meme 1 allere principale, le
decumanus major. La Porte de l'Est faisait corps avec la
muraille d'enceinte et n'etait nullement isolee comme un
arc de triomphe. Elle etait constituee par un bätiment rec-
tangulaire, long de 29 m. environ, large de 20, accole ä l'en-
ceinte par sa faeade principale. Elle comportait une arche
centrale destinee au passage de la voie charretiere, deux
passages lateraux pour pietons et deux autres couloirs, pa-
ralleles aux precedents, mais sans issue du cötedela cam-
pagne, conduisant ä l'interieur de deux tours circulaires
exferieures qui tlanquaient la faeade principale de la porte
et marquaient ses points de suture avec le mur d'enceinte.
L'arche centrale possedait deux enfoncements lateraux
semi-circulaires qui servaient ä faciliter le croisement des
chars. Une voie romaine dallee existait ä l'exterieur de la
porte et faisait probablement le tour de l'enceinte. Peut-etre
aussi le mur etait-il surmonte d'un parapet crenele avec
cliemin de ronde auquel on accedait par des escaliers de
bois loges dans les tours. Le massif central de la Porte
etait constitue par une maconnerie de cailloux roules et de
dechets decalcairejauniitre,agglomeres par du mortier. Le
parement interieur de la muraille etait compose de petits
moellons rectangulairesde 10 ä 12 cm. de hautet lesjoints,
faits avec du mortier tres resistant, sont admirablement
conserves sur certains points. Le parement exterieur etait
forme de grosses pierres de taille d'un effet decoratif qui,
comme partout, out ete arrachees et exploitees.
L'Etat de Vaud et la commune d'Avenches se sont ren-
dus acquereurs des parcelles necessaires pour la suite des
travaux qui porteront sur toute la section du mur d'en-
ceinte comprise entre la Porte et la Tornallaz, et sur cette
tour elle-meme. La Porte de l'Est a ete classee comme
monument historique par la Commission vaudoise des
monuments historiques.
En suivant le chemin de Combesqui se dirige de la Porte
de l'Est vers la ville, on trouve ä gauche, au lieu dit « En
Selley », les ruines du theätre romain, lequel fei mait au S.
l'emplacement rectangulaire du forum (place publique).
Tandis que le mur d'enceinte et le « Cigognier » sont la
propriete de la commune, et le musee, avec l'emplacement
de l'amphitheätre, propriete de l'Etat de Vaud, les ruines
du theätre furent, jusqu'en 1896, divisees entre la com-
mune et des particuliers. A cette date, l'Association Pro
Aventico ayant, par voie de souscription, acquis les par-
celles particulieres au prix de 2200 francs et la commune
ayant cede les aulres, les ruines furent remises, par Con-
vention legale, ä la Societe d'histoire de la Suisse romande
qui garantitau Pro Aventico la plaine liberte d'y achever
les fouilles commencees en 1889.
Le plan du theätre, reproduitci-contred'apres les releves
de 1900, peut etre considere comme formant un vaste he-
micycle mesurant, avec les murs exterieurs, 106 m. de
dianietre flanque au N. d'une construction rectangulaire,
consacree ä la scene, mesurant egalement 106 m. de face
et 30 m. de largeur, et probablement completee par un
portique donnant sur le forum. Du point central de l'axe
du theätre ä la circonference, le rayon est de 53 m.
Un couloir circulaire ou galerie, suivant le pourtour de
l'hernicycle reserve aux spectateurs, donnait acces ä onze
couloirs reclilignes et convergents sur le centre de l'herni-
cycle. Cinq de ces couloirs formaient les entrees principales
et se prolongeaient sous les gradins jusqu'ä un rnur semi-
circulaire. Les six autres couloirs faisaient communiquer
la galerie de pourtour avec les gradins superieurs, et cela
au moyen de rampes d'escalier dont les degres ont tous
disparu. Les entrees ont 2 in. 20 de largeur, mais les cou-
loirs vont en se retrecissant ä mesure qu'ils s'eloignent de la
Plan du theätre d'Avenche
circoiilV'ivnce. L'orcliestra, emplacement reserve aux no-
tabilites, entre l'hernicycle des spectateurs et la scene,
formait- un
demi-cercle
d'un rayon de
10-30; le sol
en etait forme
par un double
dallage, et, ä
chaque extre-
mite du mur
en hemicycle
qui l'entoure,
se trouve un
petit enfonec-
ment qui for-
me le raecord
avec la scene.
La scene avait
20'"60 de front
et parait avoir
ete soutenue
par trois pe- o. Orchestre ; S. Scene ; C. Couloirs alternati-
tits murs en vement grands et petits; G. Galerie ou cou-
rectangle; on loirs de pourtour; E. Egout; GL. Couloirs la-
n'y a pas cons- teraux ; B. Bätiment de la seene.
täte de traces
de dallage, ce qui fait supposer que les acteurs jouaient
sur un simple plancher. Les couloirs lateraux donnant ac-
ces directement, de l'exterieur ä la scene, ont ete retrouves
ä droite et ä gauche, avec les contreforts des murs de l'he-
micyle. Les travaux aecomplis de 1898 ä 1900, sur l'em-
placement de la scene, ont amene la decouverte d'un cha-
piteau, qui etait destine probablement ä une colonne du
mur de scene, et d'une section d'un canal (egout) qui pas-
sait sous la scene.
L'espace oecupe par les gradins, qui pouvaient loger 10 ä
12000 speelateurs, a ete souvent exploite, notamment de
1840 ä 1842 ; c'est pourquoi l'on n'y voyait plus, avant 1889,
que des montieuks couverts de broussailles. Mais depuis
cette date, les fouilles de l'Association Pro A venlico ont mis
ä jour le mur de pourtour avec le couloir circulaire et les
entrees des couloirs convergents, sur une longueur de 60 m.
et ä plus de 4 m. de profondeur ; puis les couloirs eux-me-
mes ont ete retrouves dans la partie N.-E. de l'hernicycle.
On connait donc maintenant trois entrees principales sur
cinq avec les grands
couloirs aboutissant ä
deux d'entre elles, et
trois entrees secondai-
res avec les petits cou-
loirs qui en partent.
Les massifs de cons-
truction sont tres sem-
blables ä ceux de la
porte de l'E., mais les
petits moellons em-
ployes sont en ge-
neral alternativement
gris et jaunes; le som-
met en est aujourd'hui
preserve par des cha-
pes de eiment sur les-
quelles git une couche
de terre arable.
Moins bien conserve
que le theätre romain
d'Augst, celui d'Aven-
ches n'en sera pas
moins, une fois entie-
rement explore, d'un
interet considerable
pour l'archeologue,
qui y trouvera un pre-
cieux centre d'etudes
et d'observations. Les
habitants d'Avenches
y trouveront aussi leur compte, si l'on peut en amenager
une partie en promenade publique, suivant le projet du
Pro Aventico.
Le cigognier d'Avenches.
AVE
AVE
111
res,
En quittant le Iheätre, on traverse,au N.-O
rectangulaire marecageux, l'ancien Forum, e
i .1 boul le Cigognier, monumenl
i|iu tire süii nom des nids de cigognes
( struits jadis ä son sommet. (Test un
pilastre haul de 12 m. (moins le socle
encoreenfui sous terre), forme' de gros
:.i. i en calcaire blanc du Jura tailles el
Buperposes sansciment. La demi-colonne
qui sede.tache sur la face S.-E. esl sur-
mnntee il'un chapiteau composite; ä l'E.
on remarque, au-dessus d une colonne
plus petite el engageo aussi dans le nias-
sil. la naissance d'un arc qui prolon-
geail le monumenl de ce cöte\ Pour
Bursian, le Cigognier faisait partie d'un
eryptoportique qui entourait le forum.
Fütter j voyail une entree monu ntale
oufornix; mais, dansce cas, le portique
aurait ele double, avee quatre arcades en
carre. La question sera peut-ötre tran-
eliei' (|iiauil des soildages systeinatiques
auront fait connaitre ladisposition e\arle
des iiuiis adjacents.
L'amphitheätre romain occupe un en-
foncement gazonne, plante'' de quelques
la tour du musee. II forinait une ellipse de 103 in. de long
sur 93 de large et pouvait lüger dix ä douze mille spee-
tateurs. Les seuls vesliges apparents de cel ediliee sont les
ihiiiu'Mles en maconnerie, donl Imit se voient a l'angle
N.-O, de la tour du musee et trois au S. de la terrasse ;
Qs servaient de contrefort au mur d'enceinte.
La tour du musee repose elle-ineme sur une voute qui
l'aisail partie de cet ampliitlieatre ; les deu\ troncons de
paar, formant angle aigu, qu'on voit derriere la tour, ainsi
gue les substruetions du mur qui domine la route deMorat
et le jardin du Rafour, remontent aussi ä l'epoque ro-
uiaine. La tour elle-nieine paraitavoir ete amenagee par le
bailli bernois Francois Wyss, pour servir de grenier ä ble,
au XVII 6 siecle. Le rez-de-chaussee et le premier etage
onl eli' affectes au musee en 1888 ; la salle du second
etage futouverte en 1893. Placee depuis 1899 sous le con-
tröle de la Commission vaudoise des monuments histori-
ques, le musee ne renferme que des objets de provenance
aventicienne et c'est ce qui lui donne un caractere special.
II doit son etat actuel surtout aux efforts de Caspari, qui
en fut conservateur de 1862 a 1888, et aux noinbreux ob-
jets deposes par l'Association Pro aventico.
L'emplacement des temples est moins bien determinee;
celui de la deesse Avenlia devait se trouver sur le Capi-
tole, tandis que deux autres pourraient s'etre trouves aux
environs du Cigognier. C'est ä un ediliee situe au N.-O. de
ce monument qu'on attribue les beaux fragments de cor-
niebe sculptes, eonserves dans le mur de I eglise, au mu-
see el sous le liangar qui lui sert d'annexe.
La topographie des quartiers populeux d'Aventicum a pu
etre approximativement etablie d'apres les fuuilles entre-
prises au XIX e siecle. Le trace du forum n'est pas exaete-
ment connu ; mais un autre forum a ete conslate au cours
des fouilles faites en Perruet en 1890-91. On est convenu
d'appeler cettenouvelle place publique le forum des scholse,
parce que c'est autour d'elle que sont reunies les ruines
des trois scholse authentiquemjnt connues. Les etablisse-
inents de bains ne paraissent pas avoir ete aussi somp-
tueux que les thermes des cites d'Italie; ce furent bien
plutöt de simples maisons ou salles de bains (balnese), qui
se cbautl'aient au moyen d'hypocaustes. Mais on ne peut
inferei •. avec certitude, de la presence d'un bypocauste ä
l'existence d'une salle de bains, car les riches villas de-
vaienl etre egaleinent pourvues d'appareils de chauffage.
La salle de bains la mieux connue se trouvail a l'angle du
chemin des Mottes et de la route de Morat. Decouverte et
decrite par Ritter en 1786, celte ruine fut visitee par le
peintre Curty, de Fribourg, qui en a laisse un dessin, re-
pruduit dans VAventicum, de Secretan. Les villas et mai-
sons opulentes se trouvaient, en majeure partie, dans la
regiun des Conches-dessous, entre la ligne du chemin de
l'er et la route de Morat. L'atrium de ces maisons etait sans
doute pave en mosai'que, a en juger par les nombreux
paves mosaiques retrouves en cet endroit.
les entrepi'its. in.igasins ou celliers donl on 3
■s Iraees, il laut eiler les restes d'un eellier avec
22 amphores reunies, trouvi-es en 1785 aux Conches-des-
SUS; dans la inline ri'gion, I-'. de ( irallenrird constala, en
l/H), les vestiges probables d'un atelier de marbrerie.
Les l'ontaines et bains publies etaient alimentes par l'eau
de plusieurs aquedues dont le prineipal recueillail les
eaux de source du monl de Chätel, penetrail dans l'en-
ceinte par la porte S. et döbouchait dans la rögion du fo-
rum. Un autre aqueduc, de 12 km. environ. canalisail les
eaux de l'Arbogne au S.-O. d'Avenches ; un Lroisieme el un
quatrieme deseendaient tles environs d'Oleyres, des bau-
teurs de Belmont et du cbamp du Päqueret.
Le eimetiere le mieux explore jusqu'ici oecupait les
abords de la voie romaine a l'exterieur de la porte occi-
dentale. C'est en eilet lä que Ton trouva, en 1872, des frag-
ments d'un cercueil en ebene avec une aiguiere en bron/.e,
un collier, un bracelet, des perles de verre et surtout deux
verres a Loire, portant Tun les mols : Vivas in Deo, l'autre
l'acclamation Zeses, frequente dans les sepultures chrö-
tiennes. Les fouilles de l'Association Pro Arentico, en
l88T>-8<), ont amene, dans la meme region, la decouverte
de steles funeraires et d'urnes cineraires en grand norn-
bre. A Avenclies, les sepultures par inhumation se trouvent
simultanement avec Celles par incineration, bien que ce
dernier mode soit le plus repandu. Ces fouilles ont fourni
au musee une collection interessante d'urnes en verre et
en terre, de lampes et de lacrymatoires.
La premiere invasion des Alainans eut lieu sous le regne
de Gallien, vers l'an 265. Aventicum fut envalii et livre
au pillage, mais cette premiere bourrasque ne laissa pas,
semble-t-il, de dommages irreparables, et l'on a conelu de
la decouverte au Iheätre de pieces de l'empereur Tetrirns
(268 ä 27V) que eet ediliee aurait ete utilise encore apres
l'invasion. Dans les dernieres annees du IIP siecle, la ligne
de defense du Rhin fut, il est vrai, reconquise par les le-
gions romaines et defendue par des postes d Observation.
Vitodiirum (Ober-W'intei tbur) fut reconstruit, Vindonissa
fortitio, et c'est probablement alors que Ton eleva sur le
monl de Chätel les ouvrages de defense dominant Aventi-
cum. Gräce aux victoires de Probus et de Conslance
Chlore, le danger des invasions put etre conjure encore et
la nouvelle Constitution de I'empire, introduite sous Dio-
cletien etConstanlin, reunit le territoire helveto-romain a
celui de la Franche-Comte pour former la province Sequa-
naise, Maxima Sequanorum, dans la prefecture des Gau-
les, avec Vesontio (Besaneon) comme capitale. C'est ce qui
explique pourquoi Eutrope, qui ecrivait vers 375, a pu dire
que les Helveles etaient appeles de son temps Sequanais.
La seconde et la plus terrible invasion des Alamans se
produisit vers le milieu du IV» siecle. Aventicum fut alors
detruit de fond en comble et son etat de ruine put etre
constate dejä par Aminien Marcellin qui l'appefle, vers
360, cite devastee il est vrai, mais autrefois glorieuse,
ainsi que l'attestent maintenant encore ses monuments ä
demi renverses (Aminien XV, II).
Un dernier temps de repit lui fut donne sous le regne de
'112
AVE
Yalentinien I« et de ses successcurs; niais la seule preoc-
cupation des Romains elant la defense de la ligne du Rinn,
c'esi a la construetion des plaees fortes de liasilca (Haie)
el de Castrum liauracense (Kaiser-Augsl) que Ion songea
surtout. Quand la digue formeepar le lihin fut rompue,
aus premieres annees du cinquieme siecle, les Rarbares
se jeterenl pour la troisieme fois sur Aventicum et en
consommerent la ruine.
Epoque chretienne et feodale. Le christianisme avail
ete introduit ehe/, les Helvetes par les Romains, legion-
naires, commereants ou victimes des persecutions, qui
pemontaient la vallee du Rliöne ou traversaient les cols
des Alpes pour alteindre Aventicum ou quelque autre cite.
Certains indices portent ä croire que le christianisme y
avait pris racine des avant le IV 1 ' siecle, epoque ä laquelle
il y avait dejä des eveques ä Geneve et ä Octodure (Marti-
gny). 11 y avait, en tout cas, un eveque ä Avenches ä la
Im du VI 6 siecle, et cet eveque etait Marius, qui souscrivit
comme tel les actes du concile de Mäcon.
C'est ä la suite de l'occupation du pays par la race ala-
manique que le pays voisin d'Avenches prit le nom de
l't'clilland (ödes Land, pays desert). Plus tard encore (en-
Ire 700 et 900) les habitants allemands de la contree rem-
placent le nom d'Aventicum par celui de Wiflisbourg et le
I'agtis Arenticensis devient le Pagns Williacensis. On a
recherche l'origine de ces mots dans le nom d'un chef bar-
bare Wibilus ou Wifilus, en se basant sur un passage obs-
cur de Fredegaire. Le mot francais de Vully, employe
aujourd'hui encore pour designer le Pagus Aventicensis, se
serait forme, parcontraction, du motVuibilusou Vuibili.Le
l'ait materiel qui motiva ce changernent de nom nous reste
Cache, mais ce dut etre un fait d'une importance conside-
rable. D'ailleurs, les Romands n'ont pas cesse de donner ä
Aventicum son nom romain en le changeant en Adventica.
Les Sarrasins lirent aussi leur apparition dans la region
d'Avenches au X e siecle. Le Souvenir s'en est conserve si
vivantdans la population que Ton appelle encore mur des
Sarrasins un mur ä peu pres parallele ä la route qui suit
le pied de la colline de la ville actuelle. La tete de Maure
qui tigure sur les armes d'Avenches serait aussi une re-
miniscence de cette invasion sarrasine. Ces armes se voient,
des le XV'' siecle, sur le sceau de la ville et on les remar-
que sur deux pierres sculptees, l'une au fronton de l'hötel
de ville, l'autre au musee, ainsi que sur un vitrail de l'e-
glise. Ces armes sont de gueules au buste de Maure de sä-
ble vu de face, le front ceint d'un bandeau blanc (Andre
Kohler etJ.Mayor dans les «Archiv, herald, suisses »,1897).
L'Avenches du moyen äge apparait, pour la premiere fois,
en 1076. L'eveque de Lausanne Rurchard d'ültingen, aide
de l'empereur Henri IV dont il etait le favori, entoura de
murs la bourgade qui s'etait formee sur la colline. La dime,
qui appartenait aux bourgeois de Fribourg, fut acquise en
1250 par le comte Pierre de Savoie qui la leur laissa en fief.
En 1363, l'eveque Aymon de Cossonay donna des fran-
chises ä la ville et rebätit ses murailles. Avenches depen-
dit, des lors, du domaine temporel des evöques, jusqu'ä
l'epoque de la conquete bernoise. L'eglise paroissiale, de-
diee ä Saint-Martin, etait situee en dehors de la ville, sur
lemplacement du eimetiere actuel, et dejä ruinee au XV e
siecle. La chapelle primitive de Saint-Symphorien, dont
la tradition conserve le Souvenir, etait peut-etre voisine de
Saint-Martin.
Epoque bernoise. A son retour du chäteau de Chillon,
l'armee bernoise, conduite par Hans Franz Nägeli, arriva,
au printemps de 1536, sous les murs d'Avenches qui lui
ouvrit ses portes. Les bourgeois preterent serment de fi-
delite ä Rerne. Des lors, la Reforme fut prechee publi-
quement dans la ville et le premier ministre fut Georges
Grivat, d'Orbe.
Le chäteau, situe ä l'angle N. de l'Avenches moderne,
fut fonde par les eveques et reedifie au XVI siecle par les
Rernois pour servir de residence ä leurs baillis. II a rem-
place une construetion plus ancienne qui defendait 1'angle
N. de la place, le plus expose aux attaques. Les tourelles
de la faeade sur la cour portent la date de 1567 et celle
dans laquelle s'eleve l'escalier tournant est ornee de figu-
res en relief et de deux bustes de grandeur naturelle; ces
sculptures, du meilleur goüt, et l'architecture d'un style
Renaissance tres pur fönt de ce chäteau un veritable bijou.
Aussi la Commission vaudoise des monuments historiques
AVE
en a-t-elle deeide le classement et la restauration. ün
chcologue genevois, M..I. Mayor, a prepare, sur ce chäteai
Le chäteau d'Avenches.
une etude detaillee avec nombreuses planches en photo-
typie, dont la publication est annoncee pour 1901. L'eglise
actuelle d'Avenches date aussi du moyen äge, mais il fut
reconstruit en 1711. II ne reste de l'epoque romane que la
partie N. du cheeur, en forme de chapelle carree, termi-
nee ä l'O. par une abside semi-circulaire. La restauration
de l'eglise, en 1898-99, a amene la decouverte d'une fres-
que curieuse et de plusieurs delails interessants.
Sous la Republique helvetique, le district d'Avenches lit
partie du canton de Fribourg (1798-1803). II fut attribue
au canton de Vaud par l'Acte de mediation (fevrier 1803).
Bibliographie. Baltelins de V Association Pro Aventico,
n o S t_vh (1887-1897). Lausanne, Rridel. - Secretan, Eug.,
Aventicum, son passe el ses ruines (I. Coup d'ceil histo-
rique. IL Guide sur le terrain.j Lausanne, Rridel (1896).—
Dunant, Emile, Guide illustre du Musee d'Avenches (I.
Collections archeologiques. IL Monuments epigraphiques).
Geneve, Georg ; Lausanne, Rridel, 1900. (Ces deux ouvra-
ges, ainsi que les Bulletins, se vendent aussi au musee d'A-
venches.) — Rursian C, Aventicum Helvetiorunt, dans le
t. XVI des Mitllirilungeu der Antig. Gesellschaft in Zü-
rich (1867-70) PI — Morel Ch., Notes sur les Helvetes et
Aventicum sous la domination romaine, dans le Jahr-
buch für Schweiz. Geschicthe, t. VIII. — Mommsen, Th.,
Inscripliones Cmifa'deratione helv, latinse (dans les Mit-
Iheilungender Anliq. Gesellschaft in Zürich, t. X). 1854.
(Renferme les inscriptions d'Avenches.) Schw. Nachstu-
dien, dans le Hermes, 1881.— Hagen H., Prodomus novse
inscriptionum latinarum helv. sylloges, titulos Arenti-
censes et vicinos continens. Bern,' 1878. (Nouveau recueil
d'inscriptions.) — Rurckhardt, Th., Helvelien unter den
Hörnern, dans le Neujahrsblatt de Räle, 1867. — Daguet,
A., Aventicum, ses ruines el son histoire. Neuchätel, IS80,
in-8°. [Musee neuchdtelois, 1880.) Populaire. — Doblhoff,
Auf dem Trümmerfelde Aventicums, Vienne 1883. —
Mayor, J., Aventicensia (en cours de publication). Ge-
neve, 1899. Compte rendu des fouilles de la porte de l'Est,
etc. [ßmile Dunant.]
AVK
AVK
113
avenex (C. Vaud, I». Nyon). Voir Signy-Avenex.
AVENEYRE (CHALET, COL et POINTE D') (C.
Vaud, I). Aigle, Com. Villeneuve). Sur le versant N.-O. du
vallon du Petit Hongrin, non loin de son point dejonction
avec le vallon de l'Eau Froide, sur Roche. La forel qui do-
mine le grand chalel d'Aveneyre porte aussi le meme
Les chalets des Cases (1758 in.) et du Pre (1897 m.) fonl
partie des pälurages d'Aveneyre. Ceux-ci sonl relies ä Vil-
leneuve par le Pertuis ou col d'Avoneyre ( 1940 in.). Ce col
s'oin ii' entre la Pointe ä l'Aiguille ( 1836 in., voir ce noiri)
au S. et la Pointe d'Aveneyre (2030 m.) au N.; cette der-
niere sommits 5 , facile ä gravir en 4 heures de Villeneuve
par la vallee de la Tiniere et le sentier iln Pertuis d'Ave-
aeyre, offre une vue magnilique, analogue ä Celle des ro-
AVERS (C. Grisons, I). Hinterrhein, Cercle d'Avers).
Com. comprenant dix harneaux disperses dans le val d'A-
vers el iloni le chef-lieu est Cresta, avi'c 9 mais., 26 h.
(1949 m.). Pürt, Am Bach, Juppa, .Inf, Podestats hauset
Platten sunt dans la vallee haute, alors quo Crot, Madris el
Campsut sunt dans la vallee hasse, a 230 in. au-dessous. La
population totale de la commune est de 204 personnes de
tangue allemande etile religion protestante. 49 mais. Döpol
istes ä Avers-Cresta et voiture postale de ce hameau ä
Aiuleer. I hötel. C.'esL dans la commune d'Avers que se
trouve Juf 22 h., 2133 in., le hameau habite toute l'annee
le plus eleve de toute la chaine des Alpes.
AVERSER RHEIN (C. Grisons, Ü. Hinterrhein). Riv.
de 20 km. de long dont le bassin mesure 261 km 2 (210km 2
sur territoiro suisse et 51 km" 2 sur territoire italien) et
qui arrose le Val d'Avers. Ce bassin s'etend entre le val
liregaglia an S., le bassin de la Julia ä l'E., le val Giacomo
ii l'O. et la vallee du Hhin Posterieur au N.-O. et au N.
L'Averser Rhein prend sa source au pied du Pizzo Piott,
3040 in., coule sous le noiri de Jufer Rhein jusqu'ä Bregalga,
1965 in., oü il reeoit de gauche le torrent descendant du val
de iv noiii. Encaissee au-dessous de Cresta, entre de haules
parois rocheuses, la vallee s'elargit brusquement aCrotoü
vient aboutir le val Madris, puis, ä 4 km. plus bas, nouveau
retrecissement ä la frontiere italienne du val Lei ou coule
le Reno di Lei ou Leibach. A Canicül s'ouvre le val d'Emet,
puis la vallee se retrecit graduellement jusqu'au confluent
de l'A verser Rhein avec le Rhin Posterieur, ä 2 km. au S.
d'Andeer. Affluents de gauche: la Rregalga ou Sassello,
le Madriser Rhein, le Leibach et l'Emet. De droite, quel-
ques ruisseaux, entre autres : le Mahleckbach, le Starlera,
l'Ava da Mulin et l'Aula Granda, 6ponts coupent le lit de
l'Averser Rhein.
AVERS (VALLEE D') (C. Grisons, D. Hinterrhein,
Cercle Avers). Petite vallee alpine prenant son origine sur
le versant N. de la chaine qui forme la liinite septentrionale
de la vallee de Bregaglia et courant dans la direction
N.-O., jusqu'ä sa jonetion avec celle du Rhin Posterieur, un
peu en amont d'Andeer (route du Spingen). Elle est arro-
see par le Rhin d'Avers, riviere formee de la reunion de
plusieurs torrents de montagne. La vallee est aujourd'hui
iraversee par une route de voitures, construite de 1889 a
1895, qui se detache de celle de Sphigen, pres des ruines
de la Bärenburg (2 km. en amont d'Andeer), et remonte la
vallee pendant 19 km., jusqu'au chef-lieu Cresta (21 km.
d'Andeer). Cette route, d'une construetion tres difficile, a
coüte plus de 400000 fr., depense qui a ete payee par le
canton des Grisons ; on a l'intention de la continuer jusqu'ä
Juf (2133 in.), ä 6 km. environ au S.-E. et dernier hameau
de la vallee. La population d'Avers est de 221 h., tous
proteslants.
Quoique cette vallee forme une unite physique et geo-
graphique, eile a toujours ete et est encore aujourd'hui di-
risee en deux parties au point de vue politique, historique
et linguistique. Le noni d'Avers est limite ä la partie supe-
rieure de la vallee; la partie inferieure porte le nom de
vallee de Ferrera. La limite entre Avers et Ferrera se
trouve dans une gorge profonde, ä l'endroit meine oü les
torrenls venant, ä" droite, du val Starlera et, ä gauche, du val
di Lei se jettent dans le Rhin d'Avers; dans cette gorge se
trouve le pont formant frontiere entre la Suisse et Vlta-
lie, le val di Lei apparlenant ä l'Italie, quoiqu'il soit situe
sur le versant N. de la chaine des Alpes et soit arrose par
un ruisseau appele Reno di Lei. L'Avers se compose de
deux parties: une petite plaine gazonnee, en aval, oü s'e-
levent les harneaux de Camj>su1 el de Crol ; vis-a-vis de ci
dernier, la vallee de Madris rejoint, ä gauche, la vallöe
Carte de la vallee d'Avers.
principale) ; en amont une gorge etroite. Le chef-lieu,
Cresta, bäti sur les pentes gazonnees au N. de cette gorge,
est domine, au N., par les süperbes preeipices calcai'res'du
Weissberg (3044 m.), et, au N.-E., par le sominet le plus
eleve de la contree, le Piz Platta (3386 m.). Les passages
faciles de la Forcellina (2673 in.), sentier ä inulets, et du
Stallerberg (2584 m.), sentier de pietons, conduisent, le pie-
mier,auvieii\ passage du Septimer, le second,ä Rivio-Stalla
sur la route du Julier; Molins, un peu plus en aval sur
cette route, n'est accessible de l'Avers que par d'äpres
passages que les alpinistes seuls traversent. Par contre,
plusieurs passages faciles (Passo della Duana, 2708 m. ; di
Marcio, 2741 m.), au fond des vallees de Madris et de Rre-
galga, menent soit direclement ä Chiavenna, soit dans di-
verses localites du val Bregaglia. Dans l'Avers, le ble ne
croit plus, les pommes de terre sont rares et le lin n'est
plus eultive. Les forets aussi sont clairsemees, surtout dans
la partie superieure, et les habitants, ainsi que dans d'au-
tres regions sauvages des Alpes, doivent employer, comme
combustible, presque exclusivement le furnier de leurs bes-
tiaux qu'ils dessechent en l'exposant ä l'air; l'eleve des
chevaux n'existe plus. On remarque, dans la vallee, l'eglise
paroissiale, dediee ä saint Theodule, pittoresqueinent ba-
ue a une altitude de 1949 m., la plus elevee de la Suisse.
celle du Grand Saint-Bernard exeeptee, surun mamelonun
peu en amont de Cresta, et une vieille maison construite
par la famille Slrub, le Podestalhaus, portant sur sa l'aeade
la date 1664 et l'inscription laline: ll,,siih„s imuiis uivat
Strubea propago; agereetpali fortia Strubeum es/. L'A-
vers est une des plus remarquables vallees au point de vue
botanique, tant pour la richesse des prairies que pour l'a-
bondance des plantes rares qui s'y rencontrent. I'armi les
plus interessantes nous pouvons citer : Carex mia'oglochin,
Carex bicolor, Triglochin palustre, Woodsia hyperborea,
Scslerid ilish, /,<i. le rarissime fb-iirtii/ync euriiitltioca, le
delicat Lhniea borealis, le Pi/rohi imi/lora, etc. La val-
lee d'Avers est nommee, pour la premiere fois, dans
DICT. GEOG. — 8
114
AVI
AXK
une charte de L354: eile faisail alora partie des terres de
l'eveque de Coire, de sorte qu'elle appartintä la Liguede la
Maison de Dien des son origine [la vallee de Ferrera fit
partie de la Ligue Superieure ou Ligue Grise). L'Avers l'ut
administre* par les seigneurs de Manuels (entre Molins et
Bivio-Stalla) pour le compte de l'eveque. Peja en 1396, la
commune avait un sceau et un maire. En 1407, eile fit un
traue avec ses voisins du Rheinwald, et, en 1425, avec la
Ligue Superieure; mais ce ne l'ut qü'en 1526. lors de l'abo-
lition du pouvoir tempore! des eveques par les articles d I-
lanz, que la commune devint independante. Par une cu-
rieuse bizarrerie politique, eile forma un bailliage de la
Ligue de la Maison de Dieu conjointement avec la commune
voisinede Stalla etla commune tres öloignee dans La Basse-
Engadine de Remäs: ces trois communes reunies avaienl
une voix a la Biete de leur Ligue; Avers en avait le 1/7,
Stalla les 2/7 et RemÜS les i 7. Auiourd'hui, eile forme
un cercle independant; la vallee de Fei
est englobee dans celui du Rh
•rrera, au conlraire,
iwald. Une autre parti-
cularite distingue ces deu\ moities d'une meine vallee
geographique : l' Avers parle l'allemand et Ferrera le ro-
manche. Ledialecte allemand se rapproche de celui qu'on
parle dans le Rheinwald, ee qui permet de croire que
l'Avers fut colonisee par des Valaisans venus du Rlu-in-
wald. Mais les noms romanches, par exemple Cresta,
Campsut, Juf, qui persistent encore, montrent que des Ro-
manches peuplerent cette vallee avant la colonisation
allemande. La date de la colonisation valaisanne de l'A-
vers ne peut etre precisee, mais celle du Rheinwald eut
Heu certainement au XIII» siecle. A consulter sur cette
vallee si curieuse, les descriptions donnees en 1572 par
Campell, en 1617 par Sprecher, et en 1742 par Sererhard,
le resume historique par P. C. de Planta (Die churrätis-
chen Herrschaften in der Feudalzeit. Beine, 1881), le
compte-rendu de ses inslitutions donne par L.-R. de Sa-
lis (Rechtsquellen d. Cant. Graubünden, Bäle 1887), et
divers articles excellents dans les tomes 15, 19, 20 (flore),
30 et 34 de ['Annuaire du Club alpin suisse.
AVINO (PIZZO D') (C. Valais, D. Brigue). Le nom
d'Avino provient du )ac de ce nom sur le versant italien du
Monte Leone. On l'a donne ä un pic (2877 m.) et ä un pas-
sage (Passo Fne) se trouvant Tun et l'autre sur la crete li-
mitrophe, un peu au S. du Monte Leone.
AVIOLATS (LES)(C. Vaud, D. Aigle, Com, Ormont-
dessus). 1100 m. Hameau aux maisons disseminees le long
du sentier de la Forclaz ä Vers l'Eglise, ä 1 km. ü. de ce
village et sur la rive gauche de la Grande Eau. 10 cha-
lets habites temporairement.
AVOLIONS (COL DES) (C. Valais, D. Entremont).
2647 m. Passage de montagne s'ouvrant au S. du Bec de
Serey et ä travers la chaine des Avolions. II mene de la
Combe de Serey, vallee laterale du val de Bagnes, au pla-
teau inferieur du glacier de Corbassiere.
AVRIL (C. Geneve, Bive droite). Petit ruisseau de 5,5
km. de parcours; il prend sa source dans les marais
situes au N. et non loin du village de Meyrin (420 m.)
et se jette dans le Rhone ä Peney-dessous, ä la cote de
360 in.
AVRIL (MONT) (C. Valais, I). Entremont). Somrnet
de 3341 m. qui s'elevesur la crete limitrophe entre la Suisse
et lltalie, dans la partie superieure de la vallee de Bagnes,
dominant au S.-E. le glacier du Mont-Durand, et situe un
peu au N.-O. du col de Fenetre qui separe le val de Bagnes
de la Valpelline. II est tres accessible sur tous les versants
et comme c'est un belvedere süperbe, il est souvent visite
de la cabane du Club alpin suisse ä Chanrion.
AVRONA (C. Grisons, D. Inn, Com. Tarasp). 1460 m.
Fennes et restaurant sur la pente N. du Pizzo Lavetscha
dans la Basse-Engadine, a 1,5 km. S.-O. de Schills et ä
700 m. S. de Vulpera. But de promenade.
AVROSSO (C. Tessin, D. Blenio, Com. Corzoneso).
1328 m. Groupe de chalets sur les pentes du Poncione
Sobrio (2176 m.) dominant toute la vallee de Blenio.
AVRY DEVANT PONT (Avry von Pont) (C. Fri-
bourg, I). Gruyere). 790 m. Com. et vge pres de la route de
Bulle ä Fribourg, sur la rive gauche de la Sarine, a 9 km.
N. de la Station de Bulle, ligne Bulle-Bomont. Depot des
postes. Telegraphe, telephone. Voiture postale Fribourg-
Rulle, par Farvagny. La commune compte, avec les harn,
de Charrnont, Plan et Sus Pin, 81 mais., 469 h. ; le vge, 7
mais., 26 h. Agriculture, eleve du betail, deux laiteries
(100000kg. de laitparan). Eglise construite en 18:«. Caisse
d'epargne de la paroisse Pont de Thusy ; c'est en aval du
pont qui franchit la Sarine a 2 km. E. d'Avry devant Pont
qu'est construit le barrage destinö a amener les eaux de
la Sarine, par un tunnel de 8,9 km., ä l'etablissement de
l'orce electrique d'Hauterive. Importantes carrieres, on, en
1798, des soldats fribourgeois et vaudois etablirent leur
campement. L'endroit prit le nom de Poste invincible.
Remarquable par sa magnilique posilion ä l'enlree de la
(Innere, sur une elevation dominee par le Gibloux. Vue
etendue. Le spectateur ne compte pas moins de quatorze
clochers sur toul le bassin de la Sarine jusqu'au pied du
Moleson. La seigneurie d'Avry appartenait au XV" siele ä
la famille de Meuttron puis aux Villarzel.
AVRY SUR MATRAN (C. Fribourg, I). Sarine).
683 m. Com. et vge ;\6 km. ü. de Fribourg, a 1,5 km.
N.-E. de la Station de Pose, ligne Fribourg-Lausanne, et a 2
km. ü. de la rive gauche de la Clane et du vge de Malran.
Depot des postes. La com. compte, avec les ham. les Ayues,
le Covy et Rose, 60 mais., 362 h. catholiques; le vge, 15
mais., 97 h. Agriculture et eleve du betail, une laiterie
( ISOOOOkg. de lait annuelleinent). Distillerie ä Rose; tour-
biere. On y a trouve des antiquites romaines.
AVUDRENS (C Fribourg, D. Sarine, Com. Cormin-
bceuf). 657 m. Groupe de maisons entre Givisiez et Corinin-
bceuf, ä 1,5 km. S.-O. de la Station de Belfaux (ligne Fri-
bourg-Yverdon) et a 6 km. O. de Fribourg. 5 mais., 25 h.
AVULLY (C. Geneve, Rive gauche). 428 m. Com. et
vge sur un coteau dominant le Rhone, sur la route de Chancy
ä La Plaine. A 1,5 km. de la Station de La Plaine, ligne
Geneve-Bellegarde, et a la meme distance ä peu pres de la
Station d'Eaumorte (eh. de fer ä voie etroite Geneve-Cbancy).
La commune, avec le hameau d'Epeisses, compte 89
mais., 439 h., le village 74 mais., 385 h. dont le 57 % esl
Protestant. Eglise paroissiale. Depot des postes, telegraphe,
telephone. Vignes, cereales, plantes fourrageres. Un pont
traverse le Rhone non loin de cet endroit.
AVUSY (C. Geneve, Rive gauche). 420 m. Com. et vge
ä 2 km. E. du Rhone et ä 500 m. de la frontiere francaise,
dans l'angle S.-O. du canton de Geneve. La commune
compte, avec les villages d'Athenaz et de Sezegnins, 114
mais. et 474 h. dont 64 proteslants, le village, 35 mais.,
133 h. Arret du eh. de fer ä voie etroite Geneve-Chancy.
Vignes, cereales, plantes fourrageres.
AXALP (C. Berne, I). Interlaken). 1791 m. Alpage au
S.-E. du Giessbach. Celle alpe est separee par la chaine
de l'Axalpburg (2245 m.) et de l'Axalphorn (2327 m.) du
Schwarzhorn qui domine la vallee de Grindelwald. II s'y
trouve deux pensions ä 1500 m. assez frequentees pendant
Pete.
AX ALPBURG (C. Berne, D. Interlaken). 2245 m. Som-
rnet ä 6 km. S. de ßrienz, au N.-O. du Schwarzhorn
(2930 in.). II domine, ä l'E., le Giessbach, le sentier qui va
du Giessbach a l'Oberberg, et les chalets de Lütschenthal.
AXALPHORN (C. Berne, I). Interlaken). 2327 in. Som-
rnet au N.-E. du precedent, faisant partie de la meme crete
rocheuse. II domine avec l'Axalpburg l'alpage de l'Axalp,
et les chalets de Krautmattli au N. et d'Oberfeld,ä l'E.
AXENBERG (C. Uri). 1022 m. Celebre montagne ou
plutöt paroi de rochers s'elevant perpendiculaireiueiit ilu
lacdes Ouatre-Cantons et presentant beaueoup d'interet au
point de vue geologique. Ony suil les lignes de la stratili-
cation comme sur les planches dun ouvrage de geologie.
L'Axenberg est couvert de nombreux chalets domines par
le Bophaien (2082 m.) d'oü l'on jouit d'une vue splendide.
En automne 1799, le general Lecourbe, poursuivi par Sou-
varof, traversa avec ses troupes, la nuit, ä la lueiir des
torches, le dangereux sentier de Flüelen ä Brunnen.
AXENFELS (C. Schwyz, D. Schwyz, Com. Morschach).
640 in. 3 mais. etgrand hötel dominant le lac des Quatre-
Cantons, a 3 km. S. de Brunnen, Station de la lii;ni' du
Gothard. Telegraphe, telephone. Ne sont habites qu'en ete.
AXENFLUH (C. Uri). Paroi de rocher de l'Axenberg,
a l'O. du somrnet de celui-ci, au bord du lac des Ouatre-
Cantons. C'est dans cette paroi que l'on a creuse deux
tunnels, Tun pour la ligne du Gothard, l'autre pour
l'Axenstrasse.
AXENSTEIN (C. Schwyz, D. Schwyz, Com. Mor-
schach). 720 m. Grand hötel a quelquescentainesde metres
AXE
AVK
115
tiques.
AXENSTRASSE (C
res de Flüelen a Brun
nombreux bloci
Schwyz), Route i
)rd du lac dea Qu;
IIV<|I
de reela charmes au i<>nii^t<- , eile ea
pendanl la belle saison.
AYENT (C. Valais. D. Hörens). 1036m. Com. et groupe
dechalets avecchapelle sur les pentee dea contreforts S. du
Wildhorn, ä i km. \. du Rhone el ä '•
km. N.-E. de Sion, Bur le chemin du <-ol
de Rawil. La co ine ■• c pose dea vil-
lages de Blignoux, Botire, Fortuno, Luc,
Les Places, Saint- R .hm et Saxonna ei
compte 164 maiaons, 1450 h. catholiques.
' pol des postes. Döcouvertea .1 objeta en
AYER, AYERS, AYERNE OU AL-
lier, allieres, dösignenl lea localitös
im abondenl les sorbiers ou les alisiers. ('.es
mots proviennenl du vieux francais Ayer ou
Allier : sorbier, ;> lisici-.
ayer (('.. Valais. D Hörens. Com. Hö-
re nee). 1339 m. Petil hameau agröable-
menl situö ;'i I km. S. du grand village
d'Hörömence, <> maisons, :r> habitants. Ce
lameau, imporlant jadis, a öte en partie
incendiä en 1858, il ne se releve que len-
tement de ses ruines. On remarque un
vieux bätiment en möleze, datanl du XV
siecle. Eleve du bötail el eulture des cö-
röales,
ayer (C. Valais, I». Sierre). 1484 m.
Com. et vge dans le val d'Anniviers, sur
a rivo droite de la Navizence, ä 15 Um. S.
de la Station de Sierre, li^n.- du Simplon ;
bäti en amphithöätre au bas d'une magni-
"que foröl el au centre de fertiles prairies.
Omtonv Elle a 12 km. de longueur, sa plus forte pente esl
V'„. Bon parcours horizontal .V> km., le parcours descen-
danl 3,5km. (de 2,3 ä 2,9%), le parcours ascendanl 3,2km.
Hie I.T.i '("„); sein lahlier a •"> metres de largeur. Dejä ei)
ÜB7, les cantons du Tessin, d'Uri, de Schwyz, de Zoug el
de Zürich tinrent des Conferences pour laconstruetion d'une
mite de Zürich au canton d'Uri, mais les delibörations
n'aboutirent ä rien. En 1857, Schwyz souleva de nouveau la
BoeBtionjcettefois les negociations reussirent. Laconstruc-
liiin de l'Axenstrasse, commencee ™ 18ü3, ful lerminee en
18(i'i. La meme annee eut lieu la collaudation des can-
tons ct. cn IS(i."), celle de la Conl'edoralion. La part d'Uri
flaitde6812 m., celle de Schuy/. de ."»(CT in. Dans le can-
ton d'Uri, la construetien etait dirigee
par une commission cantonale, dans celui
de Schwyz par l'ingenieur Crivelli, de
Bellinzone. Les frais s'eleverent ä 1 mil-
lion de francs, dont la Confederation
paya 66%. I>e Flüelen, la route conduit,
par une pente douce, ä l'Axenberg, au-
dessus An sauvage Gruonbach et, en un
- i.i ml demi-cercle, sur le haut du gigan-
tesque Axenberg, qui se dresse Pierement
au-dessus du lac. Hans le tunnel de l'A-
Telephone. La commu :ompt<
villages de Mission el de Vissoye, 138 mais.,
tholiques, le village 55 mais., 300 h. Cullure d<
eleve du hi'tail. Fromage. Mims de nickel, tl
de cuivre.
AYERNE (PETIT ET GRAND) (C. Va
gle, Com. Villeneuve et Roche). 1441-1640 n
situö sur un plateau oü prennent naissance
l'roii
torrenl
arrose ta vallee de ce nom et le Petit
Hongrin, affluenl de gauche de l'llongrin, al'lluenl lui-
meme de la Sarine. II est domine. au S.-E., par les Tours
d'AI, au N.-O. par le signal de Malatrait. Le chalet du
Grand Ayerne est reliö ä Yvorne et a Roche par la route
des Agittes a une heure des Agittes, trois heures de Cor-
\en (ItiO m.) se Irouve une galerie tres
connue d'oü l'on jouit d'une vue splen-
ilide; apres quelques detours, au pied de
rochers dechires, la route atleint les Tel-
lengüler (hötel a I km. de la chapelle de
Cell). L)e la ä Sisikon, -2 km., la contree
est grandiose; la route passe trois tun-
nels (104, 50 el 24 m.) et, au sortir du
Felsenthor, le touriste est surpris par le
charmant speetacle de la jolie vallee
Iarrosee par le Dorfbach. La roule des-
cend ensuite lout au hord du lac et
lui-ci pendanl 2 km. Elle monte
de nouveau a Ort, ou eile esl, comme a
Sisikon, traversee par la ligne du Go-
thard. La strueture des rochers est tres
compliance ; il y a, le long de l'A\rnslr:
plissements c|ui sc continuent de
lac. La vue seiend, de la, sur Brunnen, le Hi^hi. le l'i-
late, etc. De Sisikon ä Brunnen, de nouveau trois tunnels
dont le plus long a 130 in. (Schiefernegg). Cette route,
construite au milieu des regions les plus sauvages, presento
du
beyrier. On peut aussi, de la, gagner Boche par le pitto-
resque sentier du Pontd'Egraz en deux heures et demie,
ou descendre sur Montbovon par l'Hongrin, en trois heu-
res environ. L'Etat de Vaud a fail construire au Grand
Ayerne un cnalel modele.
AYERNE (D'EN HAUT ET D'EN BAS) (C. \ mil.
116
AYE
BAA
D. Aigle. Com. Ormont-dessus). 1586 in. Chalets sur la
rive {jauche du torrent il'lsenau, dans im vallon qui s'ou-
vre entre les contreforts S.-O. de la Palette d'Isenau et le
groupe de la Cape de Kloine, a 1 h. 15 N.-E. de Vers
PF.glise; on rencontre d'abord, sur ce chemin, les quel-
ques chalets d'Ayerne d'Kn Bas qui sont sur la rive
droite (1558 m ). Champs de rhododendrons d'une llorai-
son precoce. l'n des chalets est habite tout 1'hiver. Ce
vallon est exposö aus avalanches d'hiver. Un sentier di-
pect relie ce hameau au Plan des [sles,
AYERNE (C. Valais, 1). Monthey, Com. Champery).
1966 m. Truis chalets sur un päturage.a une heure etquart
S.-O. de Champery, domines par les Rors d'Ayerne, ou de
Culet, paroi de rocher tres abrupte au pied delaquellejail-
lil une source sull'ureuse ; päturage des Culets. Kleve du
lietail. beurre et fromage.
AZANO (C.Tessin.D. Blenio, Com. Malvaglia). 1170 m.
Chalets du valMalvaglia, sur les pentes de la Cimadi Bianca
Bella (2670 m.), ä 8 km. E deDongio, dans le val Blenio et
ä 12 km. N.-E. de la Station de Biasca, ligne du Gothard.
80 h. catholiques.
AZENHOLZ (OBER, UNTER) (C. Saint-Gall, D. Ta-
blat. Com. Haggenswil. 527 et 556 m. Ilameau sur la route
de Lömmiswil' a Mühlen), a la frontiere thurgovienne et ä
6 km. de la Station d'Amriswil, ligne Romanshorn-Sulgen.
13 mais., 40 h. catholiques.
AZENWILEN (C. Thurgovie, D. Münchwilen, Com.
Affeltrangen). 539 m. Groupe de maisons ä 500 m. N.
de Buch, a 6 km. S.-O. de la Station de Weinfelden, ligne
Winterthour-Romanshorn, et a 3 km. S. d'Amlikon. 40 h.
AZERIN (C.Valais,D.Conthey, Com. Chamoson). 995m.
Chalets au pied de la Tete Versau, a 2.5 km. N. deChaino-
son et a 6 km. N. de la Station de Biddes (ligne du Sim-
plon). 40 h. catholiques.
AZET (COL DE l_') (C. Valais, D. Entremont). SynJ
nyme du COL DE l'Ane. (Voir ce noui.) Azet provient du
vieux francais et du provencal aze (äne).
AZET (POINTE DE l_') (C. Valais, 1). Kntremonl).
Nom donne" quelquefois au pic appelö, dans l'Atlas Sieg
fried, le Grand Läget (3135 m.), sur- la crete N.-O. du Petit
Combin, entre les vallees de Bagnes vi d'Entremont. II se
dresse un peu au N.-O. du col de I Ane.
AZMOOS (C. Saint-Gall, I). Werdenberg, Com. War-
tau). 487 m. Grand village de la vallee du Rhin, a I km. de
la rive gauche de celui-ci et a 5 km. N. de Sargans. A 1 km.
N. de la Station Trübbach (ligne Coire-Rorschach). 142
mais., 1008 h. protestanls. I ><■[•. .1 des pustrs, Icli'graphc.
Azmoos est domine par PAlvier (2338 in.) donl on l'ail
Pascension en quatre neures et demie. Vis-a-vis, de Pautre
cöte du Rhin (Principaute de Liechtenstein), on remarque
les ruines considerables du G-utlenberg. Agriculture etar-
bres fruitiers. Broderies, tissage du coton. Commerce de
bois.
AZOT (C. Vaud, D. Vevey, Com. Chfitelard). 1068 in.
4 chalets a proximite de la route Montreux -Les Avants-
Azol, relies a eelle-ei par un hon chemin sur la pente S.
du Mont-Cubly (1162 in.) et domines par les ruines de
Saleusex. Ces chalets ne sont habites qu'ä certaines
epoques. Reservoir d'arrivee des eaux du Pays d'En- 1
haut.
BAA
BAAR (C. Valais, D. Conthey, Com. Nendaz). 736 m. Ha-
meau sur le sentier d'Aproz ä Salins, ä 1 km.S. du Rhone,
ä 4 km. S.-O. de la Station de Sion, ligne du Simplon. 14
mais., 141 h. catholiques. Agriculture.
BAAR (C. Zoug). 443 m. Com. et vge ä 3 km.
N. de Zoug, sur un plateau fertile et plante
d'arbres fruitiers (Baarerboden), sur la
pente O. du Baarburg et limite au N. par
les pentes douces du Frühberg couver-
tes de belies prairies et de vignes. Sta-
tion de la ligne Zurich-Zoug-Gothard.
Bureau des postes, telegraphe, telephone.
Voiture postale jusqu'ä Neuheim et Menzingen. La
commune compte, avec les villages de Blickens-
dorf, Deinikon, Grüt et Inwil, 453' mais. et 4075 h.
catholiques, le village 381 mais., 3110 h. Agriculture,
eleve du betail. Une fabrique de papier, de bobines,
une brasserie, un grand moulin. Une grande fabrique
de tissage et filature de coton comptant 60 000 bro-
ches et occupant 600 ouvriers, une tuilerie, scie-
ries et ateliers mecaniques. Industries diverses. An-
cienne eglise nouvellement restauree, consacree a
Peveque Saint-Martin, avec une vieille tour du IX""'
siecle et six autels. A cöte, Possuaire, decore de belles
peintures murales. La nouvelle eglise protestante se
trouve ä Pextremite E. du village. On remarque la
eure, la maison de ville, un hüpital, un orphelinat,
une ecole secondaire, un progymnase. Caisses d'as-
surances en cas de maladie, societes de secours pour
les femines d'ouvriers, etc. A PE. du village, on ren-
contre les chapelles de Schutzengel et d'Heiligkreuz,
la premiere datant de 1666, la seconde de 1750. A 4 km.
N.-E., dans PHölle, ä la sortie du sauvage Barzentobel, on
trouve une grande carriere de tuf, exploitee depuis trois
siecles. On voit egalement deux grottes de glacier des plus
interessantes et tres visitees par les etrangers. Baar est la pa-
BAA
trie"duT landaman 'Jac. Andermatt jl (1602-1680), chef de la
celebre famille des Andermatt, ä laquelle se rattachait le ge-
neral Jos. Andermatt (1740-1817). Les landamans Müller,
conseiller national (1821-1889) et Dossenbach, depute aux
Etats (1824-1883) ainsi que l'ecrivain Michael Dossenbach
(f 1883) etaient egalement originaires de Baar.
BAAR (PLAN) (C. Valais, D. Conthey, Com. Nendaz). ;
720 m. 4 mais. ä 1 km. S.-O. de Baar, sur le sentier de
BAA
BAC
117
ä Brignoi
gorge de la Prinze, dans
■spL.iir de l'anthracite accom
'i mais., '■'<:> h. catholiques. ki
Grotte de Baar (Tropf st eingrotte).
ignes de Menzingen, ä 5 km. N.-E. de Zoug, formce
de Deckenschotter (graviors de la prciniere glariation) <|iii
pepose sur la mollasse el qui esl couverte de forets. Le
aommet est un plateau d'ou l'on jouil d'une vue splendide
sur le \ i 1 1 ;i i4< ■ de Baar, ä 2 km. <>., et sur ses environs
fertiles. Un chäteau, dont autrefois oti voyait encore les
traces. aurait domine toute la vallee. Le « Herdmandliloch »,
.i 1 1 1 1 1 1 < - 1 se rattachent pliisieurs legendes el que l'on Imme
sur la pente S. du Baarburg, estmaintenant comble; seule
l'cnlroe laisse voir encore des dessins nombreux el inte-
ressante graves dans le rocher probablement par les Bo-
hemiens qui trouvaient la un'asile sur. Plus au S. on re-
in, irque le Bruderhaus, ancien couvent de beguines. C'est
sur la pente N.-E. du Baarburg qu'existaient les bains,
iadis lies reputes, de Walterswil. On a decouvert sur le
Hügelrüti quelques monnaies romaines.
BACH. N'oin frequemment employe dans les cantons
allemands ])i>ur designer une ferine au bord d'un ruisseau.
BACH (C. Berne, I). Interlaken, Com. Grindelwald).
1050 in. Fraction de la commune de Grindelwald se compo-
>;nit de Duftbach, Moosgaden el Spielstatt, et ciü se trouve
lagare de Grindelwald et 1'eglise. Bureau des pusti--. lele-
jjraphe, telephone dans l'hötel Oberland. 120 mais., 857 h.
protestants. Industrie des etrangers. 11 hötels; eglises an-
glaise et allemande. Voir Grindelwald.
BACH (C. Berne, D. Thoune, Com. Fahrni et Unterlan-
genegg). 837 m. Petit hameau a 500 m. E. de Fahrni, ä la
iiifurcation des routes Steffisburg-Heimenschwand et Stef-
lisl.uig-Schwarzenegg, et ä 6 km. N.-E. de la Station de
Steffisburg, ligne Berne-lnterlaken. Depot des postes. 9
mais., 61 h. protestants, dont 46 dans la commune de
Fahrni et 15 dans celle d'Unterlangenegg. Agriculture.
BACH (C. Grisons, 1). Heinzenberg, Cercleel Com. Sa-
uen), 1615 m. Maisons dispersees sur la route de Salien
Platz-Safien Thal, ä 1 km. N. de Thal, sur la pente E. du
Thälihorn, ä 15 km. S.-O. de la Station de Thusis, ligne
Cowe-Thusis. II mais., 47 h. protestants. Eleve du be-
tau.
BACH (C. Valais, D. Brigue, Com. Ried). 840 m. Ha-
meau a 800 m. N.-O. de Ried et ä 2 km. E. de la Station
le Brigue, ligne Brigue-Lausanne et du Rhone. Sur la
ronle du Simplen. 15 mais., 80 h. catholiques. Alpages et
prairies. Carnere d'ardoises.
BACH (AM) (C. Appenzell Rh. -Ext. , 1). .Mittelland, Com.
Trogen). 816 m. Hameau ä 2 km. E. de Trogen, sur le
(ioldach et sur l'ancienne route de Trogen-Wald-Altstätten.
■Vi h. protestants, 12 mais. dont une fabrique de fil, une
i une maison d'ecole. Broderie.
BACH (AM) (C. Berne, D. Interlaken, Com. Grindel-
wald). 2400 m. Alpage et petit lac, le Bachsee (2264 in.) ä
l'K. du Röthihorn (2750 m.), ä 7 km. N. de Grindelwald,
sur le chemin de Grindelwald au Faulhorn, avec quelques
chalets el un hölel. Lail el fromage.
bach (am)«:. Zürich, I». Hinwil, Gem. Wald). 630 m.
5 mais. sur la route de Wald ä Goldingen, ä 1,5 km. S.-E.
de la Station de Wald, ligne Rüti-Winterthour. 34 h. pro-
testants.
BACH (AM) (C. Zürich, li. el Com. Zürich, Arr. II).
'i l(( m. Groupe de maisons faisanl partie de I ancien village
de Wollishoren, au bord du lac de Zürich el ä l'embou-
chure du Dorfbach. Zurich-Wollishofen esl une s t ation de
la ligne Zurich-WädenBwil. I'i mais., 97 h. protestants.
bach (unter) (C Berne, I». Oberhasli, Com.
Meiringen). 578 m. Hameau aux maisons disseminöes, sur
la rive gauche de l'Aar, ä 6 km. E. de Meningen, sur la
route de Meiringen ä Brienz el ä 3 km. S. de la Station de
Brienzwiler, ligne Brienz-Meiringen. .'{!) mais., 248 h. pro-
testants. Agriculture el 61eve du bötail.
bachalp (C. Valais, D. Loeche, Com. Eschmatt).
1934 m. Croupe de chalets ä 6 km. N.-E. de Loeche. sur
la pente 0. du Faldum Rothhorn (2839 m.), ä \ km. N.
il Erschmatt,localheä laquelle un sentier les relie.8chalets.
bachbach (C. Crisons, I). Hinterrhein, Cercle el
c Wers). l'eiii torrenl descendantdu Bandsee, au pied
du Piz Platta (3386 m.), dans le val d'Avers; il prena sa
source ä 2500 m. el sejette, apres im parcours de 2 km.,
dans ['Averserrhein, a la eote de 1050 m., pres des quelques
chalets d'Am Bach.
bachenbülach (C. Zürich, li. Biilach). 428 m.
c el vge ä 15 km. N. de Zürich, sur la route de Bülach
ä Kloien, ä 2 km. S. de la Station de Bülach, ligne Zurich-
leslanls'. Kl'rve du l.el'ail,' cill'tll're ( 'l" s'.V-r.-a'l.'s'ei'de'ia ''iin'e.
Dans le Höhragen, petite forel ä l'O. du village. on a trouvd
irois lumuliis de la periode de Hallstatt. Au XII siecle,
Bachenbülach ne comptail que quelques fermes portant le
nom de Bahchenbolacho. Depuisl849, Bachenbülach forma
une commune pol itique. Elle fil partie du hau) bailliagede
Bülach, auquel se rattachaient encore Biilach, Niederffachs
el Nussbaumen. Bachenbülach n'appartient a Zürich que
depuis 1409.
BACHGADEN (C. Zürich, D. Borgen, Com. Wädens-
uih. 570 m. 7 mais. sur la route deHorgenä Einsiedeln, ä
4 km. O. de la Station de Wädenswil, ligne Zurich-Richters-
wil. Telephone. 72 li. protestants. Agriculture.
BACHMÜHLE (C. Berne, D. Sef'tigen, Com. Obenniih-
leren). 780 m. (Quelques fermes dans la partie superieure
de la vallee du Scherlibach, a 1,5 km. S.-O. d'Obermühle-
ieii. ,i 'i km. E. d'Oberbalm et ä 9 km, O. de la Station de
Münsingen, ligne Berne-Thoune. 9 fermes, 45 h. Ancien
moulin et scieiie. Ce moulin appartenait ä la commanderie
de Koniz de l'ordre des Chevaliers teutoniques, dont les
couleurs sont encore peintes sur les contrevents.
BACHS (C. Zürich, I). Dielsdorf). 469 in. Com. et vge sur
la route de Steinmaur a Kaiserstuhl, ä 4 km.N. de Stein-
iiiaur, el ä 6 km. N. de la Station de Jlielsdorf, ligne Zu-
rich-Nieder Weningen. Depot des postes, telegraphe, tele-
phone. Avec le hameau de Thal, la com. comple 99 mais.,
588 h. protestants ; le vge 67 mais., 373 h. Le village com-
prend deux parties: Altbachs et Neubachs, le premier au
S., le second au N. du Fisibach. Agriculture, eleve du be-
tail. Un peu de vigne. Station de l'äge du fer pres de
Thalmühle. Bachs appartenait aux seigneurs de Regens-
berg lorsque, eil 1409, la villi» de Begenslierg passa avec
Bachs ä Zürich. En 1709, le village eut a soull'rir du pas-
sage des armees russe et francaise.
BACHSEITIDOSSEN (C. Nidwald). 1753 m. Petit
contrel'ort boise N.-O. du Schwalmis (2250 in.), a 4 km. S.
de Beckenried. 11 s'eleve au N. des quelques chalets de
Bachseiti.
BACHTEL (C. Zürich, D. et Com. Hinwil). 1149 m.
Sommet dominant Hinwil, Wald et Dornten, a 3 km. E. el
a 1 heure 30 de la Station de Hinwil, ligne Zurich-Hinwil.
Le Bachlei esl un des points les plus connus de l'Oberland
zurieois. La vue sur les Alpes, le plateau zurieois el les
lacs est splendide. Telephone. Auberge ouverte l'ete et bel-
vedere de 28 m. de haut Panorama du Club alpin suisse
de l'annee 1876 dessine par Frau/ Schmidt et un second de
1892-93 par Honegger et Imfeid.
BACHTELEN (C. Üale- Campagne, II. Waidenburg,
Com. Langenbrucli ). 804 m. Fermes ä l'O. de Langenbruck,
118
BAC
BAD
sin l.i route de cette localis ä Mümliswil, ä ."> km. S. de la
Station de Waidenburg, ligne Liestal-Waldenburg. Sejour
il ,ii' i'rcquente.
b achtelen (C. Soleure, I). Lebern, Com. Granges).
'i(il) in. Etablissement d'hydrothärapie au pied du Jura,dans
um' petile vallee idyllique, ä 2 km. N. de la Station de
Granges (ligne Soleure-Bienne). Service d'omnibus avec
la gare. Telephone.
b achteulen (C. Schwyz, li. March, Com. Wan-
gen). 535 m. Fennes dissöminees entre Wangen ei le lac
de Zürich, ;'i 2 km. N. de la Station de Siebnen, ligne Zu-
rich-Glaris. 12 mais., 68 h. catholiques. Agriculture.
BACHTHALDEN (C. Soleure, D. Soleure- Lebern,
Com. Granges). 'i07 m. Croupe de maisons sur la route de
Granges ä Vauffelin, ä 1,5 km. N.-< >. de la Station de Gran-
ges, ligne Bienne-Olten. 6 mais., !K) li. catholiques el
protestants. Agriculture.
bachtobel (C. Thurgovie, D. e1 C - Weinfelden).
480 in. Hameau ä 2 km. S.-K. de Märstetten, sur la pente S.
de l'Ottenberg, ä 1,5 km. N.-E. de la Station de Weinfelden,
ligne Sulgen-I'rauenl'eld. Telephone. 12 mais., Ii(i h. pro-
testantS. Vins reputes. Hroclerie ä la inachine. Bachtobel
possede un beau chäteau qui passa, au Will siecle,des
Ebinger de Streusslingen aux Kesselring, famille qui le
possede encore aujourd'hui.
BACHWIES (C. Schaflfhouse, I». Schieitheim). Ruis-
seau de 9 km. de parcours, affluent gauche de hi Wutach ;
il prend sa source au Hoher Händen et traverse les vil-
lages de Beggingen et de Schieilheim ou il fait inouvoir
cinq moulins el deux scieries.
BACHWIL (VORDER, MITTLER, HINTER el
OBER) (C.Lucerne.D.et Com. Entlebuch).725 m.ömais.
ä 1 km. S. de la Station d'Entlebuch, ligne Berne-Lucerne et
a 1,5 km. N.-E. de Hasli. 42 h. Eleve du betail. Agriculture.
BACONE (PIZ, GLACIER et FORCOLA) il,,\-
CUNG) (C. Grisons, D. Maloja). Le <Piz Bacone (3243 m.);
helle tour de rocher et de glace, s'eleve sur la longue eröte
aux nomhreux sommets qui sc dinge au N. depuis la Cirna
di Castello et qui separe les grands glaciers de Forno et
d'Alhigna. La premiere ascension en a etö faite en 1883
parTh, Curtins et Benins. II peut elre atteint sansgrande
dil'lieulte depuis la cahane de Forno du Club alpin suisse
en 3 heures. Ensuite de sa position et de son altitude, il
offre la meilleure vue d'ensemble sur le massif du val
Bregaglia et ses grands glaciers. Sur le llanc 0. de ce pic
se trouve le petit glacier Ires incline de Ilacone; le torrent
qui en sort descend la vallee du mSmenom et va se jeter
(laus l'Alhigna. Au S. du Piz Bacone, entre celui-ci el le
l'i/./.o Casnile, se trouve la Forcola del Bacone (3CK53 in.),
passage difficile et peu I'rcquente.
BAD. Nom d'une quantite" de maisons isolees, le plus
souvent d'anciens bains, ä proximite de localitcs auxquelles
elles se rattachent.
BADEN (DlSTRiCT du canton d'Argovie). Superlicie
15322 ha ; chef-lieudu district : Baden. 31 communis : Ba-
den, Bellikon, Bergdietikon, Birmenstorf, Büblikon. Dätt-
wil, Fnnetbaden, Fislisbach, Freienwil, Gebenstorf, Kempf-
hof, Killwangen Kanten, Mägenwil, Meilingen, Neuenhof,
Niederrohrdorf, Oherehrendingen, Oberrohrdorf, Ohersig-
gcnthal, CEtlikon,Remetswil, Spreitenbach, Stetten, Turgi,
Unterehrendingen, Untersiggenlhal, Wellingen. Wohlens-
wil, Würenlingen et Wiirenlos. Population en 1888: 23033
h., 2948 inais;, 4866 inenages ; 18049 cath., 4714 prot.
et 248 juifs. En 1900, 28086 h. La densite est donc de 150
h. par km" 2 . Ce district, divise en deux par la Liminal, est
limite au X. par le district de Zurzach ; ä l'O. par les dis-
tricts de Brugg et de Lenzbourg; au S. par le district de
Bremgarten ; ä l'E. par le canton de Zürich. II est travers^
par les prolongements S. du Jura dont les collines sont en
grande partie boisees, et dont les pentes sont couvertes de
champs, de prairies et de vignes. La population se voue ä
l'agriculture, ä la viticulture, au commerce et a l'industrie.
Le sol se divise comme suit:
Champs 4398,7 ha.
Prairies 4714,4 »
Vignes 525,0 »
Terres a litiere . . . . 111,5 »
Forets ....... 4436,1 »
()n exploite la pierre du .Iura pour la construetion ou '
pour la tabrication de la chaux, du eiment el du plätre. On '■
estime surtout la mollasse de Mägenwil. Baden possede d.-s
sources d'eaux minerales qui jaillissent sur les deux ri«
Total : 14185,7 ha.
Carte du district de Baden.
de la Liinmat et dans le lit meine du lleuve. Birmcnsloi I
a une source d'eaux salines ferrugineuses purgatives. la
cult.ure de la vigne est tres developpee et les vins des eggj
rons de Baden, surtout le Wettinger et le Goldwandler
sont Ires estimes. üutre l'agriculture et l'eleve du \\r\M
l'industrie laitierea quelque importance. Le district compl
huit fromageries.
Les recensements du betail onl donne les chiffres sui
vants :
1876 1886 1900
Betes ä cornes . . . 6375 7159 7348
Chevaux 414 291 484
Porcs 2333 2089 2817
Chevres 1697 2343 1726
Moutons 59 60 31
Ruches d'abeilles. . 1215 1463 1753
Cos dernieres annees. l'industrie a pris beaucÄ
d'extension. entre autres celle des machines electri
ques ä Baden ; la ülature et le tissage du colon ä Ba-
den, Wettingen et Turgi. Citons, en outre, la fabrica
tion d'objets en metal, des parquets, des chaussüffl
des galons, des broderies, des brosses, de la soie ar-
tilicielle; les filatures de soie et de laine, l'industrie dt
la chaux, du ciinent et du plätre, les tuileries, etc
Comme instilulions philanlhropiques, on peut menlion
ner l'institut des sourds-muets de Liebenfels pres de Ba-
den, la maison d'education «Maria Krönung», 1'höÄ
du district, les bains des pauvres, ä Baden. Gise tri t'" s
silifere, les « ßadenerschichten », attribuees au Kim«
ridgien (Malm).
Trois lignes de chemin de fer parcourent le dislriet, p
sont les lignes Aarau-Zurich, Turgi-Waldshut el Winter
thour-Wettingen-Baden-Suhr ; il est traverse par le:
routes cantonales suivantes: Baden-Zürich (deux routes)
BAI)
BAI)
119
Baden Mellingen, Br
Waldshut.
BADEN (C. ArgO\
districl du
Baden).«388 m.
ikiiii. \ ille au-
rc 100 parties d'eau contiennenl 'i,l de parties mi-
irales solides : sulfate de potasse 0,4373, sulfate de
ude 1,827, chlorure de sodium 0,3204, chlorure de
cienne el pittoresque, ä 20 km
N.-O. de Zürich, sur la riv
Situation, i
graphe, h
tale pour I.
la com. d Ennetbaden,
I donl les deux ticrs
gau-
dans imc jolie
■au des posles, lele - -
lone. Voiture pos-
iiau. La \ ille, avec
npte429mais . 1222
I calli., la com. de
s. 3815 h. En 1900, 6050 h.
ss Zurich-Turgi-Olten et Bü-
•20 hötels. Banque de Da-
us depuis l'epoque romaine.
e Ba
l.'in-
Baden, 389 ma
Station des ligi
nzbourg
den. Hains com
I e transil i'l le commerce, gräce a
Inahon geographique e\ee|>l lonnello
den, c'esl-a-dire au erolsemeid des
Bäle-Zurich et Schalfhouse-Berne, <
,|.. toul temps, une gründe importanci
dustrie y esl egalemenl llorissante : une
fabrique de macliines eleclriques
oecupant plusieurs centaines d'ouvriers,
une lilature de colon, des fabriques de
chaussures, d'objets en nietal, de hrossos,
de machines, de parquets, des tuileries,
de. I.es bains de Baden jouisscnl dune re-
Sutation universelle. I.es sources thermales,
emperature fixe de 46 a 48° c., jaill:
inilieu de la l.immat, d'une profondeur de plu
in. ei, par consequent, de couches terrestres;
nanl au inoins aus etages inferieurs du Trias
sources captees l'ournissent, en moyenne, 700
-ii« au
e 1000
Plan de Baden.
lilliium 0,0283,
naie de magnes
den esl indiqui
pece, la goulte,
llcilll
Vi I ,
>s, bicarbo-
e.MIN de lia-
l'eclions des orgaues de la respi-
i m, les affections chroniques des
les sniles de Pneumonie ou de pe-
minule, ce qui t'ait plus d'un million de litres par jour.
L'eau esl parfailement claire; eile se conserve absolu-
menl intacte pendant des annees dans des bouteilles
hees. Le goüt en est legerement salin, l'odeur de
l'eau recemment puisee est celle de l'hydrogene sul-
ralion et de la diges
reins et de la vessie,
ritonite.
La vieille ville, resserree entre la colline etl a riviere,
s'esl considorabloment etendue au N., oii se trouve ac-
luellemenl le iiouveau quartier des bains. Baden possede
encore plusieurs anciens bätimente remarquables : l'hotel
de ville, oü, de L426 ä 1712, se tinrent les Dietes des
Confederes ; c'est aussi a l'hötel de ville que le prince Eu-
gene de Savoie, plenipotentiaire de l'empereur d'Allema-
gne, et le duc de Villars, envoye francais, signerent, en
171 'i, la pai\ de Baden, qui mit fin ä la giierre de la Suc-
cession d'Espatme ; l'eglise catholique, dans laquelle, en
1526, le catholique Eck, d'Ingolstadt, et les protestants
OHeolampade ei Haller eurem leurs celebre disputes de
religion; le chäteau (pres du pont), qui, jusqu'en 1798,
fut la demeure des baillis que lescantons de Herne, Gla-
ris et Zürich nommaient ä tour de röle pour gouverner
le bailliage de Baden. Les ruines du chäteau « Stein zu
Baden »,qui fut une forteresse importante, dominent en-
core la ville ; les ducs Leopold II et Leopold III y firent
leurs preparalil's de guerre, avant Morgarten et Sempach.
Au mois de mai 141"), les Suisses s emparerent de ce re-
doutahle chäteau et le brülerent, mais il fut reconstruit
au XVIII 6 siede par les habitants de Baden, qu'encoura-
geaient les Etats catholiques ; en 1712, enfin, les Bernois
et les Zuricois le detruisirent ä nouveau. Seule, au milieu
des ruines, la chapelle des ducs d'Autriche « Saint-Nico-
las » a resiste aux altaques du temps. Baden a cependanl
aussi de beaux edifices modernes : le süperbe bätiment de
la banque de Baden, le casino, dun style composite, re-
rniniscence de l'antique, tres elegant et admirablement si-
tue au milieu d'un beau parc.
Au point de vue historique, Baden est une des localites
les plus anciennes de la Suisse; des restes de l'epoque cel-
tique en fönt foi.Ce fut, en tous cas, la premiere Station
de bains au N. des Alpes. Tacite parlede Baden (AquasHel-
vetiee) dans sa description de la bataille du Bötzberg, en
lau 69 apres J.-C. De nombreuses trouvailles pres des
bains fonl croire ä une llorissante colonie romaine. Sur la
colline abrupte du chäteau de Stein se trouvait probable-
menl une forteresse romaine. A l'epoque de la decadence
de l'empire romain, la contree de Baden fut devastee par
les hordes germaniques. Plusieurs siecles plus tard seule-
ment Baden reprit un peu d'importance. Aux XI' et Xlf
siecles, Baden passa successivement aux mains des puis-
sants comtes de Lenzhourg, de Kybourg et de Habsbourg
120
BAL)
qui habitaient le chäteau de Stein. En 1415, apres unere-
sistance energique, la ville tomba aux mains dos Confe-
Ruines du chäteau de Stein ä Baden.
deres. Tandis quo la contree avoisinante etait sous la ju-
ridiction dun Ijailli, dont los fonctions no duraient que
doux ans, Baden so gouvernait elle-meme, sous l'autorite
directe dos cantons. Do 17Ü8 a 1803, Badon fut le chef-lieu
du canton du meme nom. Kn 1834, les delegues de sept
cantons (Argovio. Bäle-Campagne, Berne, Lucerne, Saint-
Gall, Soleure et Thurgovie), rodigerent les Arljcles de Ba-
den, relatifs aux rapports de l'Eglise et de l'Etat. Le pre-
mier chemin de fer de la Suisse, de Baden ä Zürich, fut
ouvort en 1847. Baden est la patrie des trois Dorer :
Edouard Borer-Egloll" (1807-1864), landaman et poete, et
ses deux fils Edmond, poete, et Bobert, sculpteur. Ce
dernier est l'auteur du inonument de Winkelried et du
monument national de Geneve. Baden a aussi vu naitre le
docteur Albert Minnich, qui fit connaitre sa ville natale
comme Station balneaire et contribua ainsi, dans une
grande mesure, ä sa prosperite.
BADHAUS (C. Börne, 1). Thoune, Com. Buchholter-
berg). 1003 m. Hameau sur la route de Heimenschwand ä
Zihl, ä 8 km. E. de la Station de Wichtrach, ligne ßerne-
Thoune, ä 1,5 km. O.de Heimenschwand. 12 mais., 82 h.
protestants. Culture des prairies. Eleve du betail.
BADILE (COLLE DEL) (C. Grisons, I). Maloja). 3049
in. Brusqueechancruredela cröte ä l'E. du Pizzo Badile, en-
tre celui-ci et le Pizzo Cengalo. C'est un passage de glaciers
tres difficile etqui n'estquerarement traverse. II conduitdu
valBondasca ä la cabanedu Badile et aux bains deMasino.
BADILE (PIZZO) (C. Grisons, D. Maloja). 3307 m.,
appele quelquefois Cima di Tschingel. Le premier nom,
qui est le plus generalernent employe, doit etre prefere,
car il caracterise tres bien l'aspect de cette montagne du
cöte N. Pizzo Badile = pic en forme de pelle. Cette mon-
tagne imposante, escarpee de tous cötes, est situee ä la
frontiore italionne, sur la crete S. du val Bondasca, vallee
laterale gauche du val Bregaglia. L'ascension en est dif-
ficile; eile a öte faite, pour la premiere fois, le 26 juillet
1867, par W. A. B. Coolidge avec les guides F. et H. De-
vouassoud. A son pied S. se trouve dans, le val Porcellizzo,
la cabane du Club alpin italien (2523 m.), ä 4 heures au-
dessus des Bains de Masino. La cime peut etre atteinte de
la cabane en 2 h. 30 environ.
BADILETTO ou BADILET.On designe sous ce nom
tantöt une tour rocheuse (2917 m.),entre le Piz Badile et
le Piz Trubinasca, tantöt une tour analoyue (3169 m. en-
tre le Pizzo Badilo et la Punta Torelli (3137 m. dans
los carlos italiennes), au S.-O. de cette derniere. Ces deux
tours sont mentionnees plusieurs fois dans les recits d'as-
censions du Pizzo Badile.
BADTOBELBACH (C. Appenzell, Bh.-Ext.). Ruis-
seau, petit aflluent gauche de li'rnäsch, prend sa source ä
920 m. d'altitude, entre les yillages de Schwellbrunn et
B/EC
Waldstatt, suit la direction S.-O.— N.-E., passe ä l'E. de
Waldstatt et se jette dans l'Umäsch, a la cote de 698 in.,
apres un parcours de 3,5 km. Uno fabri-
" que en ulilise la force motrice et un pont,
celui du chemin de fer et de la route de
llorisau a Appenzell, le traverse.
BADUS ou SIX MADUN (C. Gri-
sons, I). Vorderrhein). 2931 m. L'une des
cimes principales de l'Oberland ^risun.
pres de la frontiore du canton d'Uri, au
S. de l'Oberalp. Sur son tlanc N.-E. se
trouve la source du Rhin aflterieur qui
sort du joli lac de Toma, et n'est encore
qu'nn ruissoau d'un metre de large. Lo
Badus, facilement accessible, offre une
vue tres etendue, la plus belle poui-olro
de ce massif. On y monte frequemineßfi
soit d'Andermalt dans la valloe d'Urseren
en 5 h., soit de Tschamut en 4 b. 31» daus
la valloe du Rhin anterieur (Tavetsch),
soit aussi de l'hötel de TOberalpsee sur
le col de l'Oberalp en 3 heures.
B/EBIKON (C. Saint-Gall, I). All-
Toggcnburg, Com. Kirchberg). 681 in.
Harn, sur la route de Müsolbach ä Ua-
zenheid. ä 3 km. S.-E. de Kirchberg et
ä 3 km. S. de la Station d'Ober-ßazen-
heid, ligne du Toggenburg. 7 mais., 32 h.
catholiques. Agrioulture.
B/ECH (C. Grisons, D. Heinzenberg, Cercle et Com.
Safien). 1620 m. 6 mais., a 13 km. S.-O. de la Station de
Thusis, ligne Coire-Thusis, dans la vallee de Safien, a 4,5
km. S. de Salien-Platz et sur le passage du Salierborg
(2490 m.). 30 h. protestants. Eleve du betail.
B/ECH (C. Lucerne, D. Sursee, Com. Gunzwil). 716 in.
Ham. sur la roule de Sempach a Munster, a 7 km. N. de
la Station de Sempach, ligne Lucerne-Olten, cta egale dis-
Vue du Pizzo Badile.
tance des lacs de Baldegg et de Sempach. 16 mais., 92 h.
catholiques. Eleve du betail. Agricullure.
B/ECH (HINTER, VORDER) (C. Schwyz, D. Höfe,
h.ik;
i;.ki;
121
maisons dissöminees
Lachen, au börd du
B/ECHI (OBER
W&' ätote**
tiltäi^
ff^ v*^aMH^^^g»y^!SF
M|E£y^t|b^ > ■ . ;v-
WM^n^hüllSl
Vue du Badus.
Lg de Zürich. Depöl des postes. Station de la ligne Zurich-
t'ihiris. Nombreuses carrieres du gres. 39 mais., 331 h. ca-
tholiques.
B/ECH (UNTER) (C. Valais, I). Rarogne). 1230 m. Com.
et groupe de hameaux ä 7 km. (). de Viege, ä 2,5 km. S.
de la Station de Rarogne, ligne du Simplon, entre le
pühlbach, ä l'O., et le Laubbach, a l'E., sur la pente N.
de l'Augstbordhorn (2974 m.). Depot des postes. "Les ha-
meaux les plus importants sont Bachtolen (78 h.) et Wis-
Bgen (59 h ). La commune coinpte 50 mais. et 385 h. ca-
uoliques de langue allemande. Situation tres agreable.
jaible eulture du ble. Prairies. Eleve du betau.
B/ECHAU (C. Schwyz, I). Höfe, Com.Wollerau). 414 m.
Presqu'lle s'avancant dans le lac de Zürich, entre les vil-
lages de Ricliterswil < t Freienbach. 2 fermes.
B/ECHE (C. Valais, I». Viege, Cum. Zermatt). 1833 m.
Chalets a 45 m. S. de Zermatt, au pied du Bodengletscher
et dummes, ä l'E , par les hüteis du Rillelberg et de la
Riffelalp, ä la sortie du torrent de la Mattervisp du glacier
K Boden (partie du glacier du Corner) et vis-ä-vis des
chalets d'Aroleit.
B/ECHELSRÜTI (C. Zürich, I). Hinwil, Com. Grünin-
gen). 500 m. Hameau sur la route de Grüningen a Esslin-
gen, ä 1,5 km. 0. de Grüningen et ä 5 km. S.-O. de la
Station de Wetzikon, ligne Rapperswil-Uster. 13 mais.,
58 h. protestants.
B /ECHERN H/EUSER (C. Valais, D. Rarogne, Com.
Grengiols). 1051 m. Groupe de chalets sur le sentier de
liiim a C.rengiols, ä 12 km. N.-E. de Origue, ä 1 km. S. du
Rhone et ä Ö00 m. E. de Grengiols. 7 mais., 52 h. cath.
B/ECHHORN (UNTER) (C. Valais, 1). Brigue). 357G
in. Sommet ä 10 km. N. de Brigue, sur une crete qui se
detache du Breithorn (3783 m.) et ä l'O. de la partie infe-
rieuiv du glacier d'Aletsch. II domine au S. les hameaux
de Heialp (2017 m.) et de Platten (1340 m.). Le Kelchbach
prend sa source sur sa pente E.
B/ECHI ou CHARTREUSE (C. Berne, D. Thoune,
Com. Hilterfingen). 580 m Quelques maisons sur la route
de Thoune ä Überholen, ä l'extremite N. du lac, sur la
rive droite de l'Aar et ä 2 km. S.-E. de la Station de Thoune
ligne Berne-Interlaken. 5 mais., 57 h. protestants.
B/ECHI (GLACIER DE) (C. Valais. D. Conches). II
BBl sitae ä l'extremite superieure du Bächithal qui debouche
(tnvillage de Reckingen, sur la roule de Brigue ä laFurka;
i esl domine, au N.-O., parle Hinter (3482 m.) et le Vorder
Galmihorn (3524 m.) (groupe du Finsteraarhorn), entre
lesi|uels s'ouvre la Bachilücke (3402 m.), col qui relie Rec-
kiugen ä la cabane du Club alpin suisse du col de l'Ober-
»ar, par le Bächithal.
UNTER) (C. Tliurgovie, I'. Kreuz-
terswilen). 505 m. 7 fermea ä 2 km. \. E.
d'Hugelshofen, sur la route de Hugelshofen
;i Ellighausen, el ä 5,5 km. N.-E, de la
siaiiun de Märstetten, ligne Sulgen-Frauen-
l'eld. 35 h. protestants,
b/echifirn (C. Glarisj. 2460 m
Glacier suspendu sur le Haue s. du Gläi
niseh, au-dessous iln sommel le plus 61e-
ve, le Bächistock (2920 m.); il döverse ses
eaux en partie ä l'E. 'laus l'Oberblegisee,
B/ECHIS (C. Saint-Gall, l>. Oberrhein-
thal, Com. Allst;, Heil). 160 m. Harn, sur la
route d'Altstätlen ä Eichberg, ;i 3 km. S.
de la Station d'AUstälten (ligne Sargans-
Rorschach). Döpol des postes, voiture pos-
tale Altstätten-Eichberg. 12 mais., Iti'i h.
catholiques ei protestants. Agriculture.
B/ECHISTOCK (C. (ilaris). 2920 m.
Sommet le plus eleve du ( Hämisch ; du
ec'iti' s., il präsente des parois de rochers
a pie s'elevanl de (i a 7(1(1 in. au-dessus du
Bächifirn; du cötd N., la pente est moins
rapide; il est recouvert d'un novo, le Bä-
ehisiueklirn, terrasse superieure du pla-
cier du Glarniseh. l'n peu |)lus eleve que
le Ruchen-Glärnisch, il est moins souvenl
gravi que celui-ci '|
facile et dont la vue
B/ECHISTOCK
im
■ I plus eteiulili'.
(C. Uri). 2957 m.
■ Rienzerstock (2964
i m.), au S.. et se-
llöcke (2696 m.).
2786 ei 2736 in. Deux
re le Rienzerstock (2964
HI' la chaille c|ui sopare
lieuss. Ils dominent, ä
Sommet a l'E. de Göschenen, entri
m.), au N.-O., et le Schienstock (2
pare de ce dernier par la Rienthall
B/ECHISTCECKE (C. üri). 2
sommets au N. du Bächistock, entri
m.), et le Diedenberg (2659 m.) su
la vallee de Felli de celle de la
l'E., les chalets d'Obermalt.
B/ECH ITHAL (C. Valais, D. Conches). Vallee laterale
de droite du Rhone, partie superieure de la vallee; eile
s'etend du Galmihorn au village de Reckingen, sur 6 km.
di' lungueur, dans la direetion du N.-O. au S.-E. Sa par-
tie superieure renferme le glaeier de Bachi ; la partie in-
ferieure est boisee. Elle est arrosee par le Reckingenbach
qui prend sa source ä Paltitude de 2870 m. et se jetle
dans le Rhone, ä la cote de 1303 m.
B/ECHLEN (C. Berne, D. Bas-Simmenthal, Com.
Diemtigen). 895 m. Hain, sur la pente O. du Niesen, ä I
km. E. de Diemtigen, dans une Situation abritee et a 2,5
km. S. de la Station d' Oei-Diemtigen, ligne Spie/.-Erlen-
bach. 24 mais., 139 h. protestants. Agriculture et eleve
du betail. Commerce du betail.
B/ECHLEN (C. Saint-Gall, D. Alt-Toggenburg, Com.
Mosnang). 773 m. Harn, dans la vallee de la Thur, ä 3 km.
N. de Mosnang et ä 7 km. O. de la Station de Bütswil,
ligne Ebnat-Wil. Telephone. 11 mais., 39 h. catholiques.
B/ECH LEREN (C. Berne, II. Herne, Cum. Wohlen).
684- m. Croupe de mais. ä 9 km. N.-O. de Berne, ä 500 m.
N. de Sariswil et a 7 km. S.-O. de la Station de Schupfen,
ligne Berne-Bienne. 13 mais., 116 h. prot. Agriculture.
B/ECH LI (C. Arguvie, D. lirugg, Cum Oberhot/.berg).
Partie du village d'Om'.Riiür/.liKlti;. Voir ce nom.
B/ECHLI (C. Saint-Gall, D. Alt-Toggenburg, Com.
Bütswil). 605 m. 5 mais. au bord d'un petit ruisseau dans
une Julie Situation, ä 1 km. E. de la Station de Bütswil,
ligne Ebnat-Wil. 50 h. catholiques. Agriculture, broderie.
B/ECHLI (C. Saint-Gall, D. Gaster, Cum. \rnden). 700
in. X mais. dispersees nitre Amden et le lae de Walenstadt,
dans une Situation abritee, a 'i km. N.-E. de la Nation de
Wesen, ligne Coire-Zurich. 30 h. cafh. Agriculture ; arbres
fruitiers : cerisiers. poiriers et ponimiers. Eleve du betail.
B/ECHLI (C. Saint-Gall, D. Neu-Tuggenburg, Com.
Hemberg). 8(>5 in. Croupe de maisons a la bifurcation des
routes de Hemberg-Urnäsch et Hemberg-Scliwellbrunn, .i
2 km. E. de Hemberg et ä 6 km. O. de la Station d'Urnasch,
ligne Herisau-Appenzell, S mais., 40 h. prot. Agriculture.
B/ECHLiFIRN (C. Tri). Petit glacier au pied du
Bächlistock et du Zwächten (groupe du Titlis). Son emis-
saire arrose la vallee de Gorneren,
1 -1-2
D.EC
B\EK
b/echligletscher (C. Berne, lt. Oberhasli).
Glacier de second ordre, ä l'O. du Grimsel ; il descend du
Bächlistock (3274 m.), dans la direction de l'O. ä l'E., sur
3.5 km. de longueur. I! est limito, au X., par l'jElplistock el
le Diamantstock, au s. par le Brandlammhorn ei le Brun-
berg. Son omissaiiv. le Bächlisbach, est im petil affluenl de
gauchede l'Aar. I»eu\ passages. I'im la Ürandlanimscharlo
im Fellenberglueko i30i7m.), conduit au Pavillon DollfÜSS,
ol lautre, la Bächlilücke (2970 m.). au Gauligletscher.
B/ECHLISB4CH (C. Herne. D. Oberhasli). Torrenl
descendanl du glacier du Bächli ei sejetant dans l'Aar ä
la cote de 1670 in., apres im cours de 3 km. de l'O. ä l'E.
entre de hautes parois de rochers.
B/ECHL.ISBRUNNF.N (('.. f'ribourg, I). Singine,
Com. Saint-Antoine). 835 m. Ham. avec chapeüe, ä 1 km.
E. de Saint-Antoine, a 2 km. S.-O. d'Heitenried el ä II km.
E. de la Station de Fribourg. 23 mais , 150 h. catholiques.
Agriculture et öleve du betail.
B/ECHLISTH&L (C. Kerne. I). Oberhasli). Val gla-
eiaire au\ parois abruptes, de 6,5km. de longueur sur 2
km. de largeur, situe ä l'E. du Bächlistock etcomprenanl
lt> Bächliglolschor d'ou s'cooulo le Bächlisbach, torrenl se
jelanl dans l'Aar. entre le Cnnisel et la llandeck.
BÄCHLISTOCK (C. Herne, I). Oberhasli). 3270m
Sommel qui s'elovo au N.-E. du Einsleraarhorn, au S. du
Hühnerthälihorn (3181 m.), ä l'E. du Hühnerstock (3348
m.i et a l'o. du Brandlammhorn (3113 in ). II domine les
qualre glaeiors de Bächli, drüben, Vorder Trift et Hühner-
thäli. On en t'ait l'ascension en 3 ou 'i heures du pavillon
üollfuss. Le panorama est magnifique.
BÄCHLISTOCK (C. Uri). 3012 m. Crelo rocheuse
qui se detache du Zwächten vers le S., ä I E. du Titlis, et
sopare la vallee de Gorneren de celle de Meien. Elle do-
mine les glaciers de Bächlilirn ä l'E. et de Seewen. ä l'O.
B/ECHTELEN. Noni assez froquent dans la Suisse
allemande, derive de Bachtalen, designant une localite
dans un petit vallon arrose d'un ruisseau.
B/ECHTELEN (IN DER) (C. Berne, 0. Borne, Com.
Koni/). 530 m. Ancienne forme ä 2 km. S. de Berne, au
pied du Gurten, et ä 200 m. de la] Station de Wabern,
tramway Berne -Wabern. La Societe suisse d'utilite publi-
que l'a transformee, en 1840, en un etablissement pour
l'enfance abandonnee.
B/EDEL (C. Valais, TL Rarogne, Com. Grengiols).
1160 m. Une douzaine de fermes dispersees le long du
sentier de Grengiols ä Bister, sur la rive
gauche du Rhone, ä 500 m. S.-O. de Gren-
giols, ä 10 km. N.-E. de la Station de Bri-
gue, ligne du Simplon.
B€DERHORN (C. Berne, D. Haut-
Simmenthal). 2010 m. Sommite gazonnee
au S., rocheuse sur le versant N., qui se
rattache au Massif du Kaiseregg et du
Schafberg au S.-E. de ces sommitös dont
il est separe par le col de Jaun ou du
Bruchberg, passage reliant la vallee de
Charmey avec le Simmenthai (Boltigen).
.loli point de vue, ä 4 h. de Boltigen et a
3 h. de Jaun ou Bellegarde. Tres connu par
sa riche üore.
B/ENDER (C. Grisons, D. Ober-Land-
quart, Cercle et Com. Davos). 2100-2200 m.
Parois de rochers plus ou moins boisees
sur la pente N. de l'Altein, entre Wiesen et
Davos et formant le versant S. du Bären-
thal. Elles dominent, ä l'O., les maisons
dispersees de Glaris, petit village de la val-
lee de Davos.
B/ENDERHORN (C. Uri). 2065 m.
Sommet au S.-E. du Kaiserstock (2517 in.)
et ä l'O. de l'Alplerhorn (232S m.). II do-
mine, au N.-O., les chalets de Bindermatt
dans le vallon de l'Hiiri. affluent de la
Muotta.
B/ENDERSTOCK (C. Uri). 2840 in. Contrefort 10-
cheux de l'Oberalpstock sur l'arete crenelee qui se dirige
au N.-E., entre le Maderanerthal et le Brunnithal et se
terrnine au Eruttstock.
B/ENDLIKON (C. Zürich, D. Borgen, Com. Kilch-
berg). 410 in. Vge ä ö km. S. de Zürich, au bord du lac,
sin la rout. ■ de Zurieh ä Borgen. Station de la ligne \V;i-
denswil-Zurich. Bureau des postes. Telephone. 46 mais.,
308 h. protestants. Culture de la vigne et des arbres frui-
liers; Industrie de la soie. C'est un grand et llorissanl vil-
lage, avec de helles fermes et de noiiibreusos villas. On y
a decouvert des habilations lacustres des ä^es de la pierre
et du l.r.m/e.
B/ENIKON (C. Thurgovie, l>. Weinfelden, Com. Am-
likon). 527 in. Village sur la route d'Ainlikon ä Affeltran-
gen, ä 2 km. S. d'Amlikon el de la Thur et ä 3,5 km. S.
de la Station de Märsletlen, ligne Sulgen-Frauenfeld.
Telephone. 22 mais., 93 h. protestants el catholiques. Voi-
ture postale Alfeltrangen-Märslelten. Culture des prai-
ries.
B/ENIKON (HINTER, VORDER) (C. Zürich, D.
Bulaeli, Com. Ober-Embrach). 586 in. 6 mais. sur la route
de Bassersdorf ä Einbrach, ä \ km. N. de la Station de
Bassersdorf, ligne Zurich-Winterthour. 26 b. protestants.
B/ENISEGG (C. Berne, I». Interlaken). 2500 m. Crete
rocheuse dominant des p,'i Images, ä l'E. du glacier infe-
rieur de Grindelwald, et se detachant du Gwächten, mas-
sif des Schreckhörner. Beau point de vue ä 3 heures de
Grindelwald.
B/ENK (C. Zürich, I). Winterthour, Com. Dägerlen).
490 m. 5 mais. ä 7 km. S.-E. d'Andelfingen et ä 2 km. N.
de la Station deSeu/.ach, ligne Winterthoür-Et/wileii. 45h.
protestants. Agriculture.
B/ENNLI (. Argovie, I). Kulm, Com. Hol/.iken). 470
in. llaiiieau sur la route d'Holziken ä Uerkheim, ä 1 km.
S.-O. d'Holziken et a 3 km. S. de la Station de Kolliken,
ligne Aarau-Zofingue, 7 mais., 47 h. protestants.
B/ENZIGER (C. Appenzell. Bb.-Ext., D. Vorderland,
Com. Heiden). 834 m. 6 mais. ä 1,5 km. S.-E. de la Station
de Heiden, ligne Heiden-Borschach. Prairies. 30 h. Indus-
trie de la soie.
B/ERAU (C. Berne, D. Signau, Com. Langnau). 700 m.
Village faisant partie de Langnau, ä 2,7 km. de la Station,
au bord de l'Ilfis et sur la route de Langnau ä Escholz-
inalt. Depot des postes. 52 mais., 892 h. protestants. Agri-
culture. Grande fromagerie. Ilospice du district de Signau.
B/ERCHI (C. Uri, Com. Isenthal). 900 m. Belle colline
ä 4 km. N.-O. de Fluelen, ä 2 km. N.-E. d'Isenthal, au bord
du lac des Quatre-Cantons. On yjouit d'une vue splendide
sur le lac et les environs.
B/EREGG[C. Berne, D. Interlaken, Com. Grindelwald).
m. Point de vue et pavillon-auberge bien connus de
l'Oberland bernois, au pied O. du Mettenberg, sur les hau-
teurs de la rive droite du glacier inferieur de Grindel-
wald, auquel on accede par des echelles. On yjouit dune
vue splendide sur les glaciers. Le panorama de l'Eiger, du
Mönch, de la Jungfrau el de toute la contree envionnante
IJ.KIi
li.KIt
l-J.i
Ml grandiose. Centre d'excursions. <>n g'j pend en - h. de
Grindelwald.
b/eren (BEIM) (O.Orisons.D.lleinzenberg). 2541 m.
Ichancrure de l'arete enlre le Bärenhorn et le Tomülgrat,
,mi fond de la vallee de Safien. C esi im passa^e l';u i l<- ei le
dictum le plus courl de Splügen ä Vals-Platz ((> heures).
t laues anciens ecrivains l'appelaienl Walischerberg
l'esträ-dire Valserberg) ou Löchliberg (Safienbe^Cea
iiüius designent actuellemenl Irs |
le Burgfeldstand el le Niei
imd II
Vals i
ticle
•sp,
B/ERENBACH (C.Obwald.Com. Engelberg). Ruisseau
prenant sa source sur la pente S.-O. du Ruchstock, pres
des chalets de Plankenalp el qui, apres un parcours de4
km. du N.-E. au S.-O., se jette dans l'Aa d'Engelberg, ä
u elberg möme, ä la cole de Kilo in. II arrose le beau el
large vallon d'Hurbis, traverse le cirque de rochers End
der Welt, el reooit, de ganchc, le Griessenbach, emissaire
du glacier ilu meme noin.
B/ERENBODEN (C. Borne, I). Erutigen, Cum. Kan-
dergrund). 975 in. 1 1 chalets ä 3 km. S. de Erutigen, sur
le versant N. de l'Elsighorn (21146 in.) el a I! km. N.-O. de
Kandergrund.
B/ERENBOHL. (C. Zürich, II. Dielsdorf, Com. Rum-
lang). 470 m. 'i mais. ;'i 2,."> km. S.-O. de la Station de
Rümlang, ligne Zurich-Bülach. 27 h. protestants.
b/erenburg (G. Grisons, I). Hinterrhein, Cercle
Schams, Com. Andeer). 1042 m. Haraeau dela vallee de
Schams, domine par les ruinös d'un chäteau feodal.ä I km.
S. d'Andeer, sur la route d'Andeer ä Splügen, et ä 12 km.
S. de la Station deThusis (ligne Coire-Thusis).Voiturespos-
tales du Saint-Rernardin et du Splügen. 9 mais., 34 h. pro-
festants de langue romanche. Eleve du betail.
B/ERENEGG »U Kerne, D. Oberhasli). 2481 m. Ma-
inelon de roches ga/.onnees situe au S.-O. du Trübtensee,
sur le versant N. du Grand Siedelhorn, que cötoie le sen-
tier qui relie ce pelit lac a l'Oberaaralp. A 1 h. 30 min.
S.-o. .In Grimsel.
B/ERENFEL.S (C. Herne, I). Laufen, Com. Tugiiinj'en
en Duggingen). 456 m. Ruines d'un chäteau fort, ä 600 m.
K. du donjon d'Angenstein, et ä 1 km. E. de la Station
d'.Esch, ligne Delemont-Räle, sur une hauteur dominant
la Birse. Los seigneurs de Bärenfels jouerenl un grand
role dans l'histoire de la ville de Bäle; l'un deux fit cons-
truire le vieux pont de bois qui relie le Grand Bäle au Petit
Bäle, construit par l'eveque Henri de Thoune en 1225; un
autre mourut ä Sempach dans les rangs des Autricbiens.
Cette famille etait vassale de l'eveque de Kaie et plusieurs
de ses inemliics se d isl i ngueren I. en qualile de hourgmes-
tres, d'avoycrs ou d'ambassadcurs. Au XV' et \\T siede,
eile posseda les villayes de Hegenheim, (Iren/ach et Aris-
dorf. En 1532, Adalherg de Bärenfels vendil ce der-
oier village ä la ville de Bäle. Le manoir de Bärenfels
l'ul detruit par le tremblement de terre de 1356. Pres
d'Arisdorf, une foret porte encore le nom de Rärenfelser
Holz.
B/ERENFLUH (C. Kerne, D. Bas-Simmcnthal, Com.
Diemligen). Helle alpe au pied du Hohe Niesen, avec deux
chalets a 1310 m.; ä ti km. S de Diemtigen.
B/ERENGRUBE (C. Unterwald et Üri). 2718 in. De-
pression la plus profonde du Grassen, arete ^laciaire entre
le Titlis et les Spannörter, formant le sommet du Grassen-
pass, col qui relie En-elherg au Meienthal et ä Wasen,
quelquefois utilise par les touristes.
B/ERENHORN (C. Grisons, D. Glenner). 2932 m. Ma-
gnifique point de vue, facilement aecessihle de tous les
cötes, enlre les vallees de Rheinwald, de Safien et de
Vals, au N.-O. de Splügen; tres frequente. Ascension en
1 h. du Safierjoch, en 5 h. 30 de Valsplatz, en 3 h. 30 de
Splügen.
B/ERENL.OCH (C. Fribourg, D. Gruyere). 1728 m.
Sommet ä l'extremile N. de la Salzlluh (1952 in.), au S. du
lac Domene, auquel on donne aussi le nom de lac Noir
(Schwarzsee) et ä l'O. du Kaiseregg. II domine au N. les
chalets de Stierenberg.
B/ERENPFAD (C. Berne, D. Thoune, Com. Sigris-
wil). Sentier vertigineux, bien connu des chasseurs el des
alpmistes, taille dans les rochers et menant du fond de la
vallee de la Justis sur les hauteurs du Guggisgrat, situe au
N.-E. du Saint-Beatenberg dont il atteint le sommet entre
B/ERENPFAD (C. SchwVZ, I». Man In. I 'i '|0 in. Ter
rasse ^a/iiuni'e sur une liaude de rneliers, au S.-E. du
Hinterwäggithal, entre le Schienberg el l'alpe de Hohllä-
schen.
B/ERENSOOLL iC Schwyz, D. Schwyz). Cirque de
rochers sur la droite du Bisithal, partie superieure de la
vallee de la Muotta. Un sentier mal traeö conduil ä traver
ces rochers ä la Karrenalp.
b/erensoolspitz (C. Glaris). 1835m. Jolie emi-
nence, ä l'O. de Xal'els, sur une pelile ramilieal imi qui se
delache au Thierhorg dela cliaine du Krnnnelistuck el qui
se dirige ä l'E., söparanl les vallons de l'Obersee el de
Schwändi.
B/ERENSTOCK (C. I t i ). 2124 m Sommel au X. O.
de rUri-Rothstock el au N.-E. du Kaiserstuhl (2401 m.)
avec lequel il forme une chaine qui s^pare le Schönthal
de la vallee de la Sulz. II domine, ä l'O., le Fünfer, passage
enlre ces deux vallees, el, an S., I'alpage d ( llieralp a\ec
B/ERENTHAL (C. Grisons, D. Ober-Landquart, Cer-
cle et Com. Davos). Vallee entre Davos el Wiesen, pro-
l'Auptberg, dans ladirection de l'O. ä l'E. pendant ."> km.
Elle esi dominee, au N.-E., par l'Amsellluh (2772 m.), au
S. par I Allem rlY.C, in.) el par les rnefiers des Bänder. Elle
est arrosee par le Bärenthaibach. La foröl monte, ä cer-
tains endroits, ä plus de 2000 m.
BiCRENTHALBACH(C. Grisons, D.Ober-Landquart,
Cercle et Com. Davos). Petil ruisseau arrosant le Bären-
thal. II prend sa source au Bergli, ä 2500 m., ä l'O. de
l'Altein et se jette, apres un parcours de 5 km., dans la Land-
wasser, ä la cole de 1450m., pres du hameau de Claris.
B/ERENTH/ELl (C. Crisons, D. Ober-Landquart).
Petit vallon ä lo km. S. de Davos, formant la partie supe-
rieurede la vallee de Monstein, entre L'jEplihorn, le Strehl
el le Krachenhorn. Le ruisseau qui l'arrose prend sa source
dans un petit lac au pied de l'jEplihorn (2630m.) el se jette
un peil plus has dans un autre lac donl l'einissaire csl en
partie souterrain. Le Bärenthäli est forme de dol ite
(Trias superieur) et presente plusieurs lapiers.
B/ERENTHURM (C. Obwald). 1802 in. Sommite
boisee du groupe des Emmen, ä l'O. de Samen. ä6 km.
S.-E. de Eliihli, dans la vallee de Marienthal. Au N. le
Sattelpass (1593 m.) conduit de cette derniere dans la val-
lee de Samen.
B/ERENTRITT (C. Claris). Contrefort du Glärnisch
qui domine l'extremite S.-O. du lac du Klönlhal el qui
est longe par un sentier conduisant au monumentde Gess-
B/ERENTRITT (C. Glaris et Schwyz). 1993 m. Pas-
sage reliant Lintlial-Stachelherg ä la vallee de la Muotta.
Le chemin, long el monotone, surtout du cote schwyzois,
presente cependant un grand inleret geologique en ce qu'il
traverse, pres de la Karrenalp, le plus grand lapier de la
Suisse qui est en meme temps la plus grande etendue de
lerrain sans eau ; c'est un vrai coin de deserl au milieu
des Alpes. Voir pour les lapiers les articles KA.RRENALP,
B/ERENTRITT (C. Grisons, D. Albula). 1263 m. Epe-
ron rocheux que contourne la route de Landwasser, de
Davos ä Wiesen, au pied duquel les ruisseaux i\n Kriicken-
tobel et du Sägentobel se reunissent ä la Landwasser. Au
contour de la route on a construit, au-dessus du preeipice,
une plate-forme en saillie d'oü l'on jouit d'un süperbe
coup-d'oeil sur les profondeurs de la gorge et sur la ma-
gnilique cascade du Känzeli.
B/ERENWART (C. Berne, D. Schwarzenburg, Com.
Rüschegg). 900 m. 6 belies ferines ä 2 km. N.-O. de Hiis-
chegg, sur le sentier de Rüschej-i; ä Schwarzenburg, ä 3
km. S. de cette derniere localile et ä 20 km. O. de la Sta-
tion de Thoune, ligne Berne-Interlaken. 40 h. protestants.
Agriculture et eleve du betail.
B/EREN WIL (C. Räle-Canipaime. D. Waidenburg,
Com. Langenbruck). 781 m. Hameau ä 2,5 Um. S.-E. de
Langenbruck, sur la route da Langenbruck ä Hägendorf, ä
."> km. 0. de cette derniere Station, li^ne Ollen-Rienne, sur
les pentes boisees de la Rohe Eluli (909 in.) et ä la limite
du canton de Soleure. 5 mais., 52 h. protestants.
124
B.EK
B/ET
B/CRENZ/EHNE (G. Uri). "2900 et 2830 m. Pointes
rocheuses au milieu des glaciers, ä l'E. du Titlis, entre le
Wichelplankstock (2976 m.), au S.-O. et le Klein Spannort
(2952 in.) ä l'E. Kilos dominent, au S., le glacier du Küh-
rad ei. ä l'O., celui du Grassen.
b/eretswil (C. Zürich, D. Hinwil). 700 m. Com.
el vge forme de nombreux hameaux et de fermes dissemi-
uecs mit la route de Wetzikon ä Bauma, Station de la li-
gne en construction Bauma-Hinwil-Uenikonetä6km. S.-E.
de PfäTlikon. Bureau des postes, tolo-raphe ei telephone.
Voiture postale jusqu'ä Bauma et Wetzikon. La commune
compte, avec les villages d'Adetswil, Beltswil el Klein Bä-
retswil, 548 mais., 2813 h. protestants, sauf 90 catholiques;
le village, lld mais., 798 n. Kleve du betail. L'agriculture
esl sans importance. Plusieurs etablissements industriels:
1 lilalure de coton, 4 fahriques de broderies, 3 de tissa^os
de coton. 2 de lissai;es de la soio. I tuilerie, 1 pote-
iie, ele.
On a decouvert ä Bäretswil des monnaies romaines. An-
cienne colonie de la periode alamane-franque. Tombeaux
alamans pres de l'ecole d'Adetswil; en 741 Bäretswil se
nommait Berofowilare, Perolfeswilare, plus tard Beroltes-
wilare, Beroltswil. Au VIII" siede, l'abbaye de Saint-Gall
possedait dejä des biens dans la commune. Au XIII e siecle,
les comtes de Happerswil en eurent la hasse juridiction
qui passa ensuite aus seigneurs de Greifenberg, dont le
chateau se trouvait au sommet i\u Stollen (88(i in.), au N.
du village de Bäretswil. Ku I408, le village devint la pro-
priete de Zürich et lit partie du bailliage de Grüningen.
A l'epoquo de la Reformation, les anabapiisles etaient nom-
lireux dans la commune. On dit que, fugitil's, ils se seraient
longtemps Caches dans les grottes de l'Allmann, au N. de
Wappenswil d'oü le noin de «Täuferhohle» donne ä
ces cavernes. En 1629, le village soull'rit beaucoup de
la peste. (Studer : Uescliiclitr iicr Kirchgemeinde Bä-
retswü.)
B/ERETSWIL (KLEIN) (C. Zürich, D. Hinwil, Com.
Bäretswil). 900 m. Hameau sur la route de Fischenthal ä
Bäretswil, ä 3 Um. E. de cette derniere localite, ä2 km.
S.-O. de la Station de Fischenthal, ligne du Tössthalhahn,
Telephone. 12 mais., 63 h. protestants. Agriculture.
B/ERFISCHEN (C. Fribourg, D. Lac). Voir Barbe-
RECHE.
B/ERFISCHENHAUS (C. Berne, D. Laupen, Com.
Xeuenegg). 610 m. Hameau sur la route Laupen-Rosshäu-
sern, ä 2 km. N.-E. de Laupen, ä 1 km. E. de la Sarine et
ä 6,5 km. N.-O. de la Station de Flamatt, ligne Berne-Fri-
bourg. 9 mais., 80 h. protestants. Agriculture.
B/ER HEGEN (OBER, UNTER) (C. Berne, Ü. Trach-
selwald, Com. Wasen). 875 et 902 m. Hameaux au pied S.
du Bärhegenknubel, ä 800 m. N. de Wasen et ä 8 km.
N.-E. de la Station de Lützelfluh, ligne Berthoud-Langnau.
6 mais., 35 h. protestants.
B/ERHEGENKNUBEL(C. Berne, I). Trachselwald).
991 in. Point de vue entre AVasen et Dürrenroth, dans la
chaine du Napf qui, pendant 15 km., du Hochenzi, sedi-
rige dans la direction du N.-O , vers Sumiswald et Diir-
renroth. Elle est limitee, au S., parle llornbachgraben et
par la vallee de la Grünen; au N., par le Lutherngraben
et la paitie superieure de la vallee de la Langeten jusqu'ä
Dürrenroth et Huttwil. Au point de vue geologique, la
colline se compose de Nagellluh el de mollasse d'eau douce
superieure. Du signal du Bärhegenknubel, dont le sommet
conique porta peut-etre un refuge celtique ou un castel
romain, on jouit d'une vue charmante sur les collines de
l'Emmenthal et sur le Plateau.
B/ERISWIL (C. Beine. II. ßerthoud). 549 in. Com. et
vge a 10 km. S.-O. de Berthoud, sur la route de Krauch-
llial a Münchenbuchsee, ä 2,5km. E. de la Station de Schön-
bühl, ligne Olten-Berne. Depot des postes. Voiture poslale
Sehonbiihl-ISäriswil. 55 mais.. 501 h. protestants. Paroisse
de Hindelbank. Agriculture; fromagerie.
B/ERISWIL (C. Fribourg, lt. Singine, Com. Düdin-
gcn). 670 m. Petit hameau a (i km. N.-E. de Fribourg et
ä 4 km. S.-E. de la Station de Büdingen, ligne Berne-Fri-
bourg. 8 mais., 44 h. catholiques. Agriculture. el eleve du
betail.
B/ERISWIL (C. Soleure, I). Soleure-Lehern, Com.
Sel/.ach). 517 in. Hameau sur la pente S. de la Ilasenmatl,
sur la route de Sei/ach a Lomniiswil, ä 1,5 km. N. de la
Station de Sei/ach, ligne Olten-Bienne. 9 mais., 88 h. ca-
tholiques. Agriculture. Horlogerie.
B/ERLAUIALP (C. Schwyz, I). March, Com. Inner-
thal). 1400 in. Grand alpage avec chalets, a 2 Km. S.-O. de
Waggithal, sur la pente N. du Gross Auberg. Un sentier
relie Bärlauialp ä Innerthal, (]!ii est ä 3 Um. au S.-E. Gel
alpage esl arrose par le Bärlauibach, petit affluent de gau>
che de l'Aa du Wäygithal.
B/ERLAUIBERG (C. Schwyz, D. March). 1698 m.
Plus connu sous le nom de Gross Auberg. Voircenom.
B/ERSCHIS (C. Saint-Gall, h. Sargans, Com. Walen*
stadt). 446 m. Vge a 3 Um. S.-E. de Walensladl ,-l a 1.5
km. N. de la Station de Flums, ligne Sargans- Walenstadl
sur le Herschnerhach. Le village est doniini', a l'E., par
l'Alvier (233S m.). Bureau des postes, telephone. 82 mais.,
400 h. catholiques. Agriculture; fabrique defromage vert.
Pelerinage ä la chapelle de Sainl-Georges (592 in.).
B/ERSCHNERBACH (('.. Saint-Gall, II. Sai-ans).
Voir Berschnerbach.
B/ERSELBACH (G. Lucerne, l>. Entlebuch, Com.
Fliihli). Ruisseau prenant sa source ä 1991 m. sur le ver-
sant N. du Brienzer Grat, et qui, apres un parcours de 6
km., sc jelte darls la Grande Emme (rive droilej, pres de
Kublisbühlboden.
B/ERSHOF (C. Thurgovie, D. Kreuzungen, Com.
Langrickenbach). 541 m. 7 mais. sur la route de Sulgen ä
Altnau, ä 4 km. N. de la Station d'Erlen, ligne Sulgen-Ro-
manshorn. Voiture poslale LangricUenhach-Bürglen.38 h.
protestants.
B/ERSTANG (C. Appenzell, Rh.-Ext., I). Vorderland,
Com. Rehetobel). 950 m. Hameau a 500 m. E. de Rehe-
tobel, ä 4 km. S.-O. de la Station de Heiden, ligne Ror-
schach-Heiden, et sur la route de Rehetobel a Heiden. Voi-
ture postale jusqu'ä Saint-Gall. 8 mais., 59 h. protestants.
B/ERSTEIN (C. Appenzell, Rh.-Int, Com. Schwendi).
1350-1560 m. Alpage de 35 ha. sur la pente N. de l'Alpsie-
gel.
B/ERSWIL ou B/ERSCHWIL (Bermevkii.i.krI (C.
Soleure, D. Dornegg). 469 m. Com. et vge ä 10 Um. E. de
Delemont, dans une petite vallee laterale de la Hirse, a
2 km. S. de cette riviere, a 2 km. S. de sa Station, ligne
Delemont-Bäle. Depot des postes, telephone. La commune,
avec le village de Wiler, compte 130 mais., 700 h. ; le vil-
lage 70 mais., 342 h. catholiques. Cuiture des prairies,
tissage de la soie et fabrique de cirnent. Carriere de cirncnt
et de gypse.
B/ETBUR (C. Zürich, D. et Com. Horgen). 430 in.
6 mais. sur la route de Käpfnach a Wädenswil,ä 500 m. S.
du lac de Zürich et de la Station de Käpfnach. ligne Zurich-
Wädenswil. 52 h. protestants. Agriculture.
B/ETERSHAUSEN (C. Thurgovie, D. Kreuzungen,
Com. Allerswilen). 513 m. Hameau ä 1,5 km. S. d'Egels-
hofen et ä 2,5 km. S. de la Station de Kreuzungen, ligne
Romanshorn - Constance. Voiture postale Kreuzlingen-
Bürglen. 15 mais., 48 h. protestants. Agriculture. A 10
ininutes N. du village s'eleve la Jakobshöhe d'oü l'on jouit
d'une vue splendide sur le pays environnant et le lac de
Constance.
B/ETTENALP (C. Berne, D. Interlaken, Com [selW
wald). 1800 m. Grand alpage au-dessus d'Iseltwald ei du
lac de Rrienz, s'etend sur les pentes E. et O. du Bältenalp-
burg (2133 m.). II est arrose par le Mühlebach, le Harzers-
bodenbach et le Fangisalpbach. A l'E., les quelques cha-
lets de Fangis, sur le sentier qui descend a Iseltwald.
B/ETTEN ALPBURG (C. Berne, D. Interlaken, Com.
Iseltwald). 2133 m. Sommet a 3 Um. S.-E. d'Iseltwald; il
forme un des contreforts N. du Faulhorn. II domine au
N.-O. le lac de Brienz. On y jouit d'une tres belle vue sujj
les lacs de Brienz et de Thoune et sur la contree environ-
nante. On y monte en 3 ou 4 h. d'Iseltwald.
B/ETTERICH (C. Berne, I). Thoune, Gem. Huchhol-
lerberg). 1013 in. Hameau a 600 m. E. de l'ßglise de llei-
menschwand et ä 6,6 Um. S.-E de la Station de Diesbaolg
(ligne Berthoud-Thoune). Bätterich compte 35 mais., Ki6h.
protestants. Eleve du betail.
B/ETTERKINDEN (C. Herne, D. Frauhrunnen). 4S9
m. Com. et vge sur la route de Berne ä Soleure, ä 22 krn.
N. de la premiere, ä 8 km. S. de la seconde vi I le, sur
la rive gauche de l'Emme, ä 1,5 km. O. de la Station |
d'Utzenstorf, ligne Berthoud-Soleure. Bureau des postes, j
BiET
i,.|,-i;i|ilic, ic'U'plioni'. Voiture postale /Etigen-Utzenstorf
in, is (bis par jour. La commune compte, avec le village
de Krailigen, 170 mais.,1400h.
protestants, le village möme
[06 mais. 944 li.C'i sl um beau el
grand village, ilans une contree
Pertile, dont la populalion est
miiIciiiI agricole. Cullu
1,1,' el des pommes de lerre.
Prairies. Deux fabriques de
,|;nis la papeterie d'Utzenslorf
el dans les ateliers de Gerlafin-
ren. Le village esl expose" aux
inondations de l'Emme ; la der-
de 1896. Lieu de naissa
Randicht Marti (1574), i
Premiers botanistes alpins, et
,lu compositeur Nicolas Käser-
in.iiin (1755-1826).
B/ETTWIL (C. Soleure,
II. Dornegg). 362 in. Com. et \± e °
jge all km. S.-ü. de Bäle, sur
Li poute d'Hofsletten ä Henken,
|5ü0m. E. de lafrontier
in.inile. Station de la voieetroite
du Birsig.Depöt des postes, te-
tephone. 31 mais., 220 h. ca-
tholiques.
B/EUCHLEN (C. Lucerne,
D. Entlebuch). Voir Beichlen.
B/EUMLIHOF (Häle-
Ville). Voir Riehen (Klein).
B/EZ {OBERER, UN-
TERER) C. Uri, Com. An-
dermatt). Alpage avec environ
löetables, ä L440 el 1500 m. ä
gauche de la Reuss, ä l'endroit
oü celle-ci entre dans la gorge
iles Schöllenen.
B/EZBERG (C. Uri). 2550
in. Montagne formant l'extre-
iniii' E. de la crete X. de la vallee d'Urseren, au N.-O.
d'Aiidermatt. L'arete E., fortement dechiquetee, se ter-
mine au point appele « die Spitze » (2388 m.) d'ou d'iin-
nses parois de rochers descendent a pic dans la gorge
dos Schöllenen et vers le Pont du Diable. Le Bäzberg
jene im röle important dans les f'ortifications du Saint-
Bothard ; on a construit sur ses ilancs une route militaire.
BAGESCHWAND (C. Herne, II. Signau, Com. Lau-
Bersrwil). 830 m. Fennes sur les pentes de la rive droite
de l'Emme, ä 2,3 km. N.-O. de la Station de Langnau,
ligne Berne-Lucerne. Hl mais.. 69 h. protestants. Eleve du
betau.
BAGEWIL (C. Fribourg, D. Singine, Com. Hosingen.
k21 in. 5 mais. sur la route de Wünnenwil ä Neuenegg,
:'i 3 km.O. de la Station de Flamatt (ligne Fribourg-Htrne)
HAG
125
I BAGNES (VALLEE DE) (C. Valais, ll. Entre Dt).
I Vallee de 27km. de longueur, s'ötendantdu S.-E. au N.-O.,
30 li. catholiqi
•s. Ai
Hure et elove du betail.
BAGGIA (MONTE) (C. Crisons, D. Moesa. Cercle et
Cum. Mesocco). 1202 m. Alpages et chalets a 2 km. S. de
Mesocco, sur la pente E. de la Cima di Gangella (2704 m.).
II- dominent le village de Soazza situe au S.
BAGGWIL (C. Herne. II. Aarberg, Com. Seedorf). 605
in. Village sur la route d'Aarberg ä Berne, ä 1 km. S.-E.
Be Seedorf, ä I km. O. de Frienisberg et ä 4 km. S.-E.
ifl la Station d'Aarberg, ligne Lyss-Morat. 37 mais.,j234 li.
gvotestants. Agriculture.
BAGGWILGRABEN (C. Berne, D. Aarberg, Com.
Seedorf). 643 m. Harn, ä 500 in. S. de Bag^wil. a la li-
nite \ de la foret de Frienisberg, ä 2 km. E. de Lobsin-
-'M. 12 mais., 95 h. protestants. Agriculture.
BAGNADULO (C. Tessin, D. Valle Maggia, Com. Mo-
j^egno). 455 m. Harn, ä 12 km. N.-O. de Locarno, sur la
> • droile de la Maggia et vis-a-\is du village de Maggia,
pBminant Moghegno, Habite pendant les mois de juin ä
Beptembre par les habitants de Moghegno qui y tnon-
leul avec du belail et y l'abriquent du beurre et du fro-
lliage.
agues.
entre le Bec d'Epicoun au S. et la Pierre-ä-Voir au N. ; et
de 5 ä 8 km. de largeur entre la chaine du Grand Combin-
Six-Hlanc ä l'O. et celle du Mont Collon-Mont-Fort a l'E.
In cirque de süperbes glaciers ferme la vallee au S. du
rote de l'Italie ; ces glaciers donnent naissance ä la Dranse
de ßagnes qui arrose la vallee et recueille l'eau de nom-
lireux ruisseaux. Repoussee ä l'O., a partir de Chälile, la
I Hanse s'esl ouvert un passage du eöte de Martigny par
Sembrancher el Bovernier, c'est par lä que passe la s"eule
route qui relie la vallee de Bagnes a celle du Bhöne. Un
sentier conduit, par le Pas du Lens (1660 m.), de Chäble
ou de Vollege a Saxon. La population de la vallee est
d environ 4500 li. ; eile forme une seule commune sons le
nom de Bagnes quoique aueun village ou hameau ne porte
ce nom. Des villages et de gros haineaux sont groupes
dans la partie hasse et movenne ; le plus important est
Chäble (836 m.), 500 h.; une route postale le relie ä la
gare de Martigny : 18 km. en 3 heures de voiture ; de Chä-
I ISI )
plus haui.un chemin muletier conduit, par Fionnav (l'i!i:i
m.) et Mauvoisin (1824 m.), jusqu'au fond de la vallee. La
vallee de Bagnes, parfois tres piltoresque, est pour les
touristes le centre de nombreuses excursions; les princi-
pales ascensions sont Celles du Grand Comhin (4317 m.).
du Mont Gele (3517 m.), du Moni Avril (H,'141 in.), de la
Ruinette (3879 m.), de la Rosa Planche (33 't8 in.), du
Mont-Blanc de Seiion (3878 m.), du Mont-Pleureur (3706
in.). La Station principale des etrangers est Fionnav; on
sejourne aussi ä Chäble et ä Mauvoisin. Deux cabanes du
Club alpin suisse, l'une ä Chanrion (2460 m.), au fond de
la vallee, lautre ä Panossiere (2715 in.), au pied du Grand
Coinbin, facilitent l'acces des cols et soinmites. Les prin-
cipaux glaciers sont ceux de Corbassiere, du Mont-Durand,
d'Oteimna et de Gietroz.
La vallee de Bagnes est reliee ä celle d'Entremont par les
cols de Tzerzera ou du Six-Blanc (2337 m.), de Mille (2476
I-J(
BAG
BAI
in.», de Panosseyiv (3600 in.), de Boveyre (34X7 ni.i. des
Maisons Manches f3426 m.), de l'Ane (3037 m.), du Sona-
don (3489 in.) ; i l'ltalie par les cols de Bj ou Buy, de Fe-
nötre (2786 m.), de CrSte Seche (2888 m.). de Giardonnet
(3300 m.)., d'OulieCecca (3321 m.), d'Otemma (3400 m.),
de Blanden, de la Reuse d Aroila ou d'Ollen ou d'Oren, au
val d'Arolla par le col de Chermontane (3084 m.), le col
de l'Evöque, le col de Serpentine et par le col de Bre-
ney (3650 m.), et au val d'lleremence par les cols du
Cret (3148 in.), de Severeu (3201 m.), de Vasevay (3-263 m.)
et de Seiion (3250 m.) ; au val de Nendaz par les cols de
la Chaux (2820 na.), de Cleuson (2916 m.) et de Louvie
(2938 in.). La principale ressource des habitants est l'cleve
du lielail, et, en ete. l'industrie des ötrangers. Les arbres
fruitiers remontent jusqu'ä Lourtier (1060 m.); le petit
vignoble de la Forclaz, au-dessus de Chäble, s'eleve jus-
qu'ä pres de I00Ü in., la culture des cereales reussil fori
liien jusqu'ä une altitude de 900 ä 1100 m. suivant l'expo-
silion du lerrain; au Will 1 siede on exploitait les gise-
inenls de plomb argentifere de Peiloz.
La llore du val de Bagnes est une des plus riches et des
plus interessantes des Alpes. Elle possede plusieurs es-
peces alpines extremement rares, telles que : Crepis juba-
la, pres de la moraine du glacier de Breney et Saxifraga
diapensnides ä la Pierre-ä-Voir et ä Mazeria. Saxifraga
Rudolphiana, Draba Wahlenbergi, Astragalus leontinus,
Arenaria Marschtinsii, Arabis serpyllifolia, Adenostyles
hybrida, sont disseminees dans la zone alpine de la haute
vallee. Dans les lieux humides se rencontre le rarissime
Carex ustulala accompagne des especes rares suivantes :
Carex bwolur, microglochin et pauci/lora, Trig lochin pa-
lustre, To/ieldia boreaiis. Deux gentianes rares : Genliana
punctata x purpurca et (ientiana ulriculosa, meritent
delrc signalees ainsi qu'une fougere : Woodsia hyperbo-
ren. Pres de Mauvoisin on rencontre YHuguernnia tana-
cebifolia, erneuere piemonlaise et inediterraneenne qui
franchit rarement le versant nord des Alpes. Sculellaria
alpina, labiee repandue dans la partie moyenne de la val-
lee, possede la meine origine. Pres de Mauvoisin egale-
ment, se trouvent quelques exemplaires d'une espece par-
ticuliere de bouleau dediee au botaniste Murith (Hetula
Murithii). Mauvoisin repose sur im aflleurernent de röche
dolomitique qui donne ä la llore de ses environs un ca-
ractere particulier. La grande variete geologique de la
haute vallee explique la diversite de la llore qui s'y trouve.
Aux environs de Fionnay, dans l'humus de la foret, sc
rencontre la Listere ä feuille cordee. La llore de la partie
hasse de la vallee presente le meine cachet de secheresse
que celle de la vallee inferieure du Bhöne valaisan.
Le val de Bagnes, avec les nornbreux glaciers qui l'en-
l'erment, est constarnrnent expose a de redoutables debäcles.
Iji 1818, la rupture du barrage forme par le glacier 'de
Gietroz provoqua une terrible inondation qui dfvasi.i
toute la contree jusqu'ä Martigny. Kn 1894 et en 1898
une poche du glacier de Crete-Seche se vida subite-
ment ; plus dun million de metres cubes d'eau vin-
renl grossir La Dranse, emportant les ponts, coupant
routes et chemins, causant aux eultures et aux prairies
riveraines les plus serieux dommages. Cet aeeident s'est
repete chaque annee avec plus ou moins dinlensili'.
Des travaux importants sont en voie d'execution pour
pievenir le retour de semhlables aeeidents, mais les gla-
ciers de Bagnes resteront toujours une menace pour les
paisibles et laborieux habitants de cette interessante
vallee.
Le nom de la vallee de Bagnes vient de Vallis balnem
rum, il y avait autrefois une source sulfureuse tres fre-
quentee pres de Bagnes ; eile fut detruite, en 1545, par un
eboulement. En 1595 plusieurs villages furent empörtes.
Le val de Bagnes fut donne, en 1150, par le cornte de
Savoie, ä l'Abbaye de Saint-Maurice qui le conserva jus-
qu'en 1798.
BAGNES (C. Valais, D. Entremont). Grande commune
comprenant toute la vallee de Bagnes.
5 C'est l'une des plus etendues du Valais et
meme de la Suisse avec ses 295 km- de
superficie dont 126 km- de glaciers. La com.
comple 589 mais., 4233 h. catholiques et
comprendlesprincipaux villagesdeBruson,
Le Chäble, Ghampsec, Cotlerg, Lourtier,
Mediere,Montagnier, Fontenelle, Prarayer,
Sarayer, Verbier, Versegere et Villette. L'e-
glise paroissiale se trouve ä Chäble. Voir
Bagnes (Vallee de).
BAIE, BAY, BAYE, BEY. Terme
frequent dans la Suisse Bomande et meme
en Savoie, oii il signifie toujours ruisseau.
On rattache hahituellement ce mot, sous
sa forme ancienne, qui est bay ou baye, ä
lallemand Bach. On retrouve une forme
du meme mot dans un grand nombre de
noms de lieux : Chandabec, Bolbec, Cor-
bec, Corbach, etc. Dans l'ancienne latinile,
on trouve Baia ou Baya, ainsi dans cette
phrase : Infra aguas quoe Vivisia et
« Baia » dieuntur. (Extrait des Mem. et
Doc. Promesse de vente de l'avouerie de
Vevey, 1 er mai 1257), ou encore dans :
« Aqua Bayx » de Muslruez versus Vi-
viacum (Extrait du meme ouvrage : Tratte
de partage, concernant la Vidanice de
Montreux), mot qui est devenu : Baie de
Montreux, torrent qui traverse cette localite. On le trouve
enlin dans le nom de Bex ; dans une Charte de 1189, il
est question d'un Ludovicus Nicles de Baiz.
BAIERBACH (G. Saint-Gall, D. Gaster, Com. Amden).
Voir Sellbach.
BAIGNE (OUJETS DE) (C. Valais, D. Entremont).
Appele aussi col de l'Ane, de l'Azet, de Lana ou de Läget,
passage ouvert ä 3037 m., entre le Follat (massif du Corn-
bin) et la Luis-Neira, relie Liddes dans le val d'Entremont
avec Le Chäble dans la vallee de Bagnes en 7 h.
BAIL.L.ODS (LES)(C. Neuchätel, D. Le Locle, Com.
La Brevine). 1135 m. Maisons disseminees ä 2 km. S. de
la Brevine et ä 5 km. N. de la Station de Boveresse, ligne
Neuchätel-Les Verrieres. 7 mais., 45 h. protestants.
BAINOZ (LE)(C. Fribourg, D. Broye). Buisseau pre-
nant sa source pres de Chavannes-)e-Chene, ä 4 km. S.
de Cheyres, se dirige vers le N.-E., passe pres des villages
de la Vounaise et de Bollion et se jette dans la Petite
Gläne, rive gauche, ä Montet, ä la cote de 482 in., apres un
parcours de 8 km.
BAIRONEouBARIONE(C. Tessin, D. Locarno,Com.
Mosogno). 238 m. Ham. ä 17 km. O. de Locarno, dans le
val Onserone, sur la pente S. du Pizzo della Croce, 1 ä km.
N. de la riviere et dominant de quelques metres la route
de Locarno ä Busso. Voiture postale Locarno-Coinologno.
50 h. catholiques, 16 mais. dont une jolie petite chapelle.
Les femmes s'oecupent de l'industrie de la paille ; pen-
dant l'ete, les hornmes emigrent dans la Suisse fran-
caise, en qualile de macons, peintres, etc.
HAL
UM
127
balandes (bois des) (C. V.md. D. Nyon, Com
Binginset Cheserex). Grande foröl se subdivisant enBoisdi
Balandes-dessous el liois de Balandes-des-
bub ; ''II«' s'etend sur le versanl S.-E. de
la Döle, ä l'O. du village de Gingins, entre
BO ei 1400 in., et au S. de la route de
\\nii .1 Saint-Cergues.
BLANKENBACH (C. IM, Com.
■eedorf). Ruisseau prenant sa source sur
la pente E. de l'Uri-Rothstock, porte dans
sa partie superieure le nom de Brunni-
bach et i .< oi I Ions los misselets qui des-
(■.•iitloni de la paroi de rochers dos
ptechenstöcke. II arrose la vall(?e de
Ebenen el so jette dans la Reuss, apres
im parcours de 7 km., ä la cote de 'i'iO tu.
Kä-a-vis tl Allci r II ful dejä corrige par
troi> l'ois ä cause de ses degats el de ses
inondations.
BALBALERA (MOTTO DI) (('.. Gri-
sons. I). Bernina, Com. Poschiavo). 174
im. Rocher terminanl brusquement la
,linin> qui s'e"tend du passage du Ber-
Una au S. entre l'ancienne et la nouvelle
roulo, ä :> km. N. du village de Poschiavo,
t'iilro Cavaylia el Angeli Custodi.
BALBERTSWIL (C. Fribourg, It.
Sinti i n.'. Com. Düdingen). 550m. Harn, sur
la rive droite de la Sarine, vis-ä-vis du chä-
toan de Grand Vivy, ä 7 km. N. de Fri-
Earg et ä 2 km. N. de la Station de Dü-
(lingen (Guin), ligne Berne-Fribourg. (i i
jfcoliques. Agriculture. Moulin.
oi de (MKMMt iniilos. Dans la partie N. du lac, od remarqi
encore les traces d'une Station lacustre. Ce lac est u
m ii
BALCHEN-
STALL (C. Zürich,
I». Pfäffikon, Com.
Hittnau). 620 m. 5
niais. ä 1,5 km. 0. de
Hittnau, sur la Lup-
inen, ä 2 km. E. de
la Station de Pfäffi-
kon, ligne Pfäffikon-
Winterthour et ä 2,5
km. N.-E. du lac de
l'fäl'likon. Telephone.
1 fabrique, 1 moulin.
%J 20 h. protestants.
BALDEGG (LAC
DE) (Baldeggersee)
(C. Lucerne, 1). lloch-
dorf). 466 m. lVlii
lac ä 15 km. N. de
Lucerne, appartenant
au bassin superieur
de l'Aa de Hallwil,
reeoit du S. la Ron
et a pour emissaire
la Wag qui relie le
' ic de lialdegg ä ce-
ii de Hallwil ä 3,5
in. plus an N. II S'e-
■nil du S.-E. au N.-O.
u 47' II', au 47 13'
rtitude N., sur 5 km.
de longueur et sur une
largeur inaxiina de
1,8 km., entre le
Lindenberg, ä l'E., et
'e Herrtfsberg, ä l'O.
Sa su i face est de 5
Ikm 2 , sa plus grande
profondeur de 66 m.,
son niveau moyen de
166,1 in. Entoure de
nombreux hameaux et
dans une contree fer-
tile,il est appele par sa
charmante Situation a devenir im lieu de villo^iature. Pres
oii, on trouve un elablissemont de pisciculture
dont la produetion annuelle est de 2000000 de coregones
Vue du lac de Baldegg.
priete particuliere. (Ouvrages ä consuller: Der neuent-
deckte I 'falil ha ii um Hahlri/iii-isrr par Slul/, \ treiger für
Sr/tirri:rrisr/ir .1 I Irrl n msl.ii mir . Dir I 'fulil Im n tenOMSgra-
bungen am Baldeggersee parAmrein.)
BALDEGG (C. I.ueerno, I». et Com. Hochdorf). 483 in.
Petit village au s. du lac du meme nom, sur la roulo de
Lenzbourg a Lucerne, a2 km. i\. de Hochdorf. Station de
la ligne du Seethalbahn. Depot dos postes. Telephone. 29
mais, 181 h. catholiques. A la place de l'ancien chäteau dos
seigneurs de Baldegg so trouve aujourd'hui l'etablisse nl
dos <i Siours de la üivine Providence », fondeen 1830. C'est
un pensionnat avec un seminaire pour institutrices qui
compte environ 100 eleves.
BALDENSTEIN (SCHLOSS) (C. Grisons. I). Hein-
zenberg, Cercle Domlesclin, Com. Sils). 711.") in. Chäteau ä
I km. N.-E. de Sils et ä 2,5 km. N.-E. de La Station de
Tlmsis, ligne Coire-Thusis. II domine l'Albula et com-
mande l'entree des vallees de Schams et d'Albula. Berceau
du naluraliste Thom. -Conrad von Haldenstein.
BALDENWILfG. Appenzell Uli. -Ext., D. Hinterland,
Com. Herisau). 800 in. 5 mais. a 4 km. (). de la Station de
Herisau, ligne Winkel-Appenzell et dominant la route de
Herisau ä Degersheim. 30 h. protestants. Eleve du betail.
BALDER IG (HINTER, VOR DER) (C.Uri, Com. Spi-
rillen,' ä jauche du Mühlebach exterieur. Le chemin qui
les traverse abrege d'une heure le trajet du Klausen.
BALDERN (ALTE, NEUE) (C. Zürich, D. All. .1 lern .
Com. siallikon). 733 in. 2 fermes ä 4 km. (). d,- la Station
de Bändlikon, ligne Zurich-Wädenswil, sur une eröte de
l'Alliis, au S. de l'Uetliberg, et au N.-O. d'Adliswil. En . ■ I . •
lieu d'excursion frequente. A I km. plus au S.. egalement
sur la crete, les ruines du chäteau de Baldern ( «s 1 ; J m.). Cr
chäteau tut probablement la propriete des comtes de Lenz-
bourg-Baden. Eos chroniqueurs du XVI e siecle racontenl
qu'Hildegarde et Bertha, lilles de Louis le Germanique,
furent conduites par un cerf du chäteau de Baldern a la
place du Fraumünster de Zürich. L'histoire de la destruc-
lion du chäteau dans les comlials dos Regensberger re-
pose sur une confusion avec l'Uetliberg. (A n:rnirr im-
Schweizergeschichte 1886, I, 2. 3.)
BALDINGEN (UNTER, OBER)(C. ArgOvie.D. Zur-
/aclii. .V)l m. Com. et vge entoure de forets ä 2 km. S. de
la Station de Rekineen, ligne Eglisau-Waldshut et ä S km.
S.-E. deZurzach. Depot dos postos, telegrapheet telephone.
:',.") mais.. 223 h. donl 'in protestants. Viticulture etelevedu
juridiction de la commune appartint jusqu'en 1798. IIa
change tres souvenl de proprietaire.
128
BAL
BAL
B4LDISTALHC Herne, D. Konolüngen, Com. Ami).
S7."i in. 5 maisons si r la route d'Arnisagi ä Walkringen, ä 1
km. N. de Biglen i ä 5 km. N.-O. de la Station de Zäziwil,
ligne Berne-Lucerne. 30 h. protestants. Agriculture.
BALE-VILLE , li.vsi l.-S l \n i I. Le eatilun elf Bäle-ViUe,
_, le plus petit de Im Confederation, est silue entre
f* 47 36'C et Vi 3I'2" latitude X. et entre 5° 21 '8"
*•■ et entre 5 13'10" longitude E. de Paris (7°41'23"
jt et 7 33*25" E. de Greenwich). Sa plus grande
Ja longireui-, du N. au S., est de9,2 km. et de l'E. ä
^y\s 1*0., de 10,4 km.; sa superficie est de 35,8 km 2 .
— Canton frontiere, il est limite sur une ligne
irreguliere de 20,5 km. de longueur, ä l'O. par l'Alsace et
au N. par le Grand-Duchö de Baden, tandis qu'au S. il
confine ä Bäle-Campagne.
Urographie. Les trois quarts du canton sont situes dans
la plaine du Rhin, ä l'endroit oü ce lleuve fait le grand
coude <pii commence son cours ulterieur. Sur la rive droite,
c'est-a-direducöteN., aud4bouchä de la vallee de la Wiese,
le point le plus bas est la Schusterinsel (250 m.); de la, la
plaine remonte en amont jusqu'ä 275 m. Sur la rive gau-
che, laltilmle varie entre 260 et 200 in. Comme le lit du
Hhin n'est qu'a 242 m., les af'lluents de ce lleuve, le Birsig
et la Hirse, onl creuse dans la plaine des vallees plates. Celle
du Hirsig traversetout le Grand-Bale. Sur lesdeux rivesle
canton s'etend encore sur les hauteurs qui bordent la val-
lee du Hliin: au S. jusqu'au Bruderholz, avant-mont du
plateau jurassique, au N. jusqu'au Tüllingerberg couvert
au jour l'argile a Septarias ou la marne bleue, qui retien- I
nent les eaux souterraines. Sur celles-ci reposent les gres I
et les argiles des couches Cyrenes, qui al'lleurent au Bruder- j
hol/, puis le calcaire d'eau douce du Tüllingerberg qui ap-
partient au Miocene inferieur. (Voir le Profil.) L'alläisse-
ment provoque par le llecliissement indique ci-dessus I
comporte environ 1000 m., de Sorte que le terrain autourde 1
Bäle s'est affaisse d'environ 2000 m. en tout. Ces disloca- I
tions, de meine que les dejeltements dans le Jura tabulaire, I
ont ete des phenomenes concomitants de l'affaissement de
l.i vallee du Rhin ; elles se sont produites avant l'epoque I
miocene ou au debut de celle-ci, c'est-ä-dire avant le plis- I
sement du Jura et ont eu une faible repercussion dans les |
tremblements de terre de l'epoque historique. En fait de
phenomenes sismiques, on connalt surtout le tremblement
de terre devastaleur de 1356. Des lors on a observe :
De 1356-1400 4 secoussea
Au XV" 11 ' siede 5 »
Au XVI'"" siede 26 »
Au XVII""-' siede 62 »
Au XVIII'" e siede 28 »
Au XIX""' siede (jusq. 1« janv. 1899) 50 »
La couche superlicielle dans toute l'etendue du pays est
forinee partout par des graviers diluviens. Au Bruderholz
et aulour du Dinkelberg sont des depöts de graviers des
hautes terrasses recouverts d'une couche de löss atteignant
jusqu'ä 10 m., tandis que les vallees sont remplies par les
graviers des basses terrasses qui atteignent jusqu'ä 30 in.
dapres C. ScJ>/r>/c/i
mm
1:33000.
Niveau de la Mer
Calcaires
deau douce
B BBS
Wlarnes
äeynenes
Marnes
a septarias
Jurassique Keuper
Muschel -
-kalk
Trias inl
Bunhsand:
Coupe geologique de Bäle au Grenzaeberhorn.
de vignes et, au delä de la Wiese, jusqu'au Dinkelberg,
couvert de forets, au sommet duquel on apereoit de loin
Saint-Chrischona avec sa petite eglise, point le plus eleve
du canlon (520 m.). Cette conliguration du terrain et sur-
tout sa Situation au coude du grand lleuve a determine le
developpement du chef'-lieu : tout le trafic remontant ou
descendant le Rhin, pour la vallee de la Wiese ou les val-
lees du Jura, devait passer par Bäle. Ce n'est que tout re-
cemment, en 1891, qu'a ete construile une ligne de chemin
de fer evitant Bäle et la Suisse, le cheinin de f'er strategique
qui longe la frontiere S. de l'empire d'Allemagne et passe
en tunnel sous le Tüllingenberg et le Dinkelberg pour re-
joindre le Rhin ä Brennet, en aval de Sackingen.
Geologie. Le territoire du canton de BAIe-Ville est situe
en "ntier sur une zone d'afl'aissement, aussi ne presente-
t-il quedes terrainsde formation relativement recente: le
Trias et le Jurassique au Dinkelberg et le Tertiaire partout
ailleurs. Par rapportau massif cristallin de la Foret-Noire,
le plateau du Dinkelberg s'est all'aissede 1000 in. Le bord
Occidental de ce dernier est forme par un flechissement
qui s'dtend de Wandern, ä 19 km. N.-E.-N. de Bäle, jusqu'ä
Ksdi dans la vallee de la Birse et le long duquel les cou-
ches du Muschelkalk s'enfoncent profondement. Depuis le
Hörnli en aval on peut, par les eaux basses, distinguer,
dans le lit du Rhin, des couches presque verticales de
Muschelkalk, de Keuper, de Lias, puis, apres une inter-
ruption de Tertiaire, tandis quo, dans le prolongement dece
prolil, au S. du Wenkenbot, on voit aflleurer le Dogger.
Vers l'embouchure de la Birse, les couches lertiaires sont
peu inclinees, elles constituent le sous-sol de Bäle. Dans
les parties les plus basses de la ville, les fouilles amenent
d'epaisseur. Le territoire de EAIe-Ville n'a point d'exploi-
tations minieres. Les sondages operes, en 1889, sur le pla-
teau de Bettingen pour trouver du sei, n'ont donne au-
eun resultat utile ; on a perce ä une profondeur de 70 m.
la couche d'anhydrite, qui ailleurs renferme du sei, sans en
trouver des traces de quelque imporlance. On cite le fait
qu'en 1277 on obtenait de l'or par le lavage des sables du
Rhin. (Livrel-Guule grolngiijue, Lausanne 1894, et C.
Schmidt, Umgebung von Basel).
Culture. Par suite de la nature des couches superfiziel-
les, le sol est tres fertile ; le löss est, en particulier, favora-
ble ä l'agriculture. Les pentes tournees au S. du Tiillinger-
berg et du Dinkelberg donnent un bon vin blanc et pres de
Saint-Jacques on eultive le plant rouge dit: « Schweizer-
blut » (sang des Suisses). Dans la plaine, ä cöte des champs
se trouvent aussi des prairies, mais la secheresse estivale
oblige ä les irriguer. Riehen eultive des arbres fruitiers,
specialement des cerisiers. Le Dinkelberg seul a des forets
de quelque etendue. La repartition du terrain est la sui-
vante :
Forets
Vignes
Champs
pres, jardins . .
Terrain produetif
Rätiments
Rivieres, ruisseaux . . .
Voies ferrees, routes . .
Rochers, deblais ....
Terrain irnproduetif
3,9 km s
0,7
»
25,8
»
km*
30,4
= 81,9%
2,4
»
1,3
»
2,8
» '
0,2
»
km 2
6,7
= 18,1 %
km 2 37,1
= K'Hl "„
,-i^
V
*! ^ ,
i
^
£
e - ö**, C
V,^
- <n
<fc
D
tf> - ■ ' 3 ip N^
i
'Wo
l'l
j
«J I
^nc
>
ÜJ
Q
C/5
LU
Q
UJ
Z>
o
cc
o
—
I
öd
BAL
UAL
129
Flore. An poinl de vue de la llore, le petit territoire de
BAle-Ville sc rattache aux plaines de l'Alsace. Les especes
[es plus interessantes apparliennenl ä la Vegetation des
plaini s du centre de l'Europe ; quelques-unes sonl ilrs es-
le steppes ou du moins de regions arenacees.
Du trouvera dans la Hora Basiliensis de Hagenhach,
dans la Flora ruu Basel de Schneider, dans la Flore d'Al-
sace de Kirsclileger, beaucoup d'indications sur la llore
bäloise ainsi que sur celle du territoire alsacien imme-
(li;iicnii'ii( voisin.
La llore indigene secomposeessentiellement d'especes de
re europco-nordasiatique, puis de quelques especes
meiliterraneennes <|iii ont ömigre jusqu'ici. Parmi ces der
nieres, on peul citer : Tamus communis, Eragroslis minor
..Mi, Prunus Muhaleb, Trifolium scabrum, Verbas-
ritm floccosum, Asperula arvensis, Buxus sempercirens,
cus pubescens, Coronilla Emerus, Veronica praecox,
Unmuts tectorum. Viennent encore un assez grand nom-
lnv d'especes adventives dont la patrie doit etre cherchee
Mi s , ä l'O. et meme en Amerique, ainsi Chenopodium
Botrys, Silene dichotoma, Lepirlium perfolialum et nV-
ginicum, Camelina microearpa, Humus orientalis, Berte-
\cana Senebiera Coronopus et didyma, Erysimum
repandum, Sisinnhrium siuapislruni, llibiscus Trionum,
scornicitlata, Bifora radians, Bupleurum rolundi-
folium, Vicia rillosa, Solanum rostralum. , Salvia silres-
tris, Asperugo procumbens, Anchusa officinalis, Linaria
striata, Ammimajus. Xauihium strumarium, Hesperis
matronalis, Salsola Kali, Elodea canadensis, Coriiu/i«
paea), qu'on rencontre de temps en temps, ne sont. sans
doute, que des individuscaptifs qui se sont echappes.Quanl
aux amphibiens, il j .1 qualre especes <le salamandres ( Tri-
tun cristatus, alpeatris, helveticus e\ Salamandra niacu
Insu), ei 9 espöcea de grenouillea el crapauds [Roma est u
I rul n , fiisrn, 11 mit is, .1 li/lrs nlmtet cicn us, I 'eluhiitrs fnscus.
Bombinator paehypus, Bufo vulgaris, calamita el Hyla
arborea). Le libin h.6berge faune tres riehe (Cf. Leuth
mit: Die miltelrheinische Fischfauna, Basel, 1X77), aussi
la peche a-t-elle joue, de tout temps, im röle importanl dans
l economie du canton. En 1899, on a dölivrd '_'!! permis de
pöche el les deux etablisscments de pisciculture onl lache"
dans la Hirse el dans la Wiese 34000 alevins de truites el
68000 d'ombres.
La statistique du betail donne les cliillics suivants:
1876 1898
Chevaux 1213 1855
Atics 4
Bötesäcornes 1961 1978
Porcs 592 805
Moutons 244 262
Chevres 293 214
Ruches d'abeilles .... -22s 537
Climat. Le climal de la ville de Bäle et de ses environs
iiiiiiH'ilinis se distingue parsa grande douceur. D'apres les
observations de Pierre Merian, qui embrassent les annees
1<S'2()-I874 et d'apres les indications de la Station meteorolo-
gique. ouverte au Bernoullianum le 2juin 1874 (alt. 278 m.,
iat. 47° 33', long. 5° 15' E. de Paris, 7° 35' E. de Greenwich),
April M
August
September Oktober November Dezember
jy
AK
Variatiuas dans la hauleur de
orientalis. II faiit signaler specialement la presence, dans
les vignes, de l'Eruuthis hiemalis et celle de la Deliu sege-
talis Duinorl qui alteint, au Bruderholz, sa limite Orien-
tale. Kn outre, nous citons comme especes interessantes :
Vasturtium pyrenaicum, Brassica nigra, Erucastrum
incanum, Sisymbrium riparium, Diplola.ris muralis et
tenuifolia, Draba muralis, Dianthus armeria, Medicago
minima, Corrigiola lilloralis, Ghrysosplenium opposili-
(olium. Le nombredes especes existant dans le canton n'a
pas encore ete exaetement fixe. Les stations les plus riches
sont la rive du Rhin, surtout la pente tournee vers Gren-
zach, et le Bruderholz. (D'apres le D 1 ' A. Binz, qui publiera
prochainement une Flore de Bäle et de ses environs.)
Fuune. La faune presente aussi quelques traits caracte-
ristiques. Le gibier est rare, — en 1899, on n'a delivreque
six permis de chasse. — Cependant, d'apres les collections
du Musee, on trouve, dans le canton, 259 especes de verte-
bres, savoir 39 mammiferes, 173 oiseaux, 6 reptiles, 13 am-
phibiens et 28 poissons. Les mammiferes sont representes
surtout par de petiles especes : 12 cbauves-souris, 6 insecti-
Mjres (herisson, taupe et 4 musaraignes : Snre.r ruhjnris,
s,i,;:, pygmaeus, Crossopus fodiens, Crosidura araneus),
8carnivores(renard, martie, putois, fouine, hermine,petite
belelte, blaireau et loutre),ll rongeurs (rat noir, rat brun,
Bpris domestique, souris des bois, rat d'eau, souris charn-
pelre, inuscardin, loir, lerot, ecureuil, lievre); enfin on
\üit, de temps en temps, dans le territoire de Bettingen,
desebevreuils et des sangliers. Parmi les oiseaux, plusieurs
sont des hötes d'hiver, comme la mouette et le plongeon ;
d^autres ne fönt que passer. (Cf. Th. Bühler-Lindenmeyer,
Kutuloi/ der Schweiz. Vogelfauna im Naturhislorischen
Museum von Basel, 1895'.)
Lessh especes de reptiles sont la vipere du .Iura (Vipera
usins). la couleuvre lisse (Coronella laevis), la couleuvre ä
Collier, l'orvet et troisle/ards(/.«c('/7aö(/ Uns, muralis et viri-
dis) ; le lezard vivipare est venu du Jura, introduit avec les
chargements de bois, tandis que les tortues (Emys euro-
la pression moyenne est de 737,8""", la temperature
moyenne (de 1864-1897) de 9,43° C, celle du mois le
plus chaud (juillet) 19,17°, celle du mois le plus froid (jan-
vier) — 0,'t'i- . La plus haute temperature connue est de
37°, le 7 juillet 1845, etla plus basse —27°, Ie3fevrierl830.
II gele, en moyenne, 66 jours par an, mais la temperature
ne se maintient toute Ja journee au-dessous de zero que
28,5 Ibis. A l'exception de quelques vallees alpestres etroite-
ment fermees (Engadine et Valais), et de quelques locali-
tes comme Geneve, Bäle est la contree de la Suisse la plus
pauvre en pluies. La somme de toutes les preeipitations
atmospheriques est de 837 mm par an, dont 15 % en hiver,
24% au printemps, 34 ° u en ete et 27 % en automne. Le
mois ou les pluies sont le plus abondantes est celui de
juin, le moins pluvieux celui de janvier. La neige consti-
tue le 6% des preeipitations. La neige couvre le sol pen-
dant 32,8 jours en moyenne, mais la couche est souvent si
mince qu'elle ne constitue pas une reelle couverture. L'in-
solalion est de 1737 heures par an, soit, en moyenne, 4,7
heures par jour; eile est la plus forte en aoüt, 7,3 heures
par jour et la plus faible en decembre, 1,8 heute. Le brouil-
lard, frequent dans l'interieur de la Suisse, est rare ä Bäle.
Le vent le plus frequent et le plus froid est celui du N.-O. ;
la Foret-Noire protege la contree contre les vents du N.
et du N.-E. et ces deux courants d'air froid se changent
en vents descendants d'un caractere analogue au föhn.
Ces conditions climatiques ont pour consequence un
(leuluppement precoce de la Vegetation; la iloraison du
Syringa vulgaris, par exemple, a lieu, en moyenne, le 21
avril. d'apres les observations des annees 1854-1874. Bäle
est, en general, pour les iloraisons printanieres, de 8
jours en avance sur Liestal et de 14 jours sur l'interieur
de la Suisse. Par contre, l'arret de ia Vegetation se pro-
duil assez tot; aussi, dans les annees seches, la vallee du
Rhin devient-elle, ä la fin de l'ete. lamentablement aride.
(A. Riggenbach. Die Geschichte der meteorologischen Beo-
buclitungenin Basel. 1892. Die forstlichen 'Verhältnisse
D1CT. GEOG. — FASC. II — 9
130
BAL
des Kantons Baselland. Liestal, 1898. HI. Das Klima
von A. Riggenbach).
Population. Dans l'etc de 1835, denx
ans apres la Separation de Bäle-Campagne,
la population domiciliee du canton de
B&le-Ville, c'ost-ä-dire de la ville et des
communes de Kleinhüningen, Riehen et
Bettingen, etait de -23 254 ämes ; le I« de-
cembre 1900, eile selevait a 112842. Elle
a donc presque quintuple en soixante-cinq
ans. Cette enorme augmentation n'est pas
due seulement a l'immigration, niais aussi
ä l'excedant des naissances sur les deces.
Dans les annees 1891-1895, cet excedant a
ete de 11,9 00 /o» P ar an . ' e Chiffre le plus
diu' de la Suisse, et les deces n ont
atteint que 17,3 ü % , le chiffre le plus
bas de la Suisse. Au 1« decembre 1900,
on comptait, dans le canton, 112842 per-
sonnes, dont 1650 n'etaienl que momenta-
nement presentes, tandis que 1054 habi-
tants etaient, ce jour-lä, absents de leur
domicile ; la population domiciliee s'ele-
vait donc ä 112246 personnes.
La population de fait se repartissait, ä cette date, comme
suit:
a) Sexe :
Ville Riehen Bettins>en Canton %
Masculin 51324 1209 290 52823= 46,8
Feminin 58430 1394 195 60019= 53,2
109754 2603 485 112842 = 100
b) Langue maternelle :
Ville Riehen Bettin^en Canton "„
Allemand 104155 2578 472 107205= 95,0
Francais 2720 15 6 2741= 2,4
Italien 2348 9 4 2361= 2,1
Romanche 102 102= 0,1
Divers 429 1 3 433= 0,4
BAL
manuellere). L'industrie la plus importante est celle de la
soie qui comprend le tissage des rubans, le filage, le mou-
I.Vgl.s.'
109754
c) Confession :
Ville
Protestants 70520
Catholiques 36524
Israelites 1898
Divers 812
21103
485 II 2842
100
Riehen Bettingen Canton %
2146 460 73126= 64,8
446 17 36987= 32,8
5 1903= 1,7
6 8 826= 0,7
109754 2603 485 112842=100
d) Origine :
Ville Riehen Bettingen Canton %
Bälois 27958 1099 222 29279= 25,9
Suisses 39611 699 114 40424= 35,8
Etrangers 42185 805 149 43139= 38,3
109754 2603 485 112842 = 100
La population domiciliee se repartit comme suit d'apres
les professions.
Ville Com. rur. Canton %
Agriculture 1847 1203 3050= 4,1
Industrie 36298 1454 37 752= 51,2
Commerce 13153 239 13392= 18,2
Transport 5731 283 6014= 8,2
Adm., sciences
et arts 6168 462 6630 = 9,0
Domestiques 1943 66 2009= 2.7
Sans profess. 4669 233 4902 = 6,6
3940 73749 = 100
Bäle-Ville est donc un canton allemand, en majorite
Protestant. La predominance du sexe feminin doit etre
signalee; eile est due, d'un cöte, ä la mortalite plus
faible de femmes, de l'autre, ä une forte immigration
de servantes et d'ouvrieres. Canton-frontiere, Bäle-Ville
compte une notable proportion d'etrangers: il est eton-
nant que leur nornbre depasse le tiers de la population
totale malgre les facilites accordees pour la naturalisa-
tion.
Industrie. L'industrie est au premier rang des occupa-
tions des habitants. Elle fait vivre plus de la moitie de la po-
pulation. Meinedans les communes rurales eile occupe plus
de bras que l'agriculture (culture des ehamps ou culture
linage et la teinture. (Reinh.Sarasin : lieber die EnlwicM
hing der Seideniudustrie. Zeilscltr. f. Schweiz. Statistik,
1893.) Viennent ensuite l'industrie chimique, la fabrication
des machines, la brasserie, l'imprimerie, la fabrication du
papier et l'electrotechnique ; les divers metiers et l'indus-
trie du bätiment sont aussi florissants. A la fin de 1899,
226 etablissements etaient soumis ä la loi des fabriques; ils
se repartissent comme suit : industrie de la soie 30, autres
industries textiles 7, industries chimiques 7, alimentalion
23, industries polygraphiques 33, travail du bois et carros-
serie 47, travail des metaux et ferblanterie 54, tuilerie,
poterie et fabrication du ciment 8, fabriques de papier 2,
savonneries et fabriques de produits steariques 3, divers 12.
Commerce. Le commerce et les transports sont en aug-
mentation constante. Aucun autre canton suisse n'egale,
ä cet egard, celui de Bäle-Ville dont les bureaux de doua-
nes enregislrent le tiers du mouvement total des douanes
suisses. Ceci tient ä la Situation geographique de Bäle, la
vallee du Rhin etant, ä cet endroit, la grande porte d'entree
et de sortie de la Suisse. Les 1633 maisons de commerce
de Bäle s'occupent, en prerniere ligne, de l'importation
en gros et de la commission pour les articles de consom-
mation les plus divers ; le petit commerce prend une tres
grande importance, ainsi que la banque, les agences d'ex-
pedition et d'emigration ; la place de Bäle compte 25 mai-
sons d'expedition. Aux 43 etablissements financiers exis-
tants est venue s'ajouter, le 2 octobre 1899, la Banque
cantonale, dotee d'un capital de 5 millions de francs. II y a
deux banques d'emission, la Banque de Bäle et la Banque
cantonale, dont l'emission atteint respectivement 24 et 10
millions de francs. En 1899, 29 banques concessionnces
etaient representees ä la Bourse, frequentee en outre par
d'autres maisons, au nornbre de cinq en moyenne par mois.
Le mouvement de la Bourse atteignait, cette annee-lä, la
somme de 366840225 francs (en 1898: 396139057 francs).
Des 13 agences suisses d'emigration, 5 ont leur siege prin-
cipal ä Bäle, 2 autres y ont des sous-agents.
Voies de Communications. Le Rhin etait autrefois une
importante ligne de trafic ; il fut meme parcouru, un certain
temps, par des bateaux ä vapeur. De 1838 ä 1842, les deux
bateaux « Stadt Strassburg » et « Stadt Basel », puis de
1840 ä 1843, le bateau « Adler » faisaient le trajet de Bäle
ä Strasbourg : la descente par le Rhin et la montee par
le canal Monsieur. Les deux compagnies de bateaux ä va-
peur tomberent apres avoir subi de grandes pertes lors de
l'etablissement des chemins de fer. Pour la meme raison,
la navigation ä rames et par radeaux a diminue de teile
sorte qu'elle n'a plus actuellement aucune importance. En
1899, il a encore ete delivre 21 permis de navigation sur le
Rhin, 8 radeaux ont aborde ä Bäle, dont 4 ont continue ä
descendre le fleuve, tandis qu'en 1889 on comptait 404 ra-
deaux, dont 378 passerent plus loin ; en 1856 leur nornbre
s'elevait ä 4251.
Le premier chemin de fer construit dans la direction de
Bäle fut la ligne francaise de l'Est. La ligne Strasbourg-
Saint-Louis etait exploitee depuis 1841, lorsque, le 15 juin
BAL
1844, fut inaugure le troneon Saint-Louis-Bäle (faubourg i
de Saint-Jean). Vinrent ensuite les lignes du Central |
BAI
Le nombre des voyageurs a
Periode de 30 ans.
Le traue des
131
indisea a augmente
tu. u m- proportion,
a peu pres a;
comme le proavent les chiflfrei süivants
Marchandises: Arrhee, deparl ei Iransit:
en 1839, 62338 tonnee: en 1869,707 887
tonnes: en 1898,5979 704 Lonnes.
\ la im de L899, les routes macadamise"es
avaienl une longueur de 130 536 m., les
place«, routes, eheniiiisreprescntaieiil une
superncie totale de 2 046 265 metres ear-
rös.
Orga
on. i.
le 111 decembre 1854 le troneon Bäle-Lies
juin 1855 Liestal-Sissach, le l<< mai 1857 Sissach-Läufellin-
gen et le 1 er mai 1858, apres l'achevement du tunnel du
Hauenstein, le troneon Läufellingen-Olten. Le 3 novembre
1873 s'ouvrit la ligne de jonetion des deux gares, le 2 aoüt
1S75, la ligne du Botzberg (Bäle-Pratteln-Brugg) et enfin,
quelques semaines plus tard, le 25septem-
brel875, la ligne du .Iura, Bäle-Delemont. ,
Toutes ces lignes partent de la gare du i
Central oü aboutit aussi l'Est francais par
Belfort-Mulhouse-Bäle et Belfort-Porren-
truy-Bäle trains rapides Paris-Bäle-Aienne
(actuellement chemin de fer d'Alsace). A la
gare badoise arrivent les lignes Bäle-Leo-
poldshöhe (ouverte le 20 fevrier 1855), Bäle-
Grenzach (4 fevrier 1856) et la ligne du
Wiesenthal, Bäle-Stetten (7 juin 1862). La
loniiiieur totale des lignes ä voie normale
su/le territoire du canton est de 20987 m.
II faut y ajouter la ligne ä voie etroite du
! Birsig, ouverte le 7 octobre 1887, ainsi que
I lereseaudes tramwayscantonaux. Ces der-
niers ont ete construits aux frais de l'Etat;
; ensuite du decret du Grand Conseil du 26
avril 1894, ils furent inaugures avec trac-
tion electrique le 6 mai 1895 et le l e >' aoüt
] 1900 les divei'ses lignes atteignaient dejä
I une longueur de 19 855 m.
Leschitfres süivants indit|uent le developpement du tra
lie amene par l'ouverture des chemins de fer.
Voyageurs : Nombre des vovageurs partant de Bai
1839 " 1869 -1898
par poste 19 527 ? 841"
par bateau ä vapeur 10 000
par chemin de fer 293 232* 2875468"
airondlssemenl i'leeloi'al federal,qui noin-
mera, a l'avenir, 6 d6put£s au Conseil na-
tional ; il appartienl au 2 mo cei'de des assi-
ses föderales; au 1 er arrondissement des
douanes,au 5 arrondissement postal el ä
la V 1 division d'armee. II fournit ä l'ar-
mee föderale le batailjon 54 d'elite, le ba-
laillon 118 de landwehr, la compagnie de
guides 5, les batteries 28 el 52, la compa-
gnie de position 6 et une partie du balaillon
5 du glnie. Le nombre des hommes as-
treints au Service, röpartis dans ces diverses unites tacti-
ques, etait de 3502 au 1" janvier 1900 ; en outre 2742 hom-
mes etaient repartis dans les troupes d'autres cantons.Le
total pour l'elite et la landwehr s'elevait ainsi a 6244 hom-
mes, le landsturrn comptait 7786 hommes.
La Constitution du 3 octobre 1833,adoptee apres la sepa-
29 527
2ii:: ;
2 876 3119
i(ÄWÄN^ftfiill^
v Le Petit-Bule et le pont de Saiat-Jean.
* Moitie du total des voyageurs arrivants et partants.
•* Nombre des voyageurs insorits ä Biile.
'••Fi lech.de f. badois, la moitie du total des arrivants et partants.
Les trois ponts du Rhin, vus de la Rheinsehanze.
ration du canton, divisa le canton de Bäle-Ville en deux
districts dont le premier comprenait la ville meine de Bäle
et le second les trois communes de Riehen, Bettingen et
Ivleinhüningen. Cette division fut supprimee par la Consti-
tution du 10 mai 1875. Les communes rurales etaient dejä,
depuis le 1 er janvier 1874, en relations oflicielles directes
avec le Petit Conseil, le prefet de district s'etant retire et
sa place n'ayant pas ete repourvue. Le canton ne forme
plus maintenant qu'un seul cercle admi-
nistratif divise en communes.
Le canton a des communes d'habitants
et des communes bourgeoises; les pre-
mieres sont chargees des Services pu-
blics, les secondes de la question des
biens de bourgeoisie et de corporations,
de l'admission de nouveaux citoyens et
de l'assistance de leurs ressortissants.
II existe 4 communes bourgeoises :
Bäle, Riehen, Bettingen et Kleinbünin-
jjjj gen. II n'existe des communes d'habi-
- tants qu'ä Rieben et ä Bettingen. C'est
l'Etat qui gere les Services publics de
la ville et, depuis le 1« janvier 1893,
ceux de l'ancienne commune d'ha-
bitants de Kleinhüningen; Riehen et Bettingen ont de-
mande d'etre mises sur le meme pied, de sorte que
132
BAL
BAL
biontöt la oentralisation sera complete dans le canton.
L'eglise nationale röfbrmee et l'eglise catholique chre-
tienne sont placäes sous la baute surveillance de l'Ktatqui
pourvoit aux frais de leur eulte. L'eglise catholique-ro-
uiaine est coiiipletement sepaive dr l'Klat et s'ailininistre
.lK-iiieiiie. II y a une paroisse catholique ehretienne et
7 paroisses reibrmoes: 5 en ville, Riehen-Bettingen et
Kleinhüningen.
Au poinl de vue politique le canton est une democratie
repräsentative. Le souverain, c'est-a-dire l'ensemble des
electeurs, a les droits suivants : la nomination du Grand
Conseil, du Conseil d'Etat, des tribunaux, du depute au
Conseil des Etats et des conseillers nationaux, l'accepta-
tion de la Constitution cantonale, le referendum facultatif
et l'initiative ; l'exercice de ces deux derniers droits doit
iire reclame par 1000 electeurs au moins. L'autorite supe-
rieure est le Grand Conseil, dont les 130 membres sont
nommes pour 3 ans par les quartiers de la ville et les com-
munes rurales sur la base de la population totale. Les com-
petences du Grand Conseil sont l'elaboration des lois, la
surveillance de 1'adininistration cantonale, la fixation des
impöts, le vote des emprunts, la ratification des Conven-
tions ou eoncordats, celle des admissions de nouveaux ci-
toyens, le droit de gräce. Le Conseil d'Etat, nomine aussi
pour 3 ans, est Charge de l'exeeution des lois et de l'admi-
nistration; les affaires sont reparties par departements en-
tre ses 7 membres. La loi a adjoint, ä chaque departement,
des eommissions, a celui de l'instruction publique le con-
seil d'instruction publique, ä celui de justice la commission
de justice, ä celui des finances la commission d'impots, ä
celui des travaux publics la commission du plan de la
ville, ä celui de l'hygiene publique la commission de sante,
ä celui de l'interieur les eommissions pour le commerce,
l'industrieet les metiers, pour le service du feu.pour l'agri-
culture, le bureau de travail, etc. Le tribunal supeiieur est
la cour d'appel. Les tribunaux de premiere instance sont
le tribunal civil avec ses subdivisions pour les proces civils,
pour les affaires matrimoniales et de tutelle, les tribunaux
d'arbitrage industriel, le tribunal criminel et correc-
tionnel, le tribunal de police et les juges des communes
rurales. Le president et les 8 membres de la cour d'appel,
les 3 presidents et les 12 membres du tribunal civil, les
membres des tribunaux d'arbitrage industriel, les 3 pre-
sidents et les 13 membres du tribunal criminel et correc-
tionnel, enfin les juges communaux sont tous nommes
pour 6 ans par le peuple.
Ecoles. L'instruction publique a ete, de tout temps, l'ob-
jet d'une sollicitude particuliere de la part des habitants,
des associations et de l'Etat. Les etablissements destines
ä l'education de la jeunesse sont tres nombreux. 4 creches
sont entretenues en ville par des societes et leur existence
a beaueoup contrjbue ä la diminution de la morlalite in-
fantile. Les jardins d'enf'ants, crees par la Societe d'Utilite
publique et par des particuliers, passent peu ä peu sous la
direction de l'Etat, ensuite de la loi du 18 avril 1895.D'apres
la loi scolaire du 21 juin 1880, la frequentation de l'ecole
est obligatoire, de 6 ans revolus ä 14 ans revolus. L'ecole
obligatoire se divise en ecole primaire et ecole secondaire
qui comptent chaeune 4 classes. Les ecoles preparatoires
aux ecoles superieures sont paralleles ä l'ecole secondaire.
Ce sont : le gymnase inferieur, l'ecole reale inferieure,
l'ecole inferieure des filles auxquelles fönt suite les 4 clas-
ses du gymnase superieur, les 3 i / i classes de l'ecole reale
superieure, les 2 classes de l'ecole superieure des filles;
cette derniere a,en outre, des classes de perfectionnement
comprenanttroisanneesd'etudes. Lecouronnement de tout
l'edilice scolaire est l'Universite. Depuis 1882 il existe des
cours de perfectionnement pour la jeunesse masculine; en
1886 on a cree l'ecole professionnelle avec le musee indus-
triel ; en 1892 on ouvrit des cours speciaux pour la forma-
tion des instituteurs primaires,en 1893, l'etablissement de
Klosterliechten pour l'enfance abandonnee et les cours de
dessin ä Riehen et Bettingen, en 1894, l'ecole des travaux
feminins, ainsi que les cours populaires, enfin, en 1895,
des cours commerciaux qui ne tarderont pas ä se trans-
former en ecole de commerce. Tous ces etablissements,
sauf l'Universite, sont gratuits; le materiel scolaire et les
manuelssontdelivresgratuitement a tous les eleves,suisses
ou etrangers, des ecoles inferieures et moyennes. Les de-
penses totales pour l'instruction publique, ycompris lacons-
truetion et l'entretien des bätimehts, mais sans compter les
frais de location, se sont elevees, en 1899, a fr. :i 157 457,
ce qui donne,
par tete de po-
pula tion, un
chiffre plus
eleve que dans
tous les autres
cantons de la
Suisse. En ou-
tre, les etablis-
sements sui-
vants sont sou-
mis ä la surveil-
lance du de-
partement de
l'instruction pu-
blique : les eco-
les de repeti tion
de la Societe
d'Utilite publi-
que (cours de
francais, d'an-
glais et d'ita-
lien), le conser-
vatoirede rnusi-
que (soutenu
par la meme
societe), l'eta-
blissement de
sourds-muets ä
Riehen , celui
pour enfants
peu douee, les etablissements de la Mission evangelique et
les ecoles des maisons d'enfanls des missionnaires, l'ecole
evangelique de predicateurs, la Pilgermission ä Saint-
Chrischona, l'ecole populaire evangelique libre et 6 ecoles
privees. La commune bourgeoise de Bäle possede une mai-
son d'orphelins richement dotee et la Societe d'Utilite pu-
blique entretient un asile d'aveugles.
Economic sociale. La legislation scolaire, comme d'au-
tres decrets et ordonnances, en particulier ceux qui con-
cernent les ouvriers, l'assistance des pauvres et des ma-
lades, ont un caractere fortement socialiste et cherchent |
ä mettre en pratique le principe de la solidarite generale.
C'est ainsi que Bäle avait dejä, depuis le lönovembre 1869,
une loi sur les fabriques qui fut remplacee, 8 ans plus tard
seulement, par la loi föderale. Meme apres la mise en vi-
gueur de celle-ci, des ordonnances speciales furent pro-
mulguees; ainsi, le 23 avril 1888 la loi pour la protection
L'eglise de Saint-Martia au Petit-B
des ouvrieres et le 13 avril 1893 la loi sur le repos du di-
manche; il existe, depuis le l'juillet 1890, un Bureau pu-
blic de travail. La loi sur l'assistance publique du 25 no-
BAL
BAL
133
Rubre 1897 a etabli, ä cöte de lassistance communale,
paeistance generale. Celle-ci repose sur ['initiative privöe
u ponl de Wettstein.
avec Cooperation et Subvention de l'Etat qui rembourse au
inaxinuiin le tiers des depenses annuelles. On assiste les
Bprgeois qui tombent momentane'ment et involontaire-
nniii dans le besoin, les Suisses d'autres cantons et les
elrangers apres deux ans de domicile, mais ä condition
(|iie la commune ou le pays d'origine participe aux se-
cours. L'Etat prend soin des indigents doinicilies qui ont
atteinl leur GQ mB annee, s'ils sont de bonnes mceurs et s'ils
; ont travaille dans le canton pendant 25 ans dontau moins
Öprecedant immediatement la demande d'assistance. La
policlinique generale, creee par la loi du 17 fevrier 1890,
esl dune grande importance pour la sante publique; eile
assure gratuitement ä tont necessiteux, apres un sejour de
I 6 inois, les soins medicaux (consultation ou visite ä domi-
cile). les remedes et bandages, les bains, les soins dans un
böpital ou une maison de sante pour 13 ou 26 semaines.
Le canton possede un grand nombre d'etablisseinents sa-
nitaires : 1" l'höpital bourgeois, tres richement dote ; 2 U eta-
blissements cantonaux : l'höpital des femmes et l'hospice
j d'alienes de Friedmatt; 3" etablissements entretenus par
des societes avec Subvention de l'Etat: l'höpital ophthal-
mique, l'höpital des enfants, le Sanatorium de Davos pour
tuberculeux (en commun avec Bäle-Campagne) ; 4" etablis-
sements entretenus uniquement par des societes ou des
particuliers: le Sanatorium pour enfants ä Langenbruek,
la maison pour enfants convaleseenls, les colonies de va-
cances, la Btation de repos de Hofmatt, l'i-
talilissementde diaconesses de Kielien et la
maison de diaconat (Diakonenhaus) de Bäle
(ees deux dernieres instilutions Bervent
aussi a former des gardes-malades, hom-
mes ou femmes), enfln l'hospice-orphe-
linat catholique-romain (Kranken-Wai-
sen- und Pfründerinnen-Anstalt). Par la
loi du lönovembre 1885 l'inhumation gra-
tuite a ete introduite dans tout le canton.
(('.. f. Thun, Die Vereine und Stiftungen
des Kanlons Baselstadt. Basel, 1$83.
Adler, Basels Sovialjiolilih in neuester
Zeit. Tübingen, 1896.)
Finances. Les revenus de l'Etat provien-
nent essentiellement des trois impöts di-
rects : l'impöt communal, l'impöt sur le
gain et le revenu et l'impöt sur la fortune.
L'impöt communal est fixe d'apres le re-
venu moyen et la posilion sociale du contribuable. L'impöt
sur le gain et le revenu trappe tout revenu, qu'il provienne
du travail ou qu'il soit le produit du capital ; le contri-
buable se taxe lui-meme.
Sontexernpts de l'impöt: les domestiques femmes, les ce-
libataires, qui ont un revenu inferieur ä 1200 fr., lesmaries
et veufs dont le revenu est inferieur ä 1500 fr. et les veuves
avec un revenu inferieur ä 2000 fr. L'impöt est progressif
de Vio % ä 5 %. L'impöt sur la fortune est au fond aussi un
impöt sur le revenu, mais il ne trappe que la rente du capi-
tal qui est ainsi triplement imposee. Comme pour l'impöt
sur le revenu, le contribuable se taxe lui-meme. Le mini-
mum de fortune exempt d'impöt est fixe de 5000 ä 20000
francs, le taux est de 1 ä S 00 /^. Dans les dix dernieres an-
nees, le capital imposable s'est augmente dans une Propor-
tion exactement egale a celle de l'augmentation de la popu-
lation. Lors de la derniere taxation, en 1898, le capital
imposable s'elevait a fr. 81 1 207 000, soit ä 8000 fr. par tete
djiabitant. Le nombre des contribuables etait de 7535 dont
15't possi'daient un million ou plus et payaient ensemble un
impöt de 947 787 fr. soit 51,96 " de l'impöt total pour une
fortune de fr. 329 850 000, soit le 40,66% de la fortune to-
tale. Si on y ajoute les fortes contributions ä l'impöt sur le
revenu et ä l'impöt communal, puis les helles sommes afl'ec-
tees ä la charite privee, on peut dire qu'ä Bäle les riches
contribuent largement aux depenses publiques.
Les droits de mutation constituent le plus important des
impöts indirects.En 1899, les recettes de l'Etat se sont ele-
vees ä fr. 11 039 457, les depenses ä fr. 12 680 977, ce qui
constitue un deficit de fr. 1 641 502. La dette publique se
monte ä 13 millions de francs. La commune d'habitants de
Riehen possedait, au 31 decembre 1899, une fortune de
fr. 90 570, celle de Bettingen de fr. 16 346.
Les biens et fonds de Bourgeoisie presentent, au com-
mencement de 1900, les chiffres suivants :
Commune bourgeoise de la ville de Bäle :
Biens de bourgeoisie Fr. 1 070 792 37
Fonds d'assistance » 812 224 17
Höpital bourgeois » 6 816 185 —
Maison des orphelins » 1 902 874 39
Fondation Christophe Merian ...» 10 894 523 78
Autres fondations et legs ...» 892 676 —
Corps de metiers et corporations . . » 2 860 219 84
Fr. 25 249 495 55
Commune bourgeoise de Riehen. . » 45 585 30
» » de Bettingen . » 80 000 58
» » de Kleinhüningen. » 100 894 61
Fr. 25 475 976 54
Dans ce canton-ville les terrains ont une grande valeur ;
on a paye jusqu'ä fr. 1613 le metre carre ; memedansle
territoire de Bettingen le prix de vente depasse souvent la
valeur de taxation fixee d'apres le rapport du terrain.
Un fait digne de remarque est queplus de 1/5 de la super-
ficie totale du sol appartient ä l'Etat. A la fin de 1893,
les immeubles etaient charges d'une dette hypothecaire
de fr. 198 413 264, ce qui fait fr. 6,09 par m 2 . L'assu-
rance cantonale contre l'incendie avait, au 31 decem-
134
BAL
lue 1899. pour IV. 354 172 900 d'assures. (Bücher: Basels
Steuereinnahme und Steuervertheilung, Basel, 1888. Ko-
zak: Erhebungen betreffend Lieiie»schaftenrerkehr.
Basel, 1899.) ' j'» 1 Edw. Zollager.]
Eistoire. Pendant presque tont le MV siecle, la villede
Bäle mit ä lutter pour son independance contre l'eveque,
la uoblesse et la maison d'Autnche. Peu apres la bataille
de Sempach (1386) eile acquit le Petit-Bäle,puis successi-
vement tont l'ancien canton, savoir : I. En 1400, les baillia-
ges de Liestal, Waidenburg ei Homburg. 2. En 1439.FÜ1-
linsdorf et la juridiction de Frenkendorf. 3, En 1461, la
seigneurie de Farnsburg avec le comte du Sisgau. 4. En
1464, 1465 et l467.Zun7.gen, Sissacli, Hockten et Hingen. 5.
A la meine epoquo. Holstein. 6. En 1487, Eptingen etOber-
diegten. 7. En 1515, Mönchenstein, Wartenberg et Mut-
tenz. 8. En 1518. La seigneurie de Harnstein avec Bretzwil.
9. En 15-20, Enterdiegten et Tenniken. 10. En 1522, Riehen
et Bettingen. II. En 1525, Frenkendorf et Pratteln. 12, En
1526, Biel-Benken. 13. En 1532, Arisdorf. 14. En 1534,
Binningen et Bottmingen. 15. Enfin, en 1640, Kleinhü-
ningen qui etait, depuis 1385, propriete commune de Bäle
et des margraves de Baden-Hochberg.
En 1415, le roi Sigismond oll'rit ä la ville l'achat du ter-
ritoire autrichien entre Bäle et Schaffhouse et, en 1462,
l'Autriche elle-meme lit une proposition semblable pour
Rheinfelden, Säckingen, Laufenbourg, Waldshut et llauen-
stein, mais Bäle declina ces deux olfres, essentiellement
par egard pour Berne. En 1426, on laissa Ölten ä la ville de
Soleure qui cherchaitäacquerir aussi Farnsburg, Pratteln
Mönchenslein et Muttenz et qui reussit ä obtenir Hornach,
le plateau de Gempen, Gilgenberg et Mariastein. En 1547,
l'eveque hypothequa les bailliages de Birseck, Pfeflingen,
Zwingen, Laufon, Delemont, Saint-Ursanne et les Fran-
ches-Montagnes ä la ville de Bäle, qui se häta d'y introduire
la Reforme; en 1585, l'eveque Jacques-Christophe Blarer
reclama non seulement cesconlrees, mais encore les terri-
toires precedemment hypotheques de Liestal, Homburg,
Waidenburg et le comte de Sisgau; Bäle paya, pour ces
derniers, 250 000 llorins et rencnea ä la vallee de la Birse.
Les territoires definitivernent acquis furent repartis en 8
bailliages: Farnsburg, Homburg, Waidenburg, Ramstein,
Liestal, Mönchenstein, Riehen et Kleinhüningen. En 1668,
Harnstein fut reuni ä Liestal et en 1673 ä Waidenburg, de
sorte que, jusqu'en 1798, la campagne bäloise ne comprit
plus que 7 bailliages.
Bäle fut recue dans la Confederation le 9 juin 1501 ; eile
adopta la Reforme en 1529. Le peuple de la campagne prit
part aux deux guerres des paysans.en 1525 ä la guerre al-
lemande et en 1653 ä la guerre suisse. II eclata.en 1591,
un nouveau soulevement^connu sous le nom de gueire
des Rappes (Rappenkrieg). II ne fut apaise que trois ans
plus tard, gräce ä la sagesse d'Andreas Ryf. En 1798, la
campagne fut proclamee independante et les chäteaux
baillivaux de Farnsburg, Waidenburg, Homburg et Mön-
chenstein furent detruits. Mais l'assemblee nationale bä-
loise ne dura que du 6 mars au 18 avril ; le canton de
Bäle devint partie integrante de la Republique helvetique
et fut partage en 4 districts : Bäle. Liestal, Gelterkinden et
Waidenburg. Sous l'Acte de Mediation, Bäle fut deux fois
canton-directeur (en 1806 et en 1812) avec les bourgmes-
tres Andreas Merian et Peter Burkhardt.
Au cominencement du XIX" ,e siecle, le canton de Bäle
renonca ä l'acquisition du Frickthal, mais le 20 mars 1815,
le Congres de Vienne reunit ä ce canton le Birseck qui
appartenait auparavant ä l'eveque et les 9 communes ca-
tholiques d'Arlesheim, Reinach, .Esch, Pfeflingen, über-
wil, Therwil, Ettingen, Allschwil et Schönenbuch.
Le principe adrnis le 18 decembre 1797 de l'egalite des
droits entre la ville et la campagne ne fut jamais rigoureu-
sernent applique. Dejä dans l'Assemblee nationale, il y
avait deux tiers de bourgeois contre un tiers de paysans.
L'Acte de Mediation et la Restauration rendirent la Propor-
tion encore plus defavorable ä la campagne. Aussi le 18
octobre 1830 une assemblee reunieaux bains de Bubendorf
reclama l'egalite;la ville ne voulutpas l'accorder comple-
tement; il s'ensuivit un violent conllit qui dura trois ans.
Le 7 janvier 1831 s'organisa un gouvernement provisoire
de la campagne. La ville ayant vaincu les campagnards,
voulut punir severement les rebelles ; les commissaires
federaux eux-memes ne purent la faire revenir sur sa
BAL
decision. Le 15 mars 1832, la ville rappela les fonctionnaires
de 46 communes qui s'organiserent alors en groupe in-
dependant et la Confederation ratilia cette Separation par-
tielle. Apres la malheureuse campagne de la ville (3 aoüt
1833), la Separation definitive fut accomplie le 17 aoüt de
la meine annee. La ville ne conserva que les trois com-
munes situees sur la rive droite du Hhin : Riehen, Bettin-
gen et Kleinhüningen. La campagne recut les deux tiers et
la ville un tiers de la fortune cantonale. Des lors les deux
demi-cantons ont eu chacun leur existence propre ; les
tentatives de reunion ont, jusqu'ici, toujours echoue.
Le canton de Bäle-Ville se donna, le 3 octobre 1833, une
nouvelle Constitution, et adhera ä la ligue de Samen. En
1847, il chercba ä operer une mediation entre les deux par-
tis, puis il se declara pour la guerre. II accepta les Cons-
titutions föderales de 1848 et 1874 et organisa, en 1875,
son petit menage interieur conformement aux besoins de
l'epoque moderne. Le commerce et l'industrie prirent
un remarquable essor, la legislation revetit un caractere
social et humanitaire de plus en plus accentue. (Ochs, (be-
schichte von Basel, Berlin und Basel 1786-1822. L.-A.
Burckhardt, Der Kanton Basel -Stadt. Gemälde der
Schweiz. XL St. Gallen 1841. Heusler, Basels Verfassung
im Mittelaller 1860. Feddersen, Geschichte der schweizer.
Begeneration 1866. NeujalirshliUler von 1876, 77, etc.
Boos, Urliitmteuttuch der Landschaft Basel, 1883. Frei-
vogel. Die Landschaft Basel. 1893. Birman-n's gesam-
melte Schriften. 1894.) [Dr L. Freivouel.]
BAL.E. Ville, chef-lieu du canton de Bäle-Ville, se trouve
. ä l'extremite N.-O. de la Suisse. La cathedrale
C* est sur le 47°33'27" de latitude N. et sur le
"1 5° 15'23" de longitude E. de Paris (ä 7°35'38" de
B longitude E. de Greenwich). Ce qui donne ä la
ak ville un charme particulier, c'est sa Situation
w\^t au bord du Bhin, ce fleuve aux eaux d'eme-
^~^ raude. Venant de l'E., sa largetir est de plus de
200 m.; il s'avance majestueusement,decrit un grand arc de_
cercle, se retrecissant ä son contour le plus vif, ä 172 m. de"
largeur.puis se dirige auN.,abandonnant Bäle et laSuisse.
Depuis 1871, le Departement föderal de l'Interieur donne,
dans ses « Observations hydrometriques », d'interessants
Paroisse de Münster, comprenant : A. Paroisse de Samt-Mar-
tin; B. de Saint-Alban; C. de Sainte-Elisabeth; D. de Saint-
Jacques; II. Paroisse de Saint-Pierre; III. de Saint-Leonard;
IV. de Saint-Theodore; V. de Saint-Matthieu.
details sur les variations du fleuve. Celles-ci serapportent ä
l'echelle d'etiage qui se trouve en aval du vieux pont du !
Rhin et dont le zero, d'apres les donnees le plus recentesl
BAL
BAL
135
du nivellement de precision, est ä l'altitude de 247,206 m.
E poinl n'indique pas l'endroit te plus bas du lii du Rhin.
Inhanniterbrüeke, fut ouveit
1882. G'esl le plus long de tous
Qüespar \ \
ilcrln
ä la circulatioD en juillet
. II reposc Bur •"> arches son-
dier* dans le fleuve avec les
? chaque cöte\ //>"' Johan-
lublie" par le meme döpar
tement. Bäle 1882.) En amont de la ville,
on trouve encore le p<jut du chemin de
fer de jonction, avec un passage pour pie-
tons. La circulation entre les deux parties
de la ville est donc assuree par quatre
ponts el par autant de baca quj transpor-
leul rapidement les personnes d'une rive
a lautre.
Longueur
entre les pieds-droi
l'.uii du eh. de fer 210,00 m.
Ponl Wettslein 193,94 »
Vieux ponl du Rhin 195.53 a
Largei
is de la place de
En 1900, celui-ci se trouvait 5,50m. plus bas, donc ä 24 1 , 7 m.
La hauteur minimale d'eau observee jusqu'ä present etait
a l."> cm. au-dessous du zero de l'echelle, tandis que la
hauteur moyenne des eaux est a 1,6 m. au-dessus du zero,
et la hauteur maximale (18-19 seplembre 1852) ä 6,63 m.
Le tableau suivant montre la quantite d'eau que roule le
ileuve :
Haut, d'eau lit du fleuve a l'endroit Quantite
a l'echelle: le plus profond : d'eau:
Haut. min. - 0,15 m. 5,35 m. 280 m 8
.. moy. + 1,60 » 7,31 » 1000 »
» max. -f- 6,63 » 12,13 » 5855 »
Taut que la hauteur du ileuve atteint plus d'un metre a
l'echelle, il remplit parfaitement son lit, mais si le niveau
de l'eau descend plus bas, la rive du cöte du Petit-Bäle est
en partieä sec et le volume d'eau est encore rendu moins
considerable par la diminution de la vitesse. Ce pheno-
mene se presente presque chaque hiver, tandis qu'en ete le
Ileuve augmente, comme le montre le graphique, p. 129.
La ville est divisee en deux par le Rhin, le Grand-Räle
s'eleve surla rive gauche, pluselevee que la rive droite ou
se trouvent le Petit-Bäle et Kleinhüningen.
La communication entre les deux rives
de hauteur inegale presente de grosses
diflicultes. Le vieux pont du Rhin, cons-
truit probablement en l'annee 1225, utilise
l'enfoneement que le Rirsig a creuse dans
la rive gauche et gagne i'autre rive en
direction horizontale. Le tablier de cepont
venerable est construiten bois; une moitie
repose sur des piliers en bois; lautre moi-
tie sur des piliers en pierre ; celui du milieu
porte une petite chapelle avec la Statue
de l'eveque Henri de Thoune, construc-
teur du pont. Ce monument des temps
passes, ne suflisant plus actuellement ä la
circulation toujours croissante, disparaitra
bientöl pour faire place ä une construction
moderne. Le deuxieme pont, le Wett
sleinbi ücke, fut termine en 1879. II a un
pente reguliere de 2,67",, du Grand-B;
au Petit-Bäle. L'idce dun pont ä tabl
incline est due au general Dufour, appel
BD 1843 comme expert pour etudier la _
question des ponts. Ce pont franchit le
Ileuve ä une assez grande hauteur; il a 4
arches reposant sur 2 piliers construits sur
terre ferme et sur 2 piliers construits dans le Ileuve. (D
obere Rheinbriickeam Harzgraben, public par le depart
mentdesTravaux publies, Häle, 1879). Le pont inferieur,
6,4 m.
12,6 »
12,6 »
Pont Sainl-.lean 225,31 t 12,6 »
Petit-Bale (Kleinbasel). — Cette partie
de la ville s'etend sur une plaine de 262 ä
251 m. d'altitude qui s'incline doucement
jusqu'au Rhin et dans la meme direction
que celui-ci. Le developpeinent des cons-
tructionsn'a renconln' ici aucunedifliculte
orograpbique ce qui explique, que, non
seulement dans la partie nouvelle de la
ville, mais aussi dans le noyau de la vieille
ville, les rues se croisent ä angle droit; les
rues principalesaboutissentau Rhinou ont
une direction parallele ä celui-ci. Une de ces dernieres se
dirige au N. vers Kleinhüningen, qui s'etend sur les deux
rives de la Wiese ä son embouchure, et, de lä, jusqu'ä la
frontiere. Un canal industriel traverse le Petit-Bäle ; il
existait dejä au XHU siecle et fut, depuis sa fondation, la
propriete d'une Corporation. II recueilleles eaux de laWiese,
et, dans la ville, se partage en deux pour se jeter dans le
Rhin, en aval du Vieux-Pont. Le Petit-Räle lui doit son
caractere industriel. Anciennement, il faisait marcher des
moulins, des meules ä aiguiser, des fouloirs et des pilons,
tandis que maintenant il fournit la force ä des minoteries,
ä des teintureries de soie, ä des filatures de chapes, ä des
usines d'appareils electriques et des fabriques de glace
(Grüninger, Der Klein- Hasler Teich. Historisches Festbuch
zur Baster Vereinigungsfeier. Bäle, 1892.)
Au point de vue architectural, le Petit-Bäle estdecidement
inferieur au Grand-Bäle. Vu de la rive gauche du fleuve,
du Pfalz ou du Rheinsprung, par exemple, le Petit-Bäle ne
presente qu'un profil assez uniforme de toits au-dessus
desquels s'elevent quelques douzaines de cheminees de
fabriques, puis les tours des eglises de Saint-Theodore, de
■ : mm
eglise des Gotdeliers (Musee historique) a Bäle.
Sainte-Claire et la fine coupole de l'eglise de Saint-Mat-
thieu. Le Rhin, qui coule au premier plan, et la sombre
Foret-Noire, qui s'eleve ä l'horizon, encadrent si agrea-
130
BAL
blement cette vue qu'elle charme toujours le spectateur,
Le Grand-Bai E (Grossbasel) n'a pas seulement plus d'e-
tendue, mais presente un aspect beaucoup plus varie que
le Pelit-Bäle. La terrasse surlaquelle il s'eleve estcoupee en
deux plateaux, Tun N.-O., l'autre S.-E., par le Birsig qui y
avait creuse un vallon de 20 ä 25 m. de profondeur. Ces
deux plateaux s'elevent jusqu'ä 286 m. et le vallon du Bir-
sig descend jusqu'ä 255 m. au point le plus bas, pres du
Vieux-Pont. Le Birsig debouche dans le Bhin en formant
avec lui un angle aigu, dans lequel s'eleve une colline, con-
tinuation du Plateau S.-E. C'est cet endroit qui offrit aux
premiers Colons la protection la plus efficace contre les
inondations et les surprises des ennemis; lä, entourant la
place de la cathedrale, se trouve la partie la plus ancienne
de Bäle, qui se nommait autrefois «Auf Burg». Des rues
-
* N |V|1
?**.■■:*>
BAL
de l'embarcadere, au Marche aux poissons, ä la Place du
marche et ä Celle des Cordeliers. Dans ces derniers temps.
des quartiers entiers ont ete abattus, pour
agrandir les places ou elargir les rues afin
de faciliter la circulation toujours plus
importante en cet endroit et d'ameliorer
les conditions hygieniques de ces quartiers.
Le centre de la ville s'etend jusqu'aux
arges rues qui se trouvent entre le Wett-
steinbrücke et le Totentanz et dont les
noms : rue du fosse de Saint-Alban, du
fosse de Saint-Leonard, du fosse de Saint-
Pierre (Saint-Alban-, Leonhards-und Pe-
tersgraben), rappellent les premieres for-
tifications de la ville, dont elles occupent
emplacernent. A ces rues se rattachent
les faubourgs de Saint-Alban, de Sainte-
Elisabelh, de Steinen, de Saint-Paul (Spa-
"en), le faubourg neuf (Hebelstrasse) et
celui de Saint-Jean ; ils etaient enfermes
autrefois dans les murailles, les tours, les
rcdoutes et les fossesde la deuxieme ligne
de fortifications,mais aujourd'hui, ilssont
entoures de jolies promenades. Les quar-
tiers exterieurs, construils ces derniers
temps, possedent, surtout pres de la ville,
de jolies villas entourees de jardins,
ainsi,[par 'exemple, dans le quartier Saint-Alban, ä Aes-
chengraben, Steinengraben und Schützengraben, et fi-
nissent, plus loin, par des massifs de grandes maisons de
rapport. Dans les faubourgs et dans les quartiers exte-
rieurs, les rues sont larges et regulierement distribuees.
On peut distinguer deux directions de rues, l'une concen-
trique autour de l'ancienne ville, lautre rayönnant vers
le centre de la ville. (Vcir le plan historique de la ville de
Bäle). Le Grand-Bäle possede aussi des canaux industriels
appartenant.ä la commune. On trouvait, au XI e siecle
dejä, l'etang de Saint-Alban, alimente par la Birse et qui
faisait tourner, ä l'origine, les moulins de l'eveque ; ac-
tuellement il actionne une scierie, une menuiserie, un
Le Be
illianum ä Bäle.
L'Hötel-de-Ville ä Bäle.
etroites et rapides, des escaliers conduisent dans la partie
basse et, de l'autre cöte,sur le plateauN.-O.Lelitdu Birsig
a ete voüte en differents endroits et son vallon comble, pres
atelier mecanique, une fabrique de papier, etc. En 1316
on capta dans un canal les eaux du Birsig, pres de Bin-
ningen, pour les amener en ville sous le nom de Büme-
linsbach. Deux moulins, un aiguisage, une menuiserie, un
atelier de tourneur et un atelier de mecanique en utilisent
maintenant la force motrice.
Arclätecture et physwnomie de la ville. Le Grand-Bäle
est riche en constructions de tout genre. Au premier rang
se trouve la calhedrale, bätie sur une elevation et occupant
le plus bei emplacernent de la ville. Elle est l'ceuvre de plu-
sieurs siecles et allie avecgräce les styles roman et gothique.
La tour N. de Saint-Georges a 66,6 m. de hauteur et la tour |
S. de Saint-Martin 64,7 m. (Baugeschichte des Baslers
Münsters. Bäle, 1895.) En second rang vient reglise de J
Sainte-Elisabeth,constructionätroisnefs,en style gothique
recent et ä facade richement decoree ; la tour ajouree a
70.5 in. d'elevation. Cette belle eglise fut construite, de |
1856-65, aux frais de Christophe Merian, l'auteur de la fon-
dation qui porte son nom. Plusieurs autres edilices appar- i
tiennent encore au style gothique, tels sont : l'eglise des J
Dominicains, terminee en 1269, servant actuellement au I
culle de la paroissevieillecatholique, l'eglise des Cordeliers, 1
UAL
BAL
137
ntant du XIV« siecle, servanl de musee historique, l'öglise
de Saint-Löonard, bätie au XV" siecle sur l'emplacement
Le monument de Saint-Jaoques ä B
d'une autre eglise, enlin, dans le IVtit-Bäle, l'eglise de Saint-
Matthieu dont la tour atteint TA m. de hauteur. L'eglise de
hi Sainte-Vierge (catli. romaine), consacree en 1885, et
Celles de Saint-Paul el de Sa int-Joseph(catholique romaine),
eDcore en construction, se rapprocnent du style ruman. Les
eglises de Saint-Martin,de Saint-Alban, de Sainl-Pierre, de
Saint-Theodore, de Sainte-Claire(catholique romaine), et de
Saint-Jacques sont dune architeclure tres simple ainsi que
Celles de Klingenthal (qui n'est plus utilisee), de la Maison
des Orplielins, de Kleinliüningen et de la paroisse framaise.
La ville de Bäle possede donc 19 eglises, dont 17 servent
aux differents cultes, 13 au culte Protestant, 5 au culte
catholique romain et 1 au culte vieux calliolique; il faut y
ajouter encore une douzaine de chapelles et d'oratoires et
la synagogue en style oriental. Les 5 paroisses protestantes
de la ville sont : 1" celle de la cathedrale avec les eglises
filiales de Saint-Martin, Saint-Alban, Sainte-Elisabeth et
Saint-Jacques ; 2° de Saint-Pierre ; 3" de Saint-Leonard avec
l'eglise filiale de Saint-Paul ; 4" de Saint-Theodore ; 5° de
Saint-Matthieu, auxquelles il faut ajouter la paroisse de
Kleinliüningen. (Voir le plan, p. 134.)
Parmi les autres bätiments publics, on remarque l'hötel
de ville agrandi et actuellement en reconstruction. (Burck-
nardt, Albert und Wackernagel, Rudolf, Das Rathaus zu
Hasel. Mitteilungen der historischen und ant ig aarischen
Gesellschaft. Neue Folge 3), le bätiment des Archivesdans
le jardin de l'hötel de ville, construit en 1898, le grand
bätiment des Postes, la Bihliolheque de l'Universite, le
Musee et le Theätre. Les ecoles publiques coinptent 25 bä-
timents, auxquelles 4 nouveaux viendront prochainement
s'ajouter. (Schimpf, Die seit 1810 neu erbauten Schul-
häuser. Bäle, 1887.) La grande caserne sert surtout aux
cou is sanitaires.Beaucoup de Corpora tions possedent de tres
beaux locaux. De nombreuses maisons partieulieres memo
presentent une valeur historique ou artistique. , Rasier Rau-
len des J8.Jahrhinulerts,e(\ilt' par la soeiele des ingenieurs
l.uvhitecles. Bäle, 1899.) Quant aux monumenls'. le plus
remarquable est celui de Saint-.lacques, neu vre de Schlölh,
■n Souvenir de l'heroi'que bataille de 1444; le monument
de Strasbourg, sculpte par le Parisien Bartholdi et donne
i par le baron Gruyer, represente l'arrivee ä Strasbourg des
i envoyes de Bäle et de Zürich pendant le siege de 1870.
[Denkschrift zur Feier der Enthüllung des Sl-assburger
Denkmals in Rasel, edite par le Conseii di'.tat, Bäle, 1895.)
Quelques statues ont ete erigees ä la memoire des grands
hommes du passe : celle de Munatius Plancus, le fondateur
d'AuguBta Rauracorum, dans la cour de l'hötel de ville,
celle d'CEcolampade, pres de la cathädrale, celle d i aac
Isrlin, le fondateur de la Societe" d'utilite" publique, «laus la
cour de la Corporation des forgerons, ei le buste de Jean-
Pierre Hebel, devant l'eglise de Saint-Pierre. Beaucoup de
places publiques sont ornöes de grandes fontaines döcorees
de colonnes artistiques avec d tenses bassins; les plus
helles SOnt Celles du niarelie au\ poiSBOns el d'llolliein (lans
le faubourg de Saint-Paul. Les portes de Saint-Alban, de
Saint-Jean, et, la plus helle, celle de Saint-Paul, sonl les
seuls resies des fortifications du moyen äge.
Les maisons d'habitation se dislinguent, en gdneral, par
lern- simplicite. La diversite des maleriaiix etnployes pour
les constructions privöes comme pour les bätiments pu-
blics, le gres bleu el rouge du trias, le muschelkalk ä cou-
leur grise de lievre, le calcaire blanc et jaune du Jura, el
les briques de differentes couleurs, ainsi que la coutume de
peindre les maisons, donne cependant aux rues et ruelles
im caractere pitloresque.l »'apres lesdonneesde l'assurance
immobiliere en 1900, les bätiments etaient au nombre de
16160, les maisiins d'habitation de 8762, parmi celles-ci,
d'apres le rapporl du departement de l'Interieur, il y en a
27Ü con^lruites speeialeinent pour logements d'ouvriers,
dont 161 par des societes, 1 12 par des patrons. La moyenne
d'habitants par maison est de 12,5 ; en 1889, cette
moyenne etait de 13,6. Ces chiffres prouvent que les habi-
tations n'onl pas, en gencral, un grand nombre de loge-
ments. Kn 1889, le 33,5% de toutes les habitations n'e-
taienl la demeure que dune famille. (Bücher: Die Woh-
nunqsenquele in der Stadt Rasel vom 1.-19. Februar
IHK'.). Bäle, 1891.)
Les autorites travaillent beaucoup ä ameliorer les con-
dilions hygieniques de la ville. ("est ainsi qu on a eloigne
toutes les induslries insaluhres, qu'on a entrepris la cor-
rection du Birsig, et la canalisation de la ville qui doit
etre terminee en 1903 [Göttisheim : Das unterirdische
Basel. Bäle, 1868|. On a pourvu la ville de honne eau po-
table. On a construit, en 1866, une grande inslallation
d'eau qui fut completee, en 1882, par un Systeme de pom-
pes agrandies des lors ä plusieurs reprises. Cette eau vienl
MB T . ^ * m»
WtWHk i
mm ***** lm
Le monument de Strasbourg ä Bäle.
de la basse terrasse situee ä la sortie de la vallee de la
Wiese; eile est de honne qualite et enquantite süffisante. I»e
frequentes analyses chimiques et bacteriologiques garan-
BAL
BAL
lissi'iit lapuretede l'eau. La consommalion moyenne d'eau
parjour etait, en 1899, de 156 litres par töte dhabitant. A
cöte de l'usioe ä gaz, In ville possodo ogaloinent une usine
electrique qui, depuis le 4 novembre 1899, fourail lumiere
(i Force motrice.
Le modo de construction oü Ion ne menage pas l'espace
de la ville el oü l'on cree de nombreux Squares ei jardins
publics feit que la superficie totale de Bäle esl relativement
considerable. A l'intirieur meine de la ville, on trouve des
jardins et des places ombragöes; les feubourgs sont entou-
re"s dune ceinture non interrompue de proraenades et, dans
les quartiers extoriours, on a roserve quantite d'espaces li-
bres qui ont ete plante's de nombreux arbres ; tels soni le
parc de Sainle-Claire (Claramatte) et legrand parc des Au-
nes (Erlenpark) au Petit-Bälej la terrasse de la cathedrale
(Pfalz), la place de Saint-Pierre, le parc de la place du tir
(Schützenmattpark), le bosquet des rossignols, la place
Winkelried et le parc de Sainte-Marguerile, ce dernier
situe de ja. sur le territoire de Bäle-Campagne. La surl'ace
occupee par tous ces parcs et jardins publics esl de 1 10,36
ha. 11 faut y ajouter le jardin zoologique, une des princi-
pales curiosites de la ville; sa superficie est de 5,89 ha. II
appartient ä l'Etat, mais est remis gratuitement ä une
societe d'ac-
tionnaires qui
en soigne l'en-
tretien et l'ex-
ploitation.
La plus belle
vue qu'on ait
sur la ville
meme de Bäle
est celle dont
on jouit de la
Rheinschanze,
presde laporte
Saint-.lean,
tandis que, des
tours de la ca-
thedrale, on a
une fort belle
vue panorami-
que circulaire.
On a, de ces
deux endroits,
un tableau al-
iant la gran-
deur ä la
gräce, reunis-
sant, en une
heureuse Va-
riete les oeu-
res de la na-
ture et Celles
de l'homme.
Population. Le premier recensement de Bäle date de
1610 et fut dirige par le medecin de la ville, Felix Platter:
il accusa 16160 habitants. Comme il fut fait au moment
on une epidemie de peste venait d'enlever 4049 personnes,
la population devait etre passablement plus forte aupara-
vant. II est meme vraisemblable qu'anterieurement, au
XV e siecle par exemple, la ville de Bäle, alors au faite de
sa puissance, avait une population encore plus considera-
ble que quelques-uns estiment ä 30000 habitants. (Oser:
Zunahme und Abnahme der Bevölkerung der Stadt Ba-
sel. Beitrage zur Geschichte Basels. I, 1889.) La dimi-
nution se fit encore sentir dans les temps qui suivirent,
surtout ä cause des difficultes, voire meme des interdic-
tions d'entree dans la bourgeoisie. En 1779, Isaac Iselin ne
comptait plus que 15040 h., chiffre qui n'est assurement
pas le plus bas que la population ait atteint depuis 1610.
Alors commenca un accroisseinent qui se poursuivit pen-
dant tout le XIX'' siecle, suivant de curieuses alternatives
que inontre le tableau suivant. Ce tableau comprend la po-
pulation domiciliee d'apres les donnees de Platter et d'Ise-
lin, puis d'apres les recensements cantonaux, et, depuis
1850, d'apres les recensements federaux. Pour avoir des
chiffres d'exacte comparaison, on a indique le pour cent
d'accroissernent, c'est-ä-dire l'augmentation annuelle sur
100 h. calculee sur la base dune progression geometrique.
L'egl
Annee. Habitants. Augmentation
annuelle ",,.
1610 16120
1779 15040 n os
1795 15720 n'oo
1815 16674 ''5'/
1835 21219 o„r
1837 22199 d n^
1847 25787 }%i
1850 27170 „':°-'
1860 37915 d j\o
1870 44122 'kl
1880 60550 7-0
isss 69809 o «n
1900 109244 d,8U
Au commencement du X IX'' siecle, en admettant ime pro-
gression geometrique reguliere (1795-1815), la population
devait Stre.de 15953 soit, en chiffres ronds, de 16000 ames
environ; eile a donc, pendant ce siecle, plus que sextuplä
Des periodes de forte augmentation ont ete Celles de 1830-40,
1850-60, 1870-80 et 1890-1900. La cause en est due non
seu lement ä l'exce Jant des naissances, mais principalement
a rimrnigration croissante provenant : 1° des facilites de
coinmunication (construction des chemins de fer apres
1850), 2" de l'introduction des industries chimiques ä la
meme epoque, 3° de l'annexion de l'Alsace-Lorraine par
1'Allemagne, en 1871, et 4" du developpement de l'indus-
trie, surtout en 1890 et dans les annees suivantes. II faut
remarquer que pour 1900, la population de Kleinhüningen
a ete comprise dans le recensement, ce qui n'etait pas le
cas auparavant. L'immigration explique aussi, comme nous
l'avons dit plus haut, la preponderance du sexe feminin;
c'est aussi l'immigration qui modifie la proportion des di-
verses confessions, ainsi que le montre le tableau suivant.
Sur 100 h. la ville de Bäle comptait:
En Protestants Catholiques Israelites Divers
1837 83,4 15,7 0,6 0,3
1847 81,2 18,2 0,4 0,2
1860 74 24,9 0,5 0,6
1870 71 26,8 1,1 1,1
1880 67,3 30,2 1,3 1,2
1888 67,2 30,7 1,5 0,6
Les protestants qui, en 1837, formaient encore les cinq
sixiemes de la population, n'en forment plus, en 1888, que
les deux tiers. Les catholiques, en 1837, comptaient un
septieme de la population et, en 1888, presque le tiers. Ce
sont les israelites qui ont augmente dans la plus grande
proportion ; en'l847, on comptait un israelite par 258 h.,
en 1888 on en compte un par 67 h.
Par la loi du 23 juin 1892, la ville est partagee en 10
quartiers: de la Cathedrale, de Saint-Pierre, de Saint-Jean,
de Saint-Pau!, de Steinen, de 1'. Eschengraben de Saint-Al-
ban, de Riehen, de Bläsi et d'Horburg. ( Voir le plan, p. 139.)
Les resultats provisoires du recensement federal du 1"
decembre 1900 sont les suivants :
Population Population
domiciliee de fait
Quartier de la Cathedrale . . . 5429 5454
» de Saint-Pierre . . . 4685 4819
» de Saint-Jean .... 11343 11403
» de Saint-Paul .... 15249 14220
» de Steinen 7557 7552
.. de l'.Eschengraben . . 14110 14980
» de Saint-Alban .... 8642 8734
Grand-Bäle 67025 67162
Quartier de Riehen 8967 8926
» de Bläsi 8181 8441
» d'Horburg 23193 23040
Petit-Bäle 4034I 40407
Kleinhüningen 1878 L888
La ville de Bäle 109244 109457
Etablissements de Iransports. L'industrie, le commerce
et les transports ont ete traites dans l'article consacre au
canton (p. 130-131), il n'y a plus qu'ä indiquer les eUblis-
seinents de transport. Bäle possede deux gares principales,
celle du Central suisse dans le Grand-Bäle et celle de
BAL
BAL
139
Baden dans le Petit-Bäle. Toutes les deux, ne pouvanl
plus sufßre au trafic toujours croissant, sont actuellemenl
en reconstruction. La premiere conserve son ancien em-
Bacement, mais les voies ferröes sont abaissöes de 2,7 na.
I la ligne d'Alsace entre en gare en decrivant une large
courbe autour de la ville. ('.es deux changements onl 6t6
faits pour ne pas gdner plus longtemps la circulation des
Maies ei des rues. <)n construit egalement une gare aux
marchandises an Wolf et dans le quartier de Saint-Jean.
La nouvelle gare hadoise se trouvera sur la peripherie de la
villi' et les voies ferrees seronl relevees de 3 m. environ.
I roll' di' ce's gares pour voie normale, il y a encore Celle
du Birsigthalbahn, ligne ä voie etroile; on compte ainsi ä
Bäle 4 gares desquelles partent 9 lignes dillerentes. Le
developpernent des tramvvays cantonaux a l'ail disparaitre
de la ville les voitures posiales; la derniere, celle d'All-
sehwil, a lini son service le l ei juin 1900; eile part
naintenant de la Station terminale du tranxway ä la fron-
tiere cantonale.
Les autres Etablissements de transports sont la posteavec
un bureau central, 2 autres bureaux et 8 succursales, le
Bagraphe avec un bureau principal, 3 bureaux speciaux
et 5 bureaux de consignation, la Station centrale des tele-
phones avec 7 stations publiques et 3422 abonnes. Les
, Quartier de la Cathedrale ; II. de Saint-Pierre ; III. de Saint-
Jean ; IV. de Saint-Paul ; V. de Steinen : VI. d'.Esehen^raben ;
VII. de Saint-Alban ; VIII. de Riehen ; IX. de Bläsi ; X. d'Hor-
burg.
N.-B. — Les limites des quartiers sont formees par les rives
du Rhin, la f'rontiere des eantons et le milieu des rues.
douanes föderales ont des bureaux dans les gares princi- i
pales etsur5routes traversant la f'rontiere; ilfaut y ajouter
le poste de douane du Rhin. Un trouve en outre dans !
chacune des deux gares principales, un bureau secon-
daire de I 1 " classe des douanes de l'empire allemand.
Bäle est le siege du premier arrondissement des doua-
nes suisses, du cinquieme arrondissement des postes et du
deuxieme arrondissement des chemins de fer.
Arls et sciences. Le centre de la vie scientifique est l'Uni-
rersite, la plus ancienne de la Suisse. C'est ä son inlluence
plusieurs fois seculaire qu'il fant attribuer le f'ait que les
goüts scientiliques et artistiques ainsi que la überalite pour
tout ce qui favorise la culture intellectuelle sont si develop-
pes ä Bäle. L'Universite possede une fortune particuliere de
fr. 1354482, ce qui lui permet de diminuer les charges
qu'elle impose a l'Etat. Des riches societes la soutiennent
aussi linancierement : ce sont la Societe academique (1809,
£S
fortune fr. 1009482, recettes fr. 53964, depenseB fr. 65909),
la Societe >\u Musee (1898: fortune fr, 228085, re-
cettea fr. 21100, ili'pi'iiscs IV. 10102) ei diverses l'onda-
tions.
Le uomlire des eluilianls, v compris \ i-l utlian les, s'esl
eleve, pendanl le semestred'hiver 1809-1000, a V.I2, doni ;.'i
en theologie, 43 en droit. 139 en medecine, ei 256 en Philo-
sophie (lettrea et aciencea). Oütre les diffärents aeminairea
qui se rattachent aux cours reguliere, l'Universite compte
un grand nombre d'inatitutiona speciales installees pour la
pluparl dans un bätimenl particulier, ainsi lesinstitutsde
mineralogie ei de geologie, de botanique, de Zoologie
(dana le bätiment derUmvereite), l'etabhaaement d'a8tro-
nomie, de möteorologie, de physique el de chimie dans le
Bernoullianum, construit en 1874 et donne ä l'Ktat ; les
frais de construetion ont ete couverts par les allocations de
la Societe academique, par une fondation et par des dons
sunt ensuite les lahm aloires d'anatomie et de
lan.le Vi'salianum.depalholi^ieanalo pie,
1'institut d 'hygäene ei les differentes cliniques dans les ho-
pitaux. Bäle est eelelire par ses collectinns, ouvertes übe
ralement au public et eonstamment ui.lisr.es. Le mus£e,
construit en 1843-1849, renferme l'Aula de l'Universite" avec
les portraits des savants bälois celebres et des sommites
ecciesiastiques ; il comprend une collection ethnologique,
de lies riches collections d'histoire naturelle et la plus ce-
lebre collection de beaux-arts de la Suisse, connue surtout
par les ceuvres d'Holbein et de Böcklin. La halle aux sculp-
tures, construite de 1887, possede une collection de niou-
lage en gypse de la plastique grecque et romaine. Le mu-
see historique, transporte dans l'eglise des Cordeliers, fut
forme par la reunion, en 1894, de trois collections jusque-
lä separees : celle du moyen-äge, celle de l'antiquite et la
collection d'armes de l'arsenal. (Festbuch zur Eröffnung
des historischen Museums. Bäle, 1894.) II contient des ob-
jels antiques ä partir de l'epoque romaine et par son ar-
rangement et sa distribution, il satisfait aussi bien ä l'in-
teret historique qu'aux besoins de l'art industriel, qui a
en outre, ä sa disposition, le musee industriel et l'ecole
professionnelle.
La bibliotheque de l'Universite, qui n'a pas sa pareille
en Suisse tant pour son etendue que pour son Organisation,
oecupe un bätiment construit de 1894 ä 1896. II a coüte
8(1(1000 fr., dont la moitie a ete fournie par des dons volon-
taires. Son origine remonte jusqu'ä la fondation de l'Uni-
versite (1400). Cette bi-
bliotheque fut surtout i
enrichie par les collec-
tions de livres de diffe-
rentscouvents,par les
dons des iinprimeurs,
des legs de savants et
par des achats ; eile
compte aujourd'hui
4000 manuscrits,
2110 000 livres impri-
mes et 150000 disser-
tations. Sous le meme
toit se trouvent encore
la collection des car-
tes de J.-M. Ziegler,
l'ancienne bibliothe-
que ecclesiastique, Cel-
les des societes des
sciences naturelles et
de la societe d'histoire
et d'archeologie; eile
est ainsi vraiment la
bibliotheque centrale
de Bäle. Cet etablis-
sement universitäre
a aussi sa part des
revenus de diverses
fondations. Une salle
d'exposition des Pre-
miers et des plus an-
ciens imprimes, une
salle de lecture avec
une grande bibliotheque usuelle, une salle de journaux et
revues et la salle des catalogues sont toujours ouvertes
HHHH
140
BAL
BAL
au public. La bibliotheque de la Societe generale de lec-
ture est plutöt litle'raire; eile conlient 530U0 volumes dont
l'usage est restreint aux membres seuls. La sociele d'uti-
lite* publique soutient la bibliotheque bourgeoise qui compte
7095 volumes, la bibliotheque de la paroisse franeaise avec
18-20 volumes, la bibliotheque de la jeunesse avec 3357 vo-
lumes et la bibliotheque ouvriere avec 4754 volumes, cette
derniere gratuite. 11 taut unter eneore parmi les moyens
de propagation de culture intellectuelle les 58 journaux et
revues paraissanl ä Bäle.
Les sciences sont cultivees par plusieurs societes: Celles
des sciences naturelles (fondee cn 1817), d'histoire et d'ar-
cheologie (1836), de medecine (1860), de statistique et d'e-
conomie politique (1870), des juristes (1874), etc. Les so-
cietes musicales sont eneore plus anciennes. Deja en 1704
se fondait le «Collegium musicum », predecess'eur de la
sociele generale de musique qui organise des concerts
d'abonnements et, depuis quelque temps, aussi des con-
certs populaires. La societe des beaux-arts, fondee en
1863, a construit la galerie des beaux-arts ou se trouve une
ex position permanente d'ceuvres d'artistes contemporains.
Des ßälois y ligurent regulierement, car Bäle na jamais
manque d'artistes comme de savants. On doit relever aussi
l'interet general de la population pour les neuvres d'art et
de science qui se manifeste en particulier par une vie
musicale intense, par l'etal llorissant du theätre de la ville,
par la grande frequentation des Conferences populaires,
des cours publics et de tous les musees et collections.
Utilite publique. Bäle est connue depuis longtemps
par la liberalite de ses concitoyens. L'initiative et l'ac-
tivile privee, ainsi que d'abondantes ressources materiel-
les ont toujours aide et meme prevenu l'activite de l'E-
tat. Ces prestations volontaires s'appliquent, comme nous
l'avons dejä releve, au developpement des arts et des
sciences, puis aux cpuvres religieuses et au soulagement
des pauvres et des malades. (Thun. Die Vereine und Stif-
luui/en des Kantons Basel-Stadt im Jahre 1881. Bäle,
1883.) Les reuvres religieuses, qui ont fail connaitre Bäle
au loin, emanent, en grande partie, de la Sociele chretienne
allemande (Deutsche" Christentumgesellschaft), fondee en
1780. Cette societe fonda, en 1804, la societe biblique pour
la diffusion des saintes Kcritures, en 1815, l'elablissetnent
des missions et en 1817 l'institution de Beuggen, deslinee
ä former des instituteurs pour ecoles de pauvres. La So-
ciete des missions evangeliques a actuellement 96 eleves
et compte 189 missionnaires ä son Service, dont 85 en
Inde, 25 en Chine,
48älaCöte d'Or et
31 dans le Kame-
roun, en outre eile
exploite une librai-
rie, des entrepöts
commerciauxetdes
entreprises indus-
trielles dans les
pays paiens. Les
recettesde 1889 ont
atteint fr. 1584493
dont fr.!56509pro-
venant de Bäle,
fr. 215000 de böne-
fices des industries
et du commerce de
tablissement,
fr. 20500 produit
des journaux et de
"brairie ; les de-
penses ont ete de
1769217. En
36 se fonda la
societe de theolo-
gie chretienne (Ve-
rein für christlich-
theologische Wis-
senchafte),dont les
Bäte revenus servent ä
payer le traitement
l'Universite. La Societe
fondee
fontaine du Marche aux poissous
de deux professeurs orthodoxes
pour la formalion d'instituteurs chretiens en Sui
en 1867, a depenseen 1899 fr. 9465. A cöte de la Mission des
pelerins, fondee en 1840 ä Chrischona (voir ce nom),
l'ecole evangelique des predicateurs, fondee en 1876, forme
Bibliotheque et l'Universite.
aussi des evangelistes et des predicateurs orthodoxes. II y
a eneore une. quantite de societes et d'etablissements
religieux; leur nombre seleve ä 61.
Au premier rang des associations travaillant au bien pu-
blic ligure la societe pour l'avancement du bien et de l'uti-
lite publics, fondee par Isaac Iselin, en 1777. Son activite
s'exerce dans tous les domaines, eile se donne comme täche
de favoiiser, d'encourager et de repandre tout ce qui est
bon, recommandable et utile ä l'ensemble des citoyens.
Ses organes sont 59 eornmissions et delegations,qui dispo-
sent soit des revenus de fonds speciaux et de fondations,
soit d'allocations de la caisse generale de la societe. En
1899, les recettes ont ete de fr. 61 995, les depenses de
fr. 63 735 et le capital de la caisse generale etait de
fr. 387 357, tandis que ses differents fonds atteignaient plus
d'un million. A l'occasion de la celebration du 150'- anni-
versaire de la naissanee de Henri Pestalozzi, on fonda ä
Bäle une societe Pestalozzi qui, apres trois ans d'exis-
tence, en 1899, avait fr. 14 249 de recettes et fr. 11 902 de
depenses. Le nombre des societes, des fondations et des
etablissements de bienfaisance depasse la centaine. Ainsi
Bäle possede un certain nombre d'ecoles formant im com-
plement aux ecoles publiques; telles sont les classes de
n'petition pour les langues etrangeres, l'ecole de musique,
les ecoles de travaux manuels pour gareons, Celles de cou-
ture et de raecommodage et les ecoles de euisine. Une des
commissions de la societe d'Utilite publique organise cha-
que annee des Conferences populaires, une autre publie
une feuille de Nouvel-An (« Neujahrsblatt ») et une societe
distinete s'oecupe de repandre les bonsecrits. On se preoc-
cupe aussi du developpement physique de l'enfance en
encourageant la gymnastique, les jeux corporels, l'exercice
du patin, et en entretenant des etablissements de bains et
de natation. A cöte des asiles cantonaux, les ecoles de
Saint-Luc, l'ondees en 1856 ä l'occasion du 500 e anniver-
saire du grand tremblement de terre (jour de Saint-Luc
en 1356), oecupent d'une maniere utile les ecoliers pau-
vres pendant les soirees d'hiver et leur fournissent des
souliers et du drap (Schülertuch).
Pendant Tete,on distribue du lait aux enfants pauvres des
ecoles primaires et secondaires, on s'oecupe d'eux pendant
les vacances et, en hiver, on leur donne de la soupe. Des
commissions speciales de la societe d'Utilite publique pren-
nent soin des enfants abandpnnes et des orphelins non-
bourgeois et partagent, avec l'Etat, l'assistance des indigents
non-bourgeois. A cote du bureau officiel de renseignements
pour ouvriers.on compte eneore deux bureaux prives. Ine
commission de la societe d'Utilite publique cherche ä faci-
liter le travail ä domieile par la vente ou le pret de machi-
nes ä tresser, ä coudre et ä tricoter. Un etablissement de
travail oecupe les indigents äges. II existe eneore une salle
ä ecrire pour les sans-travail et une maison de travail qui
fournit aux ouvriers en passage la couche et la nourriture
en eehange dun travail facile. Pour la population ouvriere,
ä cöte des salles de leeture, la societe d'Utilite publique a
fonde le « Bläsistift » qui offre aux ouvriers une bibliothe-
que, des salles de leclure et des chambres ä louer ä bon
marche. Une societe speciale entretient les etablissements
de l'Engelhof, comprenant une pension alimentaire avec
BAL
Ml
141
ehambres, une auberge en relations avec la maison de tra-
vail el enlin des salles ou les travailleurs peuvent sc v6-
creer el s'instruire par la lecture de bons livres, par la
frequentation de rums. de. Divers restaurants, cuisines
populaires et cafes de tempdrance permettenl au peuple
ae se procurer une nourriture saine ä bon marchä. II laut
riiiin citer une societe de secours pour ;il it'-iu'-s, deux so
i iriis pour les delenus liberes el une fondation qui prend
suin des familles dont le chef est en prison.
Toutes ces institutions onl une grande importance dans
mir grande ville com Bäle ; elles contribuenl ä adoucir
bien des miseres. Elles sonl admirablemenl completees
par les societes mutuelles de secours, dont la Situation
lloiissante prouve d'une facon rejouissante le niveau elevö
de l'etat moral de la population. En 1881, le professeur
Kinkelin en comptait 82. (Thun. Die Vereine, etc.) Ce Chif-
fre a encore augmente aepuis lors. D'apres les rapports
du departementde l'Interieur, les principales sont : 2 cais-
ses de retraite el de rente pour la vieillesse (1899: recettes
IV. 12 494, depenses fr. 8287. fortune fr. 233 354); 9 caisses
pour veuves el orphelins (recettes IV. I70 7U7, depenses
IV. 83 248, Ibrtune IV. 2 075097);29 caisses ouvrieres de
Secours pour maladie (recettes IV. I54 976, depenses
IV. I54 074, fortune IV. ;!'.:.{ 891).
Hisloire. La ville de Bäle l'ul fondee en l'an 374 de lere
chretienne par l'empereur romain Valentinien I" sur
l'emplacement du bourg celle de Robur. Les plus ancien-
nes parties de la ville sonl la place de la calhedrale el ses
alentours qu'on appelait encore « Burg d au siecle passe.
C'cst la que s'etablirent plus tard l'eveque el ses cnanoi-
nes; non loin s'eleva dejä de bonne heure la plus an-
cienne eglise paroissiale, celle de Saint-Martin. En 917,
la ville l'ul delruite par les llongrois, mais elje se releva
rapidementde ses ruines, et en 1019 l'empereur Henri II,
qui devint le patron de la ville, lit la dedicace de la ca-
lliedrale nouvellement construite.
Des lors la ville se developpa rapidement. Des artisans
libres ou serfs, des gens de Service s'etablirent des deux cö-
les du Birsig. Saint-Leonard el Saint-Pierre devinrent les
- paroissiales du plattau N.-O. etdejä,dans le XI 1 ' sie-
cle, on construisit, sur l'emplacementdes «Gräben» acluels,
le miir interieurd'enceinte devant lequel s'eleva, avant l'an
1 100. le couventde Sainl-Alban. L'eveque Henri de Thoune
(1215-1238) fit voüter le Birsig, etablir la place du marche et
construire le pont du Rhin. Tot apres les Freres precheurs
(Dominicains) et les Cordeliers s'etablirent ä Bäle; les Pre-
miers construisirent leur couvent dans le faubourg en
avant de la Kreuzthor (Saint-.Iean) ; ce couvent devint, en
1768, le Schellen werk ou la maison de force, et, en 1614,
l'eglise Cut donnee aux protestants franeais ; c'est actuelle-
uient l'eglise des vieux-catholiques. Les Cordeliers s'etabli-
rent d'abord dans le faubourg de Saint-Paul, puis sur la
place des Cordeliers. Cederniercouventfut.en 1846, employe
comme entrepöt ; il abrite actuellement le Musee historique.
L'edilice abandonne par les Cordeliers dans le faubourg de
Saint-Paul futoccupe.en 1268, par des sceurs Ciarisse qui
l'appeleient Gnadenthal, en 1573, on le transforma en halle
aux grains et, en 1892, on y bätit l'ecole prol'essionnelle. Les
Repenties s'etablirent dans le faubourg de Steinen ; leur
maison est devenue l'ecole secondaire des jeunes ti lies,
les Augustins construisirent, pres de la cathedrale, l'edilice
iHviipc aujourd'hui par le Musee. A la meme epoque, le
Petit-Bäle, qui avait dejä l'eglise Saint-Theodore, datant
du XI" siecle, vit s'elever deux couvents de femmes, celui
| de l'ordre de Sainle-Claire (aujourd'hui eglise catholique-
romaine) et celui de Klingenlhal (transforme en caserne en
1863), place sous la surveillance des Dominicains; enlin,
au XV" siecle, fut construit le couvent des Chartreux, de-
j venu, en 1669, la maison des orphelins. L'eglise de Saint-
Theodore ainsi que le couvent de h'lingenthal se trouvaient
en dehorsdesfortilications eleveesau milieudu X 111" siecle.
Dejä avant le grand tremhleinent de terre de 1356, on
i avait commence ä entourer de murs les faubourgs du
Grand-Bäle, mais ce n'cst qu'apres cette catastrophe que
l'ul achevee l'enceinte qui eniermait la ville jusqu'en 1860.
La placedeSaint-Pierrei[iü fut planteed'arbresen 1277. mais
nerecutsa forme actuellequ'en 1 778, apres la reconstnu lion
de l'arsenal incendie en 1776, touchait aux fortilicaliutis.
Le Grand-Bäle avait six portes: Celles de Saint-Johann,
de Saint-Paul, de Steinen, d'.Kschengraben, de Saint-Alban
et celle du Rhin, pres du ponl , le Putit-liäleavaii l.i p..riedc
Fliehen et celle de Bläsi.On c Lenca dejä au X.VIII"siecle ä
( 1 1 • 1 1 m > 1 1 1 1 ■ n partie l'enceinte inW
rieure,quelques-unesdes portes
interieures qui n'etaient qu'une
simple arcaae, celle d'.i:schen-
graben, de Saint-Paul, et celle
du Rhin connue par le Tireurde
langue (Lällenkönif) furenl en
levees vera 1830. Lea portes de
Steinen, d Eschengraben, de
de 1860 ä 1870, ainsi que l'ar-
caile interieure de Saiul-.lean el
de Saint-Alban. II ne roste donc
que les portes de Saint-.Iean, de
Saint-Paul et de Saint-Alban. De
blies sur l'emplaeemont des ;in-
ciens fosses. Si on y ölevail des
constructions, lecanton de Bäle-
Campagne devait, d'apres le
contrat de partage de 1833, re-
cevoir une indemnitö; mais, en
l,X(i:i, il renonca ä toutes ses
pretentions contre le paiement
d'une somme de fr. I20000O.
La bourgpoisie qui s'(''tait de-
veloppee et fortiliV-e pendant les
XIII" et XIV" siecles eut ä lüt-
ter contre l'eveque, la noblesse La porte Saint-Jean a Bäle.
et la maison de Habshourg. La
balaille de Sempach (1386) la delivra de son plus dange-
reux enneini, le duc Leopold. Les corps de metiers s'or-
i^auiserent alors ; il y en avait 15: 1. Les marchands ou
la Clef. 2. Les monnayeurs ou l'Ours. 3. Les marchands
de vin ou Gelten. 4. Les merciers ou Safran. 5. Les vigne-
rons. 6. Les boulangers. 7. Les marechaux. 8. Les tanneurs
et cordonniers. 9. Les tailleurs et pelletiers. 10. Les jar-
diniers. 11. Les louchers. 12. Les Spinnwettern (ouvriers
du bätiment). 13. Les tondeurs et peintres. 14. Les tisse-
rands. 15. Les pecheurs et bateliers. Dans le Petit-Bäle,
acquis par le Grand-Bäle en 1392, subsisterent les trois
corporations du Griilon, du Hären et de la Treille (Reb-
haus), qui organisent encore chaque annee, le 13, le 20 et
le 27 janvier, un cortege oü (igurent leurs emblemes : le
Gritlon, le Lion et le Sauvage ; la fete se termine par un
repas dans la maison des Corporations (Cafe Spitz), pres
du pont du Rhin. Les faubourgs du Grand-Bäle posse-
daient des corporations
faubouriennes : Saint-
Alban celle du Hohen
Dolder, d'.Eschengra-
ben celle du Rupf, Stei-
nencelle des3Confede-
res, Saint-Paul celle de
la Corneille et Saint-
Jean celle de la Vierge
(Mägd). Lesdeleguesde
tous les corps de me-
tiers formaient, avec le
bourgmestre et le grand
maitre jure, le Petit
Conseil, compose de 64
membres, mais partage
en deux moities elues
alternativement chaque
annee et appelees l'an-
cien et le nouveau Con-
seil. Le pouvoir legis-
latif etait exerce par le
Grand Conseil compose
du Petit Conseil, des
chefs des corps de me-
tiers (Sechser) el de
ceux des trois corpora-
tions du Petit-Bäle. II
etait reelu chaque annee et pouvaitcompterjusqu'ä 282 mem-
bres. Une grande quantite de Colleges (commissions) admi-
nistraient les alläires : c'etaient le Conseil secret ou des
142
BAL
treize, l'intendance de l'arsenal, la chambre des comptes
ou economique, l'intendance des bätiments, le directoire
ilu commerce, la commission des fabriques, celle des mon-
naies, etc. I^'s deux trihunaux municipaux du Grand et
du Petit-Bäle ei divers autres tribunaux administraient la
justice. Pour le maintien de l'ordre et de la tranquillite de
la ville, une garnison qui l'ut l'unique «armee perma-
nente s de la Suisse ei ezista jusqu'ä la guerre de Crimee.
En 1803, 1814 el 1847 füren t promulgiiees de nouvelles
constitutions, mais ce o'esl quen 1872 que Bäle eut une
Organisation politique repondant aus besoins modernes et
aux exigences de sa nouvelle Situation. La Constitution
actuelle date du 2 decembre 1889.
L'Universite fut fondee en 1460 par le pape Pie II etre-
organisee en 1532 apres la Reforme. Parmi les hommes
qui l'ont illustree, on peul citer, dans la premiere periode,
Sebastien Brant, Capiton et Erasme, au XVIII 1 ' siecle l'o-
rientaliste Jean Buxtorf, Felix Platter, Bauhin, les Ber-
noulli et Euler; a l'epoque moderne, Wilh. Wackernagel,
Rütimeyer et ,lacob Burckhardt. Bäle compte, en outru,
comme hommes celebres, le peintre Hans llolbein. les
imprimeurs Amerbach et Proben, le reformateur (Kco-
lampade, Thomas Platter, le bourgmestre J.-Rod. Wett-
stein, Pierre Ochs, le directeur Legrand, Isaac Iselin,
fondateur de la Societe d'Utilite publique (1776), divers
membres des familles Fäsch, Burckhardt, Hagenbach et
Wieland, etc.
Les faits historiques les plus importants sont le Concile
(1431-144!»), la bataüle de Saint-Jacques sur la Birse(1444),
l'entree dans la Confederation suisse (1501 ), la Reformation
1 1529), le soulevement des paysans (1653), la revolulion
(1798), le partage du canton (1833). [Die Stadt Basel und
l' ntiii'huiiij. Herausgegeben vom Verkehrsverein. Basel,
1898. ( leering : Handel und Industrie der Stadt Basel.
Basel, 1886. Streuber: Geschielt tu iiml Beschreibung der
Stadt Basel. Basel, H. Georg. Hotz : Basel, eine Schilde-
rung für Einheimische und Fremde. Basel, 1882. Hotz :
Basels Lage und ihr Ein/Iuss auf die Entwicklung und
Geschichte der Sladl. Beilage zum Bericht über das Gym-
nasium. 1894. Stocker : Basler Stadtbiltler. Basler Jahr-
buch 1896 und 1X99. Neujahrsblatl von 1893.]
BÄLE-CAMPAGNE. Le canton de Bäle-Campagne
ne date que de 1833. Autre-
fois il formait, avec la ville de p
Bäle, le canton de Bäle. En-
suite de dillerends politiques,
la ville et la campagne se se-
parerent et formerent deux
demi-cantons.
tle-Campagne (Baselbiet) est situe ä
l'angle N.-ü. de la Suisse, 47° 20' 18" et
47>33'54" de latitude N. et entre 5°9'45"
et 5°37'35" de longitude E. de Paris,
7 C 29'59" et 7° 57' 49" longitude E. de Green-
wich. II est limite, ä l'E., par une ligne
sinueuse qui le separe du canton d'Argo-
vie, au S. par les cantons de Soleure et de
Berne oü les sommets du Jura forment
une frontiere naturelle, ä l'O., par le
canton de Soleure, et par l'Alsace, au N.,
enfin, par Bäle-Ville, Argovie et, le long
du Rhin, par le Grand-Duche de Baden.
Dans ses plus grandes dimensions, le
canton mesure 35 km. de l'E. ä l'O., et
25 km du N. au S., avec une superlicie de
42454 ha.
Urographie. Le canton est tout entier
situe dans le Jura ; cependant on y dis-
tingue facilement deux parties, l'une Orien-
tale, plus grande, et l'autre occidentale,
plus petite, separees l'une de l'autre par
la ßirse qui, dans son cours inferieur,
directernent du S. au N.
La partie Orientale, la plus grande, comprend les trois
districts de Liestal, Sissach et Waidenburg. La longue
chaine du Jura se dresse au S. comme un puissant rem-
part ae dirigeant du S.-O. au N.-E., sur une longueur de
25 km. environ et avec une altitude de 700 ä 1160 m. Du
haut de ce rempart on voit toute la partie E. du canton
s'abaisser peu ä peu vers le N.,dans la direction du Rhin,
BAL
on eile n'atteint plus que 260 m. environ d'altitude. Celle '
partie du canton comprend ainsi toute une serie de mon-
tagnes et de collines dont les ondulations se dirigent, en
general, vers le N. et sont coupees par de nombreuses
vallees suivant la meine direction.
Les sommites les plus elevees se trouventau S., dans la
chaine jurassique; ainsi, ä quelques Cents metres au N.
du Passwang, le Vogelberg (1120 m.) et le Kellenköpfli
(1160 m.), le poinl le plus eleve du canton, puis, au 5.-9
le Bolchen (1102 m.), la Schmutzüufa el le Wiesenba
(1002 m.). Les chainons ä la limite S. offrent dans leur
strueture geologique de nombreuses perturbations dans
la succession des couches et des terrains; elles sont toutes
dues ä une poussöe horizontale venant du S. en meine
temps qu'il se produisait un affaissement de la partie si-
tuee au N. Dans cette zone de recouvrement, on trouve
souvent des terrains tertiaires ä cöte du Muschelkalk,
ainsi que des superpositions de couches plus anciennes
sur des couches plus recentes.
Les montagnes du reste du canton appartiennent au Jura [
tabulaire. Bien que bordees d'escarpements et de pentes
souvent recouvertes de forets, ces montagnes ont une
Croupe aplatie; on pourrait les comparer parfois ä des
mottes de terre entre lesquelles on aurait ereuse des fos-
ses. Sur ces hauts plateaux recouverts de champs et de
prairies, se trouvent un grand nombre de villages, comme
Ramlinsburg, Lampenberg, Titterten (661 m.), Arbolds-
wil (633 m.j, Seltisberg (502 m.) et Anwil (603 m.).
Parmi les eminences du Jura tabulaire, on peut citer la |
Fluh, pres de Rotenlluh (680 m.), le Farnsberg avec son N
chäteau historique, le Farnsburg (758 in.), ie Staufen
(702 m.), la Sissacher Fluh (702 mO.le Domberg (624 m.).
le Grainmont (591 m.), le Schleifeberg (611 m.), pres de
Liestal, avec sa tour en fer de 30 m., le Rlomd, pres de I
Rubendorf (554 m.), la Schauenburgerlluh (666 m.), au ,
pied de laquelle se trouvent des bains bien connus. Le Jura [ I
tabulaire s'abaisse de plus en plus,ä mesure que l'on s'a- f
vance vers la frontiere N". et N.-O. du canton.
La vallee inferieure de la Rirse separe les deux parties I]
du canton; eile est creusee, depuis Angenstein, dans les
l'ormations diluvienne et tertiaire du Birseck. La partie I
occidentale, plus petite que l'orientale, comprend la ma-
dirige presque
ton de Bäle-Campagne.
jeure partie du district d'Arlesheim. Elle est appelee le Bas
canton ou Birseck, ou Neubaselbiet (jusqu'en 1815 eile ap-
partenait ä l'jiveche de Bäle). De meme que dans la partie
Orientale, une chaine jurassique d'une certaine importance,
le Blauenberg (836 m.) s'eleve aussi au S. de la partie oc-
cidentale. La crete de cette chaine forme, sur une grande
distance, la frontiere entre les cantons de Berne et de
Bäle-Campagne. Elle s'abaisse rapidement au N. et se perd
dans de petites collines tertiaires jusqu'ä la plaine du
UAL
UAL
143
llaut-Khin. La plus connue de ces collines, avant-postes du
.hn.i tabulaire, esl le Bruderholz. C'est im plateau, forte
ni boise par places, s elevanl entre la Birse el le Birsig,
Kqu'ä une altitude de 395 m. (a)titude moyenne340-350m. i
et coupe subilemenl au S. de Bäle. A l'O. de la vallee du
Hrsigse trouve une eminence analogue, l'Allschwilerhöhe ;
Hie descend doucemenl au N.-< ».. du cöte de l'Alsace, mais,
I le le Bruderholz, eile esl subitement coup£e pres de
dessus du la plaine du Haut-Rhin.
Les \.illi'i's du canton sonl tres nombreuses ; tandis que
pH la chaine du .Iura dies sonl le plus souvent loncitudi
Klee el courenl parallc-lemenl ä la direction des plis des
■Trains, dans le .Iura tabulaire nous trouvons des vallees
qui doivent dtre considerees comme des fbsses d'affaisse-
mcnt oii des vallees d'örosion. Dans la partie Orientale, les
Bildes principales, Celles de ('Hintere et Vordere Frenke,
de Diegten et de Homburg, sc dirigenl assez exactement
du S. au N. et debouchent ä angle droit dans la vallee
de l'Ergolz, qui sc dirige de l'E. ä l'O. Les pentes laterales
Kg vallees sont, en general, raides, couvertes de forets
oh de päturages. Par leurs chutes d'eau et leurs rochers
Bcarpes, plusieurs d'entre dies swil tres pittoresques. A
ro.se trouvent les deux vallee de la Hirse et du Birsig (appe-
jee aussi Leimenthal) qui courenl paralle-
lement vers le N. Ces deux vallees, avec
llines qui les bordent et les grands
villages qu'elles renferment, offrent de
fecieux paysages.
Geologie. Le sol du canton est cornpose
dune grande variete de terrains qui vont
du I Vias au Diluvien, ä l'exception du
tailace, qui fait partout defaut.
Les terrains les plus anciens appartien-
neut au Muschelkalk et au Keuper. Le
preuiier forme, au S., le long de la limite
eutre la chaine du Jura et le.Iura tabulaire,
Ete bände large de quelques kilometres
qui se dirige presque en ligne droite de
lirel/.wil a Läufellingen. Lescouches,d'une
Kaisseur d'environ 200 in., sunt foi tement
Beviees de leur stratification primitive et
il souvent des terrains plus re-
i-ents. Le Muschelkalk parait aussi ä la
fintiere N. et N.-E. ; il en existe im lam-
beau entre Muttenz et Mönchenstein et
um 1 bände etroite se dirige par Giebenach
Ere Alfdorf, Wintersingen et Buus, pour
se continuer en Argovie. Dans l'anhydrite
des couebes alläissees du Muschelkalk de
la vallee du Rbin, se trouve le gisement
la saline de Schweizerhalle.
L'etage superieur du Trias, le Keuper,
se presente sous la forme de marne fon-
bigarree, de schistes marneux, de
doloinite et de gres. Une bände etroite de Keuper s'etend |
de Neuewelt, pres de Bäle, par Pratteln vers Arisdorf, Ols-
I Giebenach, et, plus ä l'E., le Staull'enberg et le ,
Farnsberg sont encadres de couches de Keuper. Au S., une
bände de Keuper s'etend de Bretzwil par Reigoldssvil, vers i
Niederdorf, le long du Muschelkalk de la zone de recou- i
Qt. Partout le Keuper, f'acilernent delitable, fournitun
enl terrain de eulture. Les couches inferieures du
Keuper (Lettenkohle), ä Neuevvelt, renferment une riebe
Mure fossile (Pterophytes, Equisolacees et Fougeres). Les ,
uperiensdeHemmiken,qui sontutilises par l'indus-
trie, presentent une llore analogue. ('.'est dans le bonebed
de Niederschönthal, pres de Frenkendorf, qu'on a trouve les
enormes vertebres et femurs du (ir/'ssli/osaiiriis Iti'ttimeyevi.
La plus grantle partie du canton est constituee par les
■bwiM -, assises des terrains jurassiques. Le Lias forme, en
general, la base des pentes des vallees, ou il est entame par
■ ruisseaux ; en quelques endroits seulement, comme
1 ms les environs de Mönchenstein, Pratteln et Sissach, il
presente des aflleurements d'une certaine etendue.
Li Jura brun ä la plus grande extension superlicielle.
Ses couches inferieures, marneuses et argileuses, souvent
richesen (ossilesiAniDioiiiirsO^aiiiiits, lht»iii/irirsi,ntiis-
rt)constituent les flancs de laplupartdes vallees dans
n trale du canton ; elles fournissent, en se delitant,
un sol favorable aux forets et aux prairies et forment, par
leurimperm£abilite,un importan
plcs aplatiea des montagne
■re.Lescrou-
>uredee ver
ar la Grande
•ur, d.rbnr
mlsMUit constiluees.dans la n-jon Centn
Oolithe, baue calcaire de 70 ä 80 m. d 6p
par fentes et par l'erosion; sapuissancediminuede l'O. ä
i E., ä n M 'su rc qu'on s'approche du. Iura argovien. \ Ba base,
se trouve le groupetresröpandu des couches kCainocrinus,
calcaire en Farnes minces forma tout entier des döbris du
Cainocrinus Andrea. Pres de Liestal, ces echinodermeB
soni intögralemenl conservös. La Grande Oolithe fournit
une bonne pierrede construetion, quoique pas toujours
tres ri'sistanti' au\ intemp£ries; eile esl exploit£e Bur une
grande ccbclledans de nombreuses localites, comme Ar-
lesheim, Muttenz, Lausen, etc. Dans ses assises superieu
res, la Grande Oolithe est, un calcaire ä gros grains sur
lequel reposenl des couches peu epaisses d'un calcaire
marneux lies riel n fossiles.
Au S. et au S.-K. du canton on trouve le.Iura blanc, re-
pi'i'sentc essentiellemenl parsesetages inferieur e1 rhoyen,
i'Oxfordien el le Rauracien (facies eoralligcnes de l.\rgo-
virin. La ligne de Separation entre les deux formations
dillcrentcs du Malm inlV'iicur ifacies oceidental et facies
oriental) passe par le milieu du canton, sedirigeant au S.
de Bäle-Cainpagne. Reigoldswil et le Kellenköpfli
depuis Äugst, par Liestal et Bubendorf. Les deux facies se
distinguent dejä dans l'etage le plus bas, le Callovien. A
l'O. de la ligne indiquee, on trouve des argiles et des glai-
ses, jaunes ou bleues, renfermant de nombreuses Ammo-
nites ; ä l'E., on a l'Oolitbe l'errugineuse avec une faune
analogue. Sur celle-ci reposent des bancs epais de cal-
caire argileux avec des Spongiaires (Scyphia) bien con-
serves, formant la base de FArgovien, tandis qu'ä l'O. les
terrains du meine äge sont representes par des calcaires
marneux grossiers renfermant des rognons arrondisfehail-
les), atteignant la grosseur d'une tele d'homme. Sur ce
(i terrain ä chailles », s'elevent, ä l'O., le calcaire Coralli-
gene compact formant encore aujourd'hui des bancs Con-
tinus. Ce calcaire Coralligene, dechire par des Sssures
verticales et ronge par les agents atmospheriques, cons-
titue les parties les plus pittoresques du canton | Schauen-
burger Fluh, Reicbensteinerfels pres Ariesheim, chäteau
de Birseck, Pfeflingen). Les calcaires argileux de I'Ox-
fordien sont exploites, en plusieurs endroits, pour la fa-
brication du eiment (Lausen, Ringen, Thalhaus pres Bu-
bendorf). Le Malm superieur est represente uniquement
et en peu d'endroits (Niederdorf, Wasserfalle) par le Se-
quanien. Le Cretace manque absolument.
Les formations terliaires n'apparaissent, dans le canton,
qu'en larnbeaux plus ou moins etendus, qui se trouvent
surtout ä l'angle N.-O., pres de Bäle, Binningen, Bruder-
144
BAL
BAL
hol/, Xherwil, Ettingen, Ariesheim, et appartiennent ä 10-
ligocene. Ilsse composenl tantötde gres et de sables, tan-
töl d'argile et de marnes argileuses qui donnent im tres
bon sol de eulture. L'argile bleue de Neu-Allschwil fournit
a ileu\ grandes tuileries une excellente mauere premiere.
Les gres de Neu-Allschwil renferment, en grand nombre,
des restes de feuilles, dont les plus importantes sonl celles
du Cinnamomum et du Salix Daphnogene. Les gres de
rÖligocene manquent dans le S. et le centre du canton.
Les laml>eau\ lerliaires epargnes par l'erosion appartien-
ueni a la Nagelfluh jurassique ei au calcaire d'eau douce du
Miocene: lä premiere est un conglomerat de cailloux roules
de calcaire, de quartzite et de gres bigarre ; eile recouvre,
sous forme de langues allant du S. au N., la hauteur de
liennwil jusqu'auZunzgerhardt, les hauteurs de Känerkin-
den et "Wittinsburg, ainsiquela colline entre Hesberg,Nuss-
hof et Sissach. Le calcaire miocene d'eau douce se trouve
en petite quantite pres de Tenniken, Anvvil, Waidenburg,
et renferme cä et la beaueoup de mollusques terreslres,
des dents de mammiferes et des debris charbonneux.
Le fond des deux vallees principales, Celles de l'Ergolz
et de la Birse, est forme de depöts de galets et de sables
de l'epoqueglaciaire. Les terrasses produites par leseauxde
ton da Bäle-Campagne. Niederschönthal et Füllinsdorf
fusion desglaciers, apres chaeune des deux grandes periodes
glaciaires, la « haute terrasse » et la «basse terrasse », sont
partout f'acües ä distinguer. La premiere, la plus ancienne,
contient beaueoup de debris alpins (Schanzenau pres de
Saint-Jacques, gare de Liestal, bains de Bubendorf); la se-
condeesteomposee,en grande partie.de debris jurassiens.
C'est dans celle-ci que se trouvent les restes des grands
mammiferes, comme VElephas primigenius, les Bos pri-
migenius et priscus; au Hard, pres de Birsfelden, on a
trouve un bois de renne {Cervus tarandus).
Un autre depöt de läge quaternaire, le Lcess, d'origine
eolienne, se trouve ä l'angle S.-O. du canton, puis au Bru-
derholz et dans les fosses creuses par les tuileries de Neu-
Allschwil. 11 renferme presque exclusivement des restes
d'animaux terrestres parini lesquels de nombreuses espe-
ces de mollusques (Helix, Surcinea, Pupa, Clausilia). On
trouve, en maintes localites, le Loess modifie etdepouille
de calcaire (argile du Liess), qui est toujours un bon sol
de eulture (Spitalwald, pres Ariesheim). A Monchenstein,
se trouve encore, sur la haute terrasse, un banc de plusieurs
metres d'epaisseur, compose de gros galets alpins dont la
formation doit rernonter a une periode glaciaire ante-
rieure aux deux grandes glaciations.
Hydrographie. Le plus grand cours d'eau est le Bhin,
limi'te du canton au N., dontla chute est de 7 m. environ,
depuis la frontiere du canton, pres d' Äugst, jusque pres de
la ville de Bäle. II doit elre prochainement utilise par la
ville de Bäle pour l'obtention de la force electrique par
l'etablissement d'un grand canal pres d'Augst. Les rivieres
principales sont l'Ergolz, qui prend sa source ä la Schaf-
matt et a pour aflluents, ä gauebe, le Homburgerbach, le
Diegterbach, la Hintere Frenke, la Vordere Frenke;
ä droite, le Hemmikerbach et le Bickenbächli, puis la Birse
dans son cours inferieur et le Birsig qui a trois sources,
dont deux dans le canton de Soleure et une en Alsace. Les
rivieres et ruisseaux ont, en general, une pente assez forte
pour pouvoir etre utilises au point de vue industriel, mais
leur volume d'eau n'est pas constant. En temps de pluie,
il deviennent trop souvent de redoutables torrents et, pen-
dant les chaleurs de l'ete, ils sont presque ä sec. Quelque
petits qu'ils soient, les ruisseaux et rivieres ont exige di-
vers travaux de protection et de correction (correction de
la Birse entre /Fsch et Dornachbrugg, canalisalion de la
Hirse ä son ernbouchure, en commun avec Bäle- Ville
diguements de la Frenke, du Birsig, etc.).
Cidture du sol. Ainsi que cela ressort de la strueture
geologique du sol, la composition chimique des terrains
est, sur de grandes etendues, favorable ä la Vegetation fo-
restiere. II y a naturellement des differences ; ä cöte d'un
sol sec et maigre dans le Muschelkalk,
on en trouve un tres fertile dans la
Grande Oolithe ; le Lias est excellent
pour le chene et le hetre. Le Keuper
fournit partout un terrain tres propice ä
la eulture des prairies; il en est de memel)
des terrains tertiaires du N.-ü. du cantonjjl»
le Lcess est excessivement fertile, ainsill^
que le sable argileux sur le Bruderholz
et dans plusieurs autres localites de la
partie inferieure du canton. On comprend,
d'apres cela, que le canton de Bäle-Cam
pagne figure parmi les cantons les plus
riches en forets. La surface couverte
de bois forme le 34 %• de la superfi
cie totale ; dans quelques communes la
Proportion est encore plus forte (Lies
tal59%, Bothenfluh 52 ° , Waidenburg
51 %, Arlesheim, Tecknau, Dieptlingen
50$.
Dans la partie inferieure du canton
surtout dans les plaines, la eulture des
champs et des jardins est tres importante;
Allschwil est, ä proprement parier, le
jardin maraicher de Bäle. Les collines
exposees au S. sont, en plusieurs endroits,
recouvertes de vignes qui, dans les bon
nes expositions, ä l'abri de la gelee, pro-
duisent encore du vin. Cependant, ä la
suite d'une serie de mauvaises annees
signalees par la gelee et par la grele, de
nombreux proprietaires se sont deeides ä arracher leurs
vignes.
Le sol du canton se repartit comme suit :
ha. %
Forets
Päturages . . . .
Pres, champs et jar-
dins
Vignes
Boutes,chemins, cons-
truetions, cours d'eau
14 503
1116
2'isr,;,
460
1 510
34,2
2,6
58,5
1,1
3,6
Total . . 42454 100
La superticie totale des forets sur le territoire du c —
ton est de 14503 ha. ; les forets appartenant au canton
hors de son territoire representent 113 ha., soit, en tout,
14616 ha., se repartissant comme suit : forets comrnunales,
10 721 ha., forets appartenant ä d'autres communes. ä des
coiporations ou des fondations, 501 ha., forets parliculieres,
3394 ha. Depuis quelque temps l'amenagement rationnel
des forets est l'objet de soins particuliers ; un forestier
cantonal exerce la haute surveillance et a, sous sa direc-
tion, les forestiers communaux ; il se donne, en outre, des
cours pour forestiers. 27 communes ont des pepinieres de
319 ha. de superficie. On a fait, en 1899 et 1900, les planta-
lions suivantes :
BAL
1899 1900
llrtirs 85 920 148 100 plants.
Bapins blancs .... 45 300 74 400 »
Bapins rouges .... 36 000 I!) 500
Pins 5 600 19 950
Autres arbres .... '23 560 30 650
MAL
145
Total 196 380 292 (ioo plants.
(in peul distinguer une Höre de la plaine et une
Bjre de la montagne. La premiere so trouve dans les parties
basses du canton qui touchent ä la plaine du Haut-Rhin ;
eile ne se dietingue guere des llores analogues, si ce n'est
E le fail que quelques plantes typiques des sables y ont
■netre" depuis la plaine du Rhin et sont remontees passa-
Ement au S. La Höre des prairies se compose, com
partout, de nombreusesgramin^esentrelesquellespoussent
Käme mauvaises herbes, des renoncules (Ranunculus
Bris, bulbosus, etc.), des dents-de-lion (Leontodon Tara-
mcum) et de grandes marguerites (Leucanthemum vul-
Hre); iesdeux premieres transforment souvenl leschamps
au printemps en une mer de fleurs jaunes. Parmi les
fcuvaises herbes des champs et les plantes sauvages, il
faut citer de nombreuses cruciferes, dont quelques-unes
ont ete introduites recemment par le
developpement des voies de communi-
cations modernes et se sont repandues
dune maniere etonnante (Sinapis arven-
»•(.«, h'rueastrwni hiranum (introduit),
ium offlcinale, Capsella Bursa
Bastoris, Thlaspi arvense, etc.). La Ilore
des collines et des montagnes est une
Ilore calcaire typique, identique a celle du
.Iura dans les autres cantons (Voir art.
Jura). Quelques plantes alpines ont ete
s par les glaciers jusque dans la
Bgion des collines, par exemple VAlys-
nihiuum (au Reichensteinerfels,
pres Ariesheim. 490 m.), VArabis alpiiia
(Schauenburgerlluh, 060 m. Reigoldswil,
environ 500 m.).
Parmi les plantes cultivees, citons ia
pomme de terre et les cereales (froment,
feigle, epeautre, orge et avoine, dans
la partie inferieure du canton; grand
et petit epeautre, froment d'ete, avoine
et orge dans la partie superieure) ; la vigne
dans la partie inferieure et tnoyenne (les
crus les ineilleurs sont ceux de Winter-
singen. Maisprach, Mönchenstein, Klus
■res Esch). Les fruits ä noyau et ä
■Spins sont abondamment cultives dans
tout le canton et constituent Tun des
plus importants produits du sol. Les cerises et l'eau de |
cerises sont, en particulier, l'objet d'une exportation assez
considerable.
Les forets sont en grande partie d'essences melangees.
Les principaux arbres ä feuilles sont le hetre (Fagus silva-
lica), le charme (Carpinus betulus), les chenes (Quercus
pedidiciilata et sessili/Iora), l'erable champetre et le plane
(Acer campeslre et Acer pseudoplatauus) ; enlin, quelques
especes de sorbiers. Les arbres resineux sont representes
par les deux grandes especes de sapins, le blanc et le rouge
(Abies peclinata et Abies excelsa), puis par le pin sylvestre
il'huis silvestris). Le meleze (Larix europsea) prospere
encore dans la region des collines.
II faut citer parmi les buissons des foröts d'arbres ä feuil-
les, deux emigrants venus du S., le buis (Buxus semper-
oirens) et le lioux (Hex aquifolium).
Faune. La faune de ce canton est ä peu pres la meine
que celle des autres cantons de la region des collines. La
faune primitive a ete, dans le cours des temps, profonde-
mi'nt modiliee par lhomme et la civilisation. Un certain
lioiuhre de grands animaux qui vivaient avec l'homme ä
l'epoque prehistorique et encore a l'epoque historique ont
i'ti\ soit cornfiletement detruits, soit chasses hors du terri-
toire, ainsi le bison d'Europe, Tours, le lynx, le loup. On
ne Signale plus que de rares apparitions du cerf (Cervus ela-
phus), mais les magnifiques ramures conservees comme
trophees de ehasse dans des bätiments officiels, tels que
I'hötel de ville de Liestal, attestent sa frequence ä une
epoque relativement röcente. Le chal sauvage (Feiis ca-
tus ferus) a ögalement disparu de nos foröta ; le dernier
exemplaire authentique a 6te tue,ilya 15 ans, pres de Rei
nach. Le renard (Canis vulpes), Beul des grands carnivo-
res, a räussi ä sc maintenir et, malen', i,. poison, les pie-
ges et le plomb, il sernble plutöl augmenter, au grand
d(''scspoir des c hassen rs de lievres, <ln | rouve sc|il especes
de mustelides: la martre commune (Mustela martes), la
fouine (Mustela foina), le putois (Mustela putorius), la
grande et la petite lielelle, (Mustela Itennmra et Mustela
vulgaris), leblaireau (Meles taxus) el la loutre(£wJra vul-
garis). Les deux especes de heletles sont les plus com-
munes; le blaireau cause souvent de grands dommages
dans les vignes et la loutre dans les ruisseaus poisson-
neux. Les ongules sauvages ne sont plus representes au-
jourd'hui que par le chevreuil (Cervus capreolus) et le
sanglier (SusscrofaJ ; lepremier, autrefois frequent partout
dans le canton. n'a ete conserve que gräce ä des mesures
de protection. Le sanglier se rencontre encore ici et la, sur
tout le territoire du canton, mais sa derniere heure aura
sans doute bientöt sonne; il sejourne encore en perma-
nence dans la chaine du lilauen pres de Pfeffingen, et a la
frontiere argovienne ä IE.
Le caDton de Bäle-Campagne. Chateau d'.
Sissachlhih.
Les insectivores sont representes par une douzaine d'es-
peces de chauves-souris, le herisson et deux especes de mu-
saraignes dont l'une, la musaraigne d'eau (Sorexfodiens)
ravage souvent les etablissements de pisciculture. En fait
de rongeurs, on trouve partout le lievre (Lepus timidus)et
l'ecureuil (Sciurus vulgaris) ; le loir commun (Myoxus glis)
et le muscardin (Myoxus avellanarius) ne sont pas rares,
mais ils sont peu co'nnus ensuite de leurs moeurs retirees.
Le surmulot ou rat brun (Mus decumanus) a presque com-
pletement extermine le rat noir (Mus rattus) qui n'existe
plus qu"en quelques rares endroits. Le campagnol des
champs (Arvicola terrestris) cause frequemment d'impor-
tants domrnages en rongeant les racines des jeunes arbres.
Le monde des oiseaux est assez richement represente,
gräce ä la protection des lois et de la population. C'est le cas,
en particulier, des oiseaux chanteurs dont quelques-uns,
le merle par exemple ( Turdus merula),se sont si abondam-
ment multiplies qu'ils deviennent presque une veritable
plaie pourlesjardinsetles arbres fruitiers. Comme oiseaux
rares on peut citer, parmi les Rapaces, le grand duc (Bubo
maximus) et la buse pattue (Buteo lagopus); parmi les
grimpeurs, le pic noir (Picus martius), qui n'habite plus
que les parties les plus tranquilles des forets de sapins;
parmi les passereaux, le rollier (Coracias garrula), le
casse-noix (Nucifraga caryocatacles). Le süperbe ticho-
drome (Tichodroma muraria) est un höte d'hiver, qui
descend de ses retraites alpestres et vient jusqu'a Liestal.
Presque toutes les especes de pinsons et de mesanges ont
DICT. GF.OG. — FASC. II — 10
U6
BAL
BAL
leurs representants; L'hirondelle de rivage (Hirundo ripa- I
ria), uiii creuse son nid dans les parois escarpees, i-si abon- I
>'(<i). qu
meuta malinella. Le phylloxera n'a pas cncore ete signali
L'ecrevisse (As/act*s fiuviatilis) vit dans tous les
seaux, mais eile a ete decimee par des ma-
ladies. Le nombre des mollusques d'eau
douce est tres petit en raison de la ra-
pidite des cours d'eau. II y a, en echange,
beaucoup d'especes d'escargots, dont la
plus grande, YHelix pomatia, est ramas-
see en automne et exportee ä bas prix
au dela des frontieres du canton et de la
:
prise sur la route du Blauen
dante partout. Dans les parties les plus retirees et les plus
tranquilles des forets nichent encore aujourd'hui le coq de
bruyere (Tetrao urogallus) et la gelinotte (Tetraobonasiu),
on trouve, dans la partie inferieure du canton, ou il y a de
nombreux champs de ble, la perdrix (Slarna cinerea) et
la caille (Coturnix daclylisonans). L'absence de con-
trees marecageuses n'est pas favorable aux echassiers et
aux palmipedes qui sont peu nombreux et sont, pour la
plupart, des hötes d'hiver; ils deviennent toujours plus ra-
res ensuite de la canalisation et de l'endiguement des ri-
vieres et ruisseaux. Le heron cendre (Ardea cinerea) qui
visite les ruisseaux oü nagent les truites, n'est cependant
pas une rarete, de meine que la cigogne (Ciconia alba).
Le canard sauvage (Anas boscfiasj se trouve ä Äugst.
Quant aux reptiles, le canton abrite deux especes de
lezards (Lacerta agilis et muralis), l'orvet (Anguis fra-
gilis) et trois especes de serpents parmi lesquels la vi-
pere du Jura (Vipera aspis), tres frequente sur les pentes
calcaires exposees au soleil; la vipere noire (Pelias berus)
manque totalement. Les empoisonnements, par suite de
morsures de vipere, sont cependant tres rares. Parmi les
dix especes de batraciens, la plus repandue est le bot ou
crapaud sonneur (Bombinator igneus); son cri, qui res-
semble au son dune clochette de verre, anime agreable-
ment les soirees tiedes du printemps et de l'ete.
Si l'on fait abstraction du Rhin, on ne trouve que peu
d'especes de poissons dans les cours d'eau du canton. Dans
tous les ruisseaux, on rencontre la truite (Trutta fario),
dont la couleur varie d'apres la nature du sol ; la conser-
vation de ce poisson est assuree par l'elevage artificiel qui
est regle par une loi ; cependant les travaux effectues dans le
lit et sur les rives des rivieres et ruisseaux la prive de ses
cachettes naturelles et nuitä son developpement. On ren-
contre encore, ici etlä, l'omble (Thymallus vulgaris) dans
les plus grands ruisseaux. Le saumon (Salnw salar) qui,
precedemment, remontait en automne assez haut dans la
ßirse et l'Ergolz, est maintenant arrete par les canalisations
et les barrages. Ces deux rivieres sont habitees par le nase
(Chiiixirostoma Kasus), le barbeau (Barbus /tuvialilis), la
chevaine (Squatius cep/talus), le blageon (Squalius Agas-
sizii), le chabot (Coltus gobio), le goujon (Cyprinus gobio),
le vengeron (Leusiscus rutilus) et le veron ou blavin
(Phoxinus varius), etc. En avril, les nases remontent sou-
vent par milliers la Birse et l'Ergolz ; on les peche en grande
quantite et on les mange volontiere, malgre leurs innom-
brables aretes ; quelquefois meme, ä Birsfelden et ä Äugst,
la peche est si abondante qu'on en nourrit les porcs et
qu'on les emploie.comme engrais.
Les insectessont, comme partout, les plus nombreux des
invertebres. Parmi les insectes nuisibles, il faut citer le
hanneton (Melolontha vulgaris) dont les annees d'appari-
tion sont diflerentes dans la partie E. et dans la partie 0.
du canton, puis le bostriche curvidente (Boslryehus curvi-
dens) qui a fait beaucoup de mal pendant les dernieres an-
nees dans les forets de sapin rouge, enfin deux especes
de papillons, grands ennemis des arbres fruitiers, une pha-
lene, la Cheimatobia brumata. et une teigne, YHypono-
Animaux domestiques. La prciniere
place est occupee par l'espece bovine qui U
appartient presque entierement a la race ||
tachetee et qui, dans la partie montagneuse I
du canton, passe l'ete sur les päturages.
Les familles les moins aisees elevent des
chevres, mais l'elevage du mouton est sans I]
importance. Les chevaux sont, en general, [ (
de la race des Franches-Montagnes. Le
porc, de race anglaise croisee, se trouve U
presque dans chaque maison. Les poules
sont naturellement de beaucoup les plus
nombreusos parmi les oiseaux de basse-cour; lescanardsl
et les oies sont assez rares et ne se rencontrenl que dans |i
la region inferieure. L'elevage des volailles est, depuis II
quelque temps, fortement encourage par la sociitc orni-
thologique; l'apiculture aacquis, dans plusieurs localites, •
une grande importance.
L'etat du betau est le suivant :
Valeur Fr.
1876 1886
1896
1896
Chevaux 2 085 2 027
2 323
1 865 000
Betes ä cornes ... 14 739 17 669
19912
7 386 260
Porcs 3 906 4 679
6 679
484 910
Moutons 2 806 2 200
1423
35 700
Chevres 4 817 5187
5 774
152 480
Buches d'abeilles . . 5152 4 628
5 949
107 080
10 031430
Valeur totale du betau (sans les ruches d'abeilles) pour
1896, fr. 9924350; par habitant, fr. 154
On compte en 1896, sur 1000 h. :
Districts : Arles- Lies- Sis-
Waiden
- Canton. I
heim. tal. sach.
bürg.
Bace bovine . . 187 265 428
474
308
Chevaux .... 41 34 31
35
36
Porcs 113 75 113
108
103
Moutons .... 28 11 15
37
22
Ruches d'abeilles. 51 87 135
128
92
Chevres . . .46 77 144
174
89 :
Les particuliers et le canton s'interessent activeinent
au developpement de l'elevage du betail. Le canton possede
5 associations d'elevage, dont les produits ont obtenu
fr. 4238 de prix en 1898. Pour le petit betail, il existe deux
associations d'elevage de chevres. Les sommes allouees en
faveur de l'elevage du betail et de l'agriculture se montent.
en 1899, par le canton, ä fr. 30 320,'par la Confederation,
ä fr. 22553, total, fr. 52 873 (annee 1898 total, fr. 48840,
en 1897, fr. 49 950).
La chasse et la peche appartiennent aux communes.
Celles-ci en permettent l'exercice sur leur territoire. soit
par location, soit par la delivrance de patentes : la location
se fait habituellement pour une duree de 6 ans; seules 2 ou
3 communes delivrent des patentes. Les recettes appartien-
nent entierement aux communes. Elles se sont montees :
Chasse. Peche.
1890 6007 Fr. 3818 Fr.
1895 9937 » 7080 »
1897 5427 » 4695 »
1899 10946 » 6645 »
II existe 73 chasses communales, 1 chasse privee et 80
locations de peche.
Au commencement de 1899, on comptait 10 etablisse-
ments de pisciculture avec un produit total de 301 000
reufs de truites qui ont donne 273550 alevins. En 1899 on
a lache 256050 alevins dans les cours d'eaux du canton.
Outre les truites, on a eleve 17500 saumons, 1912000
saumons bätards et 303 500 ombles. (Voir encore l'arlicle
Faune.)
BAL
HAI,
147
tlimat, Le climat de Bäle-Campagne est, en gene>al,
,lou\. Les endroits d une altitude de 260-280 m. et situes
au bord du Rhin sont les plus favorises. Gräce ä la^faible
.. ] 1 1 r 11 . 1 . - , l.i moyenne de la temperature annuelle y est plus
flevee que dans les contrees du Sud. Tandis que l'hiver
Sbne encore dans ces dernieres, les bords du lihincom-
mencent dejä ä venlir.
I,, peste du canton cependant, c'est-ä-dire la partie
S.o. du Jura, appartienl egalement aux contrees privile-
Aes de la Suisse. La Foret-Noire,au N.-E. et les dernieres
mnifications du Jura forment une muraille protectrice
■ntre les vents froids du N.-K. et de l'E. et au S., lachaine
im .Iura est tm rempart de la plus grande importance pour
i,, eiimat de Bäle Campagne. Les pluies apportees par les
-..•in-, du N.-O. arrosent abondamment toute lacontree. Les
■jpntagnes ne sunt pas assez elevees pour garder assez
hngtemps la neige et influer defavorablement sur la
Umperature de Pete. Klles sont cependant assez hautes
mur barrer la route aux brouillards qui s'etendent, au
mjntemps, pendant de longues semaines, sur tout le Pla-
uti: suisse. Ces diverses circonstances fönt que le climat
dt Bäle-Campagne^ne presente pas de trop brusques con-
trastes.
Aux fdifferences d'allitudes corresponilent, naturelle-
laeht, des differences dans la temperature, dans la den-
sity de la population et dans la preeipitation moyenne des
ptaies. C'est ce qu'on peut facilement constater par le
tableau suivant.
I i temperature moyenne du jour es'
ile ('270 m.) >i
28
9 35
17°86
9°45
»ngle a Laojsnbmrk (713
m.i an S. du C.
3°03
5°95
14°32
6°57
Hiver - 28 - l°lü
Printemps ... 9 35 7°94
11, 17°86 16° 17
1 Automne . . . 9"45 8°48
Annuellement. . 9°10 7°88 5°95
<ii -eeipitation d'eau mensuelle est de (moyenne des
1883-1X97) : Bäle 734 mm., Buus, 1012 mm. Lan-
uck 1 103 mm. {Die forstlichen Verhältnisse im Kan-
r.nsellanil. Liestal, 1898. Edite par le Departement de
I Interieur.)
Population. II est certain qu'un canton campagnard
comme Bäle-Campagne, qui n'a pas de grand centrecom-
:ial, n'olTre pas le meine interet statistique qu'une
■ die comme Bäle, par exemple, dont le developpement est
■im et rapide. La population de Bäle-Campagne pre-
sente une augmentation lente, mais reguliere, comme le
montre le tableau suivant :
Districts.
irlesbeim. Liestal. Sissacb. Waldenburg. lüle-
Nombre de com- Campagoe.
munes .... 16 14 29 15 74
IW 12003 11792 14331 9759 47 885
1888 21903 14753 15701 9584 61941
% 35,3 23,8 25,4 15,5 100
1900
Menases .... 5359 3200 3362 1829 13750
Uabitants . . . 26416 16092 16564 9379 68451
% 38,4 23,6 24,2 13,8 100
Le district montagneux de Waidenburg et celui de Sis-
sach restent plutöt stationnaires ; c'est ä peine si le nombre
des naissances et des immigrants balance celui des deces
et des emigrants. Dans de plus grandes localites, Lieslal,
par exemple, l'accroissement a ele tres lent pendant Ja
| Periode 1870-80 et plus tard encore. L'accroissement est
isurtout sensible dans les grandes communes du district
I Arleslieim situees dans le voisinage de Bäle oü l'immi-
jration est tres importante gräce ä l'industrie qui s'est de-
i'loppee dans ces contrees. Cet aecroissement ressort
(mieux encore des indications suivantes :
Aecroissement °%o.
Districts 1850/60 1860/70 ) 870 80 18X0 88 ia50/88
Griesheim . 16 8,9 25,4 11,6 15,7
Lieatal. . . 3,4 7,6 9,3 2,4 5,8
^issach . . 5 2,1 -0,9 3,3 2,4
Waiden bürg . 2,4 -1,5 -4,4 1,9 -0,5
anton. . .• 7 4,7 9,2 5,7 6,7
Luisse ... 3,7 5,1
c esi aussi le district d'Arlesheim qui est le plus peuple
en IXXX, tm y COmptait par km- :
dans le district d'Arlesheim 23-2 h.
» de Liestal . . 180 h.
■I de Sissaeli . 112 h.
de Waidenburg 91 h.
dans le canton 147 lt. par km'-'deterritoire.
i) 153 h. " ie terra* preilotllra
()n compte sur le total de 61914 h. : 30297 hommes,
31644 i'emiiies, c'est-ä-dire 48,9 % des premiers et 51,1 %
iles derniers. Le sexe femimin predomiDe comme partout
ailleurs.
Au point de vue religieux, la population se divise
comme suit (1888) :
Protest. Cathol. Isi ael. utrti cootMi Total.
Arlesheim. . 1 1 250 10574 46 33 21903
Liestal . . 13 1811 I 301 89 114 14J753
Sissa.li . . I'i'.ll'. 756 30 I 15 701
Waidenburg. 9_345 230 9 9 5x1
Total . . . 48 698 12 921 165 157 61941
% . . . . 78,6 20,9 0,3 0,2 100
Le grand nomine de catboliques, dans le district d'Ar-
lesheim, comparativement aux autres parties du pays, pro-
vienlde ce que 9 communes de ce district ont apparlenu
jusqu'en 1815 ä l'Evöche de Bäle.
Sur 1000 h. on complait dans le canton :
en 1850 en 1900
l'rotestants . . . 811 767
Catholiques ... 186 230
Comme on levoit, le nombre relatif des protestants a di-
minue au prolit des catholiques. On rernarque le meme
phenomene dans tous les cantons protestants de la Suisse.
II n'y a qu'une petite proportion d'habitants parlantune
langue autre que l'allemand. La population d'origine ita-
lienne a cepennant sensiblement augmente de 1890 ä 1900,
une quantite d'ouvriers italiens elant venus s'etablir ä
proximite de Bäle, ä la frontiere du canton.
On comptait dans le canton :
en 1888 en 1900 \ n . »» äimio.
Orig.de leurs com. d'hab. 29 302 27 593 -1709
D'autres communes . . 14 737 17 000 +2 323
Suisses d'autres cantons 13 087 16 493 +3 406
Etrangers 4 815 7 548 +2 733
Total . 61941 68 694 +6 753
Excedant des naissances sur les deces :
en 1871/75 1870/80 I8XI/X5 18X0/90 1X91/95 1896 1897
520 096 023 692 745 877 884
°% 8,7 9,9 8,9 9,9 11,8 13,5 13,6
Deces sur 1000 h. :
1387 1377 1272 1162 1182 1075 1105
25 23,7 21,1 20,3 18,6 16,6 17
Industrie. Le canton de Bäle-Campagne peutetre compte
au nombre des cantons industriels, car le 50 % de sa po-
pulation est oecupe dans l'industrie (8421 hommes et
7316 femmes, total 15737 personnes).
La plus ancienne industrie du pays et la plus impor-
tante est celle des rubans de soie, la passernenterie. Elle
ne vit que conjointemnt avec celle de Bäle-Ville, dont eile
doit partager les crises, dues aux caprices de la rnode.
La fabrication des rubans de soie est centralisee dans une
douzaine de grandes et de petites fabriques de la partie
superieure du canton (le district de Sissach en premier
rang), toutessoumises ä la loi federale sur les fabriques et
se trou.vant pour la plupart, dans les mains de fabricants
bälois. Cependant cette industrie est decentralisee dans la
partie superieure du canton et s'exerce comme industrie
domestique. Le tisseur (Posamenter) va chercher sa ma-
uere prmiere dans les fabriques de Bäle-Campagne, ou
bien eile lui est apportee ä domicile par les soins des eta-
blissements de Bäle-Ville. Les relations entre le fabricant
et le tisseur sont placees sous le contröle d'un inspecteur
(Stublläufer), qui visite les metiersdans les habitations. En
genöral, la position des tisseurscampagnards est loin dYtre
brillante, l'industrie de la soie subissant de frequents chö-
mages. Cependant, ä cöte du tissage, les ouvriers en soie
s'oecupent habituellement d'agriculture, pour laquelle ils
se fönt aider par leurs enfants des deux sexes. Dans leg
villages des hauts districts, on entend, dans chaque habi-
1-48
BAL
BAL
tation. le bruit monotone des mutiere. On remarque aussi
que les maisons y sont, en general. plus elevöes qu'ailleurs
Le eanton de Bale-Campagnn. La Chaudir*re (Kessel) de l'Ergolz
aans la campagne. Le metier ä tisser exige une certaine
hauteur ; c'est ainsi que l'industrie a influe sur le mode
de construction des maisons. Dans le Birseck, nous ne
trouvons pour ainsi dire aucune industrie domestique ; le
faible eloignement de la ville et les facilites otTertes par les
trains d'ouvriers fönt que les ouvriers, et surtout les ou-
vrieres, preferent aller travailler directement dans les
fabriques de la ville.
Le nombre des etablissements de l'industrie textile sou-
mis ä la loi sur les fabriques est de 18 (dont une lilature
de laine et une fabrique de drap). Le nombre des ouvriers
travaillant dans cette industrie etait, en 1888, de 9761 dont
6182 femmes et 3571* hommes ; 15 981 personnes vivent du
produit de cette industrie.
En 1888, le 62 % de tous les travailleurs industriels
s'occupaient de la fabrication des tissus.
Une industrie dependant directement du sol est celle de
la terre cuite et de la fabrication des tuiles. La matiere
premiere setrouve surtout dans la Birseck (voir Geologie),
ä droite etägauchedu Birsigjusqu'ä Neu-Allschwil. Dans
le district d'Arlesheim, on compte 6 grandes tuileries me-
caniques soumises ä la loi sur les fabriques, et une quan-
Üte de petites tuileries ä main. Ces dernieres annees, les
fabricants de terre cuite ont eu une Situation diflictle. En-
suite de la quantite de constructions nouvelles faites ä
Bäle, de nombreuses tuileries se fonderent, parmi les-
quelles d'importants etablissements; il s'ensuivit une
concurrence intense qui abaissa de beaucoup les prix,
mais sans succes. En 1900, les fabricants se sont enfin reu-
nis pour relever les prix. A Lausen se fabrique la poterie
line, dans le Birseck la vaisselle ordinaire.
Les scieries et les rnenuiseries mecaniques sont nom-
breuses. Elles utilisent la force fournie par les ruisseaux
et les rivieres. La richesse en forets du canton permet de se
procurer le bois ä bas prix. 1000 personnes environ sont
employees dans l'industrie du bois, c'est-a-dire presque le
16 % des travailleurs. II existe 12 grands ('-tablissements
soumis ä la loi sur les fabriques.
L'horlogeriefWaldenburgetenvirons, Maisprach), occupe
environ 400 personnes (270 hommes, 130 femmes).
Les deux villages de Muttenz et de Pratteln, situes ä
proximite de Bäle, sur les lignes ferrees du Central et du
Nord-Est, semblent appeles ä devenir des centres indus-
triels. Le bas prix et l'abondance des terrains, aussi bien
que leur position favorable sur deux lignes de chemin de
(er, attirent les industriels bälois qui trouvent lä la main
d'uuvre ä bon marche. On compte ä Pratteln (Schweizer-
halle) et ä Muttenz, parmi les grands ('tablissements : 5
fabriques de produits chimiques ; une de chicorce, un da
blissement de construction de ponts, une fabrique de car-
ton bitume, une fabrique de materiaux de
construction, une zincature, une fabriqut
de meubles, etc.
Liestal, avec ses 25 fabriques, forme un
autre centre industriel.
La plus grande entreprise du canton
est celle de la Societe d'electricite Alioth
ä Mönchenstein, avec 900 ouvriers ei
employes et une produetion d'environ f
millions de francs par an.
On comptait, le 31 decembre 1900, les
('■tablissements suivants, soumis ä la loi sur
les fabriques : 12 fabriques de produits
chimiques, 12 tisseries de rubans de soie.
4 lilatures de soie, 12 scieries, 1 parque-
terie, 7 fabriques de machines (1 de velo-
cipedes), 7 d'horlogerie, 8 de poteries et
tuiles, 6 de eiment et d'objets en eiment,
4 brasseries, 8 imprimeries, 3 fabriques
de produits alimentaires, 2 de chaussures,
2 de draps de laine, 2 fonderies,8 autres
(•tablissements ; total 98 fabriques avec 98
chaudieres ä vapeur et 5 laudiere*
tubulaires. La Societe suisse des proprie-
taires de chaudieres a vapeur comptait
65 membres, dans le canton, en 1890.
Les fabriques se repartissent comme
suit dans les differents districts : Aries-
heim, 33; Liestal, 34 ; Sissach, 2 ; Wai-
denburg, 10.
Accidents arrives dans l'industrie et soumis ä la res-
ponsabilite civile (v compris ceux de l'exploitation des
chemins de fer) : 1897, 32b ; 1898, 468 ; 1899, 394.
Commerce. Dans le canton de Bäle-Campagne le com-
merce n'a pas l'importance de l'industrie, et il est loin de
pouvoir etre compare ä celui de Bäle-Ville. Bäle-Campagne
n'a proprement qu'une circulation de transit. Les 755 hom-
mes et les 603 femmes, total 1358 personnes, qui, en 1888,
etaient employees dans le commerce, doivent plub'it ligurer
dans le petit commerce et dans les magasins de detail.
900 personnes environ avaient leur commerce personnel
ou etaient employees dans celui de leurs familles, 450
personnes seulement etaient oecupees dans le commerce
d'autrui, c'est-ä-dire le 33 %, tandis (ju'ä Bäle on compte
le 55 %.
De ces 1358 personnes, appartiennent au commerce
meme, 799; ä la banque, ä l'assurance, 68; ä l'industrie
des hötels et restaurants, 463 ; ä celle des pensions ali-
mentaires, 28.
II est pourvu au commerce de l'argent par un certain
nombre de banques, de caisses d'epargne et de prrls. In-
diquons, en premiere ligne, la Banque cantonale ä Lies-
tal, avec un capital de 3 millions, une emission de 2 mil-
lions et des obligations diverses pour plus de 29 millions.
Le roulement total a ete, en 1899, de fr. 148252000. Comme
importance d'affaires, vient ensuite la Caisse hypothecafee
de Bäle-Campagne, fondee en 1849, ä Liestal (avec une
succursale ä Bäle) au capital-actions de 5 millions ; obli-
gations, 24287300 fr., caisse d'epargne, fr. 33820001
Fonds de reserve, fr. 1260000. Benefice net, fr. 234889.
Puis viennent les petits etablissements. qui atteignent en-
core un assez gros chilfie d'affaires : Caisse d'epargne el
de prets de Sissach (500000 fr.), Caisse d'ArlesheiTii
(fr. 300000 d'aetions et fr. 3882 600 d'oblisations), Caisse
d'epargne de Waidenburg (fr. 200000 d'aetions et fr.
820800 d'obligations), et enfin la Caisse d'egargne du dis-
trict inferieur, sur la rive gauche du Rhin (Siege ä Bott-
mingen).
En 1899, on comptait, pour les 7 banques et caisses di-
verses, un passif total de fr. 92420552.
Voies de communication. Le Canton de Bäle-Campagne
a eu, de tout temps, une grande importance com me territMW
de passage. Pour Bäle, qui tenait ä s'assurer toutes les li-i
gnes de communication entre le Rhin et 1 interieur de la]
Suisse, il avait une valeur toute particuliere.Ce furentdono
surlout des considerations de politique commerciale qui
engagerent la ville de Bäle ä acquerir le pays situc sur !a'
grande ligne de transit du Hauenstein, pssant par la vallec
BAL
,1 Homburg el la vallee de la l'renke anterieure. La roul
enbruck est dejä indiquee comnie voie romaim
■scendait du so el du passage,
P,,- de Langenbruek, le long de la
renke jusquä Buliendorf, passail l'Er-
Sleinbrückli, el se dirigeail par
jusqu'au Rhin. Au tnoyen äge, eile
lutol le iiDin de route du Ras
tfauenstein; eile eut une grande impor-
qu in perce nl du llauenstcin,
le-ülten. Cette ligne descend la
ra llee en passant, entre autres, par
ngen, Sissach el Liestal, d'ou eile
äur Bäle par Pratteln el Muttenz.
ions les plus iinportanles sont
Pratteln, Muttenz et Liestal. Le tralic lo-
,.,l de cette ligne, dans la partie elevee
ii. de Sissach a Läufellingen, est
u considerable. La pente est aussi
te sur cette section, l'une des
productives du reseau du Central-
is developpement total des lignes
compagnie, sur le territoire de
Bale-Campagne, est de 31 075 in. La ligne
,! la\\ asserfalle.dontonavaitcommencc,
ii 1872, la construction etqui va de Liestal
3 Bubendorf-Reigoldswil-Balsthal peutetre
. dans une certaine mesure,
ligne concurrente. (V. I) 1 G.-A.
die Wasserfallenbahn, Eine volks-
wirtschaftliche Untersuchung. Bäle, 1809.) On parle d'une
ligne semblable pour la vallee de Waidenburg, la ligne du
Kellenberg. Le tralic de cette vallee se lait aujourd'hui,
i n grande partie, par la ligne ä voie etroite (Walden-
I urgerbahn) qui a transporte, en 1899 : 120 533 personnes,
■_ ,\V2 200 kg. de hagages, 8 398 tilü kg. de marctiandises.
De Sissach ä Gelterkinden par Bockten existe egalement
im chemin de fer ä voie etroite. II a transporte, en 1899,
>ersonnes,327 «80 kg. de bagages et 1 222 260 kg.
mdises. Salongueur est de 3148m. Sa traction est
lectrique pour autant que l'Ergolz fournit assez d'eau,
äinon on emploie la vapeur. La troisieme ligne ä voie
i celle du cheinin de fer de la Birsig (Birsigthal-
h.ilin), dans ledistrict d' Ariesheim, allant de Bäle ä Flühen
dans le canton de Soleure. Son ecartement est de 1 m.,sa
j longueur de 12 572 m., dont 8783 m. sur le territoire de
i.igne. La traction est ä vapeur. En 1899, eile a
transporte 891 881 personnes, 74 040 kg. de bagages et
i 318 350 kg. de marchandises. Construite en 1887, cette
ligne a pris un developpement considerable. Les trains du
I soir et du matin transporlent des centaines d'ouvriers et
d'ouvrieres travaillant ä Bäle. Le tralic local n'estpas con-
siderable; il existe surtout entre Bäle et les villages voisins
de l'Alsace, de Soleure et de Bäle-Campagne, tels que Eltin-
gen, Therwil, Benken-Biel, Oberwil, Bottmingen et Bin-
ar la vallee de la Birse se fait un transit important
sur la ligne du Jura-Simplon. dont 6159 m. se trouvent sur
i rritoire bälois. Des l'antiquite, le tralic de la vallee de la
Hirse et celui de la Suisse occidentale (Vaud, Neuchätel
et Jura) suivait dejä la Birse. L'ancienne poste de Paris
urenait habituellement la route Bäle-Mönchenstein-Dor-
nach. On compte egalement 2304 m. sur Bäle-Campagne
ippartenant ä la compagnie du N.-E. Elle entre dans le
canton ä Basel-Augst et rejoint, pres de Pratteln, la ligne
du Central. Enlin, il faut encore indiquer le tramway
Bäle-Birsfelden, dont 500 in. se trouvent dans
Bale-Campagne. Nous avons donc les lignes ä voies nor-
males du C.-S., du N.-E. et du J.-S., et les voies etroites,
la vallee du Birsig (B.-T.-B.), des tramways de
Bäle (B.-Str.-B.), de Waidenburg (W.-B.), de Sissach-Gel-
terkinden (S.-G.-B.). Les lignes de B.-T.-B., W.-B. et
-ti.-B possedent un capital-actions de fr. \ 060 000 et
un capilal-obligations de fr. 209 000. II existe un projel
de Iramway eleclrique de Bäle ä Arlesheim par Mönchen-
stein. Enlin, une societe a obtenu la concession d'une
i etroite Bodersdorf-Leimen-Benken-Therwil-
Dornachbrugg. Quelques carrieres possedent iles funiculai-
res pour le transport des materiaux qu'on en extrait.
Toutes ces lignes, principalement Celles qui sont situees
'lans le uiisinage de la ville, sont de la plus grande impor-
BAL
I i!)
mssi bien pour BAle
t ä la ville unequanl
pour la campagne.EHes ap-
l approvieionnements : lögu-
Campague. Vue pri;e dans l'Kithal prfes (Jelterkinden.
rnes, lait, etc. ; la cainpagne tirede la ville des matieres pre-
miereset des produits manufactures ; enlin, lesi'-coliers etles
travailleurs gagnent facilement et avec une döpense relati-
veinent faible, les i'coles ou les fabriques. Les coinmunes
les plus rapprochees de Bäle, Birsfelden, Rinningen, Ober-
wil. Allschwil soulfrent de cette Situation au point de vue
linancier, car la facilite de transport et les locations moins
elevees y attirent quantite defamilles d'ouvriers, generale-
rnentchargees d'enfants. Celles-ci iiniiosent aux coinmunes
de fortes depenses pour leurs ecoles, tandis que, malgre
lauginentation de la population, le produit des impöts
n'augmente (jue fort peu. C'est ce qui explique pourquoi
la pojuilation de ces coinmunes est si favorable ä la reu-
nion avec Räle-Ville.
A cöte du chemin de fer, beaueoup de localites ont en-
core avec la ville un service regulier de messagers; ce sont
les localites du district de Liestal et principalement Sissach
et Waidenburg. Ces messagers qui ont cheval et voiture,
partent quatre fois par semainede Bäle et voyagent la nuit
pour arriver ä destination. Les marchandises en question
sont surtout des malles, des denrees alirnentaires, des
vetements, de la soie pour les industries domesliques des
districts precites. Citons encore un bac sur le Rhin, en-
tre Schweizerhalle et Wyhlen, localite badoise, et celui qui
relie la Hard au village badois de Grenzach.
Bäle-Campagne possede un reseau de routes assez com-
plet dont la plupart sont desservies par un service postal.
Dans la partie basse du canton, les routes sont naturelle-
ment plates; dans la partie superienre, elles gravissent en
lacets les hauteurs du Jura. Leur longueur totale est de
368 km. ; leur entretien coüte ä l'Etat fr. 188 759 (fr. 513
par km.). Les coinmunes interessees doivent contribuer
pour le tiers ou la moitie aux frais de construetion ou de
correction. Les routes de seconde classe sont entretenues
par les communes. On comptait, en 1899, 20 bureaux de
telegraphe etautant de stations publiques de telephone.
Divisions politiques, Constitution et administration. Le
canton de Bäle-Campagne forme le 26 arrondissement
electoral federal; il nomine trois deputesau Conseil natio-
nal. II appartient au premier district d'assises föderales, au
premier arrondissement federal desdouanes.au cinquieme
arrondissement postal et ä la cinquieme division militaire.
(La partie catholique ressortit ä l'eveche de Bäle-Lugano.)
Le canton est diviseen 4 districts et compte 74 coinmunes :
Le district d'Arlesheim a 16 conununes.
<> n de Liestal » 14 »
» »de Sissach » 29 »
» » Waidenburg » 15 »
Le canton s'estdonnesuccessivement cinq constitutions:
le 17 avril 1832, le 1- aoüt 1838, le 23 decembre 1850, le 6
1 50
BAL
tnars 1863, le i avril I8 ( .i-2. Los trois premieres constitutions i
accordent au peuple les droits suivants :
Notation sur la Constitution et ses modilications ; election I
dos membres du Grand Conseil; veto, toute loi votee par |
Le canton de Bale-Campagne. Chateau de Wildenstein.
le Grand Conseil n'entre en vigueur quesi, dans les quatorze
jours qui suivent sa publication (la Constitution de 1850
exigeait 30 jours), les deux tiers des olecteurs (Constitution
de 1838, la majorito absolue) ne prononcent le veto par
leurs signatures, en indiquant, en merae temps, leurs mo-
tifs dans des adresses au Grand Conseil. La Constitution
de 1863 (adoptee apres le mouvement de revision du demo-
crate Rolle, de Lausen) etendit considerablement les droits
du peuple. Elle introduisit le referendum obligatoire, l'e-
lection par le peuple des autorites de district (prefets) et des
fonctionnaires de district, ainsi que l'iniliative pour la revi-
sion des lois. Le referendum et les elections populaires
etaient restreints par le « quorum », c'est-ä-dire que les
votations n'ötaient valables que si la majorite absolue des
olecteurs avait pris part au vote ; pour les elections, la pre-
sence au scrutin du tiers des olecteurs etait süffisante.
La Constitution de 1863 fut la premiere en Suisse qui
s'occupät de l'extension des droits du peuple. Elle a donne
l'impulsion ä plusieurs revisions constitu-
tionnelles dans d'autres cantons. Mais on
put constater que quelques dispositions de
la Constitution entravaient une marche
fructueuse de l'administration de l'Etat.Les
exagerations de la periode democratique
de 1860-1870 ont ete attenuees ou suppri-
mees par la derniere revision, celle de 1892.
Le quorum disparut et certaines nomina-
tions, que la Constitution de 1863 attribuait
au peuple, revinrent au Grand Conseil. On
introduisit, en echange, la nomination par
le peuple des deputes au Conseil des Etats
et ['initiative pour de nouvelles lois (de-
mandee par 1500 citoyens).
Les autorites superieures du canton sont
les suivantes :
rt) Le Grand Conseil, pouvoir legislatif. II
comprend actuellement 79 membres elus
par 40 cercles electoraux (circonscriptions
paroissiales), ä raison d'un depute par 800
habitants et par fraction superieure ä
400.
Ses principales attributions sont : l'ela-
boration et la discussion des lois, la ratifica-
tion des concordats avec les autres cantons,
la publication d'ordonnances pour l'execu-
tion des lois föderales et cantonales, la haute
surveillance surTadministration de l'Etat,
la verification des comptes d'Etat, l'etablissement du bud-
get, la votation des emprunts d'Etat et des depenses qui
ne depassent'pas 100 000 fr., en une seule fois ou une
somme annuelle de 10 000 fr.; la fixation des impöts, le
droit de grace, de naturalisation, diverses nominations. Le
BAL
Grand Conseil peut etre revoque par le peuple, sur la de-
mande de 1500 citoyens ;
b) Le Conseil d'Etat est le pouvoir executif et administrativ
II est compose de 5 membres, elus pour trois ans, ä la majo-
rito absolue, par l'ensemble des olecteurs. Le gouver-
nement et l'administration ont ete reorganises on 18T>0
d'apres le Systeme qui veut que chaque departement
des finances, de l'instruction, des travaux publics, de
la justice, de l'interieur, de police et des cultes, ait ä
sa tete un directeur.
Les attributions les plus importantes du Conseil
d'Etat sont : la prosentation des projets de lois et de
docrets, les relations avec les autres cantons, la
Conloderation et les Etats etrangers, la securite pu-
blique, l'administration de la fortune cantonale,
l'otablissement des comptes, le droit de faire des
depenses ne depassant pas 1000 fr., la surveillance
des autoritos införieures, de l'assistance, des admi-
nistrations communales et des votations;
c) Le Tribunal cantonal, compose de 7 membres,
elus pour 3 ans par le Grand Conseil. II represente
l'instance la plus elevee pour les affaires civiles et
pönales et a la haute surveillance des autres tribu-
naux (tribunaux criminels et de districts), des ayents
d'affaires et des avocats, des Offices de poursuites pour
dettes et de faillites. L'administration inferieure est
remise, dans les quatre districts, ä un prefet, elu par
le peuple. Ce dernier remplit, en merae temps, les
fonctions de juge informateur pour les affaires pönales. Les
registres hypothocaires, les alfaires de succession, ainsi que
d'autres affaires notariales, la poursuite pour dettes et les
faillites rentrent dans les attributions des cinq secretariats
de district, deux dans le district d'Arlesheim, Ariesheim
pour la vallee de la Birse, Binningen pour celle du Birsig;
un ä Liestal, un ä Sissach et un ä "Waldenbourg. Les tribu-
naux de districts jugent les affaires civiles et sont au nom-
bre de cinq : Ariesheim, Liestal, Sissach, Gelterkinden et
Waidenburg. Le tribunal criminel juge les affaires pönales;
il siege ä Liestal et compte 7 membres et 2 suppleants.
Le Tribunal correctionnel est une section du tribunal cri-
minel ; il est compose de cinq membres qui changent
chaque semestre (vol simple, abus de confiance, soustrac-
tions, tapage, mauvais traitements envers les animaux,
atteintes ä la securite publique, etc.).
On compte, dans le canton, 17 juges de paix, qui ont
pour attribution d'operer une conciliation dans les affaires
Le canton de Bäle-Cai
pa-u
I.'E.
pres d'Arlesheim.
civiles et Celles concernant les atteintes ä l'honneur. S'ils [
ne reussissent pas, les parties sont renvoyoes devant le pro-
sident du tribunal de district, puis devant ce tribunal lui-
meme. Les juges de paix, les juges de districts et les presi-
dents de tribunaux sont nommos parle peuple. Leprocureur
BAL
BAL
151
Bneral reside ä Liestal. [lfautenfin mentionner l autorite
Kantonale de surveillance sur la poursuite pour dettes et
E feillite.
Etatmilitaire. Le canton fournissail, au I" "janvier 1901,
leg contingents suivants ä l'armee föderale :
ll'lite Landwehr Landsturm.
hfanterie .... 2900
f.a\alerie ....
127
Artillerie ....
346
Knie
109
Eroupes sanitaires .
ä7
o d'administ.
26
de forteresse
33
llcyclistes. . . .
10
874 armes.
VT'.KI nonarm.
3588 2152 5664
Total, 1 1 iO'i lioinmes.
es cantonales. Les recettes de l'Ktat ont ete, en
1899, de : Fr. 1 375 950
Les depenses de .. 1 353 631 -
Laissant un solde actifde Fr. 22 319 —
Administration« communales. Les 74 communes du can-
ton s'administrent elles-mdmes dans les limitesde la Cons-
titution et des lois. Cependant l'Etat a la haute surveillance
sur l'administration et sur les comptes (sur les caisses spe-
ciales egalement). Les communes sont ou bien communes
politiques (communes d'liabitants), ou bien communes
tourgeoises. La commune politique est göneralement aussi
la commune scolaire.
Les fortunes des coinmuiies bourueoises
II faut encore nommer quelques caisses el fondations
privees, mais placöcs sous le contröle de l'Ktat, pour nur
sommede Fr. 438823.
Tmpöta. La principale source de revenus est l'impöl
cantonal, introduit par la Constitution de 1892 (impdl sur
la fort ii nc, sur le revenu et le produit du travail).
Le rapporl de l'impöt Bur la fortune .i celui sur le revenu
est de 1-5, c'est-ä-dire que l'impöl simple sur le revenu
el le produit du travail sc monte ä 50 Centimes pour 100 fr.;
lorsi|ue l'impöt sur la fortuneestde I fr. pour 100 fr.
L'impöl sur la fortune est reparti de la maniere suivante:
Les fortunes de el jusqu'äfr. 1 OOOnepayentaucunimpöt.
» » » HO OOO la taxe simple.
45 000 »
o + 10 %
60 000 »
9 t 20 %
80 000 ))
» » 30 o/
00 000 »
» » 40o /o
25 000
» » 50 %
nes politiques sont administrees separement. La principale
ressource des communes politiques est l'impöt communal,
lixo par les habitants eux-memes (en 1899, fr. 674860) ; le
prineipal revenu des communes bourgeoises provient des
torets communales qui, pour plusieurs representent une
fortune importante (produit pour 1899, fr. 255529).
L'etal des fortunes communales i'-tait le suivant ä la fin
de 1899 :
Fr. 22 396 851
Moins un passif de » 3 363 507
Laissant une fortune nette de Fr. 19 033 344
La fortune de l'Ktat etait, au 31 decembre 189
Fr. 2 379 189
Au 31 decembre 1898 . » 2 362 736
Augmentation pour
de
Fr. 16 753
L'Etal na aueune dette. Outre sa fortune proprement
dite, il possede un certain nombre de fonds speciaux ; ils
se monlaient, tln 1899, ä fr. 7 035 070.
L'impöl sur le revenu et sur le gain se repartit ainsi :
Les revenus jusqu'ä fr. 500 ne payent aueun impöt.
» » 700 la moitie j de la taxe
» » » 900 les trois quarts 1 simple.
» » » 3000 taxe simple.
3500 » + 20 %
4000 » » 40 »/o
» » » 4500 » » 60 %
» » » 5000 » » 80 °/
6000 » » 100 %, etc.
le la fortune, du revenu et du gain, es1
ribuable pour trois ans, les bätiments et
s terres, ainsi que le mobilier, sont evalues
leur valeur venale, avec defalcation des
yotheques et des dettes.
Le mobilier ordinaire n'est pas, en gene-
1, soumis ä l'impöt. Les interets et les
videndes sont envisages comme revenus.
Les societes par actions et en commandite,
s corporations et societes qui ont dans le
inton un commerce, des fabriques ou une
idustrie exploitee commercialement, doi-
'nt l'impöt sur leurs biens, meubles et
nmeubles, ainsi que sur les fonds de re-
:rve pourla fortune, et sur le benefice net
)ur le revenu, mais avec deduetion du
% du capital-actions.
La totalite de la fortune brüte soumise
ä l'imposition, etait, en 1899, non compris
la fortune de l'Ktat, des administrations, des
communes politiques et le mobilier de me-
naye, de fr. 212 1167 172. Kn 1893, ce total etait
de 204405684 fr.
Augmentation de la fortune nette depuis
1896 fr. 16600667 = 10,71 % dans tout le
canton.
Le total des dettes foncieres et immobi-
lieres est presque reste le meme.
L'estimation des bätiments d'apres l'as-
surance etait, en 1899, de fr. 99528500.
L'estimation des bätiments imposables seuls
de fr. 92 134400.
Ecoles. A six ans revolus les enfants entrent generale-
ment ä l'ecole primaire qui comprend six annees scolaires.
A celle-ci se rattachent :
a. les ecoles secondaires ou mixtes pour garcons et jeu-
nes Alles separes, avec deux ou trois annees d'etude ;
b. les ecoles de district avec trois annees d'etude.
L'ecolier qui ne frequente aueune de ces deux dernieres
ecoles, doit encore, apres ses six annees de classes pri-
maires, suivre une ecole de demi-journees (le matin)
pendant deux ans ou bien l'ecole de « repetition ». Dans
ces dill'erentes ecoles aueune finance n'est exigee. Le can-
ton ne possede pas d'ecole cantonale ou de gymnase
pour la preparation aux etudes academiques. Ceux qui
desirent etudier frequentenl generalement les ecoles supe-
rieures de la ville de Bäle. La haute surveillance des ecoles
prima ires et secondaires est exercee par la direction de
i'instruction publique, par un inspecteur scolaire et par
les commissions scolaires communales. Les ecoles de dis-
tricts sontsurveillöes par des commissions speciales nom-
15-2
BAL
BAL
mees dans cliaque district par le Conseil d'Etat. Les exa-
mens annuelsont lieu au printemps. Ilssont diriges,dans
les ecoles primaires, par L'inspecteur d'ecole et par les
experts speciaux nommes par le Conseil d' .tat; dans les
ecoles scondaires, par l'inspecteur et par une commission
egalement nommee par le Conseil d'Etat, et dans les
ecoles de district, par l'inspecteur el une commission
analogue.
Lesecoles enfantines otaient, en 1898, au nombre de 18
avec983 enfants et24ma!tresses;elles ont augmente depuis.
Les ecoles d'ouvrages ä l'aiguille, pour jeunes filles,
otaient, en 1899, au nombre de 139 avec 136 institutrices.
Les depenses cantonales pour les ecoles primaires se
sont monlres. en 1898. ä IV. 169282; puur les ecoles seeon-
daires ä fr. 53459; pour les ecoles de district, les ecoles
compleinentaires, ä fr. 10262; pour les ecoles profession-
nelles, ä fr. 7578; pour les bourses ä des eleves de gym-
nase. etudiants, etc . ä IV. 8458, total fr. 249039.
Les depenses coramunales ont ete, pour 1898, de
fr. 300000 pour les ecoles primaires, de IV. 4600 pour les
ecoles secondaires et de fr. 2300 pour les ecoles comple-
mentaires et professionnelles ; total fr. 306900.
Le total des de-
penses est donc
de : fr. 555939,
soit fr. 8,90 par
habitant.
11 faut y ajou-
ter pour les eco-
les profession-
nelles les som-
mes fournies par
les societes, les
communes, la
fondation Hand-
schin, c'est-ä-
dire environ7000
francs. Les sub-
ventions de la
Confederation se
sont elevees, en
1898, ä fr. 5045.
Les recettes to-
tales des ecoles
professionnelles
se sont montees,
en 1898, ä 15622
francs.
Pour l'educa-
tion de la femme
il existe quel-
ques ecoles de
cuisine et ecoles
menageres, ä
Liestal, ä Sis-
sach et ä Gelter-
k i n d e n . O n
donne, ici et lä,
dilTerents cours organises par la Societe d'Utilite publique,
qui se transforment peu ä peu en ecoles regulieres. A
cöte existent encore des cuisines scolaires (Schulküchen).
Ce sont des cours libres pour des ecolieres ä demi-jour-
nees ou des ecoles de repetition (1896 Sissach, 1898 Bin-
ningen). Les depenses totales ont ete, en 1898, de fr. 14 235.
On a depense, dans la meine annee, fr. 1305 pour l'ins-
truction commerciale.
En 1898, on a donne des cours de travaux rnanuels dans 6
localites differentes. La Societe d'Utilite publique s'occupe
des enfants faibles d'esprit. En 1895, on decida la fondation
d'un asile. Celui-ci a ete ouvert en 1899. avec 10 enfants et
2 instituteurs, aux bains de Kienberg, pres de Gelterkinden.
Le Conseil d'Etat lui a accorde une Subvention annuelle de
fr. 4000 prise sur la fondation de bienfaisance Handschin.
Le materiel scolaire est gratis dans les ('-coles primaires.
Les ocoliers pauyres des ecoles secondaires et de district
sont aides par l'Etat ou des Societes d'anciens eleves de ces
ecoles, qui versent annuellement une certaine somme dans
une caisse de secours.
On donne egalement des habits, des souliers, aux ecoliers
necessiteux des ecoles secondaires et de district, ainsi que
le repas de midi, en hiver. La fondation Handschin donne
annuellement fr. 22000 dans cette intention.
Vie sociale: Lois. Parmi les lois visant le developpement
de l'agriculture, il laut citer :
1" La loi pour l'encouragement de lelevage du belail,
du 18 fevrier 1895, qui prevoit des subventions de l'Etat
pour l'achat de reproducteurs, des allocations aux So-
cietes d'elevage et des primes aux plus beaux specimens
d'animaux. Dans ce but, fr. 6000 au ininimum sont pro-
leves annuellement sur le budget cantonal.
2" La loi sur la division parcellaire des terres et sur la
construction de chemins vicinaux. Difi'erentes communes I
du canton (Allschwil, Oberwil, Therwil, etc.) avaient deja
opero sur une grande echelle la concentration parcellaire
des terres, lorsque fut adoptee, le 2 septembre 1895, la loi
cantonale. Celle-ci favorise une nouvelle division parcel-
laire des terres, la construction d'un reseau de chemins I
et le drainage. Les proprietes ne doivent pas, d'apres la
nouvelle division parcellaire. avoir une superficie moindre I
de 20 ares. Le canton souscrit aux frais jusqu'au 25%, de I
la depense.
3" La loi sur l'assislance judiciaire gratuite des indigents, |
du 18 fevrier 1895. Une loi modiliant la procedura ordinaire l
a ete mise en vigueur le 18 fevrier 1895, dans le dessein de
permettre un reglement rapide des proces entre emploves
et employeurs.
Bienfaisance. L'assistance des pauvres et des malades se I
fait en partie par la charite privee, en partie par des fonds
speciaux places sous la surveillance de l'Etat.
Le fonds cantonal des pauvres avec une fortune de I
fr. 1 100 000, assiste les pauvres du canton. En 1899, le
mouvement de caisse a ete de fr. 367433 aux recettes et de
fr. 362651 aux depenses. Ce fonds entretient etadministre
un asile de vieillards comptant 431 personnes, une inlirme-
rie avec un pavillon d'isolement et un asile d'alienos, avec
un personnel de 83 personnes ; enfin, l'höpital cantonal
pouvant recevoir 400 malades. La Societe de l'education
des pauvres contribue aussi, dans une forte mesure, ä l'as-
sistance des indigents. Fondee en 1848, son but est de
donner une education chretienne ä l'enfance abandonnee
et de combattre le pauperisme. Cette societe place des en-
fants pauvres (orp